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ETF, une épée de Damoclès?

ETF, une épée de Damoclès?

Aux Etats-Unis, le marché des ETF (des fonds indiciels cotés en Bourse, ndlr) donne quelques sueurs froides à certains observateurs. Andrew Bogan, Brendan Connor et Elizabeth Bogan, gestionnaires de fonds, ont indiqué que 70% des transactions annulées le 6 mai lors du krach éclair de Wall Street venaient de ces ETF.

PLUS/MOINS DETF EN SUIVANT :

Les ETF ne représentent que 11% de tous les titres cotés aux Etats-Unis, mais en termes de volumes de transactions, ils constituent la moitié des volumes quotidiens traités outre-Atlantique. Quelques 741,3 milliards de dollars sont investis dans ces fonds, contre 181,1 milliards en Europe.

Les hedge funds comptent pour un tiers de ces montants aux Etats-Unis. « Les ETF ont été lancé comme une alternative aux futures. Ils permettent d’éviter aux gestionnaires de devoir déclarer leurs positions à la CFTC, et donc de leur épargner des frais administratifs« expliquait récemment Isabelle Bourcier, responsable ETF chez Lyxor lors d’une conférence. « En Europe, il est plus simple d’acheter des futures » ajoute-t-elle.

Plus développé qu’en Europe, le marché des ETF aux Etats-Unis comporte aussi quelques problèmes. A commencer par la vente à découvert d’ETF.

En principe, lorsqu’on détient un ETF, et lorsqu’on détient un ETF de Blackrock Global Investors (il s’appelle iShare), ceci signifie qu’on détient une portion des titres qui composent l’indice suivi par le fonds (exemple: le S&P500).

Chez Lyxor et Deutsche Bank, les ETF sont construits à partir d’un portefeuille d’actions en vrac swappé (échangé) contre une future sur l’indice. Attention à la construction des ETF!!

Mais les Bogan relèvent un petit couac. Vu le montant colossal des positions courtes (à la baisse) sur certains ETF, les détenteurs d’ETF se retrouvent avec des ETF à nu (ils ne détiennent pas réellement la portion de titres de l’indice sous-jacent).

Comment est-ce possible?

En jouant à la baisse les ETF, les short sellers peuvent créer artificiellement des parts pour couvrir ces positions. C’est un deal entre celui-ci et son prime broker. 

Les Bogan citent l’exemple du SPDR S&P Retail. A la fin juin, le nombre de parts jouées à la baisse représentait 95 millions, tandis que le nombre de parts de l’ETF s’élevait à 17 millions. State Street Global Advisors avait déclaré ce nombre.

Sur le marché, pourtant, les investisseurs dans cet ETF détenaient 95 millions de parts. Des parts créés artificiellement par les short sellers.

En cas de remboursement massif, on risque ici comme qui dirait un petit problème. Les Bogan estiment que cela pourrait créer un trou de 100 milliards de dollars dans l’univers des ETF. Un huitième des montants détenus dans ces fonds aux Etats-Unis. 

En Europe, Isabelle Bourcier souligne que les règles UCITS sont beaucoup plus strictes qu’aux Etats-Unis. Elle ajoute que les ETF européens bénéficient de multuplient teneurs de marchés.

Posté le 21 septembre 2010 par Jennifer Nille /fair trade/echo

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