Commentaire de Marché

Charles Gave : A l’évidence, j’ai un problème…

Charles Gave :  A l’évidence, j’ai un problème…      

Charles Gave    Contrairement à la plupart des lecteurs, dont je suis bien sûr qu’ils ne lisent que Le JDF quand ils veulent s’informer sur les marchés financiers, je me sens obligé de lire tous les jours un grand nombre de journaux ou de magazines économiques ou financiers. Et partout je note que chacun fait assaut de pessimisme, mais pas toujours pour les mêmes raisons. Les pessimistes se répartissent en effet en deux groupes.      

PLUS DE GAVE EN SUIVANT :      

– Premier pessimiste professionnel : si les gouvernements ne réduisent pas leurs déficits, nous allons tout droit vers une crise généralisée de la dette étatique.      

– Deuxième pessimiste professionnel : si vous coupez les dépenses de l’Etat, nous allons avoir une dépression économique par insuffisance de la demande comme en 1937.      

Nous avons donc le choix entre la peste et le choléra, et il faudrait donc tout vendre toutes affaires cessantes si on écoutait nos braves Diafoirus.
Ces deux arguments sont aussi vieux que l’humanité et rappellent la prière de saint Augustin : « Seigneur, aidez-moi à ne plus commettre de péché… mais pas tout de suite. » Tous ces braves gens sur le principe sont d’accord. Certes, il est nécessaire de faire reculer les Etats un peu partout ; certes, il faut couper les déficits budgétaires ; certes, il faut sabrer les dépenses qui coûtent et ne rapportent rien… Certes, mais pas tout de suite. Ben voyons…      

Permettez-moi de douter que quand les choses iront mieux les politiques trouveront à ce moment-là, miraculeusement, le courage de prendre les bonnes décisions. Tout le monde se souvient de la dispute surréaliste entre MM. Jospin et Chirac sur la « cagnotte », qui n’était rien d’autre qu’une réduction du déficit actuel par rapport à ce qui était attendu un an plus tôt, et dont ils se disputaient la distribution, et en aucun cas un surplus budgétaire. La France est le seul pays de l’OCDE à n’avoir jamais eu un surplus budgétaire depuis 1972. Je sens arriver de nombreuses cagnottes dans les années qui viennent. Si donc les marchés financiers ne continuent pas à mettre une pression gigantesque et constante sur les hommes politiques, je parie avec qui veut qu’au moment de l’élection présidentielle de 2012 il y aura un candidat (pas automatiquement de gauche, d’ailleurs) qui proposera la retraite à 50 ans, une taxation accrue sur les riches et la semaine de travail de 30 heures pour « réduire le chômage » et promouvoir la « justice sociale ».      

Je répète donc ce que j’ai dit il y a quinze jours.      

 Charles Gave : Enfin une bonne nouvelle ! (cliquez sur le lien)      

1. Le fait que les Etats ne puissent plus augmenter leurs dépenses est une très bonne nouvelle, la meilleure que nous ayons eue depuis des années. Les marchés sont en train d’enlever la clé de la cave à vin aux alcooliques qui nous gouvernent.          

Friedrich Hayek triomphe !!! (cliquez sur le lien)
     

 2. Nous rentrons dans une période bénie pour les actions. Je ne sais pas s’il faut acheter maintenant, dans deux mois ou dans quatre mois, et ça me laisse complètement indifférent. Si vous achetiez en janvier 1982, c’était trop tôt ; en août 1982, c’était parfait ; en janvier 1983, un peu trop tard ; mais dix ans plus tard, vous aviez fait fortune Je veux être actionnaire pour les dix ans qui viennent.       

3. Si je ne me soucie pas du tout de ma performance à court terme, j’achète chaque fois que le marché se crashe, ce qui va arriver avec une belle régularité.      

4. En aucun cas je ne touche aux valeurs qui sont trop près des Etats (télécoms, banques, assurances, services publics).      

5. Pour trouver du cash, je commence à vendre mes obligations allemandes ; je garde cependant mes obligations suédoises tant j’attends une forte hausse de la couronne.      

6. En termes simples : entre maintenant et octobre, j’accrois le risque dans mon portefeuille.      

7. J’attends avec impatience les élections de novembre aux Etats-Unis.      

 8. Si cela se passe bien, arrivé en novembre, je veux être prêt à passer à 100 % en actions, et je serai même disposé à ce moment-là à emprunter pour acheter des actions.      

PAR CHARLES GAVE | JDF HEBDO | 03.07.2010      

EN COMPLEMENTDeux vents contraires sur les marchés par William André Nadeau     

  La reprise économique ou la récession? Les marchés n’aiment pas les incertitudes.     

Il y a des incertitudes sur les marchés financiers. L’Europe est entrée à plein régime dans des politiques budgétaires d’austérité, ce qui ne passera pas sans incidences sur la croissance économique en Europe.    

Ces perturbations européennes ont provoqué des corrections boursières de 10% à 20% à l’échelle internationale. Des inquiétudes sont déclenchées chez les investisseurs d’ici, ce qui a comme conséquence de ralentir le rythme de la croissance américaine.    

Par contre, les pays du BIC (Brésil Chine et Inde) connaissent une surchauffe économique.
Ces pays appliquent des politiques de restrictions monétaires pour ralentir le rythme de croissance. Selon les économistes, la Chine va voir son taux de croissance passer d’un extraordinaire 12% à 10%.    

Le marché boursier n’aime pas les incertitudes. Quand il y en a, les cours boursiers se corrigent exagérément. À l’inverse, l’excès d’optimisme fait grimper à l’excès les cours.     
Deux possibilités peuvent se produire d’ici la fin de l’année selon la tendance actuelle.  

1- La reprise économique se poursuit en Amérique du Nord, comme anticipé par le consensus des économistes, mais à une vitesse un peu plus lente, soit une croissance de 2% à 3% au lieu de plus de 3% tel que prévu antérieurement. On verra prochainement des révisions à la baisse de la croissance. Si c’est le cas les profits des entreprises poursuivront leur progression et les cours boursiers pourraient afficher autour de 10% en 2010.  

2. Plusieurs pays d’Europe, excluant l’Allemagne et la France, retomberaient en récession, ce qui pourrait réinstaurer une perte de confiance accrue qui aurait comme conséquence de décélérer entre 1% et 2% la croissance nord-américaine.   
  
Dans ce cas, les cours boursiers pourraient être inférieurs au niveau actuel.  

Les probabilités sont encore plus élevées que la première possibilité se réalise, soit celle de la poursuite de la reprise économique.     

Les raisons avancées par les économistes sont:      

-Les dépenses gouvernementales nord-américaines sont encore élevées.     

-Les dépenses des entreprises s’accélèrent malgré un certain ralentissement des dépenses des consommateurs 

Les cours boursiers sont redevenus sous-évalués. L’indice de valorisation indique une sous-évaluation de la bourse américaine de 10% au 1 juillet. Des chasseurs d’aubaines sont actifs actuellement autant en Asie, en Europe et maintenant en Amérique du Nord. 

Liens pertinents et prévisions des économistes    

– La méthode d’évaluation boursière de Morningstar. : http://www.morningstar.com/cover/market-fair-value.aspx (cliquez sur le lien)     

– L’observateur de valeur mobilière Banque Laurentienne, à la dernière page, présente ses plus récentes prévisions de croissance  pour le Canada et les États-Unis. : http://www.vmbl.ca/Economics/15/Observateur_30062010_f.pdf (Cliquez sur le lien)     

– Prévisions de la BMO.: http://www.bmonesbittburns.com/economics/forecast/us/usmodel.pdf (cliquez sur le lien)     

 – Consensus des économistes sondés par Economist.com.  :   http://www.economist.com/node/16486687?story_id=16486687 (cliquez sur le lien)     

 
FAITES UN DON SOUTENEZ CE BLOG

COPIEZ ( CLIQUEZ SUR )LE LIEN SUIVANT : https://www.paypal.com/cgi-bin/webscr?cmd=_s-xclick&hosted_button_id=SS8R6W78NC5J2      

Paiement sécurisé par PAYPAL         

      

 

2 réponses »

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s