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Etats-Unis : L’inflation a connu une petite accalmie en Octobre

Etats-Unis :  L’inflation a connu une petite accalmie en octobre

L’inflation a connu un répit aux Etats-Unis en octobre avec une légère baisse des prix à la consommation, mettant fin à une série de trois mois de hausse et permettant enfin une hausse du pouvoir d’achat, selon des chiffres publiés mercredi par le département du Travail.

En données corrigées des variations saisonnières, les prix ont reculé de 0,1% par rapport au mois précédent, alors qu’ils avaient affiché des progressions entre 0,3% et 0,5% en juillet, août et septembre. Les analystes tablaient sur une stabilisation des prix.

Mesurée sur un an, l’inflation a reculé à 3,5%. Elle avait atteint en septembre son niveau le plus élevé depuis trois ans, à 3,9%. Les fluctuations de l’indice des prix s’expliquent principalement par les prix de l’énergie, qui représentent 5% du panier de consommation retenu par le département du Travail. Ces prix se sont repliés en octobre (-2,0%) mais restent supérieurs de 14,2% à ceux d’un an auparavant.

Peter Newland, analyste de la banque Barclays, y a vu «un élément positif pour la consommation et plus généralement les perspectives de croissance au quatrième trimestre».

Jeffrey Rosen, du cabinet d’analystes Briefing, a relevé que les prix de l’essence avaient été déformés par le passage d’un ouragan fin août sur la côte Est. Selon lui, en éliminant cet effet passager, la tendance sous-jacente des prix à la consommation restait à la hausse.

Hors énergie et alimentation, l’inflation dite de base a été en octobre de 0,1% sur un mois, et de 2,1% sur un an.

«La hausse en glissement annuel des prix de base en octobre est la plus élevée depuis octobre 2008 et est désormais supérieure à la cible implicite de la Fed de 2,0%», ont signalé les analystes de la maison de courtage Nomura.

La banque centrale (Fed) se réfère traditionnellement à un autre indice des prix, l’indice PCE, calculé par un autre ministère. Mais l’inflation tend à être depuis le début de l’année plutôt supérieure à sa définition de la stabilité des prix, sauf à exclure les prix de l’énergie et de l’alimentation. Elle est le sujet d’un débat tranché à la banque centrale (Fed) entre les partisans de la vigilance, qui craignent d’ajouter une difficulté supplémentaire si elle redémarrait, et ceux d’une certaine tolérance, qui considèrent le chômage comme plus problématique dans la conjoncture actuelle.

La modération des prix a ponctuellement profité aux salariés. Le salaire réel horaire a progressé pour la première fois depuis juin, gagnant 0,3% sur le mois. Mais sur un an, l’inflation a causé un tort considérable au pouvoir d’achat, puisque ce salaire a chuté de 1,6%. «La baisse des rémunérations a empêché toute dépense outrancière chez les consommateurs, sinon aux dépens du taux d’épargne», ont expliqué les analystes de Nomura.

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