Analyse Technique

William André Nadeau : la croissance en L en Europe crée de la volatilité sur les marchés

William André Nadeau : la croissance en L en Europe crée de la volatilité sur les marchés   

 Le dilemme des trois vitesses de croissance économique.   

L’indice de la “peur” ou l’indice de volatilité VIX  a grimpé à plus de 30,  ce vendredi et la semaine dernière.
Il est, toutefois, largement inférieur aux grandes variations de 2008.  À plus de 30 signifie que les décisions émotives sur les marchés l’emportent sur les décisions rationnelles.
Plusieurs gestionnaires anticipent une possible volatilité élevée pour quelques semaines. 

PLUS DE NADEAU EN SUIVANT : 

 Les craintes reliées à une croissance économique en forme de L en Europe

La menace d’une crise de liquidité en Europe est très faible depuis l’intervention massive de la semaine dernière pour des pays de la zone euro.

Les préoccupations portent sur la reprise économique de plusieurs de ces pays.  Plus les gouvernements de cette zone vont restreindre leurs dépenses publiques et augmenter leurs charges fiscales, plus il y aurait une menace de rater la croissance.  Toutefois les marchés ne tiennent pas compte de l’impact d’une baisse de la valeur le l’euro

 L’Europe devient plus compétitive, à l’échelle internationale. L’Allemagne, par exemple, surprend par la vitesse de la croissance de ses exportations.
Le marché a besoin d’être rassuré sur la détermination du leadership européen.
Les bourses européennes deviennent graduellement des aubaines.   

La croissance économique en forme de U en Amérique  du Nord

Les statistiques économiques en Amérique du Nord sont toutefois à la hauteur des espérances, ce qui alimente la croissance sous forme de U. Les excellentes statistiques américaines publiées cette semaine sur le sentiment du consommateur, la production industrielle et les ventes de détail n’ont pas eu l’impact souhaité sur les marchés boursiers.  

La croissance économique en forme de V en Asie et au Brésil  À l’opposé des pays européens, plusieurs pays doivent appliquer des politiques d’austérité, non pas pour des raisons d’endettement, mais parce que l’économie progresse trop rapidement. À d’autres problèmes, d’autres solutions.  À court terme, historiquement, quand il y a des perturbations dans les cycles économiques, il y a retour de la volatilité jusqu’au moment où une orientation plus précise se dessine. 

Les marchés réagissent très mal à l’incertitude, et c’est alors que la spéculation et les anticipations exagérées se déclenchent.  

 À l’échelle internationale, la croissance économique se poursuit. Plus elle progresse et plus les cours boursiers reculent et le marché devient sous-évalué, ce qui laisse de l’espoir pour les prochaines reprises boursières.

Au moment d’écrire ces lignes, le marché boursier américain, avec sa perte de 6% depuis son sommet, est justement évalué selon la méthode “Fair Value”  de Morningstar:  http://www.morningstar.com/cover/market-fair-value.aspx (cliquez sur le lien)  

 William André Nadeau
Gestionnaire canadien de portefeuille mai10
     

OMMENTAIRE DU WOLF  :

    Les problémes de liquidité (échanges interbancaires) demeurent toujours d’actualité en Europe et par ricochet aux US fonction là bas de l’exposition indirecte des Banques américaines aux PIIGS 

Si les banques américaines ont une faible exposition à la dette grecque, elles sont néanmoins liées à des banques européennes qui prêtent à Athènes (et à l’Espagne, au Portugal ,à l’Italie…) et l’inquiétude pourrait conduire les banquiers à restreindre de nouveau le crédit. 2 indicateurs à ce niveau semblent tout particulièrement inquiétants il s’agit du TED PREAD et du  DEPOSIT FACILITY  

2 INDICATEURS A SUIVRE   : 

Deposit facility retraçant le  dépôt overnight auprès de la Banque centrale européenne (BCE) de l’excès de liquidité des banques commerciales de la zone euro. Toujours en cote d’alerte avec un dépot a 138..

En situation normale, ce chiffre doit être proche de 0. Plus ce chiffre est élevé, plus le déséquilibre du marché interbancaire est important. Il peut être considéré comme un indicateur de l’aversion au risque des banques à se prêter entre elles. 

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=ECBLDEPO%3AIND (cliquez sur le lien)

Le Ted Spread calcule la différence de taux entre ce que le gouvernement américain et les banques paient pour emprunter.

Concrètement, c’est l’écart entre les taux du Trésor américain pour trois mois et le Libor qui détermine le taux auquel les banques se prêtent entre elles.

Ce graphique mesure la différence entre les taux des bons du Trésor américain (sans risque) et ceux pratiqués par les banques, lorsqu’elles se prêtent de l’argent entre elles (le Libor). Ces deux taux d’intérêt sont basés sur des emprunts à 3 mois.

Lorsque la courbe augmente, la déconnexion entre ces deux taux s’accroît.

On peut lire les hausses comme une chute de la confiance entre les banques. Celles-ci, craignant des défauts de paiements de la part de leurs consœurs, augmentent les taux, alors que les emprunts du Trésor, jugés beaucoup plus sûrs, ne suivent pas la même évolution.

Hors le TED SPREAD est toujours au 14/5/au dessus d’une valeur de  30  ce qui constitue une cote d’alerte :

http://www.bloomberg.com/apps/cbuilder?ticker1=.TEDSP%3AIND (cliquez sur le lien)

 

3 réponses »

  1. On va avoir en Europe une fausse « reprise » après la crise qui tracerait en VL plutôt qu’un W ?
    Quelle est l’échelle de temps ?
    Donc pas de nouveau Krach boursier en vue ?

    J'aime

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