A Chaud!!!!!

Douce France – A tous les mous de droite qui font la fine bouche : Primaire Les Républicains : « Comme un air de déjà vu » – La France en plein naufrage démocratique !

 ÉRIC ZEMMOUR : Primaire Les Républicains : « Comme un air de déjà vu » / octobre 2016

C’est le naufrage démocratique dans toute son horreur, et peut-être même jusqu’à plus soif, jusqu’à convaincre les Français que l’obsession du pouvoir chez les uns et chez les autres, qui s’exprime à l’occasion des procédures électorales, est contraire à l’intérêt général.

Le naufrage démocratique avec Hollande

Dans ce domaine, François Hollande fait très fort, avec la sortie d’un énième livre de confidences à des journalistes qui constitue une nouvelle torpille contre la coque du bateau républicain. Hollande voudrait donner le sentiment que son désastreux bilan est d’abord dû à un manque d’intérêt pour les problèmes du pays, et à une forme de paresse, il ne s’y serait pas pris autrement.

Mais, à force de parler à tous les journalistes de France, à longueur de journées, pour raconter la brillante place qu’il occupe dans l’histoire, où Hollande trouve-t-il le temps de travailler? Encore un, en tout cas, qui croit qu’il pourra donner du sens à sa politique (si tant est qu’elle en ait) en papotant à tout va.

Reste que, pour le citoyen ordinaire, ce spectacle désolant est une sorte de plaidoyer pour l’arrivée au pouvoir d’une personnalité forte qui ne sera pas obsédée par sa réélection (puisque le livre de confidences aux journalistes du Monde vise bien à préparer celle-ci), et qui agira en se plongeant dans les dossiers, au lieu de recevoir le gotha médiatique parisien à longueur de journées.

Le naufrage démocratique avec les Républicains

Face à ces forfanteries, le débat chez les Républicains prend une mauvaise tournure. Les candidats ont-ils des projets différents? Se dessine aujourd’hui une tendance « molle » autour de Juppé qui refera du Chirac, et une tendance « dure » autour de Sarkozy dont on ne sait s’il fera mieux. Au total, les Républicains donnent le sentiment de rejeter la ligne identitaire de Sarkozy, et de se balancer des horreurs quotidiennes à la figure.

Pour les Français, le spectacle n’est pas forcément plus réjouissant que les rodomontades hollandiennes. L’étripaillage qui devrait avoir lieu ce soir nourrira une fois de plus l’idée que les élus s’intéressent plus au pouvoir qu’au pays. Qui plus est, les Républicains cachent mal leur conviction que le vainqueur de la primaire sera automatiquement président de la République. A moyen terme, cette suffisance se révélera désastreuse pour l’opinion, car elle va accroître le sentiment que la voix du peuple est marginalisée par l’appareil des partis politiques.

Les soutiens que Juppé engrange font ici mauvais genre: tout se passe comme si les notables allaient décider de la primaire des Républicains à la place des électeurs, et qu’en bout de course ce jeu de parrainage allait remplacer le vote de mai 2017.

Les présidentielles bloquent désormais l’action publique pendant plus d’un an

Petit à petit, la mécanique des primaires dévoile son effet pervers: elle accroît la longueur de la campagne électorale jusqu’à la faire durer plus d’un an. Les premiers candidats se sont déclarés… au mois de mars 2016, pour une campagne qui se finira en juin 2017, avec les législatives.

Cette dérive ne manquera pas, là encore, d’agacer et d’inquiéter les électeurs au chômage, en difficulté, ou plongés dans l’inquiétude. Pendant que les citoyens ordinaires rament pour survivre, les politiciens sont obnubilés par le poste qu’ils occuperont un plus tard.

Et que ressort-il au juste de cette interminable confrontation? On cherche désespérément le projet que tous ces candidats partagent effectivement avec le peuple français.

cupvkvlwaaatngr

http://eric-verhaeghe.entreprise.news/2016/10/13/france-plein-naufrage-democratique/

Je connais un tas de mous de droite, dans le genre de Philippe Bilger, qui font la fine bouche devant les Farage, Grillo, Trump, Le Pen …

Mais dites donc, les gars, qu’avez vous fait pour endiguer le ras-le-bol populaire qui explique le succès des Trump, Grillo et compagnie ? Les Républicains US qui se révoltent contre Trump feraient bien de se poser la question.

Certains ont une réponse : « Le peuple est con, c’est sans raison qu’il se révolte, parce qu’il voit les mauvais côtés de la mondialisation (ou de « l’Europe ») sans en voir les bons. »

Réponse doublement erronée : d’une part, les études montrent que le déclassement (au sens large, y compris le sentiment d’être un étranger dans son pays lui-même), ou la menace de déclassement, des classes populaires et moyennes, sont bien réels. D’autre part, qu’il ait tort ou raison, le peuple est souverain.

Alors ? C’est, hélas, très simple : les mous de droite (dont je ne mets pas à cause la sincérité, ils se croient de droite) ont la même sociologie que les bobos de gauche. Ce sont des gagnants de la mondialisation, de l’immigration, de « l’Europe », ils peuvent (pour combien de temps encore ?) profiter des avantages sans trop subir les inconvénients.

Ils sentent bien qu’il y a des trucs qui grattent et qui coincent, c’est pourquoi ils ne sont pas de gauche, mais pas au point de bousculer un système dans lequel ils sont à l’aise, dans tous les sens du terme. Ils ont plus à perdre qu’à gagner, ce qui est de moins en moins le cas de ceux qui votent « populiste ». Alors, ils combattent les pires errements de la bien-pensance mais laissent passer les dérives « raisonnables ». Et l’on vérifie chaque fois l’excellent jugement de Chesterton : « L’affaire des Progressistes est de continuer à commettre des erreurs. L’affaire des Conservateurs est d’éviter que les erreurs ne soient corrigées. »

Et Trump ? La question devient intéressante : il a tout d’un homme du Système et, pourtant, non, il se révolte contre lui. Au-delà de la position sociale, qui incline de tel ou tel coté, il y a l’intelligence et, mieux encore, le caractère. Heureusement, les individus ne sont pas totalement déterminés. Mélange d’ego, de narcissisme, certes, mais aussi un certain goût de la vérité. Pas la vérité de détail, mais de la vision du monde, de l’avenir.

http://fboizard.blogspot.fr/2016/10/a-tous-les-mous-de-droite-qui-font-la.html

2 réponses »

  1. Il est normal que les politicards pensent, en fin de règne à leur avenir….
    Vous ne les voyez pas au chômage…. cela la foutrait mal, très mal, d’autant que les indemniser plomberait les comptes. Alors laissons les faite ce qu’ils savent faire à la perfection : rien!

    http://wp.me/p4Im0Q-1kk

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