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WSJ : Une idée capitale pour les bonus des banquiers

Nouvel élément à la rubrique simplement consacrée a la présentation  d’articles TRADUITS en français issus du WALL  STREET JOURNAL….Si comme moi vous appréciez un angle et un point de vue différents  sur les marchés financiers et boursiers mondiaux vous y verrez la l’occasion d’enrichir et vos connaissances, et votre suivi des marchés et je vous le souhaite aussi une manière de booster ou de protéger vos investissements…et de vous assurer une retraite complémentaire, vous en aurez besoin….

PLUS DE DETAILS EN SUIVANT :

Le président Nicolas Sarkozy a peu de chances de convaincre les autres pays du G20 de le soutenir dans sa volonté d’imposer des limites aux bonus des banquiers.

Cela ne veut pas pour autant dire que les préoccupations du chef de l’Etat français doivent être balayées d’un revers de la main, comme un autre signe de l’aversion européenne au capitalisme.

Car les bonus excessifs présentent bel et bien des risques pour l’ensemble du système. Mais plutôt que d’imposer de simples limites aux bonus des banquiers, il serait plus judicieux de s’attaquer au problème en contraignant les banques à détenir plus de capital en face de leurs livres de trading.

La crise financière a mis fin au mythe selon lequel les banques sont des institutions gouvernées uniquement par les règles de marché. Elles ont été sauvées de la faillite par les fonds publics et subventionnées par les liquidités bon marché des banques centrales.

D’une certaine façon, les banques sont l’un des instruments de la mise en oeuvre des politiques publiques, tout en étant dans une position privilégiée qui leur permet de gagner beaucoup d’argent en faisant des paris potentiellement risqués pour l’économie.

Les démarches déjà entreprises pour encadrer les politiques de rémunération tentent d’en finir avec la culture qui veut que les banquiers gagnent à tous les coups.

Le Forum de stabilité financière a défini de nouveaux principes, déjà adoptés en France et en Grande-Bretagne, qui imposent aux banques de payer les bonus sur la base des profits ajustés des risques plutôt que des revenus, d’étaler leur paiement sur une période pouvant aller jusqu’à trois ans, ainsi que de prévoir la possibilité de claw backs – qui permettent de récupérer une partie des sommes promises en cas de résultats inférieurs aux attentes.

Nicolas Sarlozy veut aller plus loin, soit en imposant des limites aux salaires soit en taxant les bonus à des taux plus élevés, ce qui permetttait d’utiliser les fonds ainsi levés pour alimenter des fonds de garantie des dépôts.

Ces propositions semblent inapplicables, même en cas d’accord international, ne serait-ce qu’en raison de la difficulté à définir une législation pour un nombre aussi limité de gens. De plus, ils s’attaquent aux symptômes des bonus excessifs plutôt qu’à la racine du problème.

En revanche, le fait d’imposer aux tables de marchés de disposer de capitaux plus importants pourrait réellement faire la différence. Après tout, les bonus des traders sont basés sur des risques garantis par des fonds propres implicitement apportés par le contribuable.

Le législateur devrait rehausser le coût du capital des tables de marché. Cela pèserait sur leurs bénéfices de trading ajustés du risque et, avec les autres réformes déjà engagées, devrait limiter les mégabonus et contraindre les tables de marché à plus de mesure.

Un relèvement du capital requis est déjà prévu. Toute la question est de savoir à quelle hauteur la barre sera placée. Une étude de la Bank for International Settlements, ou banque des accords internationaux, pourrait entraîner une multiplication par trois ou plus des capitaux requis pour certains actifs.

Cela pourrait amputer jusqu’à deux points de pourcentage les ratios de solvabilité core Tier 1 de certaines banques européennes, d’après Credit Suisse. Morgan Stanley est déjà en train de réduire son exposition aux produits dérivés, par crainte des conséquences que pourraient avoir un changement de la pondération du risque sur les contrats dérivés de long terme.

Bien entendu, ce genre de proposition n’est pas très vendeur en comparaison par exemple de l’instauration de nouveaux impôts. Mais l’impact sur les bonus et sur le modèle des banques serait nettement plus sensible. Sarkozy devrait changer d’approche, et le G20 devrait le soutenir.

Simon Nixon, The Wall Street Journal

EN COMPLEMENT INDISPENSABLE : Banques Européennes : des fonds pas si propres que cela….

Le soutien aux banques européennes jette le doute sur la dette hybride

Les dégradations s’accélèrent depuis que la Commission européenne a clarifié sa position sur le traitement du capital hybride des établissements aidés

Les titres hybrides des banques aidées par les Etats croulent sous les dégradations de notation, le risque de report de coupons se faisant de plus en plus menaçant. La banque britannique nationalisée Northern Rock a annoncé la semaine dernière qu’elle ne paiera pas ses intérêts sur ses titres hybrides. Ceux-ci ont été rétrogradés de « CCC » à « CC » et passeront à « C » une fois que les coupons ne seront effectivement pas payés. 

Jeudi, Moody’s a mené différentes actions sur la dette subordonnée d’ING, estimant élevée la probabilité que la Commission européenne (CE) demande un report des coupons sur ces titres. « ING Group est actuellement en discussion avec la CE afin de mettre en place un plan de restructuration suite à la recapitalisation de la banque à hauteur de 10 milliards d’euros par le gouvernement néerlandais et à la mise en place d’un dispositif de soutien de ses actifs illiquides », rappelle Aurel BGC. Le même jour, Fitch a abaissé de 2 à 5 crans les notes d’actions préférentielles, de dettes tier one et upper tier two certaines passant de la catégorie investissement à la catégorie spéculative. Lloyds Banking Group, RBoS, Dexia, ou encore ABN Amro, ont été visées par ces actions négatives justifiées par la clarification de la position de la CE.  

Déjà sur la défensive début mai lorsque l’autorité avait conditionné le plan de soutien à Commerzbank à la suspension du paiement des coupons sur sa dette hybride, les agences ont durci leur analyse vis-à-vis de cet instrument depuis le 22 juillet, date à laquelle la CE a communiqué ses lignes directrices pour apprécier les aides à la restructuration accordées aux banques par les Etats. Selon celles-ci, les établissements aidés doivent être rendus viables à long terme sans bénéficier d’aides publiques supplémentaires. Le banques et leurs propriétaires doivent assumer une part équitable des coûts de restructuration. « La communication [de la Commission, ndlr] prend la position que les banques, qui ont besoin d’aides de l’Etat, ne doivent pas les utiliser pour verser une rémunération », a précisé la direction de la Concurrence de la CE le 7 août dernier. « La capacité de la Commission à influencer de manière importante la politique de rémunération du capital et la forme future des banques aidées par les Etats ne doit pas être sous-estimée », avertit Fitch. Dans tous les cas, ces décisions portent un coup terrible aux porteurs de quasi-fonds propres….

Source agefi 24/8/09

ET TOUJOURS D ACTUALITE : Réglementation et solidité bancaire (cliquez sur le lien)

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