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Islamo-Mondialisme : Que faut-il pour traduire Hillary Clinton en justice ? Le vrai crime dans l’«Huma-gate», ce sont les liens avec les Frères musulmans !

Que faut-il pour traduire Hillary Clinton en justice ?

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Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – Le 3 novembre 2016 – Source thesaker.is / Le Saker Francophone

Pratiquement toute la planète retient son souffle à la perspective de Hillary Clinton devenant éventuellement le prochain président des États-Unis (POTUS).

Comment cela est-il humainement possible, alors que le Bûcher des Scandales – alimenté quotidiennement, sans relâche, par les révélations de WikiLeaks et maintenant par les enquêtes convergentes du FBI – peut maintenant être vu depuis l’espace interstellaire ?

C’est possible parce que Hillary Clinton, grâce à un paroxysme hystérique fabriqué, est soutenue par pratiquement l’ensemble de l’Establishmentaméricain, le parti de la guerre consensuel avec les neocons / néolibérauxcons, et l’axe Wall Street – médias de masse.

Mais l’histoire a tendance à nous montrer qu’il y a toujours une goutte qui fait déborder le vase.

Cela pourrait être – comme révélé par WikiLeaks – le 2 mars 2015, le jour où John Podesta a écrit, «nous allons devoir détruire tous ces e-mails».

C’est arrivé exactement le même jour où il a été révélé que Hillary Clinton avait utilisé un serveur personnel de messagerie en tant que Secrétaire d’État.

Pourtant, cela ne révèle qu’une partie du puzzle. Il doit y avoir une réponse à l’email de Podesta – que WikiLeaks fera, ou pas, fuiter dans les prochains jours avant l’élection. Si l’aller-retour montre clairement l’intention – de tromper – alors nous avons un pistolet fumant à 100% : le récit de la (cash) machine Clinton selon lequel Hillary a simplement effacé des courriels personnels s’écroule comme l’ultime Château de Cartes.

De plus, cela dévoilerait ce qui était dès le départ la stratégie privilégiée de la (cash) machine de Clinton : contrecarrer les enquêtes internes ultérieures du Département d’État et du FBI.

En ce qui concerne la (cash) machine de Clinton, l’empilement du trafic d’influence est la norme. John Podesta est également le fondateur du Center for American Progress, une création de George Soros et un terrain de recrutement de premier plan pour les responsables de l’administration Obama, y compris des agents du Trésor américain qui ont décidé quels géants financiers de l’élite Too Big To Fail seraient épargnés après la crise de 2008. DCLeaks.com, pour sa part, relie les fondations de l’Open Society de Soros  à des rackets de financement mondiaux conduisant directement à la subversion des gouvernements et au changement de régime radical – sauf chez les pays donateurs de la Fondation Clinton, évidemment.

Des bananes exceptionnelles, quelqu’un en veut ?

Le goutte-à-goutte parfaitement chronométré des révélations de WikiLeaks sur la (cash) machine de Clinton ressemble à une forme sophistiquée de supplice chinois. Pour alléger la douleur, l’enfumage standard implacable a été de changer de sujet, de blâmer le messager, et de tout mettre sur le dos des mauvais pirates russes alors que la source réelle des fuites pourrait venirdirectement du ventre de la bête – Washington.

Au club de discussion de Valdai la semaine dernière, il a suffi de quelques phrases du président Poutine pour tourner en ridicule l’ensemble du baratin sur la (cash) machine de Clinton, avec une seule torpille :

«Un autre problème mythique et imaginaire, que je ne peux que qualifier d’hystérie des USA, concerne les propos insinuant l’existence d’une ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine. Les États-Unis ont beaucoup de problèmes véritablement urgents, semble-t-il, depuis la colossale dette publique jusqu’à l’augmentation de la violence par armes à feu, en passant par les cas d’actions arbitraires de la part de la police. On peut penser que les débats électoraux devraient se concentrer sur ces problèmes et sur d’autres non résolus, mais l’élite n’a rien pour rassurer la société, semble-t-il, et tente donc de détourner l’attention du public en désignant plutôt des hackers russes, des espions, des agents d’influence et ainsi de suite.

Je me dois de m’interroger et de vous poser la question : est-ce que quelqu’un imagine sérieusement que la Russie peut influencer le choix du peuple américain ? L’Amérique n’est pas une sorte de ‘république bananière’, après tout, c’est une grande puissance. Corrigez-moi si je me trompe.»

La réalité, cependant, insiste pour nous offrir le spectacle de plusieurs instances de républiques bananières, se chevauchant pour nous présenter un trou noir géant en guise de transparence.

L’anthropologue Janine Wedel a été l’une des rares, dans les médias traditionnels américains liés à Clinton, à reconnaître comment Bill Clinton, alors que Hillary était secrétaire d’État, a perfectionné sa version du«capitalisme philanthropique» : un racket, payer pour jouer de blanchiment d’argent, une pratique qui «ne se limite pas aux Clinton».

Et le racket a prospéré en intégrant des pépites, telles qu’une Hillary parfaitement consciente que les principaux donateurs de la Fondation Clinton, le Qatar et l’Arabie saoudite, finançaient également ISIS / ISIL / Daesh.

Huma, la princesse déchue

Maintenant, moins d’une semaine avant l’élection, nous sommes arrivés à la conjoncture cruciale où les révélations de WikiLeaks convergent avec les trois enquêtes du FBI.

L’acte I est cette bombe WikiLeaks : Peter Kadzik, qui est maintenant en charge du ministère de la Justice (DOJ), enquête sur les 650 000 e-mails trouvés sur l’ordinateur portable partagé par le bras-droit de Clinton, Huma Abedin et son mari dont elle est séparée –, le pervers Anthony Wiener, est un pion de Clinton.

Non seulement Kadzik était l’avocat de Marc Rich quand il a été pardonné par Bill Clinton, mais Podesta – ainsi que révélé par WikiLeaks – a remercié Kadzik de lui avoir «évité la prison», et c’est Kadzik qui a averti Podesta, en secret, de l’enquête sur les courriers électroniques de Clinton.

La (cash) machine de Clinton, mettant en vedette une soi-disant Madonna vertueuse, est en fait une entreprise assez dégueulasse. Huma et ses liens rapprochés avec l’Arabie saoudite – et les Frères musulmans – sont légendaires, incluant son frère Hassan, qui travaille pour Sheikh Yusuf al-Qaradawi. Podesta, en passant, est un lobbyiste bien rémunéré de l’Arabie saoudite à Washington. Cela fait partie des connexions de la Fondation Clinton.

Pourtant, maintenant que Huma est sous les feux de la rampe – tout en maintenant qu’elle ne savait pas que tous ces courriels étaient dans son ordinateur portable et celui de Wiener – il n’est pas étonnant que Hillary l’ait immédiatement déclassée, publiquement, en «l’une de mes aides». Elle était un succédané de fille pour Hillary. Maintenant elle est décrite comme la princesse déchue.

Et cela nous amène à l’intersection de ces trois enquêtes du FBI, sur le serveur de messagerie occulte de Hillary – enquête théoriquement fermée par Comey, du FBI, l’été dernier –, sur la Fondation Clinton, et sur la pédopornographie de Wiener. Le FBI enquête depuis plus d’un an sur la Fondation Clinton. Essayons de faire court pour une longue histoire.

Suivre la preuve

En juillet dernier, le DOJ – sous la bannière Clinton / Obama Loretta Lynch – a décidé de ne poursuivre personne sur Emailgate, le scandale des email de Hillary. Et pourtant, le directeur du FBI, Comey – qui a néanmoins souligné l’«extrême négligence» de Hillary – a mis le turbo, dans son attitude de non-déni, sur une autre enquête, comme si le FBI «avait cherché à recentrer l’enquête sur la Fondation Clinton».

Rapidement, nous avons vu des enquêteurs du FBI sur la Fondation Clinton demander l’autorisation d’accéder à tous les courriels planqués par l’enquête Emailgate. Le District Est de New York a refusé. Point très important à savoir : devinez qui, jusqu’à 2015, était la procureure dans le District Est ? Eh bien le pion de Clinton / Obama, Loretta Lynch.

Entre en scène une couche supplémentaire de légalité. Il y a moins de deux mois, les enquêteurs du FBI sur la Fondation Clinton ont découvert qu’ils ne pouvaient avoir accès à aucun matériel Emailgate en rapport avec les accords d’immunité.

Mais il y a environ un mois, une autre équipe du FBI a capturé le célèbre ordinateur portable partagé par Huma et Wiener – en utilisant un mandat permettant seulement une enquête sur Weiner, à propos d’activité sexuelle concernant une jeune fille de 15 ans. Par la suite, ils ont trouvé tous les comptes courriels d’Huma Abedin – de humaabedin@yahoo.com au crucial huma@clintonemail.com. Cela signifiait non seulement que Huma transmettait des courriels du Département d’État à ses comptes privés, mais aussi que Hillary envoyait des courriels depuis la messagerie secrèteclintonemail.com à Huma sur yahoo.com.

Personne ne le savait à coup sûr, mais certains de ces e-mails pourraient être des doublons de ceux auxquels les enquêteurs du FBI sur la Fondation Clinton n’avaient pas eu accès en raison des accords d’immunité gênants.

Ce qui est établi maintenant est que les métadonnées [pas le contenu, NdT]dans l’ordinateur portable Huma / Wiener ont été dûment examinées. Maintenant, imaginez les deux équipes d’enquêteurs du FBI – Fondation Clinton et pervers Wiener – comparant leurs notes. Puis décidant finalement que les e-mails de Huma sont pertinents.

Des questions clés se posent. La plus urgente est de savoir comment les courriels ont été jugés pertinents si les enquêteurs pouvaient seulement examiner les métadonnées. Ce qui importe, c’est que Comey a certainement été mis au courant du contenu des courriels – un changement de donne potentiel. C’est pourquoi une de mes sources insiste sur le fait que sa décision de tout rendre public venait d’en haut.

L’autre question clé est maintenant de savoir si le DOJ – via Kadzik ? – va de nouveau déjouer une autre enquête, cette fois sur la Fondation Clinton. Des agents sérieux du FBI, des seniors, ne prendraient pas cela gentiment – et c’est un énorme euphémisme. Le FBI enquête sur la Fondation Clinton depuis plus d’un an. Maintenant, ils ont sans doute accumulé des preuves – et ils ne vont pas lâcher. Gagner la présidence semble maintenant être le moindre des problèmes sur le Bûcher des Scandales de Hillary Clinton.

Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan : How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007), Red Zone Blues : a snapshot of Baghdad during the surge (Nimble Books, 2007), Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009), Empire of Chaos (Nimble Books) et le petit dernier, 2030, traduit en français.

Traduit et édité par jj, relu par cath  pour le Saker Francophone

Article original paru sur Russia Today

http://lesakerfrancophone.fr/que-faut-il-pour-traduire-hillary-clinton-en-justice

Le vrai crime dans l’«Huma-gate», ce sont les liens avec les Frères musulmans !

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F. William Engdhal
F. William Engdhal

Par F. William Engdahl – Le 3 novembre 2016 – Source journal-neo.org

Le vrai crime qui a été révélé par les courriels d’Hillary Clinton envoyés depuis son serveur privé a été consciencieusement camouflé, au moins jusqu’à aujourd’hui. Il s’agit là d’une conspiration criminelle – oui, une réelle conspiration –, visant à cacher quelque chose au peuple américain et au monde. C’est si explosif que cela pourrait faire plus que dérailler l’étrange campagne présidentielle de Clinton. C’est si dangereux pour ceux qui sont impliqués qu’un ministre de la Justice américain [Loretta Lynch] et un Directeur du FBI [James Comey] l’ont également camouflé au risque d’y perdre leur carrière. Surtout, ce serait constitutif de charges susceptibles d’engendrer la destitution du Président Barack Obama, pour complicité criminelle dans un crime odieux contre les États-Unis. Voilà ce qui est en train d’être consciencieusement camouflé…

564332423423423423La personne clé qu’il s’agit d’examiner ici, c’est Huma Mahmood [Mahmoud] Abedin : la compagne quasi constante d’Hillary depuis qu’elle fut son assistante à la Maison blanche sous Bill Clinton, au gré de la montée en puissance des scandales qui commencèrent en 1996. Huma Abedin est aujourd’hui, à 40 ans, la vice-directrice de campagne de la même Hillary Clinton, candidate à l’élection présidentielle.

Huma Abedin est apparemment la seule autre personne a avoir disposé d’un accès complet au compte d’e-mails privés d’Hillary quand elle était Secrétaire d’État, et Huma était sa chef d’équipe adjointe [Deputy Chief of Staff], et, dans un arrangement suspect à faire dresser les cheveux sur la tête, avec marqué dessus en rouge pétant «conflit d’intérêt», au moment même où elle occupait son emploi au Département d’État américain nantie de la plus haute accréditation de sécurité, Abedin était employée par la Fondation Clinton : la même Fondation Clinton qui se trouve [aujourd’hui]sous le coup d’une enquête pour avoir illégalement utilisé la place de Hillary en tant que Secrétaire d’État afin de vendre de l’influence, en échange de millions de dollars de «dons» à la Fondation de Bill 1. Les principaux donateurs comprenaient les gouvernements de l’Arabie saoudite et du Qatar, et pas par accident : ce sont ceux-là mêmes qui sont les deux principaux financiers du Front al-Nusra d’al-Qaïda (l’opposition «modérée»de Washington à Assad) et de l’EEIL aujourd’hui 2.

Pourquoi est-ce que je pense que Huma Abedin, qui a été une intime de Clinton depuis vingt ans, depuis ses dix-neuf ans, se trouve au cœur d’une conspiration criminelle illégale qualifiée de potentiellement «plus grosse que le Watergate» ?

Mais parce que Huma Abedin se trouve être au centre d’un réseau de terrorisme international criminel qui fut derrière les groupes terroristes islamistes majeurs actifs dans le monde, depuis que la CIA créa les moudjahidines afghans à la fin des années 1970, en tant qu’une partie de son Opération Cyclone.

Huma Abedin, le bras droit de la potentielle prochaine Présidente américaine, est en effet membre de la Fraternité des Frères musulmans de pied en cap, plus précisément dans son cas de la «Sororité musulmane». Et le degré d’influence qu’elle a sur Hillary Clinton, d’après tous les observateurs rapprochés, est considéré comme extraordinaire.

Huma Abedin a été élevée depuis 1970, alors qu’elle n’était âgée que de deux ans, et jusqu’à ce qu’elle entre à l’Université George Washington, par ses parents musulmans : Syed Zainul [Saïd/Saïed Zainoul] Abedin et Saleha Mahmood [Mahmoud] Abedin, à Djeddah, en Arabie saoudite.

Huma et sa famille avaient migré vers Djeddah où son père sunnite né Indien Syed, occupait un poste majeur au sein du ministère des Affaires islamiques du gouvernement saoudien. À Djeddah, le père de Huma fonda le Journal des affaires des minorités musulmanes [Journal of Muslim Minority Affairs]. Rappelez-vous ce nom dans la mesure où il est central dans l’histoire de Huma.

Syed Abedin fonda dans le même temps, avec de l’argent saoudien, le laboratoire d’idées [think tank] affilié : l’Institut des affaires des minorités musulmanes [Institute of Muslim Minority Affairs] à Djeddah. D’après Walid Shoebat, un ancien membre des Frères musulmans, à présent activiste pour la paix, «les Abedin, depuis des décennies, servaient en fait une entité étrangère : le ministère des Affaires islamiques du gouvernement saoudien, et non pas la démocratie américaine comme a pu le déclarer le Président Obama». 3.

À l’époque des activités de Syed Abedin, en effet, le gouvernement saoudien travaillait intimement avec la Confrérie des Frères musulmans [Muslim Brotherhood] afin de répandre leur «marque» d’un islam ultra réactionnaire et féodal dans le monde entier, avec le soutien de la CIA…

Huma Abedin fut élevée en compagnie d’une large colonie de familles d’exilés de la Confrérie des Frères musulmans, importés «en contrebande» à l’intérieur de l’Arabie saoudite ultra-réactionnaire par la CIA américaine dans les années 1950, après que la Confrérie eut tenté mais échoué à assassiner le Président égyptien Nasser 4.

J’ai documenté de manière détaillée la fusion de cette Confrérie des Frères musulmans, politiquement agressive, originaire d’Égypte, fondée dans les années 1920 par Hassan Al-Banna, avec le courant ultra féodal de l’islam wahhabite des Saoud, dans mon dernier livre : L’hégémonie perdue : celle que les dieux eux-mêmes détruiraient [The Lost Hegemon: Whom the gods would destroy]. J’y ai décrit en détail la secte de Huma Abedin. Deux citations provenant du fondateur de la Confrérie des Frères musulmans, Hassan al-Banna, indiquent la vraie nature de ce qui est en fait un culte de mort organisé en une société secrète [secret society death cult] :

«Allah est notre but ; le Prophète est notre meneur ; le Coran est notre Constitution ; le Djihad est notre voie ; la mort au service d’Allah est notre vœu le plus élevé ; Allah est grand ; Allah est grand.»

Credo de la Société des Frères musulmans d’Égypte, Hassan al-Banna :

«La victoire ne peut venir qu’avec la maîtrise de l’Art de Mort. Une mort en martyr combattant pour l’établissement d’un nouveau califat est le plus court et le plus facile à réaliser dans cette vie ici-bas pour rejoindre la vie dans l’au-delà»– Hassan al-Banna, fondateur des Frères musulmans 5.

Le psychologue juif allemand Arno Gruen, qui eut à fuir l’Allemagne nazie avec sa famille vers New York, réalisa une étude, toute sa vie durant, sur les racines du fascisme. Dans une analyse concernant la relation entre une enfance dysfonctionnelle et ces hommes qui aiment la guerre et sont fascinés par la mort, Gruen notait : «Si la mort est ce qui offre la plus grande sécurité pour de tels hommes, alors c’est ce qu’ils souhaitent. Il ne s’agit pas d’un accident si les idéologies qui expriment le plus grand mépris pour la compassion et rendent les plus grands hommages à la mythologie mâle faite de force et d’héroïsme ont été et continuent d’être les idéologies fascistes. Et chacune d’entre elles glorifie en effet la mort.» 6.

La société des Frères musulmans d’Al-Banna est basée sur une idéologie semblable, chercheuse de mort. La Confrérie des Frères musulmans, en tant que société secrète, a été modélisée de plusieurs façons d’après d’autres sociétés secrètes, proposant un agenda caché, à l’instar de la Société de Jésus [Jésuites], ou bien des SS de Himmler dans l’Allemagne nazie. En fait, en exil durant la Seconde Guerre mondiale à Berlin, le Grand Mufti de Jérusalem Amin al-Husseini, qui était alors l’une des plus hautes autorités musulmanes, travailla étroitement avec le chef de la SS Heinrich Himmler afin de répandre la haine par des émissions de radio en ondes courtes depuis l’extérieur de Berlin, incitant à des émeutes anti-juives à Jérusalem. Dans son autobiographie parue après la guerre, le Grand Mufti écrivit : «Notre condition fondamentale pour une coopération avec l’Allemagne, était d’avoir les mains libres afin d’éradiquer jusqu’au dernier juif de Palestine et du monde arabe. J’ai demandé à Hitler un engagement explicite afin de nous permettre de solder le problème juif d’une façon bénéficiant à nos aspirations nationales et raciales, et d’après les méthodes scientifiques innovées par l’Allemagne pour le traitement de ces juifs. La réponse que j’ai obtenue était : les juifs sont à vous.» 7 8

Des affaires familiales

Aujourd’hui, Huma Abedin est devenue plus infâme aux yeux des Américains, mais pas pour ses liens politiques vastes et dangereux avec le réseau terroriste de la Confrérie des Frères musulmans. Elle est connue pour être l’épouse étrangère d’Anthony Wiener, réputé être quelque peu dérangé sexuellement. En fait, la récente saisie par le FBI d’un ordinateur portable dont il fut dit qu’il contenait environ 650 000 courriels d’Abedin, d’Hillary Clinton et semble-t-il aussi de Barack Obama, est rapporté comme ayant été l’ordinateur portable partagé de son mari Wiener, initialement saisi par le bureau du FBI de New York lorsqu’il enquêtait sur des accusations portées contre Wiener. Ce dernier fut en effet forcé de démissionner de son poste de membre du Congrès des États-Unis pour avoir envoyé des photos intimes à diverses femmes, dont une photo de ses attributs masculins à une jeune fille de 15 ans…

Or le véritable scandale a été consciencieusement éludé, tandis que les tabloïds et les médias PC (politiquement corrects / principaux courants) attiraient l’attention sur les scandales sexuels impliquant Wiener. C’est la relation de Huma avec le plus dangereux réseau terroriste du monde, la Confrérie des Frères musulmans, qui se trouve être au centre des e-mails secrets d’Hillary.

Le frère de Huma, Hassan Abedin, était un officier du Développement [Development Officer] au sein du Centre pour les études islamiques d’Oxford [Oxford Center for Islamic Studies – OCIS] en Grande-Bretagne au moins jusqu’en 2010, travaillant sous la supervision du chef spirituel des Frères musulmans, dont il était la «liaison internationale» : Sheikh Yusuf al-Qaradawi. De même [qu’il travaillait] avec Abdullah Omar Naseef, le fondateur de Rabita Trust, une [organisation] subsidiaire financée par les Saoudiens de la Ligue musulmane mondiale [Muslim World League], contrôlée par la Confrérie des Frères musulmans, qui fut classée par le gouvernement américain comme une «entité terroriste mondiale spécialement désignée» [Specially Designated Global Terrorist Entity], et dont les avoirs furent bloqués par le Trésor américain dans le sillage du 11 septembre 2001. Naseef était – est toujours aujourd’hui – le président du Conseil [de l’OCIS] et Qaradawi était un membre du même Conseil, quand [Hassan]Abedin travaillait là-bas. De plus, Hassan Abedin travailla avec le prince saoudien Alwaleed ben Talal sur un projet intitulé Répandre l’islam en Occident [Spreading Islam to the West.] 9.

Le même financier du terrorisme d’al-Qaïda, figure emblématique de la Confrérie des Frères musulmans, Abdullah Omar Naseef, a donc co-fondé l’Institut des affaires des minorités musulmanes [Institute of Muslim Minority Affairs] en Arabie saoudite en 1978, avec le père de Huma Abedin 10

La bonne mère d’Abedin

La mère de Huma Abedin, née pakistanaise, Saleha Mahmood Abedin, est, elle aussi, un membre éminent de la branche féminine de la Confrérie des Frères musulmans : les Soeurs musulmanes [Muslim Sisterhood – Sororité Musulmane]. Saleha Abedin est en fait un membre du Conseil de l’équipe de la présidence [Presidency Staff Council] du Conseil islamique international pour la da’wa et le secours (CIIDS) 11) des Frères musulmans, aux côtés d’une autre autorité des Frères musulmans, Abdullah Omar Naseef, qui joua un rôle principal à la fois dans al-Qaïda, et dans la Confrérie des Frères musulmans : le même Naseef qui co-fonda l’Institut des affaires des minorités musulmanes de Said Abedin, basé en Arabie. 12.

Bien que le bras financier de la Ligue islamique mondiale (LIM) 13 aux États-Unis – Rabita Trust – fut fermé du fait de ses liens avec le terrorisme, 14, mais continua d’exister sous le nom de Rabita al-Alam al-Islami. Saleha Abedin est aussi membre de cette organisation. 15.

Saleha Abedin est aussi la présidente du Comité islamique international pour les femmes et l’enfance (CIIFE 16). Ce CIIFE est lui-même une organisation subsidiaire de la Ligue islamique mondiale financée par les Saoudiens et contrôlée par la Confrérie des Frères musulmans. La charte du CIIFE de Saleha Abedin fut d’ailleurs rédigée par le chef spirituel des Frères musulmans, Yusuf al Qaradawi. 17 en cascade qui ne servent qu’à dissimuler l’identité de leurs véritables propriétaires. Avec un peu de patience et de ténacité, on finit cependant souvent par remonter jusqu’à ceux-ci.» – Extrait de La chute de la CIA, Robert Baer, Editions JC Lattès, 2002, p.197].

Dans un discours de 2009 tenu sur la chaîne pro-Frères musulmans Al Jazeera [Jazira], sise au Qatar, Qaradawi déclara : «À travers l’Histoire, Allah a imposé aux juifs des gens qui les puniraient pour leur corruption. Le dernier châtiment fut exécuté par Hitler. Par le moyen de toutes les choses qu’il leur a faites (même si ils [les Juifs] ont exagéré ce sujet), il réussit à les remettre à leur place. C’était un châtiment divin contre eux… » 18.

Les politiques officielles de ce CIIFE de Saleha Abedin’s incluent le soutien au viol marital, au mariage d’enfants, à l’excision [circoncision génitale] des femmes et à la polygamie. Le document énonçant la position du CIIFE de Saleha déclare en effet que «la criminalisation de la circoncision génitale féminine est en totale contradiction avec la loi islamique, qui n’a jamais pris position pour cette prohibition, ainsi que le confirme le Dr. Yusuf al-Qaradawi, qui fut l’un des rédacteurs de la Charte [du CIIFE]…» 19.

En 2010, alors qu’elle s’apprêtait à lancer la vague des révolutions colorées islamique appelées «Printemps arabes» en Égypte, Tunisie, Libye et Syrie, la Secrétaire d’État Hillary Clinton se rendit en Arabie saoudite, à l’Université pour femmes de Dar al-Hekma, localisée à Djeddah, un port donnant sur la mer Rouge. Son hôte sur place était la mère de Huma Abedin, la Dr. Saleha Mahmood Abedin. À cette époque, Saleha Abedin, la mère de la plus proche associée d’Hillary et gardienne de quelques 650 000 courriels présentement épluchés par le FBI, était la vice-doyenne de la même université. Saleha Abedin la co-fonda en effet aux côtés de Yaseen Abdullah Kadi, un Saoudien qui fut cité dans la Résolution n° 2000 du Conseil de sécurité des Nations unies, en tant qu’associé suspecté du réseau de terrorisme d’Oussama Ben Laden, al-Qaida. L’université de Saleha jouissait également du soutien de plusieurs membres de la famille Ben Laden. 20.

Huma Abedin n’est donc en aucun cas étrangère à la grande famille des Frères musulmans : elle en est une partie intégrante. Huma servit en tant qu’éditrice assistante du Journal des affaires des minorités musulmanes, dont l’éditrice était sa mère, Saleha, et dont son frère Hassan Abedin était l’éditeur associé. En 2002, Huma rejoignit le journal, fondé par feu son père, lui aussi lié à la Confrérie des Frères musulmans, et elle y resta officiellement jusqu’à septembre 2008, peu de temps avant d’occuper une haute position auprès de la Secrétaire d’État Hillary Clinton, au sein de l’administration Obama. À l’époque où elle rejoignait le journal de sa mère, en 2002, un terroriste désigné et éminent personnage des Frères musulmans, Abdullah Omar Naseef, siégeait au Conseil d’orientation éditoriale [Advisory Editorial Board] du même journal. 21

Mieux encore, tandis qu’elle était étudiante à l’université George Washington en 1987, et servait en tant que stagiaire à la Maison Blanche pour Hillary Clinton, Huma Abedin faisait partie du Conseil exécutif de la branche [au sein de l’Université] George Washington de l’Association des étudiants musulmans [Muslim Students Association – MSA], la plus influente organisation estudiantine musulmane d’Amérique du Nord, fondée en 1963 par des membres des Frères musulmans. C’était aussi à cette même époque que la même Huma Abedin, aujourd’hui vice-directrice de campagne et intime de longue date de la candidate à la présidence Hillary Clinton, fut une éditrice assistante du journal de Naseef. 22.

Une réelle «conspiration de la vaste aile droite»

Ce qui se dévoile dans ce qui devrait maintenant être proprement renommé l’«Huma-gate» [en référence au Watergate], c’est une réelle «conspiration de la vaste aile droite» [A Real ‘Vast Right Wing Conspiracy‘], comme Hillary Clinton aime surnommer n’importe lequel de ses détracteurs.

Huma Abedin a clairement joué un rôle interne majeur permettant le mariage obscène de la Communauté du renseignement américain, du Pentagone et du Département d’État avec l’organisation terroriste secrète mondiale de la Confrérie des Frères musulmans.

Il m’apparaît très clair, à la lumière des recherches que j’ai menées pour percer la vraie nature de la Confrérie des Frères musulmans ainsi que ses relations avec les réseaux de renseignements de l’État profond aux États-Unis (pour écrire mon livre L’Hégémonie perdue), que cette conspiration «Huma-gate», que l’Administration Obama est présentement en train d’essayer de camoufler désespérément, cache autre chose : cette affaire permet de comprendre la véritable raison de l’inflexible soutien du Président Barack Obama et de sa Secrétaire d’État Hillary Clinton, et plus tard de John Kerry, ayant permis d’amener au pouvoir des régimes issus des Frères musulmans, des suites du lancement en 2010 de leurs opérations de changements de régime appelées Printemps arabes. Il est d’ailleurs de notoriété publique que la Maison Blanche d’Obama fut rendue furieuse lorsque le président des Frères musulmans d’Égypte remplaçant Hosni Moubarak, Mohammed Morsi, fut renversé par un putsch militaire mené par le général Al Sisi.

Ce fut bien à Hillary Clinton que fut donné le rôle moteur par Obama en 2010, afin de superviser ces coups d’État menés par les Frères musulmans à travers le monde islamique. Ce fut ensuite la même Hillary Clinton, dont l’assistante cheffe d’équipe [de campagne] à cette même époque était donc Huma Abedin, liée aux Frères musulmans, qui poussa avec véhémence au renversement du dirigeant libyen Mouammar al-Kadhafi, un ennemi implacable de la Confrérie, alors même qu’Obama et son secrétaire à la Défense renâclaient à partir en guerre. Ce fut bien Hillary Clinton qui poussa également au renversement du dirigeant égyptien Hosni Moubarak et à son remplacement par le chef des Frères musulmans Mohamed Morsi. Ce fut encore Hillary Clinton qui poussa à une implication américaine directe dans la guerre civile syrienne, incluant l’armement des rebelles syriens alliés avec al-Qaïda, aujourd’hui pudiquement rebaptisés EIIL.

Le véritable scandale autour de ces 650 000 courriels d’Hillary Clinton et de Huma Abedin, enfouis dans le ou les ordinateurs portables domestiques d’Anthony Wiener, mari éloigné de Huma Abedin, ce n’est donc pas que Hillary ait pu mentir sous serment au sujet du maniement de tous ses e-mails.

Le véritable scandale, c’est que les plus pernicieux secrets du gouvernement invisible de l’Amérique − son État profond parallèle agissant de façon incontrôlée depuis au moins l’époque du vice-président et ancien directeur de la CIA, George H.W. Bush, dans les années 1980 − pourraient se retrouvés portés sous le feu des projecteurs…

Si ceci devait donc survenir, alors «tous les chevaux du roi et tous les hommes du roi» feraient face à des charges de trahison voire pire. Ceci pourrait être alors un moment approprié pour commencer à nettoyer les écuries d’Augias, qui sont connues aujourd’hui sous le nom pudique de «vie politique à Washington».

F. William Engdahl

Traduit par Jean-Maxime Corneille

Notes

 
  1. NdT : allusion à «Clinton Cash : The Untold Story of How and Why Foreign Governments and Businesses Helped Make Bill and Hillary Rich» (Peter Schweitzer, Editions Harper, 2015).
  2. Source : Wikipedia, Huma Abedin
  3. Earl Cox, Muslim Brotherhood Taking Root in America, 15 January, 2013, Jerusalem Post
  4. F. William Engdahl, The Lost Hegemon: Whom the gods would destroy, mineBooks, Wiesbaden, 2016, pp. 94-98
  5. Ibid. p. 65
  6. Ibid. p. 72
  7. The Lost Hegemon: Whom the gods would destroy, Ibid. p. 75.
  8. Note du traducteur. Attention à bien comprendre ici l’articulation entre le Grand Mufti de Jérusalem et les Frères musulmans : durant les années 1930, le Grand Mufti dirige le Haut Comité arabe, et partage avec le Guide des Frères musulmans, Al-Banna, une même défiance vis-à-vis des juifs et de l’Empire britannique (présent en Égypte, en Irak, et en Palestine mandataire), et parallèlement une même admiration pour les régimes fasciste et hitlérien. Dès 1935, le frère du Guide suprême, Abd Al-Rahman Al-Banna, se rend en Palestine, où il rencontre le Grand Mufti. Hassan Al-Banna lui écrit pour l’assurer de son soutien. Leur collaboration renforcée par des liens personnels durera jusqu’à la mort d’Al-Banna (1949). L’entente se concrétise par une aide réciproque : les Frères musulmans collectent des fonds pour le Haut Comité arabe du Grand Mufti, qui en retour leur procure une justification idéologique et des thèmes de propagande qui auront du succès en Égypte, radicalisant d’ailleurs les Égyptiens contre le sionisme avant d’être temporairement mis en échec par Nasser.

http://lesakerfrancophone.fr/le-vrai-crime-dans-lhuma-gate-ce-sont-les-liens-avec-les-freres-musulmans

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