Art de la guerre monétaire et économique

Secrétaire d’État américain : Trump fait un bras d’honneur au cartel russophobe – La Chine menace de ne plus coopérer avec les États-Unis si Trump n’adhère pas à la politique « d’une seule Chine »

C’est fait. Trump a choisi pour futur secrétaire d’État le prince mondial des énergies fossiles, Rex Tillerson, le PDG d’ExxonMobil. Le futur président marque ainsi son territoire, impavide : ce sera la souveraineté ou rien.

En commençant par la relance économique mondiale, et une stratégie énergétique indépendante du terrorisme islamiste. D’où le choix de Rex Tillerson, décoré par Poutine de l’ordre de l’Amitié (Орден Дружбы) en 2012, après un accord majeur de 500 milliards de dollars signé entre les deux en 2011. Un accord stoppé net par les sanctions économiques, Tillerson n’étant pas parvenu, malgré une dizaine de rencontres ou de discussions, à convaincre Obama d’y surseoir.

Exxon en paye le prix : un milliard de dollars de coût annuel.Ce peut aussi être l’aube d’un rééquilibrage vis-à-vis de la Chine, la Russie revenant dans le giron américain au moment où Trump vise à faire rentrer dans le rang l’empire du Milieu, le désignant progressivement comme « adversaire principal » : financier, monétaire, industriel et géopolitique.

Il s’agirait donc, pour la nouvelle révolution américaine, d’animer une nouvelle triade du tangible (les trois empires russe, chinois et américain), tout en se prémunissant contre le successeur mondial du communisme : l’islamisme radical. Quant à l’Europe, elle devra se restructurer ou… imploser.

Il va de soi que le complexe militaro-industriel, plus particulièrement Boeing et Lockheed, ne sont pas très heureux de ce nouveau président qui utilise la méthode du tweet pour faire baisser leurs cours de Bourse lorsqu’ils ne sont pas sages. Ou lorsqu’il annonce que le pantouflage sera interdit pour tout fonctionnaire en charge de la négociation des contrats d’État.

Adieu, la guerre en mer Baltique ! Adieu, la « libération » de Kaliningrad ! Adieu les nouveaux contrats surfacturés.

Ceci explique la récente violence des démocrates, exprimée dans les grands médias, qui n’en reviennent toujours pas d’avoir perdu l’élection avec une aussi mauvaise candidate, furieux de voir l’opinion publique se rallier à Trump et consternés par l’envolée de la Bourse depuis cinq semaines. Rien de tel, en effet, que des baisses d’impôts, des projets d’infrastructure, la déréglementation des PME, une politique de l’énergie qui repose sur un impératif de sécurité nationale, le tout servi par l’affichage d’une équipe gouvernementale composée de self-made-men, de financiers proches de Wall Street (eh oui !) comme de généraux… pour espérer la réorganisation des bureaucraties et le retour à la prospérité.

Ceci explique également la division des républicains, entre d’une part « les pieds nickelés » qui vivent à la remorque du lobby industriel de la défense – à savoir les sénateurs John McCain, Lindsey Graham, et Marco Rubio —, lesquels se sont ralliés à la diabolisation démocrate d’un Trump devenu agent soviétique (pardon, russe !) et les autres, qui n’aiment pas Trump, mais vont faire de l’obstruction parlementaire aux tentatives d’évincement de Trump en échange d’une soupe qui commence à bon sentir…

Reste qu’un « coup d’état légal » n’est pas à exclure le 19 décembre, jour de l’élection officielle du président par le collège électoral élu le 8 novembre dernier. Les morts-vivants du projet « Open Borders » sont toujours là. George Soros contre le pétrole ?

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http://www.bvoltaire.fr/andrearchimbaud/secretaire-detat-americain-trump-fait-un-bras-dhonneur-au-cartel-russophobe,299245

Rex Tillerson connaît personnellement les dirigeants politiques des 50 principaux pays au monde, c’est une des raisons qui ont poussé Trump à le choisir. Il est dit-on un proche de Vladimir Poutine, ce qui du point de vue de Trump permettra d’éviter le bras de fer avec la Russie, et n’oublions pas que Trump ne recule pas devant les pressions – il vient de le montrer d’une façon spectaculaire en remettant la Chine à sa place, en lui expliquant que ce n’est pas elle qui dictera au Président américain avec qui il a le droit de parler et ce qu’il doit dire, et croyez-moi, le message est passé bien au-delà de la Chine jusqu’en Iran.

http://www.dreuz.info/2016/12/14/que-penser-du-secretaire-detat-rex-tillerson-patron-de-la-premiere-compagnie-petroliere-au-monde/

La Chine menace de ne plus coopérer avec les États-Unis si le président élu Donald Trump n’adhère pas à la politique « d’une seule Chine » (One China Policy). (Express.Be)

Cette formule diplomatique résume les règles non écrites qui dictent la façon dont les gouvernements, les entreprises et les organisations doivent se comporter sur la question de Taïwan. Taïwan est un Etat indépendant de facto dans la mer de Chine orientale qui, en raison de l’opposition de la république populaire de Chine, n’est pas reconnu comme un Etat par une grande majorité de pays.

Par exemple, la Chine affirme que Taïwan est boycottée dans les réunions des organisations internationales. De même, les athlètes taïwanais qui ne veulent pas concourir sous la bannière de Taiwan de Chine sont disqualifiés aux jeux olympiques.

Trump est un enfant qui n’a aucune connaissance de la politique étrangère

La Chine semblait prête à pardonner à Trump au début de ce mois  pour avoir eu un contact téléphonique avec le président taïwanais Tsai Ing-wen. À Pékin, on a parlé d’une « erreur de débutant ». C’était le premier appel d’un président américain depuis 1979, date à laquelle l’ancien président Jimmy Carter avait mis fin à sa relation avec Taïwan.

Selon Geng Shuang, un porte-parole du ministère chinois des Affaires Etrangères, adhérer au principe “d’une seule Chine” est la pierre angulaire politique des relations entre les États-Unis et la Chine. « Si cela est compromis ou perturbé, la croissance saine et régulière des relations bilatérales, de même que la coopération bilatérale dans des domaines majeurs, seraient remises en question», dit-il.

Lundi, dans un éditorial, le journal global Times a qualifié a qualifié lundi Trump  « d’enfant qui n’a aucune connaissance de la politique étrangère ». Le document recommande également au président élu de « lire quelques livres ».

Trump ne s’est pas démonté pour autant. Dans une interview donnée à Fox News, il a dit qu’il ne voyait pas pourquoi il devait se sentir lié par la politique « d’une seule Chine » alors qu’aucun contrat n’avait été signé dans ce sens avec ce pays : « Pourquoi une autre nation pourrait se permettre de me dicter ce que je dois faire et me dire que je ne peux pas prendre un appel ? Je pense qu’en réalité, il aurait été très irrespectueux, pour être honnête avec vous, de ne pas le prendre ».

Le déficit commercial des Etats-Unis vis à vis de la Chine

En matière de relations diplomatiques, Trump a peut-être l’expertise d’un enfant en bas âge, mais en matière de relations commerciales bilatérales, il n’a peut-être pas tort.

En 1990, le déficit commercial de l’Amérique à l’égard de la Chine n’était que de 10 milliards de dollars, mais en 2016, il est passé à 288 milliards de dollars. Autrement dit, ménager la Chine sur le plan diplomatique en respectant la politique « d’une seule Chine » n’a pas vraiment profité aux États-Unis.

Trump menace de remettre en cause le principe de la «Chine unique» , En réponse Pékin fait décoller des bombardiers nucléaires Au-dessus de la mer de Chine du Sud !!!

Tout d’abord – Dans un long entretien sur la chaîne Fox, le président élu des États-Unis a menacé dimanche de remettre en cause le principe qui régit les relations avec Pékin depuis des décennies. Des déclarations jugées «préoccupantes» par le ministère chinois des Affaires étrangères ce lundi.

La Chine s’est dite «gravement préoccupée» par les déclarations de Donald Trump sur la «Chine unique». Le président élu des États-Unis a menacé dimanche sur la chaîne Fox News, de ne plus reconnaître ce principe si Pékin ne fait pas de concessions surtout en matière commerciale. Cette politique de la «Chine unique» avait conduit Washington à interrompre en 1979 ses relations diplomatiques avec Taïwan. «Je ne veux pas que la Chine me dicte ce que je fais», a-t-il déclaré.

Donald Trump a défendu avec véhémence sa récente conversation téléphonique avec la présidente de Taïwan, Tsai Ing-wen, il y a plus d’une semaine. Il s’était alors félicité sur Twitter d’avoir reçu un appel de la présidente taïwanaise. Une conversation en apparence anodine, qui rompt avec quarante ans de tradition diplomatique et qui a entraîné la protestation «solennelle» de Pékin.

The President of Taiwan CALLED ME today to wish me congratulations on winning the Presidency. Thank you!

their country (the U.S. doesn’t tax them) or to build a massive military complex in the middle of the South China Sea? I don’t think so!

Le ministère chinois des Affaires étrangères a invité la future administration de Trump à comprendre le caractère «sensible» de la question de Taïwan. Le principe de la «Chine unique» est la base des relations sino-américaines, a insisté le porte-parole du ministère, Geng Shuang. «Les États-Unis ont promis de poursuivre la politique de «Chine unique», la Chine attend des États-Unis qu’ils tiennent leur promesse», a-t-il ajouté avant de prévenir que si Washington revenait sur cet engagement, «il ne saurait plus être question de croissance saine et régulière des relations sino-américaines ni de la coopération bilatérale dans d’importants domaines».

Le Global Times, un quotidien publié par le Parti communiste chinois, a jugé lundi dans un éditorial que Donald Trump se comportait «comme un enfant naïf» en matière diplomatique et a souligné que la «politique de la Chine unique» n’était «ni à vendre, ni à acheter». Lorsque l’heure sera venue, la Chine continentale lancera une série de «nouvelles mesures décisives vis-à-vis de Taïwan», prévient le quotidien. «Nous prouverons que jamais les États-Unis n’ont été capables de dominer le détroit de Taïwan et que le désir de Trump de vendre la politique de la Chine unique à des seules fins commerciales est une tactique puérile», poursuit-il.

Après l’entretien du 2 décembre, la Maison-Blanche s’était empressée d’assurer à la Chine que sa position en la matière n’avait pas changé. En effet, depuis 1979, les États-Unis ont rompu leurs relations diplomatiques avec Taïwan, ne reconnaissant que la politique de la «Chine unique». Taïwan est de facto séparé de la Chine depuis la fin de la guerre civile en 1949, lorsque l’armée nationaliste du Kuomintang (KMT) s’est réfugiée dans l’île après sa défaite face aux communistes. Pékin considère toujours Taïwan comme faisant partie de la Chine.

«Ils ne font rien pour nous aider»

Le président américain élu a expliqué sur la Fox qu’il aurait été insultant de pas répondre à l’appel de Tsai Ing-wen qui voulait le féliciter pour sa victoire. «Je ne sais pas pourquoi nous devons être liés à une politique d’une Chine unique, à moins que nous passions un accord avec la Chine pour obtenir d’autres choses, y compris sur le commerce», a-t-il estimé.

«La Chine nous a-t-elle demandés si c’était OK de dévaluer sa monnaie (ce qui rend la concurrence plus difficile pour nos entreprises), pour taxer lourdement nos produits qui rentrent dans son pays (les USA ne les taxent pas) ou pour bâtir un vaste complexe militaire au milieu de la mer de Chine méridionale? Je ne crois pas», avait-il déjà écrit sur Twitter après les réprimandes de Pékin début décembre.

Did China ask us if it was OK to devalue their currency (making it hard for our companies to compete), heavily tax our products going into..

Outre les questions commerciales et de politique en matière de taux de change, Trump a accusé la Chine de ne pas coopérer avec les États-Unis sur les questions d’armements nucléaires ou encore sur les tensions dans la Mer de Chine méridionale, où Pékin renforce fortement sa présence militaire. Concernant la menace présentée par les armes nucléaires de la Corée du Nord, le président élu a fait valoir que la Chine, le principal allié de Pyongyang, «pourrait résoudre ce problème». Mais «ils (les Chinois) ne font rien pour nous aider», a-t-il lancé. Pourtant la Chine a fin novembre voté en faveur de nouvelles sanctions, quand l’ONU a resserré l’étau des sanctions internationales autour de la Corée du Nord en plafonnant les exportations nord-coréennes de charbon vers la Chine. (source)

D’abord, comme l’aborde le papier ci dessus, La Chine répond et avertit Trump qu’il n’y aura « rien à discuter » Si la politique de la « Chine unique »est remise en question

Cette Nuit la Chine a répondu et a exprimé «sa grave préoccupation» après que Donald Trump a dit que les États-Unis ne doit pas nécessairement tenir à sa position de longue date que Taiwan fait partie de « une seule Chine », qualifiant cette déclaration de « base des relations ». Pékin a averti Trump que les deux pays n’auront « rien à discuter » si l’administration entrante décide de se défaire de la politique vieille de quatre décennies   » d’ une seule Chine ».

Ensuite l’escalade – Pékin envoie des bombardiers nucléaires Au-dessus de la mer de Chine du Sud En réponse à « l’enfant ignorant » Trump !!!

Comme indiqué précédemment , la Chine a exacerbé sa réaction diplomatique après l’interview de Trump dimanche , dans laquelle le président élu a laissé entendre qu’il utiliserait la politique  » d’ une seule Chine» , comme une monnaie d’échange dans les négociations avec la Chine pour extraire futures concessions commerciales.

La Chine a répondu et a exprimé «sa grave préoccupation», avertissant Donald Trump que les deux pays n’auront « rien à discuter » si le président élu de l’administration entrante américaine décide de se défaire de la politique vieille de quatre décennies « d’une seule Chine ».

« L’adhésion à la politique d’une seule Chine est la base politique pour le développement des relations [bilatérales], » Geng Shuang, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a déclaré lundi. Si elle est compromise ou perturbée, la croissance stable de la relation sino-américaine, ainsi que la coopération bilatérale dans les principaux domaines seraient hors de question « .

«Nous exhortons la nouvelle direction [US] à reconnaître la sensibilité de la question de Taiwan et de traiter la question d’une manière prudente », a ajouté Geng. « le Respect de la politique d’une seule Chine était la promesse de l’Amérique, et nous voulons leur permettre de remplir cette promesse. »

 

Comme l’a tweeté CCTV , un échantillonnage de la réaction populaire chinoise aux commentaires de Trump était moins enthousiaste.

Cependant, se rendant compte que avec Trump il pouvait etre nécessaire de grimper au – delà des simples mots, peu de temps avant la dernière escalade d’aujourd’hui, la Chine a fait décoller un bombardier à capacité nucléaire hors de Chine pour la première fois depuis que le président élu Donald Trump a parlé avec le président de Taiwan ,  ont dit à Fox News deux responsables américains . La démonstration de force dramatique était destinée à envoyer un message à la nouvelle administration, selon les responsables. C’est la deuxième fois que Pékin a fait voler des bombardiers dans la région depuis que Trump a été élu.

Le bombardier chinois H-6 a volé jeudi le long de la « ligne Nine-Dash » disputée qui entoure la mer et des dizaines d’îles chinoises contestées, beaucoup réclamées par d’autres pays de la région de la Chine du Sud.

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