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Charles Gave : self man made in China…

Charles Gave est l’un des plus brillants économistes et analystes au monde….Il est français mais exilé aux US depuis maintenant  plusieurs années car il souffre de défauts  jugées rédhibitoires  en matière économique dans notre beau pays : il n’est pas marxiste, il n’est pas keynésien, il n’est pas antiaméricain et il n’est pas libertarien tendance école autrichienne…En bref c’est  un monétariste tendance Milton Friedman et un business économiste de tout premier plan…En France il contribue de manière très régulière au Journal des Finances et demeure un  grand pourfendeur devant l’éternel du système Euro  et  un adversaire acharné de l’ « IGNORAMUS TRICHET »….. Voici le 5ème volet d’une série de billets qui lui sont consacrés….  

 

 

 

Nouvelle brillante réflexion sur  la monnaie mais cette fois autour de l’émergence du yuan en tant que futur monnaie transactionnelle et de réserve…Nouveau pas en avant   pour la  Chine  vers non pas une Dédollarisation (LOL !!!) mais vers une libéralisation de l’ensemble de son système économique et financier… 

POUR CONNAITRE LA SUITE : 

http://www.jdf.com/essentiel/2009/04/10/04003-20090410ARTHBD00029-monnaie-de-reserve.php

ET EN COMPLEMENT :

CHANGES – La Chine tente d’imposer le yuan sur la scène internationale

PEKIN, 1 avr 2009 (AFP)

La Chine multiplie les accords d’échange de devises (swap), affirmant vouloir lutter contre la crise financière, tout en poussant sur le devant de la scène internationale sa monnaie, pour l’heure non convertible, selon des analystes.

Le dernier accord d’échange temporaire de devises, avec l’Argentine, pourra atteindre 70 milliards de yuans (7,72 milliards d’euros) sur trois ans.

Dans un communiqué, la Banque centrale de Chine met l’accent sur ses efforts pour lutter contre la crise financière, via « une coopération active » et la signature de six accords de crédit croisé depuis décembre, dont les détails n’ont toutefois pas été précisés.

« Cela a amélioré la capacité et la confiance pour réagir à la crise financière », estime-t-elle.

Au total, ces swaps conclus avec la Corée du Sud, Hong Kong, la Malaisie, le Bélarus, l’Indonésie et l’Argentine, représentent 650 milliards de yuans (71,7 milliards d’euros).

D’autres encore sont en discussion.

Pour Patrick Bennett, économiste de SGCIB à Hong Kong, les autorités chinoises sont mues par le désir d’apporter leur pierre à la lutte contre la crise, en injectant de la liquidité dans le système financier.

Ces accords « indiquent que l’influence sur l’économie mondiale de la Chine est de plus en plus forte; elle est l’une des rares économies capables d’intervenir et de faire une différence », souligne-t-il.

Certains économistes estiment cependant que ces swaps visent à injecter dans le système financier des yuans, une monnaie au taux de change strictement contrôlé et à la convertibilité bien trop limitée pour lui permettre de jouer pleinement ce rôle.

La Banque centrale n’a fourni aucune précision sur la nature des devises échangées, qui, côté chinois, pour de nombreux économistes, sont bien des yuans.

« La plupart des pays qui ont conclu des accord de swaps avec la Chine ne les ont pas encore utilisés. Le yuan a pour eux peu d’intérêt en dehors du financement du commerce (…) car il ne peut pas être négocié hors de Chine », relève ainsi Andrew Peaple, un expert-comptable collaborateur de l’agence Dow Jones Newswire.

Zhang Taowei, professeur du centre d’études financières de l’Université Tsinghua de Pékin, estime également que les swaps permettront aux partenaires de la Chine de financer leurs achats chez le géant asiatique.

« La Banque centrale de Chine a ouvert pour la Banque centrale d’Argentine un compte de 70 milliards de yuans qui doivent servir de monnaie de paiement dans les futurs échanges commerciaux bilatéraux », résume-t-il.

« Dans le contexte de crise internationale, cela peut promouvoir le commerce bilatéral et des investissements directs » pour éviter les frais et les fluctuations des taux de change, souligne la Banque centrale.

« Le but semble bien de poser les fondations pour que le yuan devienne plus largement utilisé dans le commerce international », affirme Andrew Peaple.

Pourtant le chemin à parcourir reste long: si « on voit que le poids international du renminbi (autre nom du yuan) s’accroît, il y a encore des difficultés pour arriver à une convertibilité libre sur la scène mondiale », reconnaît Zhang.

La Chine ne fait que préparer, à l’essai, l’utilisation de sa monnaie dans les échanges commerciaux avec Hong Kong, un territoire qui lui a été rétrocédé par les Britanniques en 1997.

Elle envisage d’étendre ensuite l’expérience à ses proches voisins de l’ASEAN (sud-est asiatique).

 ——————————————————————

SYLVAIN FROCHAUX agefi 18/3/09
Un bond en avant. Un empire au
centre du monde. La Chine deviendra
d’ici une décennie l’un
des acteurs majeurs de la planète
finance. Les économistes de
Deutsche Bank en sont convaincus
et l’ont explicité dans une
étude parue en ce début de semaine.
Steffen Kern, responsable
de la politique des marchés
financiers internationaux auprès
de la banque allemande,
prédit que la Chine pourrait accaparer,
à elle seule, quelque 16%
de la capitalisation boursière
mondiale d’ici 2018, 5% du marché
obligataire et 13% de l’ensemble
des actifs bancaires.
Voire davantage.
En répliquant la croissance de
ces cinq dernières années de ces
trois marchés, les auteurs de
l’étude affirment que Shanghai
deviendrait la première place financière
du monde, avec plus de
40% de la valeur globale des actions.
Selon cette hypothèse,
l’obligataire passerait à près de
13% et le secteur bancaire chinois
pèserait, quant à lui, jusqu’à
18% des actifs totaux, contre
9,1% en 2007.
Les étrangers gèrent moins
de 200 milliards en Chine
Cette mutation – sans précédent
par son gigantisme – laisse préfigurer
un changement radical
du paysage financier. Encore peu
présentes sur sol chinois, les banques
occidentales devraient
donc ouvrir davantage de succursales
à moyen terme. En 2007,
la part de celles-ci ne correspondait
qu’à 2,4% de l’ensemble des
actifs des établissements chinois,
soit un volume de 117 milliards
d’euros (194 milliards de
francs). En comparaison, la proportion
de banques étrangères
dans l’Europe des 25 culmine à
près de 27%, et à 11% aux Etats-
Unis. «Ceci suggère que le degré
d’intégration dans le domaine
de la banque commerciale est
encore relativement faible»,
avance Steffen Kern.
Les barrières à l’entrée demeurent
néanmoins nombreuses.
Deutsche Bank signale, à cet
égard, que seules 126 banques
étrangères, toujours à fin 2007,
exerçaient une activité en Chine,
tandis que 295 établissements y
étaient légalement domiciliés,
mais financés par des capitaux
internationaux. Ce qui s’explique
notamment par les obstacles administratifs.
Les succursales de
banques au fonds propre étranger
doivent, par exemple, déposer
un minimum de 30% de leur
capital auprès d’établissements
chinois. En outre, ces mêmes banques
ne pourront attribuer des
prêts que pour un maximum de
75% de leurs dépôts à partir de
2011. Les autorités imposent également
aux établissements étrangers
une période probatoire de
trois ans dans le commerce des
changes, dont deux avec exercice
bénéficiaire, avant d’octroyer une
licence permettant de commercer
en devise chinoise.
«L’évaluation des risques
a besoin d’être améliorée»
Ces barrières freinent immanquablement
le désir d’expansion
des groupes occidentaux.
Ce d’autant plus que le gouvernement
ne semble pas prêt à lâcher
du lest, malgré les pressions.
Pourtant, une expertise
internationale pourrait être bénéfique
au système chinois. Surtout
au regard de l’extrême volatilité
des marchés et de la
demande croissante pour les
prêts à la consommation. Les
crédits automobile, qui représentent
moins de 3% des prêts à
la consommation, affichent des
taux de défaut relativement élevés,
notent, par exemple les économistes
de Deutsche Bank.
«Ceci implique que l’évaluation
et la gestion des risques ont besoin
d’être améliorés», avancent
ces derniers.
Les spécialistes allemands ajoutent,
par ailleurs, que «la banque
commerciale se trouve encore
à un stade précoce de développement
en Chine et a été
identifiée comme ayant un potentiel
très fort». Les 1,3 milliard
d’habitants possèdent une épargne
en banque d’environ 2000
milliards de yuan à fin 2007,
soit 310 milliards de francs. Les
consommateurs de l’Empire du
Milieu restent toutefois prudents,
avec seulement 3% des
prêts à la consommation s’effectuant
à travers des cartes de crédit.
Seuls 90 millions de cartes
ont été émises (6,9% de la population)
contre environ 1,4 milliard de cartes de débit. Multipliant
ses sources de financement,
le Chinois pourrait, au final,
être également prêt à se
faire conseiller par des banques
étrangères.

ET TOUJOURS D’ACTUALITE  ET COMPLETEMENT INDISPENSABLE :

https://lupus1.wordpress.com/2009/04/10/charles-gave-american-way-of-life/

 

 

 

 

 

Charles Gave – né en 1941, il est économiste spécialiste des marchés financiers. Il a reçu un PhD en économie de l’Université de Chicago où il fut l’élève de Milton Friedman. Après avoir commencé sa carrière comme analyste financier dans une banque d’affaires française, il crée en 1974 une entreprise de recherche économique indépendante, Cecogest. En 1986, il diversifie son activité vers la gestion de portefeuille et devient le cofondateur de Cursitor-Eaton Asset Management, qui est ensuite vendu en 1995 à Alliance Capital. C’est en 1995 que Charles Gave crée Gavekal Research, Gavekal Capital et Gavekal Securities, trois entreprises dont le siège est aujourd’hui à Hong Kong.

 

 

4 réponses »

    • Si c’est une plaisanterie c’est plutot réussi….Dans le cas contraire je crains que nous ayons une lecture inverse 🙂

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