Allemagne

Les investissements étrangers en France se sont effondrés de 77%. Ils ont au contraire bondi de 392% à 32,3 milliards d’euros en Allemagne et de 37% en Espagne.

Les investissements étrangers en France se sont effondrés de 77%. Ils ont au contraire bondi de 392% à 32,3 milliards d’euros en Allemagne et de 37% en Espagne.

Les investisseurs étrangers boudent la France, plébiscitent l’Allemagne et les émergents, quand ils ne se ruent pas sur les paradis fiscaux: c’est le tableau dressé dans un rapport des Nations-Unies, qu’il faut toutefois manipuler avec précaution.

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Tous les ans, la «Conférence des Nations-Unies pour le commerce et le développement» (CNUCED ou UNCTAD pour les anglophones) fait un classement des destinations favorites des «investissements directs étrangers» (IDE), destinés par exemple à racheter des entreprises ou ouvrir des usines, mais peuvent aussi être des opérations comptables entre filiales d’un même groupe. Dans le jargon de la Banque de France, il s’agit d’«investissements internationaux par lesquels des entités résidentes d’une économie acquièrent ou ont acquis un intérêt durable dans une entité résidente d’une économie autre que celle de l’investisseur.»  

Ce caractère «durable» permet de distinguer les IDE des «investissements de portefeuille», flux purement financiers et plus fluctuants. 

L’édition 2013 du rapport de la CNUCED livre un chiffre frappant pour la France, où les IDE se sont effondrés de 77% en 2013 par rapport à 2012, à 5,7 milliards de dollars. Au total, la CNUCED a estimé à 1.460 milliards de dollars le montant des IDE dans le monde l’an dernier, en hausse de 11%. 

Elle note que les flux vers les pays développés, bien qu’en hausse, restent «historiquement bas», 39% du total, sans retrouver leur montant de 2007. Les IDE vers les pays en développement ont au contraire atteint «un nouveau plus haut à 759 milliards de dollars», 52% du total. Avec toutefois certains pays moins demandés, ainsi la Turquie «qui n’a connu l’an dernier aucun IDE de grande ampleur». 

Sur le continent européen, le tableau est contrasté: si les investissements étrangers en France se sont effondrés, ils ont au contraire bondi de 392% à 32,3 milliards vers l’Allemagne, c’est-à-dire quasiment quintuplé, et de 37% vers l’Espagne (37,1 milliard). 

Ce sont aussi des stratégies fiscales qui amènent en Europe: les investissements cumulés vers quatre pays à «la fiscalité accueillante» selon la CNUCED (Belgique, Irlande, Pays-Bas et Luxembourg) ont augmenté l’an dernier de plus de 100 milliards de dollars, un chiffre énorme par rapport à leur petite taille.  Le Luxembourg se retrouve en 2013 à la 15e place du classement des destinations.

corptaxrates

Source Agence 30/1/2014

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