Douce France

Zinzins français : l’aversion des institutionnels français pour le risque répond à des causes structurelles

Règles comptables et prudentielles expliquent les perspectives de réallocation hors des actions et des alternatifs

Les récentes turbulences extrêmes sur les marchés financiers ont eu de quoi faire évoluer le sentiment des investisseurs institutionnels français interrogés par Multiratings quant à leurs choix d’allocation….

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Ces investisseurs ont l’intention l’an prochain au sein de leurs portefeuilles de «diminuer le poids des classes d’actifs les plus risquées quitte à délivrer des rendements plus faibles». Cette tendance d’allocation d’actifs par des clients «considérés habituellement comme des investisseurs stables et à long terme» constitue, selon Multiratings, la confirmation de «la principale crainte de l’industrie de la gestion».

La poursuite attendue des désengagements des actifs monétaires ne se fera donc pas au bénéfice des actifs jugés risqués mais rémunérateurs à long terme, actions ou alternatifs par exemple, mais d’actifs plus sécurisants immédiatement, obligations par exemple. Et notamment les obligations convertibles ou celles indexées sur l’inflation.

Certes, le rebond des marchés a suscité une relative hausse du niveau de risque global des portefeuilles. Mais les investisseurs font désormais preuve de prudence, misant majoritairement sur une stagnation des marchés actions d’ici un an.

Pour autant, 79% d’entre eux tablent sur une progression de ces marchés à horizon de cinq ans. Le contexte conjoncturel n’explique donc pas tout. Bien au contraire, les investisseurs justifient avant tout leur défiance vis-à-vis des actifs dits risqués par des enjeux structurels. Ces derniers tiennent compte des évolutions réglementaires, passant par la valorisation en valeur de marché (fair value) ou l’adaptation des fonds propres à l’aune de Solvabilité II pour les assureurs. Ces enjeux englobent également de profondes mutations des modes de gestion. Quand bien même en effet les investisseurs reconnaissent que la crise renforcera le contrôle des risques, elle remet surtout en cause les modèles d’allocations d’actifs et les incite à privilégier des modes de gestion plus simples et transparents.

Quant aux relations avec les gérants, la crise a poussé plus du tiers des institutionnels interrogés à ré-internaliser une part de leur gestion. Les gérants indépendants spécialisés en ressortent aussi gagnants. 3% des institutionnels français indiquent que la crise les a incités à privilégier les «grands gérants mondiaux».

Par Benoît Menou – agefi dec09

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