Europe

WSJ : La Grèce n’est pas parvenue à rassurer

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L’intervention du Premier ministre grec Georges Papandréou sur les mesures destinées à restaurer les finances publiques du pays a donné peu de grain à moudre aux investisseurs.

Son discours n’a pas non plus contribué à rassurer beaucoup les agences de notation, ce qui est particulièrement préoccupant dans la mesure où la Banque centrale européenne considère les notes de crédit comme un indicateur du succès des politiques de lutte contre le déficit public, qui atteint aujourd’hui 12,7% du produit intérieur brut grec.

PLUS DE DETAILS EN SUIVANT :

Après le soulagement suscité par le sauvetage de Dubaï par Abou Dhabi, les marchés espéraient une issue tout aussi favorable en Grèce. Leur déception a été grande: le rendement des emprunts à dix ans a atteint 5,75% mardi, soit environ 2,5 points de pourcentage de plus que les obligations d’Etat allemandes et près d’un point de plus qu’il y a seulement deux semaines.

Si l’objectif que s’est fixé la Grèce en s’engageant à ramener son déficit sous la barre des 3% d’ici à 2013 est ambitieux, le pays a déjà réalisé un tel exploit auparavant, même s’il lui avait fallu plus de temps. Son déficit est en effet passé de 14% en 1990 à 3,1% en 1999, et cet objectif n’a pas été atteint par des coupes claires dans les dépenses, mais plutôt par une forte hausse des recettes: durant cette période, la part des impôts dans le PIB a crû d’environ 10,4 points de pourcentage, alors que les dépenses n’ont diminué que de 0,5 point, note JPMorgan. Et lundi, G.Papandréou a fourni peu de détails nouveaux ou concrets sur les réductions des dépenses publiques.

Aussi l’intervention du Premier ministre a-t-elle apporté peu de réconfort à Standard & Poor’s et Moody’s Investors Service, qui envisagent tous deux d’abaisser la note de la Grèce. Mais si la Grèce est notée A1 – soit une note plus élevée que celle de S&P – par Moody’s, qui semble en outre prêt à donner au gouvernement le temps de redresser la situation, chez S&P, qui s’inquiète tout à la fois de l’ampleur de la réduction du déficit à effectuer et des méthodes qui seront employées pour y parvenir, un déclassement entraînerait une notation en catégorie triple B.

Lorenzo Bini Smaghi, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, a souligné mardi que la banque suivait de près l’évolution des notations et que la Grèce avait un an pour prendre les mesures qui permettraient de garantir que la note de sa dette souveraine ne descendrait pas en dessous de A, de manière à ce que ses emprunts d’Etat puissent être utilisés comme garanties lors des opérations de refinancement de la BCE. Les notes des dettes souveraines évoluent lentement, surtout à la hausse: un an n’est pas aussi long qu’il y paraît.

Moody’s et S&P tenteront toutes deux de boucler leurs analyses des notations d’ici la fin d’année ou en début d’année prochaine, alors que les Etats de la zone euro espèrent commencer à lever environ 1.000 milliards d’euros de dette. D’ici là, la crise grecque pourrait avoir atteint un stade critique.

G.Papandréou a affirmé lundi que les choix qui seraient faits détermineraient les décennies à venir. Certes, mais il n’a que quelques semaines devant lui pour prendre les décisions qui s’imposent.

-Richard Barley, The Wall Street Journal dec09

EN COMPLEMENT :

S&P abaisse la note à long terme de la Grèce

Standard & Poor’s a abaissé sa note sur la Grèce de A- à « BBB+ », ajoutant que cette dernière restait sous surveillance négative et qu’elle pouvait encore être rétrogradée faute de soutien politique suffisant aux réformes budgétaires.

 L’agence de notation Standard & Poor’s a annoncé mercredi avoir abaissé la note à long terme de la dette de la Grèce en raison de la dégradation de la situation financière du pays qui suscite une inquiétude croissante sur les marchés et au sein de l’Union européenne.

L’agence américaine a baissé la note de A- à BBB+. L’agence Fitch avait pris la même décision le 8 décembre.

L’annonce de Standard & Poor’s a aussitôt provoqué un recul de l’euro sur le marché des changes. Vers 17H45 GMT (18H45 à Paris), il cotait 1,4546 dollar contre 1,46 dollar avant l’annonce.

La notation financière vise à estimer le risque de défaut d’un emprunteur. Une dégradation de cette note oblige celui-ci à offrir des taux d’intérêt plus élevés lorsqu’il émet un nouvel emprunt. En d’autres termes, la Grèce devra payer plus cher pour financer son déficit budgétaire.

La Commission européenne a ces derniers jours appelé le gouvernement grec à prendre rapidement des mesures pour réduire les déficits publics en coupant dans les dépenses.

Celui-ci a annoncé des mesures qui n’ont pour l’instant pas permis de rétablir la confiance.

Expliquant sa décision dans un communiqué, Standard & Poor’s estime que « les mesures que les autorités grecques ont annoncées récemment pour réduire le déficit budgétaire ont peu de chances (…) de se traduire par une réduction durable du fardeau de la dette publique ».

L’agence envisage même de réduire davantage la notation « si le gouvernement ne peut obtenir le soutien politique suffisant pour mettre en oeuvre un programme crédible de consolidation budgétaire à moyen terme ».

Standard & Poor’s relève que « les efforts du gouvernement pour réformer les finances publiques rencontrent des obstacles sur le plan national qui vont probablement nécessiter des efforts soutenus sur plusieurs années ».

Sous la pression des marchés et de ses partenaires européens, le Premier ministre grec Georges Papandréou a annoncé lundi un premier train de mesures imposant une cure d’austérité à la fonction publique, notamment une réduction de 10% des dépenses, un gel pour les salaires de base supérieurs à 2.000 euros et un coup de frein aux embauches en 2010.

Les syndicats grecs proches du parti communiste et de la gauche radicale ont appelé à une grève générale jeudi, après l’annonce de ces mesures.

Cet accès d’inquiétude concernant la Grèce fait suite à l’annonce par le gouvernement de nouvelles prévisions économiques. Il prévoit un déficit public de 12,7% du Produit intérieur brut (PIB) et une dette publique de 113% du PIB pour la fin de l’année et à 120% en 2010.

Dernier responsable européen en date à s’exprimer sur le sujet, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a dit mercredi avoir « de gros soucis » sur la situation financière de la Grèce, dont il a rencontré le ministre des Finances en début de semaine.

Ce dernier, Georges Papaconstantinou, sera jeudi à Francfort pour rencontrer des investisseurs institutionnels.

La troisième grande agence de notation, Moody’s, n’a pas modifié la note de la Grèce récemment mais a indiqué fin octobre qu’un abaissement était envisagé.

AFP DEC09

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La Grèce a effectué un placement privé de 2 milliards d’euros à 5 ans

 le 16/12/2009

La Grèce a effectué un placement privé de 2 milliards d’euros d’obligations à taux variable ayant une maturité de cinq ans et offrant un rendement de 250 points de base au-dessus de l’Euribor, a déclaré un intermédiaire. Les titres, qui arrivent à échéance le 5 février 2015, ont été placés auprès de Sanpaolo IMI, National Bank of Greece, EFG Eurobank, Alpha Bank et Piraeus Bank.

La Grèce devrait privatiser pour un montant égal à 1% du PIB

 le 17/12/2009

Le gouvernement grec espère tirer quelque 2,5 milliards d’euros d’opérations de privatisation d’actifs publics en 2010, une somme qui servira à réduire l’endettement du pays, a déclaré jeudi un responsable gouvernemental, citant des déclarations faites par le ministre des Finances. L’agence Standard & Poor’s a abaissé mercredi la note de la Grèce d’un échelon et averti qu’elle pourrait aller plus loin encore si le gouvernement ne parvenait pas à réunir les soutiens politiques nécessaires à l’assainissement des finances publiques. Huit jours plus tôt , Fitch dégradait sa note aussi. En fin de matinée l’indice sectoriel des banques reculait de 2,6% à 2.616,42 points.

EN COMPLEMENT INDISPENSABLE : Commentaire : De très dangereux déficits publics… (cliquez sur le lien)

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