Art de la guerre monétaire et économique

Article du Jour : Le monde de fous des “progressistes”

Par  Barbara Lefebvre  Publié le 19/08/2020

Valeurs actuelles

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– Sous couvert de bons sentiments et d’ouverture, ils vident les mots de leur sens et laissent dériver la France vers le pire…

Le progressisme est au progrès ce que le scientisme est à la science : une corruption. La quête de progrès est un élan consubstantiel à l’existence humaine, un des éléments qui nous distinguent des autres espèces animales. Durant des millénaires, par souci de maintenir un équilibre, des ordres civilisationnels ou sociétaux posèrent des limites anthropologiques et éthiques au progrès.

C’était là le véritable équilibre écologique entre l’homme et son environnement. Le temps de l’homme habité par le devoir de conserver l’équilibre dont il avait hérité. Quand les hommes modifiaient techniquement ou conceptuellement une situation, ils avaient le devoir de conserver les équilibres nécessaires au bien de tous. C’était le temps où l’on se donnait pour mission de transmettre cet équilibre aux générations suivantes, dans le souvenir de celles qui nous avaient précédés.

De l’individu roi à l’homo œconomicus

Puis, avec la révolution humaniste, dans l’Occident judéo-chrétien, vint le sacre de l’individu, déifié par les Lumières deux siècles plus tard. La pensée des Lumières posa brillamment tous les concepts que notre civilisation technicienne corrompt désormais pour détruire les équilibres patiemment bâtis et conservés. La conceptualisation du progrès par les Lumières annonce la corruption progressiste. Ce n’était pas une fatalité, mais c’est un fait.

Partis du respectable projet de rationaliser les rapports entre les hommes d’une part, et entre l’homme et son environnement d’autre part, le culte du progrès technique et son indissociable projet de régénération du genre humain ont finalement conduit l’Occident, puis le monde, dans l’engrenage des destructions de masse dont témoignent les guerres régionales ou mondiales, les génocides, les effondrements écologiques (destruction de la biodiversité et dévastation des sols, transhumanisme, techniques biomédicales dévoyées pour manipuler le vivant). Sans nier ces constats, les progressistes avancent en contrepoint les bienfaits du progrès : on se nourrit mieux, on se soigne mieux qu’au XIVe siècle. Circulez !

L’idéologie progressiste prétend servir le bien de l’humanité, mais au fond il s’agit de la rééduquer.

Il existe pourtant une différence essentielle entre le progrès tel que les civilisations passées le concevaient et celui défendu par notre civilisation technicienne: il est devenu une fin en soi. Désormais, le progrès appelle le progrès dans un cercle vicieux illimité, sans frontière, sans digue civilisationnelle. L’idéologie progressiste prétend servir le bien de l’humanité, mais au fond il s’agit de la rééduquer.

Pour ce faire, le progrès néolibéral abuse de l’injonction à l’adaptation perpétuelle, la modernisation ne doit jamais s’arrêter. Nous vivons sous le règne du chantage: “Si on n’avance pas, on recule. ” “En marche! ” était un slogan fort bien trouvé par ces brillants quadras startuppers unis tels des disciples autour d’Emmanuel Macron. L’économie et la technique sont leurs idoles. Ce sont pour ces élites mondialisées détachées de toute histoire et géographie, les seuls leviers du progrès. En toute logique, cela va de pair avec le culte de la croissance. N’est-il pas éclairant que le remboursement de la dette publique finançant le futur plan de relance soit uniquement fondé sur “la croyance” en une reprise de la croissance? Quelle transcendance que cette foi utilitariste de l’ Homo œconomicus !

Atomisation de l’homme postmoderne

Pour servir la geste progressiste macronienne, deux de ses conseillers avaient écrit en 2019 un manifeste qui, faute de rencontrer son public, demeure un matériau pour comprendre le système de pensée de ceux qui nous dirigent. Amiel et Emelien y affirment: « Les progressistes ne s’adressent plus à des classes sociales mais à des personnes » , ou la volonté farouche de détacher l’individu de toute filiation, de toute appartenance. L’individu progressiste autoengendré doit constamment se réinventer au gré de ses rencontres, de ses doutes, de ses narcissismes. Puisque le « premier principe du progressisme est de maximiser les possibles des individus, présents et futurs » , on comprend que les héritages du passé sont d’une utilité toute relative. Ils assument en effet : « Les traditions n’ont plus de valeur intrinsèque : nous sélectionnons dans le passé ce qui nous convient, et nous inventons ce qui y manque. En un mot, l’individu avait hier des devoirs, il a désormais des droits. »

Le sens du devoir qui, tout au long de l’histoire humaine, a bâti, défendu, reconstruit des nations, disparaît sous la plume des ex-conseillers. Toute forme de vulnérabilités humaines est ignorée dans cette vision totalisante de l’individu roi, assoiffé de sa petite liberté, ivre du pouvoir que lui accorde la surenchère législative accordant les “droits à”. L’ homme progressiste consomme sa vie et n’entend pas être frustré dans l’exercice de “son droit”.

Les progressistes ignorent que la France vient du fond des âges.

Le progressisme serait-il un totalitarisme d’un genre nouveau ? En se disant au service de l’individu libéré des structures traditionnelles qui l’auraient asservi – la nation (petite et grande patrie), la religion, la famille, l’appartenance à un corps de métier -, le progressisme n’a-t-il pas pour projet d’achever l’atomisation de l’homme postmoderne? L’isoler pour mieux l’intégrer au troupeau d’individus où chacun croira à sa singularité car il ne porte pas exactement le même numéro que son voisin. « L’homme d’autrefois ne ressemblait pas à celui d’aujourd’hui – écrivait Bernanos en 1946 -, il n’eût jamais appartenu aux troupeaux que nous voyons s’avancer tristement les uns contre les autres, en masses immenses derrière leurs machines: chacun avec ses consignes, son idéologie, ses slogans, et répétant jusqu’à la fin avec la même résignation imbécile, la même conviction mécanique : “C’est pour mon bien… c’est pour mon bien. ” » 

Les progressistes ignorent que la France « vient du fond des âges » comme l’écrivait de Gaulle. Si les moutons se réveillent, que la révolte contre leur condition leur fait retrouver le chemin du collectif, le troupeau entamera sa course ravageuse. Nos bergers progressistes devraient craindre le réveil des moutons.

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En contradiction absolue avec les études scientifiques sérieuses concernant les modalités de la transmission du coronavirus (cf. les décisions des gouvernements suédois, danois, hollandais… ayant pris acte de l’inefficacité du « port du masque »), l’obligation renforcée de « la muselière pour tous » en France montre à l’évidence que dans la plupart des pays occidentés, le capitalisme n’a désormais plus besoin de s’encombrer des apparats de la démocratie, notre prétendue république (res publica = chose publique) a dégueulé sans spasmes dans un régime totalitaire, inféodé aux intérêts privés, autoritaire et policier, en stricte conformité avec le « capitalisme aux valeurs asiatiques » sévissant déjà à l’Est.
Qu’est ce que ça signifie « valeurs asiatiques ». Cela veut essentiellement dire: au service de l’État, plus précisément soumission et obéissance à l’appareil d’État – qui possède les moyens légaux de la coercition. Un appareil d’État qui s’est débarrassé de sa coquille de « l’État providence », tel un saurien laisse tomber sa peau inutile, pour apparaître comme la résurgence monstrueuse, sous une forme baroque, alambiquée, tentaculaire du pouvoir antique, sans limite, d’un prince oriental…
NB: « Le prince de ce monde » est le syntagme par lequel se désignait autrefois le diable… Si Nietzsche annonce que Dieu est mort, il n’omet pas d’ajouter que le diable, lui, ne l’est pas…

VIA Claude Béraud

Le « Foutur » ou le meilleur des mondes : Le port du masque –

PORT DU MASQUE
Je réduis l’ « état quantique de ma pensée » sur la question du port du masque, qui
ressemblait trop à de l’indécision. Cette question est devenue trop virulente et
elle oppose des amis chers « anti-masque » à d’autres amis chers mais « promasque », dans un débat où l’objectivité est impossible. En fait, nous sommes tout
simplement devant un choix de société qui dépasse les frontières de la raison.
On pourrait faire remarquer que des individus masqués n’arrangent pas les
affaires d’une société de contrôle car ils ne sont plus identifiables. La réalité est
exactement le contraire, puisque le retrait du port du masque va conduire
indirectement au port du carnet de vaccination qui va permettre de nous identifier
de façon bien plus fiable que par le visage.
Je ne suis personnellement ni réellement anti-masque ni pro-masque, je suis
seulement contre l’obligation du port du masque pour les raisons que je vais
maintenant expliquer.
Les « pro-masques » et plus précisément ceux qui sont pour l’obligation du port du
masque sous-estiment grandement le fait que le masquage est un prélude à la
vaccination, qui est elle-même un prélude à l’identification numérique puis au
traçage humain qui s’ensuivra naturellement, avant de nous conduire en très peu
de temps à l’ère transhumaniste, introduite par l’analyse temps réel de tous nos
gestes, actes, déplacements et rencontres par des programmes, ma spécialité. Or
cette perspective est à mes yeux bien plus grave que n’importe quelle bombe
atomique ou guerre mondiale.
Je m’explique. Primo, il est facile de comprendre que la cessation du port du
masque puisse être conditionnée au contrôle de la vaccination, je ne vais donc pas
m’étendre là-dessus. Deuxio, un restaurateur ne va pas vous demander de lui
montrer votre carnet de vaccination pour entrer dans son restaurant, etc. : vous
allez simplement passer à côté d’objets (bornes) qui vont vous identifier et vous
laisser entrer librement dans un lieu public si votre carnet de vaccinations est à
jour.
Le véritable danger viendra du fait qu’il ne sera pas admis que vous puissiez ne pas
porter sur vous l’objet qui vous identifie, qu’il s’agisse de vos papiers ou d’un objet
connectable (mobile, carte à puce…). Il ne sera pas non plus admis que si vous en
portez un, cet objet ne soit pas le vôtre, c’est-à-dire que vous l’ayez « emprunté»
à autrui. Il faudra donc qu’il soit intimement lié à votre corps, soit par la
reconnaissance d’une signature biométrique, soit par le port d’une puce sous la peau
ou d’une micro puce interne à votre organisme. Or ce second moyen sera beaucoup
plus fiable et pratique que le premier. De plus, il remplacera aisément la totalité
de votre porte-feuille et de votre porte-monnaie, stocké sur un Cloud. L’argent
liquide aura disparu, partout où la 5G est disponible pour rendre les échanges
beaucoup plus pratiques et contrôlables. Vous l’aurez compris, le contrôle de la
vaccination est le plus grand allié des grands banquiers. Il y aura besoin d’une à
quelques années, pas plus, ensuite le virus disparaîtra, car tout sera plié.
Grâce à la technologie qui va nous entourer sous forme d’ondes 5G et d’objets
connectés, nous serons identifiés 24h sur 24 et par simple triangulation, nous
serons également localisés avec une précision, disons à la louche 100 à 1000 fois
supérieure à celle du GPS de votre mobile : de quoi permettre à un programme
d’identifier exactement ce que vous êtes en train de faire et avec qui. Tout le
monde sera conduit à se méfier de tout le monde et à essayer de trouver des
leurres dès que son comportement a besoin de sortir de l’ordinaire. Le droit de ne
pas se faire tracer sera un luxe réservé à une élite suffisamment riche.
Il y aurait un livre à faire là-dessus, une sorte de livre des horreurs. Des films
comme « black mirror» ont tenté de dépeindre quelques situations effrayantes qui
nous attendent sous cette ère. La réalité risque d’être bien pire lorsqu’on constate
d’ores et déjà, effarés, l’émergence de lois de bioéthique qui permettraient de
fabriquer des monstres mi-humains, mi-animaux. Après tout, rien de plus logique
dans un futur transhumaniste – le foutur – construit par la pensée éducative multi
séculaire que nous serions des machines biologiques.
Pour en revenir au traçage, attention aux amalgames d’incompétents : le mobile
surveillé par la CIA est un instrument de totale liberté à côté de ce qui nous attend
et je sais de quoi je parle en tant qu’ingénieur expert en I.A. Il y aura évidemment
des lois qui interdiront certaines exploitations des informations concernant nos
gestes, nos actes, nos déplacements et rencontres, mais ces lois n’empêcheront
pas les programmes de fonctionner. Je vous laisse alors deviner les perspectives,
qui seraient bien trop longues à développer.
Le plus grave dans tout cela, est que l’humain perdra son âme.
En un mot, l’humain sera terminé.
J’ai toutefois déjà indiqué que nous n’allons plus vers ce foutur et qu’il faut
interpréter l’effarante propagande politico-médiatique actuelle, digne d’une Corée
du nord occidentale qui voudrait emmener toute sa population vers cette ère
(souvent qualifiée de nouvel ordre mondial), comme un état de panique d’un ancien
futur en train de disparaître de nos perspectives.
Souvenez-vous qu’il n’y a pas de complots, mais seulement un ancien futur qui
résiste en nous attirant vers lui. Comprenez qu’il n’existe pas d’élites agissantes
en faveur du foutur et qui seraient dotées d’un libre arbitre. Ces « élites »,
pauvres d’elles, servent seulement de relais aux énergies du futur transhumain que
nous avons créé nous-mêmes dans le passé.
La partie de ces pseudo-élites étant perdue, je suis donc optimiste, mais cela ne
veut pas dire qu’il ne faut rien faire et juste attendre. Il faut juste éviter la peur
et la violence. Préparez-vous à l’hiver 2020-2021 que j’entrevois comme très
difficile.
Je vous ai écrit tout cela pour que vous compreniez que même s’il fallait risquer
dix millions de morts pour éviter cette ère transhumaniste, ça vaudrait le coup de
les risquer. Et ceci d’autant plus que la mort est une illusion, expression à prendre
ici dans plusieurs sens.

Philippe Guillemant, le 23 juillet 2020

Philippe Guillemant est un ingénieur physicien français diplomé de l’Ecole Centrale
Paris et de l’Institut de Physique du Globe. Il est Docteur en Physique et Habilité à
Diriger des Recherches.

 

Nietzsche « Mais il faut savoir la découvrir, cette « France du goût ». Qui en fait partie prend soin de se tenir caché. Il sont peu nombreux, et ont ceci en commun qu’ils se bouchent les oreilles pour ne pas entendre la bêtise déchaînée et la gueulerie bruyante du bourgeois démocrate. »

EN BANDE SON :

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