Essentialisme

Le binaire pour tuer la spiritualité…La pseudologie du bivalisme est une coercition de notre libre-arbitre.

Le binaire pour tuer la spiritualité…

Le symbole le plus simple qui soit, c’est Une chose ou Son contraire. Par exemple, sans lumière il n’y a que ténèbres. Sans ténèbres il n’y a rien du tout. Etc.

Le binaire aurait été inventé par Leibniz. Selon lui, entre le Zéro et le Un, il y a une infinie de possibilités. La spiritualité se joue dans l’infinie.

La spiritualité est un voyage sans fin. La fin du voyage spirituel est la sédentarité envers un symbole spécifique. Ce symbole est alors tout ce qui retient à une réalité de plus en plus précaire.

Prenons le cas des vaccins. Selon les pro-vaccins, la vaccination est une proposition binaire. Soit on se fait vacciner, ou bien on rejette tous les vaccins en bloc. Soit on accepte toutes les politiques quant aux vaccins, soit on est anti-vax et donc on est contre la science. Pour les pro-vaccins, il est impossible de discuter de la vaccination, car selon eux, tout a déjà été discuté par des personnes compétentes : les fameux scientifiques.

Le binaire n’est pas nécessairement Un ou Zéro. Choisir entre des items prédéterminés sans la possibilité de ne pas choisir entre ces items, ça aussi c’est du binaire.

La spiritualité sert à faire ressortir de l’infini, des éléments symboliques qui peuvent aider d’autres étudiants de la vie à se déloger d’anciens symboles. Nous sommes tous et toutes affectés d’une quelconque façon par la tyrannie du binaire pour nous empêcher de progresser dans l’infini.

Et souvenez-vous, la lumière n’est pas nécessairement visible. Et les ténèbres ne sont pas nécessairement invisibles. Savoir se distinguer entre lumière et ténèbres c’est aussi de distinguer les autres de soi. La seule manière de faire Un avec le Tout, c’est de reconnaitre le symbole humain de ce qu’il est réellement. Il y a encore beaucoup de travail à faire.

LE RESIDUE

https://leresiduedesante.wordpress.com/2019/11/26/le-binaire-pour-tuer-la-spiritualite/

La pseudologie du bivalisme est une coercition de notre libre-arbitre.

Le bivalisme, c’est le dualisme érigé en idéalisme réaliste. Soit quelque chose est vrai, soit c’est faux. Le bivalisme dit aussi, qu’il y a un juste milieu en toute chose, qu’on nomme le principe de parcimonie. Le principe de parcimonie peut dire, par exemple, que la distance la plus courte entre un point et un autre point, c’est la ligne droite. Ou que dans des courbes, l’idéal ce sont les maxima et les minima, c’est à dire, les endroits où les courbes font des bosses et des creux. La raison pourquoi les maxima et les minima sont considérés comme idéaux par le bivalisme, c’est qu’en étant parfaitement en équilibre sur un sommet, par exemple, on ne tombe ni d’un côté ni de l’autre.

La pseudologie du bivalisme, c’est de croire que tout est linéaire, que tout peut se concevoir comme l’extension de choses qui se produisent en une seule dimension. Mais aussi, c’est de forcer tout le monde à croire à ça. La pseudologie est une systématisation d’une idéologie. La pseudologie du bivalisme, c’est de prétendre que la dualité vrai/faux est réaliste.

Les bivalistes croient que tout ce qui monte doit redescendre. Pour maintenir un équilibre, ils font osciller les choses pour lesquelles ils n’accordent ou pas de valeur. La raison pourquoi ils sentent le besoin de forcer des équilibres de la sorte est qu’ils ne comprennent pas la réelle dynamique de la vie. Ils croient que l’équilibre se résume à une poutre ou une balance.

Les pseudologues du bivalisme sont les promoteurs d’un réductionnisme exagéré. Le réductionnisme, lorsqu’il est exagéré, a besoin de forcer la réalité à rentrer dans son cadre, plutôt que de changer de cadre pour pouvoir mieux voir la réalité. Certains peuvent même jusqu’à prétendre, que puisque les ordinateurs que nous avons sont fondés sur le binaire, c’est que le binaire est universel.

Faux! Si les ordinateurs binaires sont binaires, parce qu’ils sont plus faciles à concevoir et à fabriquer. Les ordinateurs trinaires existent eux aussi. Fait amusant, ou coquasse, un ordinateur trinaire peut très bien fonctionner comme si c’était un ordinateur binaire. Mais un ordinateur binaire peut difficilement simuler le fonctionnement d’un ordinateur trinaire.

Le code binaire, c’est assez simple. Si vous avez un nombre, et que vous voulez le convertir en binaire, vous n’avez qu’à faire une suite de tests et de divisions par deux pour créer un nombre binaire. Pour reconvertir ce nombre binaire en nombre à base dix, vous faites une suites de multiplications par deux avant d’ajouter soit un 1 soit un 0.

Le code trinaire est mieux, parce que ça rend les ordinateurs plus rapides, en prenant moins de ressources et moins d’énergie, et en permettant l’émergence d’une science basée sur la trinité plutôt que la linéarité.

Mais le problème, c’est que la pseudologie du bivalisme nous fait croire que l’esprit humain est une ressource comme une autre, que l’effort de pensée doit être pris en compte, comme si c’était une denrée à part entière.

Ma définition personnelle du libre-arbitre, c’est que c’est une faculté de pouvoir faire différemment de tout ce qui semble pouvoir être fait. Le libre-arbitre va en contre-courant des croyances acceptées. D’après moi, avoir le libre-arbitre, c’est de pouvoir penser la réalité clairement, et d’essayer de communiquer ses perceptions, sans pour autant nuire au libre-arbitres des autres.

Quand on nie le libre-arbitres des humains, dans le but d’alimenter le pouvoir des structures abstraites en plus, on finit par avoir besoin de contraindre tout le monde à n’accepter que les dogmes établis. Quand on fait ça, c’est qu’on est domestiqué et qu’on force la domestication des autres. Parce que, après tout, si nous on n’a pas le droit de penser, les voisins ne devraient pas avoir le droit de penser non plus, non?

Un corrompu ne se laisse jamais corrompre deux fois…

En base deux (le binaire), ça prend 4 chiffres pour représenter le nombre 8. En base trois (le trinaire), ça en prend 3. Pourquoi j’ai choisi le nombre 8? Parce que, il y a neuf symboles « 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 ». Si on enlève le zéro, et qu’on ajoute le 9, ça donne « 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 ». Les ordinateurs trinaires sont plus aptes que les ordinateurs binaires pour traiter la réalité comme l’humain serait en droit de la percevoir.

Le nombre ‘zéro’ est une invention dans le but de permettre la délimitation entre les nombres positifs et les nombres négatifs. Le nombre imaginaire (i, ou la racine carré de -1) c’est un moyen de rendre dynamique le statisme des nombres dits ‘réels’.

La singularité technologique n’aura jamais lieu avec des ordinateurs binaires. Les ordinateurs quantiques, c’est une fumisterie (selon moi). Rien du tout n’a jamais existé. Le nombre ‘zéro’ est une supercherie! C’est ce que je prétend. En attendant, on a la pseudologie du bivalisme…

ERRATA: Il me semble m’être trompé. 3×3=9. Donc, en trinaire, ça prend deux chiffres pour faire 8 et non 3, désolé. Pour les ordinateurs quantiques, certaines personnes pourraient argumenter qu’ils ont déjà existé sous la forme d’ordinateurs analogiques. Le nombre zéro peut être utile, mais pour représenter l’impermanence des choses, ça l’est pas.

https://leresiduedesante.wordpress.com/2017/12/18/la-pseudologie-du-bivalisme-est-une-coercition-de-notre-libre-arbitre/

« La vérité est qu’il n’y a pas de sciences occultes, car ce qui est scientifique cesse d’être occulte, et ce qui est occulte cesse de l’être en devenant scientifique. »

– Alexandre Saint-Yves d’Alveydre

EN BANDE SON :

7 réponses »

  1. Je reproduis ici les 2 commentaires que j’ai fait sur le blog de l’auteur.

    1/
    Bonjour, je découvre votre blog.
    Commenter le premier article d’un blog qu’on ne connaît pas est toujours un exercice « limite ». Surtout un qui parle de spiritualité. Par essence, quand on parle de ineffable, et on est toujours réducteur. Peut être que vous avez complété votre pensée sur d’autres articles.

    Bref. Voici mon commentaire.

    Sur le fond, je suis d’accord. Moi même, dans mon ancien blog, je « découpait » les niveaux de pensées en : binaire, linéaire, dynamique, holistique. 4 niveaux donc. Le binaire étant le plus réducteur, mais aussi, celui qui permet l’action, alors que l’holistique) sont plus propice à la contemplation. Seul le niveau « unitaire » qui englobe les 4 autres permet l’action et la contemplation, mais il demande à faire taire son mental.

    Donc de mon point de vue, RIEN ne peut s’opposer à la spiritualité, même si oui, c’est vrai que la pensée binaire est éloignée de la pensée holistique qui est nécessaire à l’atteinte de l’unité, qui est l’essence de la spiritualité.
    Comme je disais : ineffable. C’est pour ça que j’aime bien la théologie négative, plus appropriée, mais, plus abscons aussi.

    Pour revenir sur les vaccins, quelques nuances :

    Les pro vaccins disent : on doit atteindre une couverture vaccinale de 96% (j’ai oublié le chiffre exact) pour que ça fonctionne et que tout le monde soit protégé. Donc soit c’est obligatoire, soit ça sert à rien. C’est un peu différent de votre énoncé. Et on a les mêmes réponses aux problèmes de défiance : quand les gens n’ont pas les bases scientifiques pour comprendre le discours, et quand pire, d’autres détournent le discours scientifique, on fait quoi ?
    Alors oui, en apparence, ça donne un discours binaire, mais il ne l’est pas vraiment au fond.

    Les antivax, il y en a de toutes sortes, ça peut sembler moins binaire en apparence. Entre ceux qui se méfient de bigpharma, ceux qui ont mal compris les études scientifiques et qui confondent mortalité et morbidité, ceux qui parlent plus des effets secondaires plus ou moins cachés, ceux qui dénoncent les adjuvants ou les cocktails, et ceux qui ont une approche « spirituelle » de la question. Mais au final il s’agit d’une réaction de rejet de l’establishment. C’est assez binaire au fond (je ne dis pas qu’ils ont tort, ou raison).

    2/
    Re-bonjour,
    il y a plein de choses dans cet article que j’ai envie de commenter.

    1/ Je ne sais pas ce qu’est un ordinateur trinaire. Jamais entendu parler. Je connais bien sûr les nombres entiers en base 2 ou en base 3 ou 10 ou 12 ou ce qu’on veut, mais pour l’ordinateur, la base 2 signifie « on/off », courant ou pas courant, potentiel électrique ou pas, ce qui permet de faire changer l’état d’un semi conducteur, qui n’a que 2 possibilités : soit il fait passer le courant, soit il ne le fait pas. Le fait que le semi-conducteur agisse sur lui même, soit reflexif, est la base, avec le lambda calcul, de toute l’informatique. Je n’ai pas connaissance de semi-conducteur trinaire qui fasse « ouvert/fermé/entre les 2 ». Donc à partir de la, on ne peut pas faire de trinaire avec 3 potentiels électriques plutôt que 2.
    A ma connaissance du moins. Je sais qu’on peut faire des ordinateurs avec tout, de l’eau, des dominos, des légos, mais à chaque fois ça part du binaire réflexif. Je n’ai jamais entendu parler de rien d’autre. Pouvez vous éclairer ma lanterne sur ce point ?

    2/ les ordinateurs quantiques, la, c’est différent, ce n’est pas « trinaire », mais c’est effectivement le seul cas ou l’on pourrait faire du trinaire avec les états superposés (mais ils sont potentiellement infinis). Donc je ne comprends pas que vous disiez que c’est une fumisterie. D’abord, récemment google a annoncé avoir craqué le premier algorithme quantique, c’est à dire, réalisé un algo dans un temps impossible à faire avec un ordinateur non quantique. La preuve que ça fonctionne et que ça existe me semble bel et bien établie. Ensuite, le quantique c’est justement l’ordinateur non binaire que vous semblez appeler de vos vœux; Pourquoi donc le rejeter alors ?

    3/ le libre arbitre. Votre définition en vaut une autre. Je l’aime bien. Mais, il me semble nécessaire de revenir à la source de cette notion. Le libre arbitre découle de la théologie du péché, c’est à dire : si Dieu est tout puissant et amour, alors pourquoi la souffrance ? et bien parce que nous avons péché, parce que nous avons utilisé notre libre arbitre à mauvais escient. Donc, nous souffrons … (bon il faut le dire vite et ne pas voir la souffrance comme un punition sadique, mais, c’est l’idée). Cette notion qui est nous si familière qu’on la croit à tort universelle est un dogme théologique, chrétien à minima (je ne sais pas si les juifs considèrent que Dieu est amour, donc je ne crois pas qu’ils aient ce problème – en principe dans la Kabbale dieu est 3 : clémence, sévérité et équilibre). D’ou qu’il nous faut un sauveur pour laver nos péchés et tout le tintouin.
    Bien sûr mon positionnement la dessus est très binaire : c’est de la foutaise totale.
    Mais allons plus loin, à la lumière de la science moderne, on « sait » que l’humain n’a pas de libre arbitre (la science cognitive, la sociologie, la biologie, tous convergent en ce sens de manière claire – cf les travaux de Robert Sapolsky qui en fait une synthèse).
    Ce qui est en contradiction directe avec vos propos, puisque je prétends que le libre-arbitre EST un dogme et qu’il vise précisément à nous domestiquer.

    Mais après cette critique (j’aurais beaucoup plus de choses à dire mais ce serait trop long, notamment comment la théologie du péché est encore à la base de toutes nos structures sociales actuelles) je vous rejoint quand même sur le fait que par un « effort spirituel » on peut se hisser au dessus de la pensée prémâchée qu’on nous enfourne dans la tête à l’insu de notre plein grès. Et il arrive une ou 2 fois dans la vie qu’on ai une pensée à nous. C’est peut-être ça « le » libre-arbitre, bien qu’il faudrait le nommer autrement selon moi.

    Votre blog à l’air très intéressant et aborde des sujets que j’apprécie particulièrement.

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  2. Très bonne idée Jean François que d’introduire cette question du binaire.

    Je dis bien introduction car le sujet est fondamental, radical avec la question non subsidiaire mais centrale; quel est le statut du binaire: est ce une structure mentale, une sorte d’archetype de notre entendement, de notre psyché ou bien est il objectif, contenu, inclus dans le réel.

    Y réfléchir est vertigineux. On descend dans les profondeurs§

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    • La question me hante Bruno depuis 40 ans, depuis la naissance de la micro informatique…Et puis j’ai tranché depuis peu , le monde est régi par des paradoxes c’est ce que j’appelle la gestion paradoxale des affaires, tout marche par 3…Quand Macron parle suivant le « en même temps » il manipule mais il parle vrai.
      Pour moi avec le binaire nous sommes dans le constructivisme le plus total , un archétype mental totalitaire et intérieur et ceux qui sont nés avec cela ne s’en relèveront pas par manque de recul, formatés dès le plus jeune âge. C’est l’un des secrets de nos maitres qui s’arrangent au passage pour maintenir leur progénitures loin des écrans. J’ajouterais que le danger de l’intelligence artificielle à venir c’est sa plasticité face à la binarité ambiante.

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  3. Ce texte est simpliste voire ridicule.
    Je ne nie pas qu’il pose quelques bonnes questions mais il s’en prend à des moulins à vent.
    Le binarisme des ordinateurs n’implique en RIEN le binaire qui plait tant à certains.
    LE binaire comme toute simplification sémantique ou autre réductionnisme EST UNE ARME du pouvoir. Le bien et le mal ces plaies discursives qui empêchent de penser le réel. En disant bien ou mal, vrai ou faux le salaud et le crétin réduisent les capacités de penser. Un choix d’asservissement.

    Quelques exemples abjects : le ‘avec nous ou contre nous’, le TINA, un referendum, le scrutin du deuxième tour (en France), la dictature de la majorité, cochez la case des conditions générales, …

    L’existence du nombre zéro : mais un nombre est un artefact. Il n’existe pas sinon comme concept pour se faciliter la pensée.

    On distingue le réel versus les concepts pour faciliter la description du réel.

    Concernant l’ordinateur ternaire ou binaire ou autre. Un faux débat. C’est le langage qui compte.
    Pour avoir beaucoup programmé (aussi en assembleur), j’ai souvent regretté le binarisme réducteur. Pour y pallier, il suffit de construire un langage respectant ses besoins. C’est trivial.

    Il en est de même de nos mots ! Nous sommes piégés par l’usage pervers des mots. Nos dirigeants fabriquent des expressions en nous inondant d’éléments de langage. Cette propagande nous empêche de penser, c’est fait pour ! Mais pas un ordinateur, sauf à laisser le dominant le programmer à votre place. Mais là c’est de la servitude volontaire.

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