Droit

Brexit, la véritable question posée aux Britanniques Par Alexis Toulet

Brexit, la véritable question posée aux Britanniques

Les Britanniques voteront le 23 juin pour sortir de l’Union Européenne ou pour y rester. A deux semaines du scrutin, les sondages ne peuvent donner de tendance claire, l’équilibre est presque parfait.

Pourtant, déjà le Royaume-Uni a son indépendance monétaire, puisqu’il a conservé sa monnaie la livre sterling. Déjà il a son indépendance budgétaire, puisqu’il n’a jamais signé le Pacte budgétaire européen. Déjà il contrôle ses frontières, puisqu’il ne fait pas partie de la zone Schengen. Est-ce que tout cela ne suffit donc pas ?

Eh non ! Et c’est une vraie question de fond qui reste posée, une question à laquelle les Britanniques ont l’opportunité de répondre…

Lorsque tant de pays européens se sont inquiétés de la crise de l’euro, soit qu’ils doivent passer sous les fourches caudines de la stratégie de déflation salariale imposée aux uns, soit qu’ils puissent craindre que leurs banques soient menacées si des pays débiteurs ne pouvaient continuer à servir leurs dettes – le Royaume-Uni était largement protégé de ces turpitudes.

Lorsque tant de pays européens renâclent à suivre la stratégie économique définie par la Commission européenne et que le Pacte budgétaire européen fait obligation aux membres de l’eurozone de suivre – et certes la loi El Khomri, qui doit tant au guidage par l’Union europénne, est refusée par une grande majorité des Français – le Royaume-Uni définit sa politique budgétaire indépendamment et fait ses propres choix.

Lorsque de la France à la Pologne, de la Suède à l’Italie et de l’Allemagne à la Grèce beaucoup s’inquiètent d’une migration anarchique de masse soudain multipliée à partir de l’été 2015, que les gouvernements se déchirent entre eux ou s’humilient devant un dirigeant turc despotique pour obtenir son aide – le Royaume-Uni maintient les contrôles aux frontières qu’il n’a jamais abandonnés, et si l’immigration augmente chez lui c’est avant tout celle issue d’autres pays européens.

Mais_vous_Monsieur_Cameron.jpg

« Mais vous Monsieur Cameron, vous n’avez pas ce genre de problèmes ? »

« Eh… c’est que nous ne sommes ni dans l’euro ni dans Schengen, voyez-vous ! »

Et pourtant, c’est bien ce pays qui se prépare à voter sur un éventuel retrait de l’Union Européenne, et en ce 10 juin les sondages ne peuvent donner de tendance fiable – parmi les cinq premiers sondages publiés au mois de juin, deux prévoyaient le retrait et trois le maintien.

Pourquoi envisager de sortir de l’Union Européenne quand on a largement réussi à se protéger du pire de ses ratages ? Faut-il invoquer une excentricité britannique ?

Non… car la question qui demeure est fondamentale.

Le Parlement britannique, aussi peu souverain que les autres

D’un côté, les Britanniques ont conservé la gestion de leur monnaie, ils ont conservé le contrôle de leurs frontières – avec le recul difficile de nier qu’ils ont peut-être eu raison.

De l’autre, il reste que leur Parlement, autant que les Parlements des autres pays de l’UE, a bel et bien perdu une partie importante de ses pouvoirs et de son influence.

Si on laisse de côté les arguments de court terme, presque négligeables par comparaison – tel ou tel choix fera gagner ou perdre à la Grande-Bretagne quelques milliards, suivant qui vous écoutez entre partisans et adversaires du Brexit, et autres questions relativement secondaires pour peu qu’on veuille bien prendre un peu de hauteur – le rôle et les pouvoirs du Parlement, voilà bien la question de fond que les Britanniques sont appelés à trancher ce 23 juin.

La Grande-Bretagne est particulièrement fière de sa tradition parlementaire, c’est sans doute le premier pays européen où le Parlement a pris le pouvoir de préférence à une institution non élue, à l’époque un roi doté d’un pouvoir prépondérant. Cette tradition, comme celle des autres pays européens anciennement démocratiques, est actuellement très mal en point puisque une très grande partie de la législation votée dans les parlements des pays membres de l’UE est en fait dérivée directement du droit européen, lequel est créé par la Commission Européenne, qui est tout aussi peu élue que l’étaient les rois souverains du passé. Or, les traités européens font obligation à tout parlement d’un pays membre de l’UE de le reprendre à son compte. Ce qui est en contradiction frontale avec les traditions et les chartes fondatrices de la démocratie.

Les avantages du maintien dans l’UE sont-ils suffisants pour justifier de continuer à souffrir cela ?C’est avant tout à cette question que les Britanniques répondront bientôt, en ce qui les concerne.

Intermède historique, ou le triple Non de Margaret Thatcher – qui n’empêcha rien

Voici une vidéo historique, celle de Margaret Thatcher au Parlement britannique en 1990, avec son triple « No ! ». La vidéo est ici(en anglais, sous-titrage disponible).

Et voici la traduction des principaux extraits :

0’0 » – Notre objectif est de maintenir le pouvoir et l’influence de ce Parlement, plutôt que de le déshabiller de nombreux pouvoirs
(…)
1’14 » – Oui la Commission veut bel et bien augmenter ses pouvoirs, oui c’est une institution non élue, et je ne veux pas qu’elle augmente ses pouvoirs aux dépens de ce Parlement !
Alors oui bien sûr nous résistons, bien sûr le président de la Commission M. Delors a dit en conférence de presse l’autre jour qu’il voulait que le Parlement européen soit l’institution démocratique de la Communauté, il voulait que la Commission en soit l’exécutif, et il voulait que le Conseil des ministres en soit le sénat. Non ! Non ! Non !
(…)
2’26 » – A quoi bon se faire élire à ce Parlement, si c’est seulement pour remettre la monnaie, et remettre le pouvoir de ce Parlement à l’Europe !

Un plaidoyer énergique c’est certain. Mais au final, Margaret Thatcher n’empêcha rien, et l’institution non élue – la Commission – a bel et bien largement augmenté ses pouvoirs aux dépens du Parlement élu du Royaume-Uni, tout comme aux dépens des Parlements des autres nations de l’UE.

No ! No ! No !

Détour instructif par Bruxelles aujourd’hui – et par Paris en 1789

Les directives européennes – celles qui s’imposeront ensuite aux Parlements élus des différents pays membres – sont initialement préparées par la Commission Européenne. Elles doivent ensuite être approuvées par le Conseil des ministres, ainsi que par le Parlement européen.

En pratique :

  • La Commission n’est en aucun cas une institution démocratique, n’étant pas élue. La nomination par des chefs d’Etat et de gouvernement n’est pas une élection. C’est pourtant elle qui est à l’origine des textes
  • Elle a la haute main non seulement sur la rédaction, mais encore sur le processus de validation à travers l’ordre du jour du Conseil des ministres, lequel est l’organe de validation principal, le Parlement européen ne pouvant modifier grand chose
  • Or au Conseil des ministres, le veto national n’est absolument pas disponible pour tous les sujets, son champ tend même à être de plus en plus réduit. Sur tout sujet où c’est la majorité qui suffit, un texte peut s’imposer au Parlement élu d’un pays même si le ministre qui le représente au Conseil a voté contre
  • N’oublions pas d’autre part que les députés par exemple français au Parlement européen ne sont généralement pas en mesure de défendre les intérêts de la France si une majorité de députés d’autres pays veut prendre une décision qui va à leur encontre – c’est qu’à eux seuls ils ne sont qu’une minorité assez réduite du total. Et c’est vrai naturellement pour tous les pays, y compris la Grande-Bretagne
  • Sans compter naturellement que dans les faits, la plupart rejoignent l’un ou l’autre des partis trans-nationaux (exemple le PPE pour la droite) dont les positions… peuvent à l’occasion différer de celles qu’ils sont censés soutenir sur la scène de leur pays

Ce processus de rédaction et d’approbation des lois ne saurait être appelée démocratique. C’est contre ce genre de mécanisme, qui aurait également fait hurler Montesquieu le théoricien de la séparation des pouvoirs, que s’élevait le Premier ministre britannique en 1990.

En tout état de cause, cette procédure d’approbation ne saurait être appelée démocratique au sens de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, dont il est utile de rappeler les extraits suivants :

Art. 3. Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.
(…)
Art. 6. La Loi est l’expression de la volonté générale. Tous les Citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs Représentants, à sa formation. (…)

Le simple fait qu’une directive, donnant lieu ensuite à transposition imposée dans le droit français, puisse être approuvée en contradiction avec la volonté de la majorité des représentants au Parlement français, des représentants français au Parlement européen, et du gouvernement français par-dessus le marché, est une infraction frontale à la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.

La Loi n’est alors pas l’expression de la volonté générale… et la Souveraineté ne réside pas dans la Nation.

C’est une partie importante et croissante de nos lois, de celles de la Grande-Bretagne, et de tous les autres pays membres de l’Union Européenne qui est écrite de cette manière.

Le gouvernement Cameron défend l’Union Européenne – le Royaume-Uni sera-t-il le mouton noir ?

Alors le 23 juin, est-ce que ce sera la revanche du Parlement britannique ?

Appuyé par les Etats-Unis, par les avis du FMI et de l’OTAN, par les grandes banques et grandes multinationales, le gouvernement Cameron a décrit de manière aussi objective et dépassionnée que possible les conséquences d’un Brexit…

Ce qui donne à peu près ceci :

Findumonde.jpg

Brexit ? La fin du monde !

Il est permis de douter que cette stratégie de propagande communication soit très habile. Il est en effet malsain de conseiller un choix, non pour ses qualités intrinsèques, mais en prévenant que l’enfer se déchaînera en cas de choix opposé.

D’autant plus s’agissant d’une décision liée à l’appartenance ! Ce qui implique un lien avec l’identité, la manière dont on se voit soi-même, et ne peut être bien basé que sur un sentiment d’affection. L’affectio societatis, mot certes peu usuel mais précis, la « volonté commune entre plusieurs personnes physiques ou morales de s’associer« 

Dire en substance que « on n’a pas le choix, on est bien obligés de rester », car « pauvres petites choses on serait tout perdus sans l’UE », et appeler ça une bonne propagande pour l’Union Européenne, c’est d’ailleurs s’exposer à quelques risques, et peut-être déconvenues.

Car enfin les Britanniques ne sont pas historiquement connus pour un manque de fierté.

Fier_Britannique.jpg

« Keep a stiff upper lip », reste courageux face à l’adversité

(littéralement : garde bien ferme ta lèvre supérieure)

Et d’ailleurs, devant une menace d’être le « mouton noir », on en a vu d’autres qui n’ont guère été impressionnés…

Mouton_noir.jpg

Ce mouton-là a pourtant refusé à 55%…

http://www.noeud-gordien.fr/index.php?post/2016/06/09/Brexit%2C-la-v%C3%A9ritable-question-pos%C3%A9e-aux-Britanniques

Brexit : Merkel à son tour menace les Britanniques

Merkel TINA

Après Obama, la chancelière Angela Merkel a tenté de faire pression sur les électeurs britanniques alors qu’approche le référendum sur le Brexit. Elle a déclaré qu’une Grande-Bretagne hors de l’UE ne pourrait pas espérer grand-chose dans les futures négociations avec ses partenaires : pas de « good deal »… Et le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble en a rajouté une couche dans un entretien au Spiegel : « In is in. Out is out ». Gare aux Britanniques s’ils votent mal le 23 juin ! OD

https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2016/06/11/brexit-merkel-a-son-tour-menace-britanniques/

L’entrepreneur britannique James Dyson, des aspirateurs éponymes, sur le Brexit:

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7 réponses »

  1. Maintenir les pays européens dans l’union permet surtout de mieux propager et mieux contrôler l’application des normes de la mondialisation.
    On fait des lois pour un groupe de pays et tout le monde se met aux mêmes normes, c’est plus facile que de truquer des élections ou de provoquer un coup d’état pour installer un président de paille ( Ukraine par exemple)
    Même si le Royaume-Uni a plus de souplesse que beaucoup de pays, pas de monnaie commune ou de contrôle aux frontières, les gouvernements anglais sont devenus les marionnettes des mondialistes via l’Europe.
    Plus les gens commencent à douter de l’union européenne et plus l’UE commence à montrer son vrai visage, celui d’un régime totalitaire comme de très nombreux dissidents soviétiques l’avaient déjà souligné en montrant les similitudes de l’UE avec l’URSS.
    Plus les pressions et les menaces deviennent fortes, plus le camp du Brexit se renforce.
    La démocratie, c’est la liberté de choisir ce que l’on veut. L’Europe, c’est exactement le contraire.
    Les menaces contre la sortie de l’Europe deviennent incroyablement violentes. Toutes les marionnettes du mondialisme s’engagent dans la campagne, Obama, Merkel qui prédisent les pires malheurs en cas de Brexit.
    Ils ont surtout peur que le Royaume-Uni prospère hors de l’UE comme l’Islande qui va mieux depuis qu’elle a interrompu le processus d’adhésion à l’Europe.
    Je pense que les sondages sont truqués ( comme d’habitude) et que les anglais voteront majoritairement pour le départ de l’Europe mais je crains des fraudes comme en Autriche.
    Les mondialistes sont prêts à tout pour gagner et ce ne sont pas des enfants de chœur.

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  2. Si les Britanniques votent pour le Brexit, ils déclencheront l’explosion d’une supernova.

    Une supernova est un événement cataclysmique signant la fin d’une étoile ; une supernova peut résulter de deux types d’événements très différents :
    l’explosion thermonucléaire d’une naine blanche à la suite d’une accrétion de matière arrachée à une étoile voisine (voire une collision avec celle-ci) qui explose complètement (supernova dite thermonucléaire) ;
    l’effondrement gravitationnel d’une étoile massive (supernova dite à effondrement de cœur).

    La bulle obligataire, c’est une supernova.

    La bulle obligataire, c’est des pays occidentaux qui sont de plus en plus en faillite … et qui empruntent à des taux d’intérêt de plus en plus bas, voire négatifs !

    Plus un pays occidental est en faillite, plus il gagne de l’argent lorsqu’il emprunte !

    Ce sont les prêteurs qui paient le pays en faillite lorsqu’ils lui prêtent de l’argent !

    Une telle situation de faillite généralisée fait gonfler une bulle obligataire.

    Cette bulle obligataire devient de plus en plus gigantesque.

    Mercredi 8 juin 2016 :

    « Nous allons vers d’autres crises très graves » selon Jean-Claude Trichet à propos de la hausse de l’endettement en zone euro.

    C’est à 20 minutes 12 :

    http://www.boursorama.com/actualites/nous-allons-vers-d-autres-crises-tres-graves-selon-jean-claude-trichet-a-propos-de-la-hausse-de-l-endettement-en-zone-euro-2164acf5b44bf059657255bb7a09f55d

    Vendredi 10 juin 2016 :

    Le marché obligataire dans une course folle vers l’inconnu.

    Mais surtout, c’est une entrée en terre inconnue. Bill Gross, le « tsar des obligations » du fonds d’investissements Janus Capital, qui a fait en son temps les beaux jours du géant Pimco, met en garde contre cette « supernova qui va exploser un jour ».

    http://www.romandie.com/news/Le-marche-obligataire-dans-une-course-folle-vers-linconnu_RP/710847.rom

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  3. à partir du moment ou l’on voit les élites monter sur leur grand cheveaux et lancer des menaces à peine voilé aux peuples , c’est que les élites ont peur ; peur pour eux , leurs intérets , leurs magouilles ; et quand ils veulent à n’importe quel prix imposer leurs saloperies aux populations , c’est que ce n »est pas bon pour nous ;pour ma part , j’ai donc pris l’habitude de me penser tout le contraire de ce qu’ils disent ;

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  4. Vote Brexit/Elections américaines:/——–Orlando: EL ressort de sa boite.
    Signal du début d’un grand merdier pour « tenter » de produire une » chose » qui pourrait justifier l’éclatement d’une supernova / d’éviter la sortie des british / l’élection de Trump ..
    Et ou de désarmer les citoyens américains,…Un peuple armé c’est plus compliqué a soumettre.
    Il y a à mon sens une corrélation.

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  5. BREXIT, un rite de passage:

    Le rite de passage du peuple anglais consiste à trouver le courage de franchir le rubicon… le franchir, c’est accepter la part d’inconnu qui mène au mystère sans équivoque du Nouveau. C’est affronter ses peurs, les dépasser en refusant une autre peur fondée celle-ci sur la dépendance, la tutelle d’un tiers, l’expérience déjà ancrée dans les esprits… l’U.E ils connaissent et ne sont point dupes!.
    Avant de franchir le seuil vers l’inconnu, on susurre les mantras pro euro à l’oreille des indécis sur les risques pour la tribu nationale, on prophétise le pire car le pire pour les pretres installés dans le système est de perdre ce pouvoir qu’il leur était jusqu’alors conféré.
    Sur le seuil ou se décidera cet avenir, la tribu frémira et l’élite installée sentira l’inconfort lui presser les tripes… on retiendra son souffle au moment du dépouillement final, les uns confiant en l’avenir, les conservateurs collabo appréhendant leur futur.

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  6. Jeudi 16 juin 2016 :

    Royaume-Uni : 53% des Britanniques en faveur du Brexit.

    Cinquante-trois pour cent des Britanniques se déclarent favorables à une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne lors du référendum du 23 juin, selon un sondage Ipsos Mori pour le quotidien Evening Standard publié ce jeudi. 

    Sans tenir compte des indécis, 47% des électeurs interrogés voteraient, eux, pour un maintien dans l’UE.

    C’est la première fois depuis l’annonce du référendum que ce sondage mensuel de l’institut Ipsos Mori donne le camp du Brexit en tête des intentions de vote. 

    Son précédent sondage pour l’Evening Standard, publiée le 18 mai, donnait les partisans du maintien dans l’UE à 55% des intentions de vote, contre 37% pour le camp du Brexit. 

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/06/16/97001-20160616FILWWW00103-53-des-britanniques-en-faveur-du-brexit.php

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  7. Jeudi 16 juin 2016 :

    Deux nouveaux sondages donnent le Brexit gagnant : inquiétude à Bruxelles.

    Le moral est au plus bas à Bruxelles alors que deux nouveaux sondages placent le Brexit en tête des intentions de vote, à une semaine du scrutin décisif pour l’avenir de la Grande-Bretagne.

    Deux nouveaux sondages publiés ce jeudi donnent vainqueur le scénario d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, à une semaine du référendum.

    Le sondage mensuel Ipsos-Mori a donné pour la première fois le camp du « leave » (partir) en tête, à 53% contre 47% pour le camp du maintien, tandis que celui de l’institut Survation donne le camp du Brexit à 52%, contre 48% pour celui du maintien dans l’UE.

    Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a jugé jeudi « difficile d’être optimiste » avant le référendum sur le Brexit au vu des sondages, estimant aussi qu’une sortie de l’UE n’aurait « aucun sens » pour le Royaume-Uni.

    « Il est très difficile pour nous aujourd’hui d’être optimistes, nous connaissons les derniers sondages », a déclaré Donald Tusk lors d’une conférence de presse à Helsinki avec le Premier ministre finlandais, Juha Sipilä.

    « C’est toujours du 50/50, tout reste possible », a-t-il néanmoins ajouté.

    À une semaine du scrutin prévu le 23 juin, l’hypothèse d’un Brexit est désormais prise très au sérieux à Bruxelles.

    Le Royaume-Uni est un « État-clé de l’UE » et en « sortir maintenant n’a aucun sens », ni pour Londres ni pour ses partenaires européens, a prévenu Donald Tusk, en s’alarmant des « conséquences politiques et géopolitiques imprévisibles » d’un tel scénario.

    http://www.challenges.fr/europe/20160616.CHA0688/deux-nouveaux-sondages-donnent-le-brexit-gagnant-inquietude-a-bruxelles.html

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