Behaviorisme et Finance Comportementale

Cycle économique et comportement boursier bis repetita

L’évolution de l’économie et des Bourses

Comme déjà noté précédemment le capitalisme de type libéral évolue au travers de cycles dont il est important d’identifier les différentes phases…Contrairement aux inepties énoncés à longueur de médias par les néokeynésiens socialistes, les libertariens, les bonimenteurs (pseudos analystes) et les journaleux pseudo économistes  il n’y a pas dichotomie entre sphère financière et économie réelle mais bien au contraire évolution parallèle  et entremêlée  de ces 2 sphères dans le cadre de cycles très structurés et au travers d’une circulation monétaire bien comprise…

80 ans de hauts et de bas…

DONNEES SUPPLEMENTAIRES :

80 ANS de Hauts et de Bas

QUELQUES EXEMPLES :

CRISE ECONOMIQUE MONDIALE

1929-32  / -65%  évolution Bourse au niveau mondial

1933-36/ +190%

2EME GUERRE MONDIALE

1940-41/ -17%

1942-45/ +122%

CRISE PETROLIERE

1973-74/ -38%

1975-76/ +66%

BULLE INTERNET

2000-02/ -38%

2003-07/ +83%

CRISE DU CREDIT

OCT 2007-DEC2008/ -40%

+ ????????

Source awd

Un point important à noter est que nous venons de traverser une période unique puisque c’est la première fois que l’indice MSCI World – créé en 1969 – a produit une performance négative sur les 10 dernières années. Et, comme le souligne Charles Gave  sur le même type d’analyse avec le S&P 500, chaque investisseur qui a acheté des actions sur ces points bas a dégagé une performance positive sur les 10 ans suivants (de l’ordre de 207 % en moyenne – source Gavekal Research)

Si l’on prend maintenant le Rendement de l’indice Russell mondial, il est de 0.15% depuis 10 ans

C’est la première fois, depuis les année 30, que le rendement de l’ensemble des marchés bousiers avoisine 0%, on a donc une nette sous-évaluation des entreprises mondiales.

Cet indice est le reflet des grandes capitalisations mondiales. Historiquement, les actions obtiennent, à long terme un rendement autour de 10% . Avec 2 grandes corrections boursières en seulement 10 ans, le rendement a été effacé.

La consolation est qu’habituellement les 10 années qui suivent une décennie très faible, le rendement redevient supérieur à la norme historique.
 

On observe de plus  que le niveau de dividende est très élevé (3.3%) et que les cours bénéfices et la valeur au livre sont moins élevés de 30% par rapport aux normes historiques. Le consensus des analystes anticipe une croissance des profits de 16.9% pour les 5 prochaines années ….

indice Russell :

http://www.russell.com/Indexes/characteristics_fact_sheets/global/russell_global_index.asp

ANALYSE PRECEDENTE SUR LE MEME SUJET  :

https://lupus1.wordpress.com/2009/05/09/cycles-economiques-et-comportement-boursier/

7 réponses »

  1. « chaque investisseur qui a acheté des actions sur ces points bas a dégagé une performance positive sur les 10 ans suivants (de l’ordre de 207 % en moyenne – source Gavekal Research) »

    Cela se réalise concrètement pour l’investisseur qui:
    (1) dispose des ressources sur ces point bas
    (2) ne liquide pas son investissement au moins au cours des 5 premières années suivant la décision.

    Or de la fin 1974 à 1982 se produit l’évènement catastrophique de la greande inflation qui dissuade les opérateurs de demeurer dans les actions. De plus il est plus intéressant à cette époque d’investir dans le secteur des matières premières (énergie, métaux, agriculture).

    Si à partir du point bas de 2009 les fonds alternatifs jugent qu’il est préférable d’être investi en d’autres produits que les actions, il sera contre productif de parier sur la croissance de l’économie mondiale. La croissance des profits ne se traduira pas forcément par un véritable marché haussier car comme le dit Charles Gave, l’intervention des gouvernements fait plonger les PER.

    A mon avis, on devrait s’intéresser davantage aux stratégies d’arbitrage qui demandent peu de collatéral. Par exemple vendre du SP500 à découvert pour acheter de l’Ibovespa

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    • Merci pour vos interventions très intéressantes…Ce que vous dites là renvoie à ce que vous évoquiez quand vous parliez de gigantesques carry Trade vers les pays émergents…La question deviendra cruciale quand la Fed remontera ses taux pour lutter contre les pressions inflationnistes…Il est sur qu’un pays comme le Brésil ou la variable d’ajustement « matières premières » est omniprésente, ou la Banque centrale Brésilienne a maintenu un différentiel de taux très important avec la Fed avec a l’appui de solides réserves de change, peut devenir alors l’objet de toutes les convoitises…
      Par ailleurs effectivement la remontée globale des taux d’imposition pour tenter d’éponger des déficits publics en forte augmentation n’est pas un signe très positif quant à la dynamique des profits entrepreneurials…

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  2. « La question deviendra cruciale quand la Fed remontera ses taux pour lutter contre les pressions inflationnistes »

    L’inflation, au sens de la hausse des prix à la consommation ne semble pas envisageable tant les consommateurs demeurent choqués. Selon Gave et Capital Economics, les taux directeurs seront maintenus très bas « plus longtemps que prévu ».

    D’où le gigantesque carry-trade vers les nations conservant des taux réels comme le Brésil et même l’Argentine, pourvu que ces devises s’apprécient contre le Dollar US.

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  3. je déteste des comparatifs en % des hausses et des baisses; Le % est diabolique car un -100% indique la ruine totale; si un portefeuille vit une baisse de 50%, il lui faudra un 100% à sa suite pour simplement revenir à la mise de départ.

    Je trouve que le signal que sur les 10 dernières années un buy and hold n’aurait rien rapporté est un joli pied de nez au discours un peu trop entendu sur le « rien de rapporte plus que l’investissement en actions ». Hors dividende, personne qui a suivi un buy and hold depuis 1997 n’a gagné en bourse…et encore, il eut fallu que l’investissement soit réalisé en 1997 ou en 2003 sinon cette personne perd actuellement de l’argent.
    Personellement, j’ai eu beaucoup de chance en découvrant la bourse en 1998. J’ai tout vendu entre 2000 et 2001 et j’ai pu m’acheter ma maison. J’ai loupé 2003 et je suis revenu sur les actions que depuis mars (massivement en fait).
    Cela ne m’empêche pas de rester vigilant et de ne pas tenir compte des oracles qui prédisent que les années à venir vont rattraper la déennie perdue.
    Tout en étant très optimiste, je suis prêt à tout ressortir si j’estime que les signaux tournent.
    bref, les % ne sont utiles que quand le vent souffle dans la même direction

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