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Brèves de trottoirs du Samedi 14 Septembre 2013: Le crony capitalisme financier à la chinoise s’essaye « aux joies » du crony capitalisme financier à l’américaine: mèmes causes mémes effets?

Brèves de trottoirs du Samedi 14 Septembre 2013: Le  crony capitalisme financier à la chinoise s’essaye « aux joies » du crony capitalisme financier à l’américaine: mèmes causes mémes effets?

Explosion du crédit informel en Chine

La reprise constatée cet été en Chine serait-elle plus dangereuse qu’il n’y paraissait jusqu’à présent?, Une chose apparaît clairement: elle a été rendue possible par une explosion du crédit, et plus particulièrement du crédit informel, ce fameux «shadow banking» qui inquiète les analystes en raison des risques systémiques qu’il implique.

D’après des données publiées par la banque centrale chinoise, les prêts ont explosé en août, pour s’établir à 1570 milliards de yuans. Ce chiffre est très supérieur aux 950 milliards anticipés, en moyenne, par les économistes. Il constitue un quasi-doublement par rapport à juillet. Problème: les prêts bancaires ne représentaient que 45% du total. Cela signifie que les prêts informels ont explosé.

Or, comme le note l’agence Standard & Poor’s, les défauts de paiement vont très certainement se multiplier cette année dans le pays. Dans ce contexte, voir se développer à vitesse accélérée des mécanismes de financement de l’économie très difficiles à encadrer et à réguler constitue donc un indéniable facteur de risque.

Et cela d’autant plus que la Chine inaugure son marché des contrats à terme sur les obligations qui devrait s’avérer mieux protéger au vu du contexte les investis que les investisseurs!

C’est en effet à Shanghai qu’a ouvert la bourse chinoise des contrats obligataires à terme. Il y a 18 ans, une telle place financière, embryonnaire, avait été fermée en Chine après qu’un scandale financier y eut éclaté. Cette fois, les autorités chinoises relancent donc ce marché en espérant mieux contrôler les risques – même si, hasard du calendrier, les erreurs d’un courtier ont provoqué, mi-août, de violents mouvements à la bourse de Shanghai.

Grave erreur d’un courtier en Chine le 19 Aout 2013

L’autorité chinoise de régulation des marchés boursiers a indiqué avoir ouvert une enquête à la suite d’une grave erreur commise par une maison de courtage qui s’est traduite vendredi par un bond de plus de 5% de l’indice composite de la place de Shanghai.

A l’origine du problème ayant affecté des transactions portant sur des milliards de dollars figure une « conception défectueuse » dans le système d’arbitrage de la firme Everbright Securities, en partie détenue par l’Etat chinois. Cela a conduit le courtier à lancer une série frénétique d’ordres d’achats — pour un montant de 23,4 milliards de yuans (2,87 milliards d’euros) — qui en quelques minutes ont propulsé au plafond l’indice chinois. Toutes les transactions n’ont toutefois pas été réalisées.

Le bond du marché chinois a provoqué une forte confusion à la Bourse de Shanghai, au milieu de rumeurs faisant état d’une grave « erreur humaine de saisie informatique ». A la suite de cet accident de trading susceptible de fragiliser la confiance dans le marché des actions chinois, Everbright Securities a indiqué dimanche dans un communiqué avoir perdu 31 millions de dollars.

Et comme toujours dans ces cas là trop d’argent tue l’argent: Petrochina à nouveau au coeur d’un scandale

Comme le 27 août dernier, PetroChina a dû suspendre, le 9 septembre, sa cotation à la bourse de Shanghai. Pendant toute la matinée, impossible d’acheter ou de vendre des titres de la première société pétrolière chinoise. Le temps pour cette dernière de démentir des informations de presse selon lesquelles cinq nouveaux cadres dirigeants de la société feraient l’objet d’une investigation dans le cadre d’une vaste affaire de corruption.

Si Pékin a décidé de s’attaquer à un tel calibre, c’est probablement en raison de l’ampleur de la dérive qu’incarnait PetroChina. Au-delà de la corruption, le procès du train de vie de cette entreprise devenue un véritable Etat dans l’Etat semble être ici instruit. En 2007, première année pleine où Jiang Jiemin a dirigé PetroChina, les dépenses se sont élevées à 181 milliards de yuans. En 2012, juste avant son départ, elles atteignaient 352 milliards. Une véritable gabegie qui lui a valu des critiques aiguës en interne. On lui reprochait notamment sa frénésie d’achats d’actifs survalorisés à l’étranger.

Depuis sa prise de fonctions, le nouveau numéro un de PetroChina, Wang Dongjin, a prévenu que son objectif n’était plus la croissance à tout prix, mais la qualité et la rentabilité. Au-delà du pétrole, c’est donc, pour Pékin, l’occasion de faire passer bruyamment le message que même les secteurs traditionnellement les plus protégés (énergie, finances, télécommunications) vont devoir normaliser leurs pratiques. Une libéralisation par l’exemple…. le pour ou le contre?

Source Les Echos Sep 2013

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