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Elections US : Avec le décès de Ruth Bader Ginsburg, les Démocrates ont juste assez de corde pour se pendre

Avec le décès de Ruth Bader Ginsburg, les Démocrates ont juste assez de corde pour se pendre

Par Magali Marc dreuz.info 21 Septembre 2020

Le décès de la juge de la Cour suprême des États-Unis, Ruth Bader Ginsburg, survenant en pleine campagne électorale, est une malchance pour les Démocrates. Étant la plus âgée de la SCOTUS, Mme RBG, comme certains l’appelaient affectueusement, avait refusé, en 2014, de démissionner pour permettre au Président Obama de nommer à sa place une gauchiste plus jeune. À l’époque, elle estimait que la majorité républicaine au Sénat n’autoriserait jamais une candidate digne de la remplacer.

En 2016, elle aurait pu démissionner mais, féministe convaincue, elle souhaitait probablement que ce soit Hillary Clinton qui ait l’occasion de nommer sa remplaçante. Manque de pot, l’élection présidentielle de 2016 a porté au pouvoir, un candidat que Mme RBG ne prenait pas au sérieux.

Quatre ans plus tard, donc en 2020, après l’échec retentissant de l’Impeachment, les Démocrates ne pensaient pas avoir des chances de remporter l’élection présidentielle de novembre. Ils se sont donc affairés à sauver les meubles afin de sauvegarder leur majorité à la Chambre des Représentants et peut-être retrouver une majorité au Sénat qui leur permettrait de bloquer presque toutes les initiatives du futur président réélu.

Afin de bloquer la montée du candidat socialiste, Bernie Sanders, qui avait le vent dans les voiles lors des primaires, l’Establishment démocrate a décidé de jeter son dévolu sur un candidat manipulable, le sénile Joe Biden qui perd la mémoire, oublie où il est et ne finit pas ses phrases. Pour conserver l’appui des partisans gauchistes enthousiasmés par Bernie Sanders, il était entendu que le programme démocrate engloberait leurs revendications telles que le Green New Deal d’AOC, la fin des combustibles fossiles, etc.

Puis, sont arrivés en mars la pandémie et le confinement, ainsi que, fin mai, les émeutes provoquées par la mort d’un Afro-américain aux mains de la police.

Après avoir nié l’importance de la pandémie causée par le virus de Wuhan, avec l’aide de leurs valets dans les médias de masse, les Démocrates ont décidé d’aggraver le confinement et les pertes économiques dans les États qu’ils contrôlent pour pouvoir ensuite accuser Trump d’incompétence.
N’ayant rien à offrir d’alléchant aux électeurs, ils n’ont pas trouvé mieux que de se jeter sur ces occasions de vilipender le Président pour sa « mauvaise gestion de la pandémie » et son « racisme ».

Durant la période estivale, ils ont fait mine ne pas voir les émeutes, les pillages, les incendies et même les meurtres causés par les manifestants « anti-racistes » qu’ils qualifiaient de « paisibles pour la plupart ».

Quand Trump a réagi aux émeutes, en menaçant d’utiliser la Garde Nationale pour y mettre fin, il l’ont accusé d’attiser les flammes des incendies allumés par les émeutiers et les pillards qui sévissaient depuis des mois dans les villes démocrates comme Portland, Seattle ou New York !
Puis, pensant avoir l’avantage, comme l’indiquaient les sondages, ils ont accolé au candidat Biden une colistière plus jeune, plus à gauche, qui n’a jamais été populaire et qui ne l’est toujours pas.

Quand ils ont vu que le Président Trump était en train de monter dans les sondages, ils se sont mis à insister pour que le vote par correspondance soit généralisé dans tous les États-Unis , supposément à cause de la pandémie, mais en vérité pour provoquer une fraude électorale massive qui devrait leur permettre, avec l’aide de Google et des réseaux sociaux de nier ou d’empêcher la réélection de Donald Trump.

Poussant à la roue « progressiste », leurs valets dans les médias ont commencé à diffuser chaque semaine de nouvelles accusations destinées à ternir l’image du Président : il aurait parlé des militaires avec mépris en 2018, il aurait commis des abus sexuels,etc.

L’Effet Boomerang

Après trois mois et demi de violences dans les grandes villes américaines et après avoir vu que « trois électeurs sur quatre ayant connu de violentes manifestations anti-police dans leur communauté estiment que ces manifestations vont peser sur leur vote lors de l’élection présidentielle » (Rasmussen Reports), certains leaders démocrates ont senti le vent tourner.

En septembre, Nancy Pelosi s’est décidé à dénoncer les violentes émeutes et a dit qu’elle n’appuyait que les manifestations paisibles.

Mais le décès de Ruth Bader Ginsburg, la juge gauchiste nommée à la Cour suprême des États-Unis par Bill Clinton en 1993, a causé la panique chez les Démocrates qui n’étaient déjà pas réellement à la fête.

Maintenant, leurs alliés gauchistes menacent de mettre les villes américaines à feu et à sang si le Président Trump ose nommer un autre juge à la Cour suprême (comme il en a le droit) et si le Sénat – où les Républicains ont une courte majorité – vote en faveur de cette nomination.

Déjà certains gauchistes sur Twitter ont fait vœu de violence si le leader de la majorité au Sénat Mitch McConnell tente de remplacer la juge de la Cour suprême Ruth Bader Ginsburg et Nancy Pelosi menace le Président d’Impeachment s’il tente de nommer un remplaçant à RBG !

Conclusion

Vu que la plupart des bulletins par correspondance sont rejetés
parce qu’ils ne sont pas remplis correctement par des personnes âgées, des immigrants qui ne maîtrisent pas l’anglais, des étourdis qui oublient de signer leurs noms, etc., il y a peu de chance que la fraude électorale du vote par correspondance donne un avantage aux Démocrates. Tout au plus l’attente du décompte sera rendue plus longue dans certains États.

Si les Démocrates recommencent à favoriser des émeutes pour intimider les Républicains, cela est sûr de se retourner contre eux.

Comme le souligne Guy Millière, le Président Trump a parfaitement le droit de remplacer rapidement la juge décédée. Et comme l’écrit J.P. Grumberg, « Les sénateurs Républicains dont l’élection a lieu en novembre vont devoir se positionner clairement pour le vote du candidat choisi par Trump s’ils veulent être réélus. »

Ce qui signifie que le décès de RBG et la bataille que provoque la nomination d’un(e) remplaçant(e) a de fortes chances de favoriser la réélection de Donald Trump.

Cette bataille pourrait mobiliser encore plus les partisans de Trump qui seront rejoints par les conservateurs tièdes et même certains Démocrates qui n’aiment pas Trump mais ne sont pas enthousiastes à l’idée de vivre d’autres émeutes et une autre tentative de destitution (qui n’aurait aucune base constitutionnelle de toute façon).

Après tout, ce sont les brillants Démocrates qui ont avancé l’idée du bourrage de la Cour suprême en ajoutant des juges gauchistes si le parti remportait à la fois le Sénat et le Bureau ovale !

© Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Sources :

Arrêtez de me gonfler avec cette femme, Ruth Bader Ginsburg était une « gangsta feministe »

Par Jean-Patrick Grumberg dreuz.info 21 septembre 2020

En 1977, Ruth Bader Ginsburg était avocate de l’association d’extrême gauche ACLU. Elle a co-écrit avec Brenda Feigen-Fasteau, un livre qui donnait libre cours à son obsession féministe : « Préjugés sexuels dans le Code civil américain ».

Dans l’ouvrage, payé par nos impôts, Ginsburg et Feigen-Fasteau militent pour un sujet qui rebute la quasi-totalité des gens normaux : le genre-neutre, ou la négation du sexe des gens, un sujet qui me gonfle au plus haut point.

Elle réclamait :

  • Le service militaire des femmes avec obligation de combattre [en quoi cela protège-t-il mieux le pays ? L’armée n’est pas un terrain d’expérimentation sociale].
  • Légalisation de la prostitution [je suis pour].
  • Mixité dans les prisons [aberrant], les maisons de correction, les écoles, collèges et leurs activités (y compris le sport) [négation de la liberté religieuse des écoles confessionnelles], des organisations pour les filles ou pour les garçons [on plonge dans le communisme en niant la liberté des organisations concernées], des fraternités et des sororités étudiantes [c’est de la dictature pure et simple].
  • Changement du nom des Boy Scouts, des Girls Scouts et Big Brothers of America pour refléter la négation sexuelle et introduire le genre neutre.
  • Élimination du concept familial traditionnel du mari comme soutien de famille et de la femme comme femme au foyer [expérimentation sociale progressiste destinée à détruire la famille traditionnelle au profit de l’inconnu].
  • Mise en place d’un système gouvernemental de garde d’enfants [socialisme à l’Européenne].
  • Adoption d’un langage neutre dépourvu de notion sexuelle, par exemple « artificiel » au lieu de « créé par l’homme » ; « personne, humain » au lieu de « homme, femme » ; et noms pluriels « ils » et « eux » au lieu de « pronoms singuliers à la troisième personne ».
  • Mais en même temps, Ginsburg et Feigen-Fasteau insistent hypocritement pour que le ministère américain du Travail conserve son « Bureau des femmes ».

Tout ceci est regrettable, et je ne pleure pas la mort d’une idéologue extrémiste.

Ginsburg faisait dire à la Constitution ce qu’elle ne disait pas

Un exemple de l’héritage de Ginsburg est qu’elle a fait en sorte que la Cour suprême prétende que la Constitution dise ce qu’elle n’a jamais dit. Ce n’est pas un héritage dont on doit être fier, et je le trouve regrettable. Heureusement, j’espère voir disparaître les effets pervers de nombreuses décisions, merci Donald Trump.

À cause de Ginsburg, une grande partie de la politique fédérale est construite sur des décisions de justice qui ont ajouté des choses néfastes aux lois, des choses que les représentants du peuple n’ont jamais voté, ce qui a créé une voie de substitution à la démocratie. Et moi, j’aime bien la démocratie, je la préfère à la lutte des classes où la fin justifie les moyens.

Des pans entiers de la politique sociale et réglementaire appartiennent à cette catégorie, comme Roe v. Wade, qui donne aux femmes l’assurance de pouvoir avorter très librement sans que l’Etat ait trop son mot à dire, ou Obergefell v. Hodges, de 2015, qui prétend que la Constitution reconnaît le mariage entre personnes du même sexe.

Ginsburg a également fait partie de la majorité des cinq juges de la toute première décision sur le changement climatique, Massachusetts v. EPA en 2007, qui a déclaré que le Clean Air Act donnait à l’EPA l’autorité – et, en fait, un mandat – pour réglementer les gaz à effet de serre provenant des tuyaux d’échappement des automobiles, une connerie sans nom quand on sait que les deux pollueurs de la planète sont la Chine et l’Inde, et que les Etats-Unis remportent constamment la médaille des pays dont l’air est le plus pur.

Cette déplorable décision avait permis à l’administration Obama, en 2009, de commencer à réglementer plus durement le dioxyde de carbone émis par les voitures et les camions pour la première fois au niveau fédéral, une réglementation qui a décimé l’industrie automobile américaine pour le bénéfice des constructeurs japonais, coréen et chinois.

La vérité avance plus lentement que le mensonge, mais sa force est irrésistible

A cause de son talent manipulateur au service des causes progressistes les plus douteuses, les décisions de Ginsburg ont rendu la politique sociale du pays instable.

Mais les juristes d’une Cour suprême plus équilibrée commencent à décider des affaires en se basant sur le droit plutôt que sur la politique ou le progressisme. Et c’est dans cette direction que se dirige la Cour suprême en ce moment.

Les juges de la Cour suprême commencent à prendre la Constitution au sérieux, c’est la grande crainte de la gauche, et le décès de Ginsburg devrait renforcer cette tendance, et défaire tout un tas de fausses lois sur lesquelles reposent d’énormes sources de pouvoir de la gauche.

« Le sort de l’héritage féministe de Ginsburg est incertain », déplorait le journaliste Ian Millhiser, correspondant principal de Vox, un média internet de gauche.

« …Des affaires comme Virginia vs Reed ont encore moins de chances de survivre si le président Trump obtient plus de sièges à la Cour suprême. »

Comme un superbe retour de boomerang, l’héritage de Ginsburg a des chances de partir en fumée par les moyens mêmes qu’elle a utilisés pour le construire : la Cour suprême, car elle a réussi à compenser l’absence de consentement populaire par des décisions non démocratiques.

La gauche va payer la vanité de Ginsburg

Je remercie cependant Ruth Bader Ginsburg pour une chose : sa vanité.

Par vanité, Ginsburg avait décidé de ne pas prendre sa retraite sous le président Obama, qui aurait alors pu nommer un jeune successeur gauchiste bien juteux pour maintenir la Cour politiquement à gauche pendant les décennies à venir.

Je pense que plus que toute autre de ses décisions de justice historique, ceci restera le legs le plus important de Ginsburg lorsque Trump aura placé un juge conservateur sur la chaise vide de la militante.

© Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

Pourquoi tout ce tapage autour de la mort d’un juge

Par Eber Haddad dreuz.info 21 sep 2020

Pour répondre aux questions de ceux qui ne comprennent pas très bien tout le tapage fait autour de Ruth Bader Ginsburg, la juge à la Cour Suprême des États-Unis qui vient de mourir à l’âge de 87 ans, et de son remplacement qui va très certainement créer un grand chamboulement, peut-être même des troubles graves ces prochaines semaines, et pourquoi ça va forcément interférer dans les élections présidentielles, voici une brève explication :

La Cour Suprême est l’une des trois branches du gouvernement avec l’Exécutif (le Président) et le Législatif (le Congrès = Sénat + Chambre des Représentants équivalents des Députés en Europe). La Cour Suprême représente le Judiciaire. Elle reste un recours et un arbitrage quand il n’y a pas d’accords entre l’exécutif et le législatif ou entre les états et le gouvernement fédéral. Elle peut également, dans certains cas, être activée par des particuliers pour des procès dont les résultats feraient jurisprudence, mais c’est assez rare. C’est le cas notamment de « Roe vs Wade » en 1973 qui a fait jurisprudence concernant l’avortement, l’a rendu légal au niveau fédéral et a marqué le début de la politisation de cette vénérable institution. Avant « Roe vs Wade », elle n’était pas aussi politisée qu’elle l’est à présent.

Comme il y a neuf juges nommés à vie, inamovibles, après qu’ils aient été choisis par le Président en exercice et confirmés par le Sénat, il y a forcément une majorité qui se dégage de cinq contre quatre. Il est donc venu à l’idée des politiciens, principalement de gauche, d’en faire un contre-pouvoir, un instrument partisan et il est très important maintenant d’y avoir la majorité d’autant plus qu’elle reste stable pendant des années et n’est pas sujette aux élections.

Ruth Bader Ginsburg était Démocrate, nommée par Bill Clinton, radicalement ancrée à gauche, donc fortement anti Trump, et était malade, atteinte depuis plusieurs années d’un cancer du pancréas. En fait elle aurait déjà dû démissionner depuis trois ou quatre ans au moins puisqu’elle n’était plus capable d’assumer ses fonctions comme l’ont fait pour raisons de santé beaucoup de juges avant elles, à l’instar du grand Thurgood Marshall, premier juge noir de cette institution. Les médias, très discrets à ce sujet, ne l’ont pas relevé alors que si elle avait été conservatrice, il y aurait eu une forte pression médiatique pour la pousser à le faire. Inamovible, elle a décidé de se maintenir malgré ses absences fréquentes et a tenu dans l’espoir que son ou sa remplaçant(e) ne soit pas nommé(e) par Trump. Elle a raté de quelques semaines sa sortie.

Constitutionnellement, Trump a tout à fait le droit de nommer la personne qui va la remplacer, et ce jusqu’aux élections. Le Sénat a suffisamment de majorité Républicaine, semble-t-il, malgré la défection de trois sénateurs républicains pour des raisons électorales, pour pouvoir voter en faveur de la personne nommée par le Président Trump. Traditionnellement, il y a encore quelques années, il ne suffisait pas d’avoir la majorité simple pour être confirmé par le Sénat, il était entendu qu’il devait y avoir une partie de l’opposition votant également dans le même sens mais les Démocrates ont aboli cette tradition en faisant le forcing pour une de leur nomination fortement controversée, se passant ainsi de cette tradition. Cela a fini par se retourner contre eux. Les prochaines semaines vont être très agitées, voire même violentes, à Washington et peut-être ailleurs dans le pays. Gageons que les Démocrates vont tout faire pour perturber le processus y compris avec des coups bas et des mensonges comme ceux utilisés contre la précédente nomination, il y a un peu plus d’un an, de Brett Kavanaugh victime d’une chasse aux sorcières digne du maccarthysme le plus abject. Cela va fortement mobiliser et galvaniser les partisans des deux camps pour les élections présidentielles.

D’où l’importance de cette nomination et le retentissement qu’a eu le décès.

© Eber Haddad

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