Brèves de Trottoirs

Brèves de trottoirs du 27 fevrier 11….en bord de route de la grande finance…

Brèves de trottoirs du 27 fevrier 11….en bord de route de la grande finance…

Il est parfois bon de s’arrèter sur les bas cotés… 

FRANCE/EUROPE/ETATS UNIS/EMERGENTS/MATIERES PREMIERES/MONDIALISATION/GEOPOLITIQUE

 

PLUS DE BREVES EN SUIVANT :

FRANCE

Selon un sondage exclusif publié par La Tribune, 60 % des dirigeants de PME ne croient pas à l’emploi aidé pour réduire le chômage, ni au plan Export. « Le plan Export lancé par Pierre Lellouche, le secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur, qui comprend notamment la création prochaine d’un guichet unique en région pour les entreprises exportatrices n’est pas réellement incitatif puisque 70% des PME déclarent ne pas avoir l’intention de prendre le chemin de l’international cette année ».

Les Français s’alarment pour leur pouvoir d’achat titrent en Une Les Echos. Selon un sondage Vivavoice pour BPCE, Les Echos et France Info, 56% des Français s’attendent à voir baisser leur pouvoir d’achat dans les trois prochains mois, soit une hausse de 14 points par rapport à janvier. Selon le quotidien, « ce score contredit le schéma habituel selon lequel nous sommes collectivement pessimistes (sur la situation économique et sociale) mais individuellement optimiste (sur notre situation personnelle) ».  L’inflation est à la source de ces inquiétudes. Avec une évidence, le prix de l’essence va battre son record de 2008 dans les tous prochains jours. Et de poursuivre sur la question salariale qui se pose bel et bien en France. « Si on n’y prend pas garde, les excellents et (heureux) résultats des grands groupes, le retour de faramineux bonus dans le banques et le juridisme dans lequel semble se noyer le G20 vont creuser rapidement le fossé entre l’opinion et des élites qui donnent l’impression que la crise est finie ».

Dans une étude interne, la SNCF reconnaît avoir des coûts 30% plus élevés que ceux de ses concurrents en Europe pour le transport régional de voyageurs (les TER), indiquent Les Echos. « Ce n’est pas un détail pour les régions qui financent le transport ferroviaire régional à hauteur de 70% (le reste provient des recettes voyageurs): celles-ci pourraient donc escompter une remise de 36% si les recettes des concurrents étaient appliqués ». Pour cela, il faudrait appliquer notamment une plus grande flexibilité de la réglementation du travail, selon l’étude.

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EUROPE

 – Possibles chocs très défavorables à la zone euro : quels sont les pays les mieux armés pour résister ?

Nous pensons que, dans le futur, trois chocs peuvent survenir qui seraient très défavorables pour l’économie de la zone euro :

– une dépréciation forte du dollar par rapport à l’euro, qui se produira, en raison de la situation des Etats-Unis (politique monétaire très expansionniste, déficits publics et extérieurs) si la crise institutionnelle de la zone euro est résolue ; le dollar d’ailleurs se déprécie par rapport aux monnaies des pays émergents ;

– des prix très élevés des matières premières, ce qui apparaît déjà aujourd’hui, avec la forte demande de matières premières dans les pays émergents et l’excès de liquidités ;

 – la hausse des taux d’intérêt, avec le risque d’inflation dû à la hausse des prix des matières premières et, en ce qui concerne les taux d’intérêt à long terme, l’évolution des taux d’endettement publics, même si il y a mise en place de formes de fédéralisme dans la zone euro, la moindre aversion pour le risque.

 Pour résister à ces chocs, les pays doivent :

– produire des biens et des services exportables haut de gamme, dont la demande est peu sensible aux prix, ou bien avoir un commerce extérieur de petite taille ;

– exporter beaucoup vers les pays producteurs de matières premières,

– être peu endettés (en ce qui concerne à la fois la dette publique et la dette privée) et avoir une profitabilité élevée des entreprises ;

Les pays les plus protégés contre ces chocs sont l’Allemagne et les Pays Bas ; le pays le plus fragile est l’Espagne, la France et l’Italie sont dans une situation intermédiaire.

http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=56805

– L’unification monétaire est très différente des autres régimes de change : il faudrait réfléchir davantage avant d’entrer dans une Union Monétaire

La crise présente de la zone euro montre à quel point l’unification monétaire a des conséquences différentes de celles des autres régimes de change (changes fixes « normaux » ou changes flexibles) :

 – l’ajustement des taux de change réels ne peut se faire que par l’ajustement des coûts salariaux ; ceci conduit soit à des politiques correctrices extrêmement pénibles, soit à des désajustements permanents des taux de change réels ;

– la disparition du risque de change conduit à l’accélération de la spécialisation productive, d’où une hétérogénéité accrue, une divergence des niveaux de revenu, dans certains pays (spécialisés dans les services non exportables) des problèmes de déficit extérieur et d’endettement ;

une Union Monétaire est largement irréversible, à l’opposé de tous les autres régimes de change, en raison de la taille des coûts de sortie : hausse des taux d’intérêt, défaut inévitables des emprunteurs …

Avant de rentrer dans une Union Monétaire, il faudrait évaluer les coûts de toutes ces conséquences, et pas seulement regarder quelques ratios macroéconomiques ou l’avantage de la stabilité du taux de change.

http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=56793

Le rapport mensuel de la Bundes Bank (Banque Centrale Allemande) publié récemment a été très clair : la banque est contre toute solution visant à faire acheter à la BCE, aux banques centrales européennes et aux 2 fonds de stabilité européens (EFSF et ESFM) des bons du trésor des PIGS. Elle serait même contre l’aide de ces deux fonds aux pays membres pour acheter leur propre dette. La Buba est en train de se démarquer de plus en plus face aux autres banques centrales

zone euro: Axel Weber (Buba) opposé à l’achat d’obligations

Axel Weber, gouverneur sur le départ de la Bundesbank, est opposé au rachat par le mécanisme européen de stabilité (ESM) en cours de création d’obligations publiques de pays de la zone euro, écrit-il dans le Financial Times, une position aux antipodes de celle de la BCE. «Des achats d’obligations sur le marché secondaire ne devraient pas faire partie de l’ESM», écrit M. Weber dans une tribune. La Banque centrale européenne (BCE), où il siège au conseil des gouverneurs, s’est pourtant exprimée en faveur d’une telle mesure. C’est elle qui, depuis mai, achète sur le marché des obligations émises par les pays en déroute financière de la zone euro, et elle aimerait se décharger de cette tâche. L’ESM, sur les contours duquel planchent actuellement les pays européens afin d’en décider les grandes lignes le mois prochain, doit orchestrer à partir de 2013 la réaction aux crises des finances publiques en zone euro, prenant la succession du fonds de stabilité financière à l’oeuvre depuis le printemps 2010.

Recapitalisation obligée pour onze caisses régionales espagnoles pour atteindre les niveaux de solvabilité requis dès mars par le gouvernement.

Jusqu’à onze des 17 caisses d’épargne espagnoles auront besoin de capitaux supplémentaires pour atteindre les niveaux de solvabilité requis dès mars par le gouvernement, a estimé l’agence de notation financière Standard & Poor’s dans un rapport.

«En fonction de l’information publique sur leurs situations financières actuelles, nous estimons qu’un maximum de 11 caisses d’épargne auront besoin de capitaux additionnels pour atteindre les nouvelles exigences de 8 ou 10% de core capital» (niveau de fonds propres durs), écrit l’agence.

Le gouvernement espagnol a annoncé les détails d’un plan de renforcement des caisses d’épargne, maillon faible du système financier du pays. A partir du 10 mars, tous les établissements financiers espagnols devront respecter un niveau de solidité financière d’au moins 8%, sauf pour une partie des caisses d’épargne qui devront afficher un taux d’au moins 10%. Selon Standard & Poor’s, cette exigence «va accélérer la conversion des caisses d’épargne en banques commerciales puis leur cotation» en Bourse, ce qu’ont déjà annoncé certaines d’entre elles. De même, «la pression pour renforcer rapidement le capital va probablement conduire à une nouvelle consolidation du secteur, à laquelle pourraient participer des banques commerciales espagnoles et étrangères».

En 2010 déjà de nombreuses caisses se sont unies sous la pression des autorités, avec à l’arrivée 17 établissements contre 45 au départ. Mais «en raison de la rapidité du processus, nous pensons aussi que certaines institutions pourraient échouer à lever le capital nécessaire, ce qui pourrait conduire le gouvernement à prendre une participation dans le secteur financier».

Espagne: S&P dégrade deux banques et l’union de caisses d’épargne

L’agence de notation financière Standard & Poor’s a décidé d’abaisser les notes de deux banques espagnoles, la Caixa et Banco Popular, ainsi que celle de la fédération regroupant les caisses d’épargne espagnoles (Ceca), prédisant pour elles une année 2011 «difficile». «Nous prévoyons encore une année difficile pour les banques espagnoles en 2011», écrit l’agence. Les notes à long terme et à court terme de la puissante caisse d’épargne catalane, la Caixa, sont ainsi dégradées d’un cran, passant de AA-/A-1+ à A+/A-1, avec surveillance négative. De même, les notes à long terme et à court terme de la Ceca, qui regroupe l’ensemble des caisses d’épargne du pays, passe de AA-/A-1+ à A/A-1 (dégradation de deux crans sur le long terme), avec perspective négative. Enfin, la troisième des banques cotées espagnoles, Banco Popular, voit ses notes à long et court terme reculer de A/A-1 à A-/A-2, avec perspective négative.

Les créances douteuses des caisses d’épargne espagnoles (« cajas ») s’élevaient à environ 100 milliards d’euros à fin 2010, a déclaré lundi le gouverneur de la Banque d’Espagne Miguel Angel Fernandez Ordonez. 

Lors d’une conférence de presse, il a ajouté que les chiffres dont dispose la banque centrale montrent que l’exposition totale des caisses d’épargne régionales au secteur de l’immobilier et de la construction atteignait 217 milliards d’euros, dont 173 milliards de crédits et 44 milliards d’actifs (bâtiments et terrains) transférés aux établissement en cas d’impayés. A l’automne, la Banque d’Espagne avait chiffré à 181 milliards d’euros les actifs problématiques de l’ensemble du système financier du pays (caisses d’épargne et banques). 

L’institut d’émission a précisé que 100% des pertes potentielles enregistrées à ce jour par les cajas étaient couvertes par des provisions. Miguel Angel Ordonez a ajouté que le déficit en capital des caisses d’épargne n’excédait pas 20 milliards d’euros, un chiffre similaire à celui annoncé par le gouvernement. « L’origine de ce chiffre est très simple. Le gouvernement nous a demandé à quel niveau ce déficit pourrait s’élever, et nous avons répondu: pas plus de 20 milliards d’euros », a-t-il dit.

La consolidation du secteur, qui a vu le nombre de « cajas » passer de 45 à 17 au cours des six derniers mois, est achevée, a également déclaré le gouverneur. »Y aura-t-il de nouvelles fusions parmi les caisses d’épargne ? Pas avec la même intensité. Celles qui ont eu lieu ont été importantes. De nouvelles fusions ne poseraient pas de problème, mais cela ne sera pas nécessaire. »  L’Espagne a approuvé vendredi un décret renforçant les exigences fonds propres des banques tout en reportant de six mois l’échéance fixée aux établissements régionaux non cotés pour qu’ils lèvent des capitaux.

Le gouverneur de la Banque d’Espagne a salué l’adoption de ce texte. « Il était indispensable et absolument nécessaire d’approuver le décret-loi pour faire face aux problèmes du système financier », a-t-il dit. Aucune restriction ne sera imposée aux investissements étrangers dans les caisses, le plus important étant leur stabilité, a ajouté Miguel Angel Ordonez.

Barclays: inquiet pour les banques espagnoles

Les résultats présentés par les grandes banques espagnoles pour le quatrième trimestre rappellent que les conditions restent difficiles sur le marché domestique. Dans une note d’investissement diffusée hier, Barclays se déclare prudente, notamment en ce qui concerne les marges et la qualité de crédit. Bien qu’affichant des valorisations similaires au secteur bancaire européen, les titres d’établissements de référence comme Banco Bilbao, Banco Popular ou encore Santander «laissent la place à des déceptions», écrit Ronith Chandra-Rajan. Les titres de Santander et BBVA affiche des primes de 20% par rapport à ses homologues européennes. Injustifiée, selon l’analyste, étant donné des perspectives de bénéfices sous pression et, pour Santander en particulier, des inquiétudes à propos de son capital.

Banco Popular, avec une recommandation maintenue à «equalweight», est la seule banque épargnée, dans une certaine mesure, par l’analyste. Son titre est le seul parmi les cinq banques étudiées pour laquelle Barclays fixe un objectif de cours (4,60 euros) équivalent à son niveau actuel. Pour BBVA, Banco Santander, Sabadell et Bankinter, Ronith Chandra-Rajan prévoit de nouveaux reculs boursiers. C’est aussi pour cette raison que ces dernières sont conseillées à «underweight».

zone euro. L’indice composite des directeurs d’achat a atteint 58,4 points en février C’est 1,4 point de plus que le mois précédent et le plus haut niveau depuis juillet 2006.

Des banques irlandaises à l’origine du bond des prêts d’urgence BCE

Les banques irlandaises nationalisées Anglo Irish Bank et Irish Nationwide (INBS) sont derrière les emprunts d’urgence exceptionnellement élevés auprès de la BCE , affirmait  le Wall Street Journal. Les deux établissements doivent vendre aux enchères des dépôts et des actifs dans le cadre de leur liquidation, prévue par le plan d’aide UE-FMI à l’Irlande.

Les deux banques ont ainsi retiré afin de les vendre à court terme des actifs qui leur servaient de garanties («collatéraux») lors des opérations de prêts hebdomadaires de la Banque centrale européenne, selon une source proche du dossier citée par le WSJ. Elles ont dû remplacer ces actifs en recourant au dispositif de prêt sur 24 heures de l’institution monétaire européenne, au taux d’intérêt dissuasif de 1,75%.

Irlande: deux banques transférées à AIB et IL&P

L’Irlande a franchi une étape dans la restructuration de son secteur bancaire, une des conditions du plan d’aide international, en transférant à deux établissements rivaux plus de 12 milliards d’euros de dépôts gérés par les banques en difficulté Anglo Irish et INBS. La Banque centrale d’Irlande a annoncé que l’ensemble des portefeuilles de dépôts de l’Anglo Irish Bank avaient été confiés avec effet immédiat au groupe concurrent Allied Irish Banks (AIB), tandis que l’établissement financier Irish Life & Permanent (IL&P) a repris ceux de la banque mutualiste Irish Nationwide (INBS). AIB a précisé que les dépôts qu’elle avait hérités d’Anglo Irish s’élevaient à environ 8,6 milliards d’euros au total.

La Banque centrale européenne a acheté pour 711 millions d’euros d’obligations la semaine dernière, mettant fin à une pause de trois semaines dans son programme et corroborant les propos de professionnels qui faisaient mention d’achats d’obligations portugaises. A ce jour, le programme de rachats d’obligations de la BCE totalise donc 77 milliards d’euros

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ETATS-UNIS

La croissance économique des États-Unis au quatrième trimestre a été révisée à la baisse. Ainsi, le PIB américain avait atteint 2,8% au dernier trimestre 2010 alors qu’en janvier le Département au Commerce prévoyait une hausse de 3,2%. Le chiffre de la croissance sur l’ensemble de l’année 2010 a été également révisé à la baisse en se situant désormais à 2,8%. Le PIB de la première économie du monde est désormais estimé à $ 14 657,8 milliards en 2010.

Les ventes des maisons saisies ont décliné de 31,1% en 2010 par rapport à 2009 à 831 574 unités. Par rapport à 2008, elles sont en baisse de 13,8%, selon RealtyTrac. Les ventes des maisons saisies ont représenté 26% de toutes les ventes en 2010, en repli par rapport à 29% en 2009, mais en hausse par rapport à 23% en 2008. Le prix moyen d’une maison saisie a été 28,1% au-dessous du prix moyen des maisons aux États-Unis en 2010 par rapport à 27% en 2009. Au quatrième trimestre 2010, les ventes des maisons saisies ont chuté de 22% par rapport au troisième trimestre 2010 et de 45,4% par rapport au quatrième trimestre 2009. Le volume des ventes des maisons saisies est tombé au plus bas depuis le premier trimestre 2008.

Bien qu’ils recourent encore à l’heure actuelle à l’aide du trésor américain, les deux géants américains du refinancement des prêts immobiliers Fannie Mae et Freddie Mac ont publié jeudi 24 février des résultats trimestriels proches de l’équilibre.

Au quatrième trimestre, Freddie Mac est resté dans le rouge, comme il l’est depuis l’éclatement de la crise des prêts immobiliers à risque (« subprimes ») au troisième trimestre 2007. Mais cette perte a nettement reculé, à 113 millions de dollars. Fannie Mae, qui perdait aussi de l’argent depuis la même époque, a réussi à repasser dans le vert, dégageant un mince bénéfice de 73 millions de dollars.

Sur l’ensemble de l’année, les pertes restent toutefois colossales : 14 milliards pour « Fannie » et la même somme pour « Freddie ». Mais en 2009, ils avaient accusé des trous de respectivement 72 et 21,6 milliards, plombés par de généreuses provisions pour pertes.

Mis sous tutelle publique en septembre 2008 pour leur éviter une faillite, les deux groupes ont pour activité de racheter des prêts immobiliers, de les regrouper dans des titres échangeables sur les marchés et de les revendre à des investisseurs.Fannie Mae et Freddie Mac se sont lancés assez tardivement dans les « subprimes », en 2006, soit au plus haut des prix de l’immobilier. Leur modèle économique s’est effondré avec la chute des prix de l’immobilier et la récession, qui ont rendu bon nombre d’emprunteurs américains insolvables. La tutelle publique prévoit de maintenir la valeur nette des deux groupes, à l’aide de recapitalisations par le trésor. Au quatrième trimestre, Freddie Mac a encore réclamé à Washington une rallonge de 500 millions de dollars, et Fannie Mae une rallonge de 2,6 milliards de dollars.

Au total, depuis septembre 2008, l’Etat a donc renfloué les deux groupes à hauteur de 153,3 milliards de dollars, et il est très probable que la facture monte encore. Le paradoxe est que « Fannie » et « Freddie » lui vendent des actions préférentielles qui les obligent à lui verser des dividendes, ce qui retarde le redressement de leurs comptes. Au quatrième trimestre, ces dividendes ont coûté 2,2 milliards de dollars à « Fannie » et 1,6 milliard à « Freddie ».

Le gouvernement a présenté au Congrès le 11 février des propositions pour la réforme du système de financement du logement aux Etats-Unis, afin de réduire progressivement le rôle de ces deux géants sur le marché immobilier. Le secrétaire au trésor, Timothy Geithner, prévoyait une transition de « cinq à sept ans ». Aujourd’hui, 90 % des prêts immobiliers accordés aux Etats-Unis sont garantis par ou revendus à « Fannie » et « Freddie ».

Par ailleurs, des documents officiels ont montré que le Vice-Président Exécutif de Freddie Mac, Don Bisenius, pourrait faire face aux poursuites judiciaires de la part de la SEC qui l’accuse d’avoir violé les lois sur les actifs financiers avant le début de la crise immobilière.

US : Chute des ventes de maisons neuves

 

Les ventes de maisons individuelles neuves aux Etats-Unis ont rechuté en janvier après une année 2010 horrible, selon des chiffres publiés jeudi à Washington par le département du Commerce. Elles ont reculé de 12,6% par rapport à décembre, en données corrigées des variations saisonnières, a indiqué le ministère, précisant qu’il s’agissait de leur chute la plus forte depuis le mois de mai. Son indice des ventes pour janvier est tombé à 284.000 transactions en rythme annualisé, soit 18,6% de moins qu’un an plus tôt.

Les analystes avaient prévu un recul moins marqué de l’indicateur: leur prévision médiane le donnait à 310.000 ventes par an. Malgré un rebond de 15,6% en décembre, les ventes de maisons neuves sont tombées en 2010 à leur plus bas niveau depuis 1963 au moins (322.000). Leur chute de janvier les a fait retomber près de leur plus bas niveau, signe que la construction reste totalement sinistrée.

Atitre de comparaison, les ventes de maisons neuves avaient atteint un pic à 1,389 million de transactions en rythme annualisé au mois de juillet 2005, avant le grand effondrement des prix du logement aux Etats-Unis qui allait faire sombrer le pays et le monde dans la crise.La baisse des ventes s’est accompagnée en janvier d’un recul du prix médian des transactions de 1,9% par rapport à décembre, à 230.600 dollars. Ainsi, les ventes dans le neuf sont en déclin de 12,6% par rapport au mois antérieur et de 18,6% en glissement annuel. Le prix médian atteint $230 600. Le stock ressort à 188 000, ce qui représente 7,9 mois de ventes

USA: hausse des ventes de logements anciens pour le troisième mois consécutif

 Les ventes de logements anciens aux Etats-Unis ont progressé en janvier pour le troisième mois de suite, selon des chiffres publiés par l’Association nationale des agents immobiliers (NAR). Elles ont augmenté de 2,7% par rapport à décembre – en données corrigées des variations saisonnières, où elles avaient bondi de 12,5%, indique la NAR. En glissement annuel, les reventes de logements ont augmenté pour la première fois en sept mois, de 5,3%, ajoute l’Association.

L’indice corrigé des variations saisonnières de la Mortgage Bankers Association a progressé de 13,2% au cours de la semaine achevée le 18 février en traduisant la plus forte hausse depuis le début du mois d’octobre 2010. Plus en détail, l’indice des demandes des prêts pour le refinancement s’est envolé de 17,8% alors que celui des demandes des prêts hypothécaires a gagné 5,1%. Le taux hypothécaire fixe à trente ans a été en moyenne de 5% au cours de la semaine dernière, en baisse par rapport à 5,12% lors de la semaine antérieure.

Les prix des logements aux États-Unis ont baissé pour le sixième mois d’affilée en décembre, selon l’indice Standard and Poor’s/Case-Shiller. Ainsi, dans les vingt plus grandes métropoles américaines, les prix de l’immobilier ont baissé de 0,4% par rapport au mois précédent en données corrigées des variations saisonnières. En novembre, ils avaient reculé de 0,6% contre une estimation initiale d’une baisse de 0,7%. En glissement annuel, l’indice S&P/case-Shiller s’est replié de 2,4% en décembre, en ligne avec les attentes des analystes.

chart of the day, case shiller, home prices, feb 2011

La confiance des consommateurs américains s’ est améliorée sensiblement en février, selon l’indice du Conference Board qui est ressorti à 70,4 points contre 64,8 points en janvier (chiffre révisé d’une estimation initiale de 60,6 points). Donc, l’indice se situe au plus haut depuis trois ans.

confidence

Image: DShort.com

L’indice des prix immobiliers de la l’agence fédérale de financement de logement (FHFA) a fléchi de 0,8% en rythme corrigé des variations saisonnières au quatrième trimestre 2010 par rapport au trimestre précédent. En 2010, les prix immobiliers ont reculé de 3,9%. L’indice a été en baisse de 0,3% en décembre 2010 par rapport au mois de novembre 2010. Cet indice est basé sur les données de Fannie Mae et Freddie Mac.

Pour la première fois depuis 15 ans, les Etats-Unis ont connu une baisse nette du nombre des agences bancaires en 2010. Tandis que les banques ont fermé leurs agences dans les zones plus pauvres, elles en ont ouvert dans celles qui sont plus riches malgré la régulation gouvernementale qui exige que les besoins de crédit de la population pauvre et de la classe moyenne soient satisfaits. Ainsi, le nombre des agences bancaires est tombé à 98 517 de 99 550 en 2009, selon la FDIC.

USA :Trois points retiennent aujourd’hui l’ attention et pourraient justifier des taux longs encore bas. Premièrement, le chômage supérieur à  9 % semble devenir structurel. Chose nouvelle pour les Américains, le temps pour trouver un emploi s’allonge et la croissance de 3 % n’entraîne pas une baisse significative du chômage. Deuxièmement, le crédit. Même si le taux d’épargne est à la baisse, le crédit à la consommation peine à redémarrer et la consommation profite surtout des redistributions fiscales. Dernier point noir enfin, l’immobilier. Malgré la fin de la dégradation des ventes, les prix restent à la baisse et une forte reprise semble encore peu probable.

Le moral des ménages s’améliore nettement/ États-Unis. L’indice de confiance du Conference Board est remonté de 5,6 points par rapport à janvier Pour atteindre 70,4 Les analystes tablaient sur 67,0.

La confiance des consommateurs américains s’améliore nettement aux Etats-Unis, malgré le marasme de l’immobilier qui touche directement le patrimoine des ménages, selon des indicateurs publiés mardi. Le moral des Américains était en février à son plus haut niveau en trois ans, a indiqué le Conference Board, dont l’indice de confiance des ménages est remonté de 5,6 points par rapport à janvier, pour atteindre 70,4. Les analystes tablaient sur une hausse beaucoup moins forte puisqu’ils attendaient l’indice à 67,0, selon leur prévision médiane.

La hausse de la confiance s’explique par «un optimisme croissant concernant l’avenir proche», écrit le Conference Board dans un communiqué.

«La perception que les consommateurs ont de la conjoncture actuelle en matière d’activité et d’emploi s’est améliorée légèrement mais reste toujours médiocre», ajoute cet institut de conjoncture privé. En revanche, indique-t-il, «en ce qui concerne l’avenir, les consommateurs sont plus optimistes vis-à-vis de l’économie et de leurs perspectives de revenus», même s’ils apparaissent «partagés sur la situation de l’emploi.»

Malgré sa hausse, l’indice du Conference Board reste inférieur de près de 35% à son niveau de mai 2007, juste avant l’éclatement de la crise des crédits immobiliers à risque.

L’indice de confiance des ménages américains établi par l’Université du Michigan a été révisé à 77,5 points, soit 2,4 points de plus que lors de la première estimation. Les consommateurs des États-Unis n’avaient plus été aussi optimistes depuis trois ans. Les analystes, eux, tablaient sur une le chiffre de 75,5 points. Les ménages ont eu une perception plus positive qu’estimé du redressement du marché du travail aux États-Unis. Leur appréciation de l’évolution de la conjoncture outre-Atlantique a également été bien meilleure que prévu. Le sous-indice des anticipations, précédemment annoncé en repli est finalement monté à 71,6 points, au plus haut depuis septembre 2009.

Et enfin, l’humeur optimiste du moment de l’enquête Michigan est également semblable à l’humeur des propriétaires de petites entreprises, saisi par
l’indice NFIB Business optimisme
 

États-Unis: nouveau recul du chômage

 

Les nouvelles inscriptions au chômage aux Etats-Unis ont de nouveau reculé après une semaine de hausse, pour revenir près de leur plus bas niveau de l’année, selon des chiffres publiés jeudi par le Département du travail à Washington. En données corrigées des variations saisonnières, le nombre de demandes d’allocations chômage est descendu 391.000 lors de la semaine du 13 au 19 février, contre 413.000 (chiffre révisé) la semaine précédente. C’est mieux que ne le prévoyaient les analystes, qui tablaient sur une stabilité. Le plus bas niveau de l’année, atteint au début du mois à 385.000, correspond au plus bas depuis juillet 2008. Les inscriptions n’étaient ensuite jamais repassées sous les 400.000 par semaine jusqu’à Noël 2010, ayant même fait une pointe au-dessus des 500.000 en août 2010.

USA: rebond des commandes de biens durables 

Les commandes de biens durables aux États-Unis ont nettement rebondi en janvier. Ainsi, le département américain du Commerce a fait état d’une hausse de 2,7%, conforme au consensus des analystes interrogés par Reuters, après une baisse surprise de -0,4% (révisé de -2,3%) en décembre. Hors transports, les commandes de biens durables ont enregistré un recul surprise de 3,6% en janvier, soit leur plus fort repli depuis janvier 2009 alors que les analystes anticipaient une hausse de 0,4% après une hausse de 3,0% en décembre (révisé de 0,8%). Hors commandes de défense, elles affichent une progression de 1,9% sur un mois, alors que les analystes attendaient un rebond plus net, à 4,2%. En décembre, ce chiffre avait baissé de -0,2% (contre -2,3% en première estimation). En ce qui concerne commandes hors défense et aéronautique, elles ont chuté de 6,9% le mois dernier, soit plus que la baisse de 2,5% attendue, après une augmentation de 4,3% en décembre (révisé de +1,9%). Le ministère a revu en baisse de 1,9 point son estimation du recul du mois précédent à 0,4%.

USA: une fraude derrière la plus grosse faillite bancaire de 2009

La trésorière d’une société de prêts hypothécaires avait plaidé coupable dans une affaire de fraude évaluée à 1,9 milliard de dollars, qui avait été l’une des causes de la plus grosse faillite bancaire de 2009, a annoncé le ministère américain de la Justice. Selon les autorités, Desiree Brown, trésorière de la société Taylor, Bean & Whitaker (TBW), avait procédé à des ventes fictives de portefeuilles de prêts à la banque Colonial Bank, prétendant céder des actifs qui étaient en fait inexistants ou déjà vendus à d’autres investisseurs. Colonial aurait ainsi versé à TBW plus de 400 millions de dollars pour des actifs fictifs entre 2003 et 2009. TBW avait également participé à la demande de recapitalisation de la Colonial Bank lancée par le Trésor. Cette banque de l’Alabama réclamait 570 millions de dollars au Trésor et avait obtenu d’être aidée si elle levait 300 millions de dollars sur le marché privé. En mars 2009, Colonial avait annoncé avoir conclu un accord avec TBW pour obtenir cette somme en échange de 75% de son capital. Mais TBW n’avait jamais réussi à collecter les fonds nécessaires, et le montage s’était effondré, entraînant la faillite des deux sociétés. Avec ses 25 milliards de dollars d’actifs, Colonial Bank était la 44e plus grosse banque des Etats-Unis en août 2009. Sa disparition a représenté la plus grosse faillite bancaire de cette année-là. L’essentiel de ses actifs avaient été repris par BB&T, permettant à cette dernière de se hisser parmi les plus gros établissements du pays. L’ancien président de TBW, Lee Farkas, avait été inculpé en juin 2010.

Banques / US : 4 faillites de plus

D’après la FDIC (Federal Deposit Insurance Corp), 4 nouvelles banques viennent de faire faillite aux Etats-Unis. 

Il s’agit de : San Luis Trust Bank (332,6 M$ d’actifs et 272 M$ de dépôts), Charter Oak Bank (CHOB.OB – actualité) (121 M$ d’actifs et 105 M$ de dépôts), Citizens Bank (CZMO.PK – actualité) of Effingham (214 M$ d’actifs et 206 M$ de dépôts) et Habersham Bank (388 M$ d’actifs et 340 M$ de dépôts). 

Au total, 22 banques américaines ont fait faillite pour le moment en 2011, contre 157 en 2010, 140 en 2009, 25 en 2008 et 3 en 2007.

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Des banques étrangères échappent à la réforme

Des banques étrangères ont trouvé une astuce pour échapper à l’une des dispositions les plus contraignantes de la réforme américaine du secteur financier, qui les obligerait à massivement recapitaliser leurs filiales aux Etats-Unis, rapporte le Wall Street Journal. Ces banques, parmi lesquelles la britannique Barclays, ont engagé les démarches pour changer le statut juridique de leurs activités américaines, qui sont actuellement coiffées par une holding supervisée par la Réserve fédérale. «La manoeuvre leur permettrait d’échapper à l’une des dispositions de la loi Dodd-Frank qui les oblige à injecter des milliards de dollars d’argent frais dans le capital de ces entités», écrit le quotidien des milieux d’affaires.

 USA: banquier de Credit Suisse arrêté

Un banquier de Credit Suisse a été arrêté aux Etats-Unis où la banque helvétique est soupçonnée, après sa rivale UBS, d’avoir aidé des clients américains à frauder leur fisc, selon le journal alémanique SonntagsZeitung. Le gestionnaire de fortune d’origine grecque qui travaille pour la banque à Zürich est parti en avion «vers les Etats-Unis pour y rencontrer des clients durant un séjour de deux semaines. A son arrivée (sur le sol américain,), le directeur de la banque Credit Suisse a été arrêté», explique le journal selon lequel l’information a été confirmée par «plusieurs sources».

Allstate: Citigroup et Deutsche Bank poursuivies

 L’assureur américain Allstate a lancé des poursuites contre les banques américaine Citigroup et l’allemande Deutsche Bank, les accusant de l’avoir trompé sur la nature de titres adossés à des prêts hypothécaires risqués qu’elles lui ont vendus avant la crise. Allstate indique avoir «enregistré jeudi dans des tribunaux de l’Etat de New York deux plaintes concernant des pertes liées à l’achat de titres adossés à des prêts hypothécaires». La première plainte a été déposée contre Citimortgage, filiale de Citigroup, et certaines sociétés affiliées pour «enfreinte aux lois boursières sur les fraudes et les représentations trompeuses» de produits financiers. La deuxième plainte accuse des mêmes délits la maison de courtage américaine Ace Securities ainsi que Deutsche Bank Securities, filiale de la banque allemande éponyme. CountryWide: poursuites pénales contre l’ex-PDG abandonnées La justice américaine a abandonné les poursuites au pénal intentées contre le fondateur et ancien PDG du prêteur immobilier Countrywide, Angelo Mozilo, indiquaient plusieurs journaux américains. Selon le Los Angeles Times, le New York Times et le Wall Street Journal, qui citent des sources proches du dossier, l’accusation a cessé son enquête dans cette affaire portant sur la chute de cette banque très active dans le prêt hypothécaire à risque («subprime»), faute de preuves suffisantes d’un délit. «Il peut être pire de perdre un procès que de ne pas en avoir du tout», a déclaré une source judiciaire au LA Times.

Krach éclair: élargissement des coupe-circuits

La création d’un système d’encadrement des ordres placés sur les valeurs qui font l’objet d’une forte variation est proposée. Seuls les ordres dans une fourchette limitée seraient acceptés. Le comité chargé par les autorités boursières d’étudier le «krach éclair» en mai à Wall Street a recommandé vendredi l’élargissement des mesures de coupe-circuits actuelles à un plus grand nombre d’actions et l’adoption de mesures pour encadrer l’évolution des cours. Ce bref plongeon du Dow Jones de près de 1.000 points, le 6 mai dernier, a eu pour «net effet» d’ébranler la confiance des investisseurs, expliquent ces experts dans un rapport. Ils ont été chargés par le régulateur boursier, la Securities and Exchange Commission (SEC), et par celui des marchés de produits dérivés, la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), de présenter des pistes pour restaurer cette confiance. Ce comité dit approuver l’adoption par la SEC, depuis cette débâcle, de systèmes de coupe-circuit, appliqués aux 1000 principales valeurs américaines (Russel 1000). La cotation d’une valeur est désormais suspendue provisoirement si elle évolue de plus de 10% en cinq minutes. Mais il se dit «inquiet de l’application limitée des pauses», qui «ne répondent pas aux mouvements extrêmes potentiels de nombreux titres plus petits et moins liquides». Il recommande donc l’expansion de cette mesure «à toutes les actions cotées, à l’exception de celles les moins échangées». Il propose également, en complément de ces mesures, la création d’un système d’encadrement des ordres placés sur les valeurs qui font l’objet d’une forte variation. A partir d’un pourcentage d’évolution donné, seuls les ordres dans une fourchette limitée seraient acceptés. En outre, les experts proposent d’élargir le coupe-circuit général, qui impose l’interruption de tous les échanges sur le marché quand un indice boursier chute de manière trop marquée. Ils estiment aussi qu’il devrait s’appliquer au Standard & Poor’s 500 et non au Dow Jones, composé de seulement 30 valeurs, comme c’est le cas actuellement. Le système impose une suspension temporaire de tous les échanges quand l’indice perd plus de 10%: une heure si cette limite est atteinte avant 14H00, une demi-heure entre 14h00 et 14h30. Si, après la reprise des cotations, la chute va jusqu’à 20%, d’autres pauses sont décrétées. La durée de ces suspensions devrait être réduite «vu l’évolution spectaculaire de la vitesse des échanges», selon le document.

USA : 2 banques anticipent de lourdes sanctions sur les saisies immobilières

Les banques américaines Bank of America et Wells Fargo ont indiqué dans leurs rapports annuels respectifs aux autorités boursières qu’elles tablaient sur des sanctions, notamment financières, pour des procédures de saisies immobilières potentiellement irrégulières.

« Plusieurs agences gouvernementales mènent des enquêtes sur les pratiques de Wells Fargo liées aux saisies immobilières », et il est « probable qu’une ou plusieurs agences lancent des mesures correctives ou des sanctions », a indiqué Wells Fargo dans son document. Ces mesures « pourraient inclure des pénalités financières », précise la banque californienne.

Le groupe évalue par ailleurs au 31 décembre 2010 que l’ensemble des plaintes de consommateurs auxquelles il fait face pourrait lui coûter jusqu’à 1,2 milliard de dollars.Wells Fargo estime qu’en l’état actuel des choses, ces plaintes « n’auront pas, individuellement ou dans leur ensemble, d’effet significatif sur la position financière de Wells Fargo », même si cela peut changer en cas « d’événements inattendus ».

Du côté de Bank of America, on a fait état de « nombreuses enquêtes officielles » menées au niveau des Etats et au niveau fédéral sur des procédures de saisie potentiellement irrégulières. « Ces enquêtes et toute irrégularité qui pourrait être mise au jour dans nos procédures de saisies, ainsi que les mesures à prendre à la suite des enquêtes gouvenementales ou de nos procédures d’examen internes, pourraient avoir un impact négatif sur (…) nos résultats », a indiqué la banque de Charlotte (Caroline du Nord, sud-est).

Bank of America estime que ses coûts judiciaires supplémentaires pourraient atteindre jusqu’à 1,5 milliard de dollars cette année, tous dossiers confondus, sauf imprévus.

Les Etats-Unis ont lancé une enquête sur les procédures de saisies immobilières d’une dizaine d’institutions financières américaines dont Wells Fargo, l’un des plus gros prêteurs immobiliers américains. En octobre, Ally Bank, JPMorgan Chase et Bank of America avaient suspendu des dizaines de milliers de procédures après avoir découvert des irrégularités. Des dizaines de procès sont en cours aux Etats-Unis contre plusieurs banques sur ces procédures de saisies.

De son côté Citigroup a indiqué qu’elle estimait à 4 milliards de dollars le coût maximal potentiel de divers contentieux juridiques en cours pour l’année 2011.

La banque new-yorkaise n’a pas évoqué de problèmes sur les saisies immobilières, mais une large gamme de conflits, qu’il s’agisse de la vente d’EMI au fonds britannique Terra Firma en 2007, ou du scandale Parmalat, entre autres.

La banque est également visée par des procédures en nom collectif potentiellement très coûteuses liées à l’accumulation d’actifs toxiques, principalement des portefeuille de prêts hypothécaires « subprime », entre 2004 et 2009

La marge fiscale des Etats-Unis

Le ratio des recettes fiscales au PIB est l’un des plus faibles des pays développés selon l’OCDE.

L’accent mis sur la question des coupes budgétaires dans le débat politique qui enflamme Washington occulte une réalité: les Etats-Unis ont de la marge pour augmenter les impôts.

Selon les dernières statistiques disponibles de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le ratio des recettes fiscales au PIB des Etats-Unis est l’un des plus faibles des pays développés. Il était de 26,9% en 2008, et l’OCDE, qui fait référence en la matière, ne recense que trois de ses membres avec une pression fiscale plus faible: Mexique, Turquie et Corée du Sud. La question du niveau des taxes aux Etats-Unis est reléguée au second plan du débat sur la réduction d’un déficit budgétaire qui campe au sommet depuis deux ans.

Les républicains, majoritaires à la Chambre basse, proposent de couper sans retenue dans les dépenses – notamment sociales – de l’Etat fédéral. S’ils parlent des impôts, c’est pour les réduire et préserver les avantages accordés aux plus riches sous le président George W. Bush (2001-2009).

Dans son projet de loi de finances initial pour l’exercice budgétaire 2012, le gouvernement ambitionne de réduire le déficit comme jamais depuis 1946. Il compte pour cela sur une croissance robuste qui grossirait fortement les recettes fiscales, les impôts n’étant censés augmenter pratiquement que pour une infime proportion des Américains les plus aisés, qui perdraient leurs avantages des années Bush. La baisse du déficit passerait aussi par de fortes coupes dans les dépenses, mais dans une moindre mesure.

L’augmentation des prélèvements obligatoires est impopulaire sous toutes les latitudes, mais le sujet prend un tour particulièrement passionné aux Etats-Unis, pays né d’une révolte populaire contre l’impôt, dû à l’époque au roi d’Angleterre.

La dernière entreprise réussie de réduction du déficit, sous le président Bill Clinton (1993-2001) – qui avait ramené le pays à des excédents budgétaires à la fin de son mandat, enseigne pourtant que ce succès avait été rendu possible par une baisse continue des dépenses publiques et une augmentation des impôts. Selon l’OCDE, le taux des recettes fiscales de l’Etat était passé de 27,9% du PIB en 1995 à 29,9% en 2000.

Face à des républicains qui accusent l’impôt de tuer la croissance, le secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, a déclaré devant des sénateurs, sans jamais parler de hausse des impôts, qu’il serait impossible de «ramener le déficit à un niveau viable sans se pencher sur les recettes».

La veille, il avait invité un élu républicain de la Chambre des représentants à considérer le fait que pendant la décennie 1990, «le pays s’en sortait bien» et que «le monde enviait» la croissance américaine. De fait, les Etats-Unis n’ont jamais retrouvé la croissance qu’ils avaient  connue sous M. Clinton de 1996 à 2000 (hausse annuelle du PIB de 3,7 à 4,8%). Le président Barack Obama a annoncé fin janvier son intention de baisser le taux de l’impôt sur les sociétés.

Sur les 413 entreprises du S&P 500 qui ont publié leurs résultats trimestriels pour T4 2010, 71% ont dépassé à la hausse le consensus de Wall Street.

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EMERGENTS

L’Afrique du Sud a été admise au sein du groupe des BRIC ; elle sera présente à la réunion du groupe en avril en Chine

Citigroup prévoit une croissance élevée dans le monde jusqu’en 2050 avec le taux réel de croissance de PIB de 4,6% par an jusqu’en 2030 et de 3,8% par an entre 2030 et 2050, selon Willem Buiter, chef économiste de Citi. Ainsi, le PIB mondial devrait passer de $72 mille milliards à $380 mille milliards en 2050. L’économie chinoise devrait dépasser celle des États-Unis vers 2020. L’économie indienne passera à la deuxième place vers 2050. Selon Monsieur Buiter, les pays à surveiller dans les ans à venir sont Bangladesh, Chine, Égypte, Inde, Indonésie, Irak, Mongolie, Nigeria, Philippines, Sri Lanka et Vietnam.

Chinamerica : Et si le yuan était totalement surévalué?

L’énorme épargne des ménages chinois baissera sûrement son cours sur un marché libéré.

La monnaie chinoise pourrait bien être surévaluée par rapport au dollar, selon un document de travail publié mardi par la banque centrale américaine (Fed) et prenant à rebrousse-poil une idée communément admise selon laquelle le yuan est sous-évalué.

«En l’absence de marché financier intérieur chinois, bien structuré, le yuan pourrait se déprécier fortement, au lieu de s’apprécier, une fois que le gouvernement chinois aura abandonné l’arrimage» de sa monnaie au dollar, affirme cette étude publiée par le service de la recherche de l’antenne de la Fed de Saint-Louis (Centre des Etats-Unis).

«L’accumulation massive de réserves de change par la Chine n’est pas nécessairement le résultat voulu d’une politique de l’Etat [chinois] ou d’une sous-évaluation» du yuan, indique ce document intitulé «Comprendre les réserves de change excédentaires de la Chine» et «ne reflétant pas nécessairement la position officielle» de la Fed.

«Elle est au contraire une conséquence naturelle de la croissance économique rapide du pays conjuguée à un système financier inefficace» en Chine, ajoute l’étude.

Celle-ci note que le déficit commercial des Etats-Unis vis-à-vis de la Chine, à l’origine de la poussée des réserves de changes chinoises, n’est pas lié au niveau du taux de change mais au fait que les Chinois choisissent d’épargner une partie des profits de leurs exportations plutôt que de les convertir intégralement en achats de biens ou services américains.

L’auteur, Yi Wen, professeur d’économie américain travaillant à la Fed depuis 2005, explique ce comportement par le fait que «le besoin d’épargne des actifs chinois est nettement supérieur à celui des Américains» du fait d’une protection sociale lacunaire et des difficultés rencontrées pour emprunter en Chine.

C’est la seule raison pour laquelle les Chinois achètent des obligations du Trésor américain dont le rendement est si bas qu’il est même négatif une fois l’inflation prise en compte, ajoute-t-il.

Il en conclut que «réévaluer le yuan ne résoudra pas la question du déséquilibre commercial entre les Etats-Unis et la Chine et pourrait avoir l’effet inverse de celui recherché».

Les Américains, dit-il, iront acheter dans d’autres pays les produits qu’ils ne peuvent produire eux-mêmes autrement qu’à perte du fait du niveau des salaires aux Etats-Unis, et les Chinois n’épargneront pas moins.

Pour lui, le risque, en abandonnant l’arrimage du yuan au dollar, comme le demandent les Etats-Unis, est que «l’énorme épargne des ménages chinois se précipite sur les marchés financiers internationaux à la recherche de meilleurs rendements», ce qui aurait pour conséquence de faire baisser la monnaie chinoise.

La Fed de Saint-Louis avait déjà publié début février un court article à contre-courant du discours officiel américain (mais n’engageant que son auteur) reconnaissant le bien-fondé des arguments chinois selon lesquels une hausse du yuan n’aurait que peu d’effet sur le déficit commercial américain.

Les Etats-Unis, qui accusent la Chine d’être responsable de leur déficit commercial abyssal et de maintenir volontairement leur monnaie sous-évaluée ne cessent d’exhorter Pékin à laisser le yuan flotter librement sur le marché des changes.

chine: l’immobilier toujours en hausse dans les villes Les prix de l’immobilier continuent de grimper dans la plupart des grandes villes chinoises, selon des statistiques publiées vendredi par le gouvernement, qui ne fournit plus d’indice pour les 70 principales agglomérations du pays. L’augmentation la plus forte a été enregistrée à Haikou, la capitale de l’île de Hainan.

chine: nouveau relèvement des réserves obligatoires des banques La banque centrale chinoise a annoncé vendredi un relèvement de 0,5 point de pourcentage des taux de réserves obligatoires des banques, le deuxième de l’année, pour lutter contre l’abondance de liquidités dans l’économie, génératrice d’inflation.

L’indice des prix à la consommation en Chine a progressé sur douze mois de 4,9% en janvier (4,6 en décembre). Hors alimentation, l’indice est en hausse de 2,6% (2,1%). Par ailleurs, le montant desnouveaux prêts (1 Tr. de yuans) est en nette baisse sur un an (-28,2%) et l’augmentation de la masse monétaire (M2) est passée en un mois d’un rythme annuel de 19,7% à 17,2%.

Inde : mise ne place d’un nouvel indice de mesure du coût de la vie L’Inde a lancé vendredi un nouvel indice économique visant à mesurer le coût de la vie dans les zones urbaines et rurales, signe de la préoccupation du gouvernement liée à une inflation galopante. Il ne devrait pas remplacer le principal indice basé sur les prix de gros.

Inde : Malgré des chiffres d’inflation plus élevés qu’anticipés à 8,23% contre 8,1% attendus, il faut s’attendre à une modération dans les prochains mois grâce à un effet de base plus favorable et une diminution sensible de l’inflation sur les denrées alimentaires (qui représentent environ 30% de l’indice d’inflation) qui passe de 16,91% début janvier à 11,05%début février.

La Reserve Bank of India a fixé le nouveau ratio réglementaire des sociétés financières à 15% (Tier 1 & Tier 2) à l’exception des sociétés financières donnant des prêts immobiliers.

Malgré des résultats satisfaisants au cours du 3e trimestre de l’année fiscale 2011, avec une croissance bénéficiaire moyenne de 24% pour les sociétés du Sensex, les courtiers commencent à réviser les résultats des sociétés à la baisse en raison de la pression sur les marges consécutives à la forte hausse des matières premières.

La Banque centrale du Vietnam a augmenté un de ses taux directeurs pour réduire les risques d’inflation après une nouvelle dévaluation du dong la semaine dernière. La Banque centrale a annoncé jeudi une hausse de son taux de refinancement, de 9 à 11%, mais a laissé les autres taux inchangés.

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MONDIALISATION

L’impact chiffré sur les ventes d’armes russes

La Russie risque de perdre jusqu’à 10 milliards de dollars (7,4 milliards d’euros) de ventes d’armes en raison des troubles affectant les régimes de certains pays arabes, a indiqué hier une source au sein de l’industrie militaire russe.

«La Russie a des contrats et en attend d’autres pour un montant total d’environ 10 milliards de dollars avec des pays du Proche-Orient et d’Afrique du Nord où des émeutes ont éclaté», a déclaré cette source à l’agence Interfax.

«Rien ne peut être exclu dans cette situation et, dans le pire des cas, ces projets pourraient tomber à l’eau», a ajouté cette source.

La Russie, l’un des leaders mondiaux d’exportations d’armes, compte parmi ses principaux clients de pays arabes la Libye et le Yémen, deux pays en proie à de forts mouvements de contestation, ainsi que l’Egypte, dont le président Hosni Moubarak a démissionné le 11 février après un soulèvement populaire.

Ce montant équivaut à celui des exportations d’armes de la Russie en 2010. La perte de ces contrats serait un revers important pour l’Etat russe qui tente de garder au Moyen-Orient les clients qu’elle avait acquis à l’époque soviétique.

La Russie négocie actuellement la signature d’une série de contrats pour un montant de deux milliards de dollars avec la Libye, toujours selon la même source.

Nippon Basic lance un vélo purificateur d’eau

La société Nippon Basic a développé une étonnante bicyclette, qui en un coup de pédale, permet de purifier de l’eau. Quelques 200 exemplaires ont été produits depuis 2005. Le Cycloclean est vendu 550.000 yens au Japon, soit 4850 euros. Mais Nippon Basic entend lancer sa fabrication au Bangladesh avec une société locale, afin d’en réduire le coût. La firme compte produire chaque année dans le pays, 100 à 200 vélos de ce type.

L’utilisation du Cycloclean est extrêmement simple. «Vous pédalez jusqu’à une rivière, une mare ou toute autre source d’eau, et vos jambes suffisent à produire de l’eau potable» assure Yuichi Katsuura, président de Nippon Basic cité par le site Sciences et Avenir. Le cycliste plonge un tuyau dans une source d’eau, et pédale pour aspirer le liquide. Celui-ci est alors nettoyé grâce à trois filtres dont est équipé l’arrière du vélo. Cinq litres d’eau peuvent ainsi être traités en seulement une minute.

D’un poids de 54 kilos, équipement de purification compris, le Cycloclean pourrait se montrer utile pour les populations touchées par des catastrophes naturelles et privées d’eau potable, en leur offrant rapidement et simplement un liquide purifié. Depuis son lancement au Japon, il a été essentiellement vendu à des municipalités nippones, mais quelques exemplaires ont également déjà trouvés preneurs au Bangladesh, en Birmanie, au Cambodge, en Chine, en Indonésie et aux Philippines. Sa mise ne production au Bengladesh pourrait lui assurer une diffusion plus large dans plusieurs pays en développement.

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Or : une demande en Chine « explosive » la banque chinoise ICBC a vendu au cours du seul mois de janvier 7 tonnes d’or à ses clients alors qu’elle en avait vendu 15 tonnes sur l’ensemble de 2010 !.

Les données mensuelles d’importations chinoises de métaux confirment qu’un restockage est en cours ; au mois de janvier, le pays a importé 69 millions de tonnes de minerai de fer (+48% par rapport à janvier 2010 – nouveau record) et 364 000 tonnes de cuivre (+5,7% par rapport au mois précédent).

L’Arabie saoudite aurait discrètement augmenté sa production de pétrole à plus de 9 millions de barils par jour, soit une augmentation de plus de 700 000 barils par jour, selon Reuters qui cite une source saoudienne proche de l’industrie. Reuters estime la production saoudienne à 8,3 millions de barils par jour en janvier. Mais personne ne peut véritablement confirmer cette information car l’Arabie Saoudite ne dévoile que très peu d’informations sur sa production du pétrole et sur ses capacités de production.

Le cacao au plus haut depuis 32 ans

Le gouvernement d’Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire prolonge l’interdiction des exportations. Les cours du cacao sont montés mardi à leur plus haut niveau depuis 32 ans, portés par des inquiétudes sur la situation en Côte d’Ivoire, théâtre d’un regain de tension ces derniers jours. Sur le NYBoT-ICE américain, la tonne de cacao pour livraison en mars a atteint hier 3666 dollars, son niveau le plus élevé depuis le 12 janvier 1979. Sur le Liffe de Londres, le contrat pour livraison en mars a grimpé jusqu’à 2378 dollars la tonne, un sommet depuis fin juillet, et se rapprochait d’un record depuis 33 ans atteint en juin. «L’escalade de la violence en Côte d’Ivoire propulse les cours du cacao» à de nouveaux sommets, observait Yingxi Yu, analyste chez Barclays Capital. Alassane Ouattara avait demandé fin janvier un arrêt des exportations de cacao jusqu’au 23 février, un appel respecté par les grands négociants et chocolatiers. L’interdiction des exportations a d’ailleurs été prolongée hier jusqu’au 15 mars par le gouvernement  Ouattara. Une pression pour forcer le chef d’Etat sortant Laurent Gbagbo au départ.n

Genève arbitre le négoce mondial

Genève gère 22% des échanges mondiaux de coton. La Cité de Calvin serait aujourd’hui la première place de commerce des produits de base

Genève s’imposerait entre autres comme la première place mondiale pour le négoce du pétrole devant Londres, générant quelque 10% des revenus du canton. Après TNK-BP, c’est le géant étatique russe Rosneft (LT du 29.01.2011) qui a enregistré une filiale de négoce aux bords du Léman. Il est venu rejoindre son rival Lukoil, qui y opère depuis dix ans via sa filiale Litasco, mais aussi les plus grands noms du secteur, tels Glencore, Mercuria, Gunvor… Très probablement, l’arrivée des Russes fait partie de l’effet boule de neige dont a bénéficié Genève. «Les Russes, comme les autres, viennent là où se trouve le marché», explique le directeur de Litasco, Sergei Chaplygin.

De fait, selon l’Association genevoise du négoce et de l’affrètement (GTSA), Genève tient la corde dans le secteur du gaz et du pétrole, pétrole dont elle traite un tiers des volumes mondiaux: 80 à 85% de l’or noir russe et 65 à 70% du kazakh. D’ailleurs, l’Arc lémanique dans son ensemble compte désormais 400 sociétés actives dans le négoce international, générant un chiffre d’affaires de 800 milliards de francs par année. Genève figure également en tête pour le négoce de riz, des oléagineux et des céréales, avec la présence des grands noms du secteur: Bunge, Cargill ou encore Louis Dreyfus. Dans le détail, elle domine ce marché, en traitant un tiers des 75 millions de tonnes échangées chaque année.

En ce qui concerne le sucre et le coton), Genève occupe encore la première place au monde, à égalité avec Londres, avec un tiers des 15 millions de tonnes de sucre vendues chaque année et 22% des échanges mondiaux de coton. Et le café? Leader aussi, avec 50% du négoce international. Pour l’acier, enfin, la Cité de Calvin gère 10% du commerce global. Alors que pour les métaux non ferreux et les matières premières comme l’électricité, les certificats de CO 2 et l’éthanol, la position de la ville est en croissance. Pierre-François Unger, chef du Département de l’économie, rappelle que l’attrait de Genève passe par «la grande stabilité politique suisse, une prévisibilité fiscale peu commune mais aussi un vivier important de compétences». Pour les experts, l’attractivité fiscale y est pour beaucoup: les sociétés de négoce y sont considérées comme des sociétés auxiliaires faisant leurs affaires en dehors de Suisse et étant taxées à hauteur de 12%.

Le bois-énergie est réhabilité en Afrique

Le bois est à la mode dans les pays riches comme combustible alternatif aux carburants fossiles. Il est aussi réhabilité dans les pays du Sud et notamment en Afrique. Pendant des dizaines d’années, le bois-combustible a eu mauvaise réputation dans ce continent. C’était l’énergie du pauvre. Son usage était considéré comme un frein au développement parce qu’il accaparait le temps disponible des populations et surtout des femmes. Sa collecte devait enfin mener à l’extinction des forêts en zone sahélienne.

Cette prédiction faite par la FAO (Organisation des Nations unies à l’agriculture et à l’alimentation), à la fin des années 70, ne s’est pas réalisée, observent aujourd’hui aussi bien ses chercheurs que ceux du CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement). Il n’y a pas eu les grandes pénuries de bois de feu annoncées. Paradoxalement, c’est lorsque les Etats ont interdit la collecte de bois vert, en République démocratique du Congo ou au Kenya, que la forêt a le plus reculé. N’étant plus entretenue, elle a subi des coupes rases pour des récoltes éphémères de sorgho ou de maïs, qui ont fait place, définitivement, au désert de latérite….

Au Burkina Faso, la gestion de la forêt pour produire du bois-énergie a même permis aux communautés qui ne vivaient pas de leurs céréales, de sortir de la pauvreté. Aujourd’hui, on s’intéresse au bois, aux déchets du bois, et plus généralement à la biomasse, qui englobe aussi d’autres déchets végétaux comme la paille de céréales ou les balles de riz, pour produire de l’électricité dans les communautés rurales. Madagascar a quatre projets, dont deux fonctionneront d’ici la fin de l’année, de gazéification de la biomasse pour générer de la chaleur et du courant. Bois et biomasse fournissent encore 90 % de l’énergie utilisée en Afrique au Sud du Sahara.

Au Maghreb les citadins passent au gaz de pétrole liquéfié, mais dans les villes subsahariennes, c’est le charbon de bois qui se substitue au bois de feu des communautés rurales. Pour fournir des cités à la démographie galopante comme Bamako, Ouagadougou, sans parler de Lagos ou Kinshasa, l’Afrique ne pourra pas, selon ces chercheurs, faire l’économie de plantations forestières artificielles, comme celles d’eucalyptus, plus productives que les forêts naturelles, pour rapprocher la ressource des grands bassins de consommation. Il faudra aussi, comme en Europe, organiser le transport des plaquettes ou du charbon de bois.

Les cours du café arabica au plus haut depuis 34 ans

Les investisseurs d’arabica ont pris leur bénéfices mercredi 23 février après le pic historique de la veille où la livre du café a atteint les 2,78 dollars. New York n’avait pas vu pareil chiffre depuis 1977 ! A l’époque, le gel avait anéanti la récolte au Brésil, le premier producteur mondial.

Cette année, les causes de la hausse des cours sont multiples. La principale raison est l’état des stocks mondiaux, au plus bas depuis 40 ans. L’Organisation internationale du café estime à 2 ou 3 mois les réserves dans les pays consommateurs. La demande de café est en constante progression, surtout dans les pays émergents comme l’Inde, la Russie, mais aussi dans les pays producteurs de café eux-mêmes, du Brésil au Kenya.

Or, la très bonne récolte de café au Brésil n’a pas pu faire oublier les trois années de productions calamiteuses en Colombie, le deuxième producteur mondial d’arabica. Même si cette origine de très bonne qualité est davantage utilisée dans les expressos et les cafés-filtre que dans les cafés en poudre, à base de robusta, qui l’emportent dans les pays où la boisson connaît un engouement croissant. Il n’empêche que l’arabica colombien est rare en ce moment et très recherché, au point qu’il est devenu un investissement financier. C’est ainsi que la spéculation prélève virtuellement son quota de grains de café des stocks de la bourse de New York !

Les cours y ont été multipliés par deux, depuis l’été, et ces derniers jours la ruée des torréfacteurs sur le marché à terme pour fixer leur prix a renforcé la hausse. Mardi, la prolongation officielle de l’embargo sur les exportations de café et de cacao ivoiriens, décrété par le président élu Alassane Ouattara a provoqué l’ébullition. Une ébullition commune au robusta qui a battu à Londres un record de deux ans et demi.

Pour profiter de cette hausse, les caféiculteurs du Brésil et du Vietnam organisent la rétention des derniers grains, avant la prochaine récolte, pour faire monter les prix locaux ; ils ont rarement été aussi élevés. Quant aux torréfacteurs, ils en sont à la quatrième révision de leurs prix de gros en moins d’un an, une hausse qui n’a pas encore été répercutée sur le consommateur final.

Imerys négocie l’achat de la plus grande mine de talc, située en France, à Rio Tinto

La plus grande mine de talc est française et elle est sur le point de passer des mains du géant minier anglo-australien Rio Tinto à celle du groupe français Imerys. La roche la plus douce du monde ne sert plus autant à calmer les rougeurs sur les fesses des bébés mais elle est toujours très utilisée en cosmétique. Surtout, le talc trouve des débouchés insoupçonnés dans de nombreux secteurs très divers de l’industrie.

Dans la pharmacie, on l’utilise pour ses qualités lubrifiantes, qui facilitent l’absorption des gélules. Dans l’agro-alimentaire, et dans les peintures, il est un bon antiagglomérant. Le talc réduit la température de cuisson des céramiques. Il est un agent blanchissant et lissant très apprécié des papetiers, surtout pour la presse magazine. Léger, le talc rend aussi les plastiques plus souples. Si vos pare-chocs de voiture résistent mieux aux collisions, c’est en partie grâce au talc. Pour couronner le tout, c’est un minerai neutre pour l’environnement et la santé. Et il est moins cher que des produits chimiques qui auraient les mêmes qualités.

Le talc, c’est la Chine qui en produit le plus mais c’est la France qui possède la plus grande carrière à ciel ouvert au monde : au sud-ouest du pays, à Luzenac, dans les Pyrénées ariégeoises. Acheté par Rio Tinto, en 1988, le site cherchait preneur depuis que le géant minier anglo-australien, très endetté après son rachat du fabricant canadien d’aluminium Alcan, avait décidé de se séparer d’activités, mineures pour lui. La crise économique mondiale avait interrompu cette vente.

Aujourd’hui la carrière de talc pyrénéenne est sur le point de tomber dans l’escarcelle du groupe français Imerys, spécialisé dans la transformation de 29 minerais industriels. Ainsi, le talc deviendrait le trentième à son portefeuille. Si les autorités de la concurrence et les représentants du personnel donnent leur accord, Imerys héritera donc de Luzenac, une filiale qui englobe aujourd’hui non seulement la carrière ariégeoise et des laboratoires à Toulouse, mais aussi d’autres carrières de talc en Europe, aux Etats-Unis, au Canada, en Australie et au Japon. En tout le quart de la production mondiale et 1 000 salariés, dont 255 en France.

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GEOPOLITIQUE

Oman: deux manifestants tués par des tirs de la police

Deux manifestants omanais ont été tués et cinq blessés dimanche par des tirs de la police lors de la dispersion d’une manifestants de chômeurs à Sohar, à 200 km au nord de Mascate, a indiqué une source au sein des services de sécurité. «Deux manifestants ont été tués par des balles en caoutchouc lors d’une tentative d’attaque contre un poste de police», a déclaré cette source à l’AFP. Cinq personnes ont été blessées et des véhicules ont été incendiés, selon la même source

La Corée du Nord brandit la menace d’une «guerre totale»

La Corée du Nord a menacé dimanche de mener une «guerre totale» en riposte à des manoeuvres conjointes entre les armées américaine et sud-coréenne qui doivent débuter lundi dans un climat de fortes tensions après la reprise de la propagande du Sud contre le Nord. Pyongyang mènera une «guerre totale» en «représailles» aux exercices militaires américano/sud-coréens prévus à partir de lundi afin de transformer Séoul, la capitale sud-coréenne, en une «mer de feu», a rapporté l’agence officielle nord-coréenne KCNA. Quelque 200.000 soldats sud-coréens et 12.800 américains vont participer aux exercices, que le Nord a qualifiés de préparation à une guerre.

L’exode continue à Abidjan

Les familles fuyaient samedi le quartier d’Abobo à Abidjan, après une semaine d’affrontements meurtriers entre les forces fidèles au président sortant Laurent Gbagbo et des insurgés armés qui ont laissé la Côte d’Ivoire au bord de l’explosion. «Le quartier se vide», a raconté à l’AFP une habitante après une nuit sous couvre-feu, mesure instaurée pour le week-end par le régime Gbagbo. Plusieurs habitants ont cependant indiqué n’avoir pas entendu de tirs depuis vendredi dans ce quartier favorable à Alassane Ouattara, reconnu chef de l’Etat par la communauté internationale, où les Forces de défense et de sécurité (FDS) loyales à M. Gbagbo combattent un groupe armé

Appels à manifester au Qatar, en Arabie Saoudite et au Swaziland

Un appel à l’éviction de l’émir de Qatar Hamad ben Khalifa al-Thani, lancé sur une page Facebook, a rassemblé samedi plus de 20000 sympathisants, une nouvelle initiative pour un changement de régime dans le monde arabe. Dans le même temps, une page Facebook appelant à une manifestation en Arabie saoudite avait réuni plus de 9.000 «fans». Des appels à manifester le 12 avril pour obtenir le départ du roi Mswati III du Swaziland, dernier monarque absolu d’Afrique, circulent également depuis quelques jours sur internet.

Remaniement ministériel au Bahreïn

Le roi de Bahreïn Hamad ben Issa Al-Khalifa a procédé samedi à un remaniement ministériel, remplaçant notamment trois ministres dans les secteurs clefs de la vie sociale: le Logement, la Santé, et l’Eau et l’Electricté. Il a également annoncé une baisse de 25% sur les remboursement des crédits immobiliers pour 30.000 foyers, selon l’agence officielle BNA. Ces mesures interviennent près de deux semaines après le début des révoltes populaires qui exigent un changement de régime dans ce petit royaume à majorité chiite gouverné par la dynastie sunnite des Al-Khalifa depuis plus de deux siècles.

Manifestation dispersée par les forces de l’ordre à Tunis

Les forces de l’ordre ont dispersé samedi une nouvelle manifestation après avoir tiré des gaz lacrymogènes contre environ 300 personnes qui scandaient des slogans anti-gouvernementaux devant le ministère de l’Intérieur à Tunis, ont constaté des journalistes de l’AFP. Ce nouveau rassemblement survient au lendemain de violents affrontements entre les forces de l’ordre tunisiennes et des groupes de manifestants qui avaient tenté de pénétrer dans le ministère et avaient incendié ou saccagé trois commissariats dans le centre. Un important dispositif policier a rapidement dispersé les manifestants et demandait aux gens qui se trouvaient dans la rue de rentrer chez eux tandis que de nombreuses arrestations avaient lieu.

Aden, la grande ville du sud du Yémen à la pointe de la contestation contre le régime du président Ali Abdallah Saleh, a vécu dans la nuit de vendredi à samedi de véritables scènes de guerre, qui ont fait quatre morts selon les hôpitaux. Quarante autres personnes ont été blessées lors de la dispersion de plusieurs manifestations dont la principale s’est tenue dans le centre de la ville, en face de l’hôtel Kenya du quartier Maalla, selon des témoins. «Notre quartier a vécu de véritables scènes de guerre menées par des éléments de la garde républicaine (corps d’élite de l’armée yéménite) qui ont pris pour cible des jeunes innocents voulant manifester pacifiquement», a déclaré un habitant sous couvert de l’anonymat.

EN BANDE SON :

 

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