Etats-Unis

Le Point sur le rebond en cours des Marchés Financiers

Pendant que les socialistes  DSK  et Blanchard à la tète du FMI tentent de justifier leurs plantureux salaires et gigantesques frais de fonctionnement en multipliant les prévisions macroéconomiques plus calamiteuses et fantaisistes que jamais… et ceci à l’image et à l’exemple de leurs confrères gauchistes : les sinistres Polo Drugman (alias Krugman) et Pourriel Roubignoles (alias Roubini)…

 il m’est paru plus  intéressant quant a moi de faire un petit point  sur le rebond opéré sur les marchés financiers depuis le 8 mars….

Le rebond des marchés reste une goutte d’eau par rapport aux pertes subies

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE :

Le S&P 500 a rebondi de 28.5% de son plus bas de la crise atteint le 8 Mars et les financières de 82.5% ! (au 18/4/09)

Néanmoins, l’indice phare reste à 44.4% en dessous de son plus haut, ce qui laisse encore largement le temps de rejoindre le marché à ceux qui pensent qu’on ne reverra plus ce point bas.

Mais c’est dans la plupart des pays émergents qu’on a vu les rebonds les plus élevés, à la mesure de la correction très sévère des mois précédents. On trouve ainsi Hong Kong, Taiwan, le Brésil, la Russie et surtout la Chine en tête du peloton avec un rebond de 70%. Mais ces rebonds restent « microscopiques » par rapport à la correction subie. Ainsi, le marché chinois reste encore à 55% en dessous de son plus haut d’avant la crise. Ceux qui maîtrisent la science des pourcentages ne s’étonneront pas de ces chiffres qui donnent quelque peu le vertige. En effet, un marché qui a perdu 80% de sa valeur et qui n’en perd plus que 70% enregistre un bond de 50%. On est hélas dans ces cas de figure jamais vus et c’est encore plus violent au niveau des valeurs qui étaient devenues des « penny stocks » et des « euro stocks ».

Le rebond est concentré sur les financières et les cycliques

 Sans surprise, ce sont les financières américaines, à l’origine de la débâcle qui ont affiché le rebond le plus fort de 80% par rapport à leur point bas du 8 Mars, mais il faut dire qu’elles avaient perdu 84% en moyenne ! par rapport à leur point haut d’avant la crise.Mathématiquement, il aurait fallu qu’elles rebondissent de 525% pour retrouver leur niveau antérieur.Les financières américaines sont dailleurs suivies de près par les européennes .

Le marché chinois a flambé de 70.6%, mais il est encore à 55.4% de son plus haut niveau. Il est suivi du Brésil et la Russie et autres pays émergents. En dehors de la finance, on assiste à la flambée des secteurs des produits de base et de l’automobile très importants en Europe. Globalement, le rebond américain a été bien plus puissant que celui de l’Europe avec 28.5% pour le S&P 500 et 24.7% pour le DJ Stoxx 600.

Les pays et secteurs qui sont restés à l’écart de la hausse récente sont les valeurs défensives avec la santé en tête, la consommation courante, les utilities et les télécoms. Le rebond a été plus que mou en ce qui concerne l’indice FTSE 100 illustrant les problèmes particulièrement aigus rencontrés par le Royaume Uni dans son secteur financier.

Si on retient les 50 valeurs qui ont baissé le plus durant les 6 derniers mois avant le 8 Mars, leur rebond en un peu plus d’un mois est un impressionnant 121%. A l’inverse, les 50 valeurs qui avaient le mieux résisté avant le 8 Mars n’ont vu leur cours s’apprécier que de 15%. Il n’y a pas que les valeurs financières dans le club des 50, des valeurs dans le secteur media ou des produits de base ont aussi violemment rebondi.

Les premières parutions de résultats : le point au 18 avril

Les meilleurs signaux positifs concrets  viennent des premières parutions des résultats du premier trimestre, qui ont permis de poursuivre la hausse consécutive des marchés pendant 6 semaines. A vendredi dernier( 18 avril), 58 sociétés du S&P 500 avaient publié leurs résultats selon le consensus FactSet et cette  semaine est critique avec au total 145 parutions attendues. Au 18 avril sur les 58 parutions, l’attente de bénéfices était de 19.45Mds$ et les chiffres publiés sont de 3.8Mds$ au dessus, soit une surprise moyenne de 20%. La qualité des résultats s’est nettement améliorée par rapport au trimestre précédent, puisque les résultats GAAP sont de 18 065Mds alors que le 4ème trimestre était en perte selon GAAP. Sur les 58 sociétés, 29 ont dépassé les attentes, 26 sont  en dessous et 3  en ligne. Clairement, les plus grosses surprises positives sont venues  des financières, comme Citigroup ou Goldman, mais pas seulement. Intel, Oracle, Johnson& Johnson, Nike, General Electric  ont fait mieux qu’attendu. Les surprises négatives sont venus de Peabody Energy, Micron Technology ou Alcoa.

Source : Facset

EN COMPLEMENT :

Au 22 avril voici la mesure du rebond des valeurs bancaires (US et Européennes) depuis le 8 mars :

 

Citi                         215%

Bank of America   172%

ING                       151%

KBC                     140%

Lloyds Bank         142%

Natixis                  114%

Deutsche Bank     114%

J P Morgan           100%

Société Générale    86%

BNP Paribas          73%

Goldman Sachs     55%

UBS                      52%

Morgan Stanley     44%

7 réponses »

  1. Merci pour ce très bon résumé.

    on peut aussi citer Apple qui a fait un CA de 8,5% supérieur aux attentes et Microsoft qui fait moins mauvais que prévu.

    J’espère que vous en avez profité ! 😉

    • Pas trop au niveau des technos mais je me suis rattrappé avec les financières 🙂

  2. Lupus, pour continuer sur les valeurs financière, je trouve que boursorama est une bonne alternative aux bancaires « classiques » : récurrence de l’activité « bourse », une offre bancaire dans l’air du temps « O frais », et des fonds propres qui représentent 20 % du bilan, l’effet de levier est limité à 5.
    Les risques sont donc relativement limités.

    Qu’en penses-tu ?

    http://valeuretprofit.blogspot.com/

    • Franck bonjour…
      Plus grande est la concurrence « intra » meilleure est la performance économique globale du secteur concerné : compétitivité, synergie, productivité accrue… Au global une offre plus importante est le garant de davantage de dynamisme et d’innovation tout azimut….le secteur financier n’échappe pas ces quelques règles : on a donc pas Bank on line « contre » Bank traditionnelle mais « avec » Ensuite les critères qualitatifs quant à la gestion de ces entreprises financières relèvent du cas par cas…Sachant que pour moi en absence d’Europe politique le développement sans régulation du secteur financier Européen continue de faire peser un risque systémique a l’ensemble de la planète économique et cela quelque soit la qualité intrinsèque des entreprises concernées…
      Autre chose : j’ai trouvé ton blog tout nouveau, tout chaud plutôt prometteur alors je me suis permis de le référencer dans ma petite liste…Si cela te pose problème je l’en retirerais…

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