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USA : Pourquoi Trump n’envoie pas l’armée contre les émeutiers

Pourquoi Trump n’envoie pas l’armée contre les émeutiers

PUBLIÉ PAR MAGALI MARC LE 5 SEPTEMBRE 2020

Pourquoi le Président Trump n’envoie pas des militaires pour mater les émeutiers dans des villes démocrates comme Portland ?

Peu de gens comprennent les problèmes pratiques liés à l’utilisation des troupes fédérales. C’est à la fois un problème de logistique et un problème politique et constitutionnel. Afin de ne pas tomber dans leur piège, le Président doit attendre que les gouverneurs et les maires des villes affectées par les émeutes et les pillages incendiaires lui demandent son aide.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Kurt Schlichter, paru sur le site de Townhall, le 3 septembre.

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Pourquoi Trump n’envoie pas les militaires pour faire cesser les émeutes ?

Beaucoup de conservateurs convaincus sont frustrés et consternés par les émeutes de Biden, et beaucoup de ces gens se demandent pourquoi Donald Trump ne fait pas simplement cesser tout cela – vous savez, un peu comme ce que Grand-père Aux-doigts-fouineurs promet implicitement qu’il fera si nous portons au pouvoir l’Establishment gauchiste de merde.

« Envoyez la Garde ! », n’est-ce pas ?

Mais ce que les gens ne comprennent pas, ce sont les problèmes pratiques liés à l’utilisation des troupes par Trump (l’envoi d’agents de la force publique fédérale présente des problèmes similaires, mais aussi un problème unique et important : il n’y a tout simplement pas autant de policiers fédéraux que de soldats).

Le diable est dans les détails, et demander au Président Trump d’envoyer les troupes afin de régler la situation actuelle est une très mauvaise idée.
Nous devrions soutenir sa patience stratégique et ne pas faire ce que les Démocrates veulent nous voir faire : nous fâcher contre le Président parce qu’il refuse de tomber dans le panneau.

Le contexte

Permettez-moi de vous présenter le contexte. Après avoir quitté le service actif, j’ai rejoint la Garde nationale de la Californie. Pendant les 23 années qui ont suivi, j’ai participé, planifié et commandé de nombreuses opérations de soutien aux civils. J’ai fait partie de l’opération contre les émeutes de Los Angeles et j’ai commandé deux bataillons avec d’autres troupes dans le nord du comté de San Diego lors des incendies de 2007. J’ai planifié des opérations du peloton au niveau du quartier général de l’État, et j’ai écrit des articles concernant les opérations de soutien civil pour le magazine Infantry dont un article de revue juridique, le premier du genre. Donc, je m’y connais un peu.

Mes connaissances me dictent que, malgré les capacités fantastiques de nos soldats, c’est une mauvaise idée d’intervenir militairement.

Pourquoi ?

Parlons de l’âne dans la salle – les gouverneurs, les maires et les procureurs démocrates ne veulent pas que les militaires soient déployés et refuseront de coopérer avec eux, voire leur mettront les bâtons dans les roues.

Cela fait d’une ville démocrate comme Portland un « environnement non autorisé », même si l’armée est capable d’y opérer.

C’est pourquoi lorsque l’armée se déplace en force avec, disons, une équipe de combat de brigade d’infanterie (IBCT) de 5 000 soldats plus des éléments de soutien (des milliers d’autres), nous arrivons dans une petite ville avec essentiellement tout ce dont nous avons besoin pour survivre – nourriture, carburant, munitions, soins médicaux, entretien, télécommunications, électricité, transport, et même des avocats.

Généralement, les villes plongées dans le chaos constituent un environnement autorisé.

Les policiers coopèrent avec nous. Ils prennent la garde des personnes arrêtées, les détiennent et le procureur les poursuit.

Les hôpitaux accueillent nos blessés et nos malades.

Nous opérons à partir de sites qui appartiennent au gouvernement local. Nous avons accès à l’infrastructure de la société qui nous reçoit.

Mais que se passe-t-il si le régime démocrate refuse de permettre tout cela ?
Alors les troupes sont seules ; ça devient une invasion militaire, et bien que cela soit faisable d’un point de vue logistique, c’est une autre paire de manche.

Un environnement autorisé résout certains problèmes que nous allons examiner, mais pas tous.

Un environnement non autorisé aggrave les problèmes à gérer de manière exponentielle.

Tout d’abord, réfléchissons à l’ensemble des forces en présence.

Qui envoyons-nous, et selon quelles règles ?

Nous entendons sans arrêt parler de la Garde nationale, mais peu la comprennent.

La Garde est une force de réserve formée et équipée comme les troupes actives et qui compte un grand nombre de vétérans en service actif (je l’ai rejointe après avoir servi lors de l’Opération Tempête du Désert).

Elle est sous le commandement du Gouverneur de l’État – parfois un Démocrate qui déteste Trump – à moins qu’elle ne soit «fédéralisée», auquel cas elle devient une unité de service actif et Trump en est le commandant en chef.

Aujourd’hui, les troupes fédérales ne peuvent plus appliquer le droit civil en vertu de la Loi du Posse Comitatus*, à moins que le président n’invoque la Loi sur l’insurrection. En ce qui concerne le statut des États, le Posse Comitatus ne s’applique pas et les forces de la Garde ne sont pas empêchées par la loi fédérale de faire respecter le droit civil.

(…)

Disons que le Président Trump décide d’envoyer à Portland les troupes fédérales, comme la brigade de la 82e division aéroportée. Elles doivent maintenant voler de Bragg, en Caroline du Nord, à Portland.

Peuvent-elles atterrir à l’aéroport ? Souvenez-vous, il s’agit d’un environnement non autorisé.

Le régime démocrate refusera-t-il de laisser atterrir les troupes ou, si elles le font, refusera-t-il d’entretenir les avions ?

Nous devons probablement envoyer une unité de l’armée de l’air de plus afin de diriger l’aéroport. Ce sont des militaires supplémentaires.

Et comment seront soutenus ces militaires dont la présence augmente rapidement ?

Les entrepreneurs locaux seront-ils au service de l’armée, ou seront-ils trop intimidés pour travailler avec elle ? Après tout, ils devront encore vivre à Portland bien après que l’armée soit partie.

Je suppose que nous pourrions faire appel à une brigade de soutien.
À présent voilà que nous sommes plus de 10 000 soldats.

Comment faire venir les troupes supplémentaires ? En utilisant des véhicules pour leur faire traverser le pays ? En les mettant dans des trains ? Tout ça prend du temps.

Où cette force militaire se rassemble-t-elle si l’État et le gouvernement local ne les laissent pas utiliser les installations locales ?

Peut-être que les militaires s’installent simplement, disons, sur le parking d’un stade qui leur servira de base. Et peut-être qu’un juge fédéral émettra une injonction disant qu’ils ne le peuvent pas.

Nous aurons besoin de plus de troupes pour défendre cette base de logistique, de commandement et de contrôle. Et nous aurons besoin d’un hôpital de soutien au combat au cas où le gouvernement local refuserait d’autoriser les hôpitaux locaux à soigner les malades et les blessés.
Essayez de me dire sans rire qu’il est inconcevable que des politiciens démocrates dans une ville démocrate interdisent à nos troupes de recevoir des soins médicaux.

Quelle tactique utiliser ?

Laissons de côté les questions embarrassantes de logistique et parlons tactique, bien que les professionnels pensent toujours logistique alors que les amateurs ne pensent que tactique.

Que font réellement les troupes ? Elles patrouillent ? Elles attendent nos véhicules ? Elles arrêtent les pilleurs ? Pour quoi faire ?

Si les pilleurs violent la loi fédérale – comme franchir la frontière d’un État pour se livrer à une émeute – c’est facile : on les attrape, on les remet aux flics fédéraux et le procureur américain les poursuit.

Mais qu’en est-il s’ils commettent un délit dans l’État, ce qui est le cas de la plupart des délits habituels ?

En 1992, nous avons arrêté un escroc et l’avons remis à la police de Los Angeles, il est allé en prison et a été poursuivi.

Mais à Portland, la police recevra l’ordre de ne pas coopérer.

De plus, le procureur de Portland ne les inculpera pas, et pire encore ne les poursuivra pas.

Que fait-on avec eux ? Comment les fédéraux peuvent-ils retenir un émeutier pour un crime d’État dont il n’est pas accusé ?

Les environnements non autorisés, ça craint, pas vrai ?

Ensuite, il y a la question des règles d’engagement. Quelles seront-elles ?
En gros, les règles d’engagement décrivent la force que vous pouvez utiliser sur les émeutiers, en vous intéressant particulièrement au moment où vous pouvez leur tirer dessus.

C’est toujours une question importante. Vous voulez que ces soldats sortent et fassent quelque chose aux émeutiers, alors vous devez décider quoi.
N’oubliez pas que ce sont eux qui peuvent être poursuivis s’ils tuent quelqu’un.

Bien sûr, le Ministère de la Justice de Trump ne les poursuivra pas aujourd’hui, mais celui d’une éventuelle Administration démocrate à Washington ?

Ne riez pas – les anciens soldats britanniques sont aujourd’hui, de façon méprisable, poursuivis pour avoir tué des terroristes de l’IRA en Irlande du Nord dans les années 1970.

Les gouverneurs et maires démocrates aimeraient bien voir des militaires ouvrir le feu sur des « manifestants pacifiques ». Tout comme les médias.

Vous croyez à l’impartialité des médias ?

Combien de médias de masse ont rapporté que l’un des criminels que Kyle Rittenhouse a abattus en légitime défense était un pédophile reconnu ?

Les démagogues adoreraient que Trump les jette dans la fosse aux lions d’une répression militaire. N’oubliez pas que toutes ces émeutes constituent une opération de désinformation destinée à présenter le pays comme incontrôlable et Trump comme, alternativement, inefficace ou autoritaire.

Les émeutiers n’ont aucun pouvoir réel. Ils ne tiennent pas le coup et une réponse déterminée de la police locale avec un procureur qui les poursuivrait en viendrait à bout facilement.

Les Démocrates les utilisent pour intimider les électeurs afin qu’ils acceptent l’argument implicite de Biden selon lequel si nous permettons à l’Establishment gauchiste d’accéder au pouvoir, ces mauvaises personnes disparaîtront (ce n’est pas vrai, mais c’est ce que les Démocrates veulent que vous pensiez).

Ces punks de rue, Antifa et Black Lives Matter (BLM) peuvent servir la cause de l’élite gauchiste aussi bien que des martyrs.

Conclusion

Tout compte fait, envoyer des forces militaires dans un environnement non autorisé dans une ville démocrate est la recette pour causer un désastre.

Il est facile d’en vouloir à Trump de ne pas agiter sa baguette magique et faire disparaître les émeutiers d’Antifa et de BLM, mais la réalité de la situation créée par le régime démocrate en fait un désastre en attente de se produire.

Soit vous y allez et envahissez les villes et utilisez une main de fer pour écraser les émeutiers – et faire en sorte que le nombre de morts dans le Kent State soit aussi dérisoire que le public dans un rassemblement de Joe Biden – soit vous vous aliénez certains de vos propres partisans lorsque vous refusez de sauver le narratif des démagogues démocrates, devenant ainsi le méchant de leur opération d’information.

Ces dures vérités ne signifient pas que les fédéraux ne peuvent rien faire. Tant que les régimes démocrates n’auront pas décidé de mettre un terme à cette situation et de coopérer, les fédéraux devraient faire l’une des rares choses pour lesquelles ils sont compétents : faire tomber les grandes organisations criminelles.

Antifa est comme les cartels de la drogue, avec moins de testostérone, et comme la mafia, mais avec des vêtements moins beaux et moins de testostérone.

Les fédéraux devraient ignorer les voyous de rue qui composent les troupes de choc. Ce n’est pas une coïncidence si 100 % des personnes que Kyle a abattues avaient un casier judiciaire.

Les fédéraux devraient se concentrer sur les Guerriers de la Justice Sociale de la classe moyenne qui jouent à des jeux de rôle et sur les cadres marxistes dévoués, et utiliser la Loi sur les organisations influencées et corrompues par les racketteurs, l’accusation de conspiration et d’autres accusations fédérales pour les arrêter et les enfermer.

Lorsque la petite Ashleigh, qui vit en banlieue, se rendra compte qu’elle risque cinq ans de prison fédérale au lieu de retourner dans l’État d’Evergreen pour finir son diplôme de danse trans bolivienne du XIIIe siècle, l’avocat que son père lui paiera la fera chanter comme un canari sur ses copains communistes.

Les fédéraux doivent identifier et cartographier l’ensemble de l’organisation criminelle, identifier ses acteurs et ses financements, et la faire disparaître.

Il est tout à fait compréhensible d’être frustré. Mais se mettre en rogne contre Trump parce qu’il ne fait pas quelque chose qui se transformerait en merdier total pour mettre fin à toutes les situations merdiques, c’est faire exactement ce que veulent l’élite gauchiste et ses larbins dans les médias.

Laissons Portland et le reste des villes démocrates s’autodétruire. Laissez le DOJ, qui a déjà accusé des dizaines de ces dégénérés faire son travail.
Et assurez-vous de sortir et de voter républicain si vous voulez avoir le moindre espoir que cela se termine un jour.

© Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : TownHall

* Le Posse Comitatus Act est une loi des États-Unis, adoptée en 1878, selon laquelle l’armée n’a pas le droit d’intervenir dans les affaires du gouvernement civil, dans celles de la justice ou dans une procédure judiciaire. L’expression «Posse Comitatus» vient du latin et signifie «pouvoir du comté» — le comté en tant que division administrative investie d’une autorité politique — par opposition au pouvoir militaire.

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