Etats-Unis

WSJ:Banques US: les réformes passeront mal

Nouvel élément à la rubrique simplement consacrée a la présentation  d’articles TRADUITS en français issus du WALL  STREET JOURNAL….Si comme moi vous appréciez un angle et un point de vue différents  sur les marchés financiers et boursiers mondiaux vous y verrez la l’occasion d’enrichir et vos connaissances, et votre suivi des marchés et je vous le souhaite aussi une manière de booster ou de protéger vos investissements…et de vous assurer une retraite complémentaire, vous en aurez besoin….

NOUVEL ARTICLE EN SUIVANT :

Peter Eavis 23/6/09

   THE WALL STREET JOURNAL

Les lobbyistes des banques vont avoir du pain sur la planche dans les mois qui viennent, mais leurs clients leur demanderont vraissemblablement de travailler dans l’ombre.

Il y aura probablement beaucoup de banquiers opposés aux réformes du système financier proposées la semaine dernière par l’administration Obama.

Dans la mesure où les banques ont joué un rôle clé dans le mécanisme qui a conduit à la récession, le fait de partir ouvertement en guerre contre les changements proposés pourrait se révéler désastreux en termes d’image auprès du grand public.

Mais dans les coulisses et au sein des banques, une forte résistance est à prévoir.

Si les propositions du Trésor sont adoptées, certaines activités vont en effet avoir plus de mal à engranger des bénéfices. Ce qui risque de limiter la taille des banques et pourrait les inciter à réduire la voilure de certaines activités qui ne seront plus assez rentables.

Quelles sont les mesures les plus susceptibles d’entraîner une levée de bouclier?

Il y a d’abord eu une opposition instantanée des groupes bancaires à la proposition visant à créer un nouveau régulateur pour protéger les consommateurs vis à vis des produits financiers, dénommé Agence de protection des consommateurs de produits financiers, CFPA.

Les banques dégagent des profits confortables sur les produits financiers comme les prêts lorsque les clients n’ont pas tout à fait conscience du coût potentiel de ce qu’ils souscrivent.

D’ailleurs, une partie du marketing de ces établissements est conçue pour attirer les emprunteurs susceptibles de payer des frais élevés lorsqu’ils se trouvent en difficulté pour rembourser ou renégocier leur dette.

Si la CFPA se trouve en position d’obliger les banques à présenter leurs produits de façon totalement lisible et prétend les faire renoncer à certaines pratiques, les établissements financiers pourraient décider de ne plus prêter à certaines catégories de consommateurs.

Les banques combattront probablement aussi la proposition de supervision des institutions pouvant poser un risque systémique et qui celle qui exigerait un renforcement de leurs fonds propres.

Dans la mesure où les banques ont récemment levé des montants considérables, beaucoup d’entre elles disposent d’une certaine marge de manoeuvre financière pour faire face à de nouvelles exigences. Mais la bataille risque d’être rude pour fixer le niveau minimum de capitaux propres.

Une des idées examinées est de dimensionner le matelas de sécurité que représentent les fonds propres en fonction non seulement de la taille de l’établissement mais également de la manière dont l’entreprise est « interconnectée » au système financier dans son ensemble, à travers par exemple ses activités dans les financements Repo ou les marchés de dérivés de gré à gré. Définir et évaluer les niveaux d’interconnexion ne sera pas une mince affaire et pourrait constituer une zone de forte friction entre les banques et les régulateurs.

Les banques américaines qui seront considérées comme posant un risque systémique s’opposeront sans doute à toute mesure qui les désavantagerait par rapport à leurs homologues étrangères.

Si les banques étrangères peuvent par exemple faire fonctionner certaines activités avec moins de fonds propres que leurs concurrentes américaines, la pression sur la Réserve fédérale afin qu’elle apporte du soutien serait immense.

Il est vrai que les régulateurs nationaux tentent de renforcer leur coordination mais des différences d’approche persistent.

Ainsi, le Trésor souhaite que les banques détiennent davantage de fonds propres en regard de leurs dérivés de gré à gré. Mais quelle est la probabilité que d’autres pays exigent la même chose pour cette activité qui est une énorme source de bénéfices pour les entreprises de Wall Street ?

Les réformes ne conduiront pas au démantèlement des géants de la finance, elles limiteront simplement leur liberté de mouvement. Si tant est qu’elles parviennent à voir le jour…

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