1984

Le Brexit confirme le gros problème de la démocratie française : l’assujettissement des médias à l’oligarchie mondialiste !

Le gros problème de la démocratie française : l’assujettissement des médias à l’oligarchie mondialiste !

téléchargementCe matin Marion Maréchal Le Pen a eu le courage de mettre les pieds dans le plat en dénonçant la partialité honteuse des médias français concernant la présentation des résultat du Brexit. Le journaliste face à elle a eu l’indécence de lui dire que c’était faux alors qu’il a suffit à n’importe quel citoyen français de suivre depuis vendredi les différents médias français (presse, radios, TV), publics ou privés, pour se rendre compte que la députée du Vaucluse n’avait fait que rendre compte de la réalité.

En effet, depuis vendredi l’attitude des médias français peut se résumer en une formule « Haro sur le Brexit ». Et pour cela on ne lésine sur aucun moyen. Des « débats » ou tous les invités sont contre le Brexit, des éditoriaux qui vont tous dans le même sens et des reportages qui ne seraient sans doute pas reniés par la censure de Corée du Nord. Tout y passe : peu ou pas d’interview des partisans du Brexit quand ceux en faveur du maintien sont légions, caricature des raisons qui ont poussé les partisans du Brexit a voter pour la sortie de l’UE quand on ne fait pas passer ces derniers pour des débiles comme on peut le voir sur ce tweet de BFMTV, la mise en avant d’une pétition bidon et une interrogation lancinante sur le fait de savoir si il conviendrait au final de tenir compte du résultat, si on ne pourrait pas le contourner d’une façon ou d’une autre etc, etc…

La question est de savoir pourquoi ? Pourquoi une telle unanimité des médias français ? Et ce n’est pas la première fois que cela arrive. Que cela soit sur le sujet européen ou un autre grand sujet qui touche les dogmes idéologiques de l’élite. Et bien tout simplement parce que la quasi totalité des médias privés français appartiennent à des grands capitaines de l’Industrie, de la finance quand ce n’est pas à des banques. Cette mainmise de l’oligarchie mondialiste ne peut que donner le triste spectacle que nous devons subir depuis l’annonce des résultats du référendum britannique.

concentration-uniformisation-de-linformation

 

Nous avons dit qu’il n’y aurait pas de BREXIT – et nous avons parlé de la campagne de propagande lancée pour inverser le vote du Brexit. Cette campagne tourne autour de deux arguments principaux.

Le premier est que les jeunes électeurs se sentent floués de leur avenir, parce que des anciens, des vieux grincheux, ont voté pour le Brexit. Eh bien, ces jeunes électeurs de 18 à 24 ans, qui avaient les larmes aux yeux sur la BBC et Channel 4, ne représentent que 5% de l’électorat. Seul un tiers d’entre eux a voté, 70% de ce tiers de 5% a voté pour«Rester». C’est une partie minuscule et sans grand intérêt de la population. Qui sont-ils pour mériter tant d’attention ?

Le deuxième est le succès de la pétition #ReverseBrexit, pour un second vote, que quelqu’un a lancée sur le site web du Parlement du Royaume-Uni. Elle a maintenant recueilli plus d’un million de signatures. Cela fait beaucoup dans un si court laps de temps. Oui, mais en fait, n’importe qui sur Internet peut signer cette pétition, en se créant une adresse e-mail pour la circonstance. Moi qui suis un Allemand vivant en Allemagne, je l’ai signée pour tester la procédure. Cela m’a pris environ 30 secondes.

http://lesakerfrancophone.fr/lescamotage-previsible-du-brexit-un-cadeau-pour-la-droite-fasciste

il s’avère qu’en vérifiant les signataires de cette fameuse pétition, « 24.000 Nord-Coréens comptent parmi les signataires de la pétition appelant à un nouveau référendum au Royaume-Uni. Le Vatican semble aussi ne pas rester indifférent au sort des Britanniques — 39.000 de ses citoyens ont signé la pétition (rappelons que la population totale de la Cité du Vatican est d’environ 800 personnes)«

https://civilwarineurope.com/2016/06/27/brexit-une-nouvelle-fois-la-propagande-grossiere-des-medias-francais-ridiculisee-par-la-realite/

La France dégringole encore en termes de liberté de la presse (comme dans les classements PISA d’ailleurs ; autre sujet ? Pas tant que ça…).

La France 45 eme en 2016 (38 eme en 2015, 39 eme en 2014, 37 eme en 2013, 38eme 2011/2012, 44 eme en 2010, 43 eme en 2009, 31 eme en 2009 (Etats généraux de la presse écrite – Grenelle de la presse et nouvelles subventions), 35 eme en 2008, 31 eme en 2007, 37 eme en 2006, 30 eme en 2005 (année de référendum sur la constitution européenne), 19 eme en 2004, 26 eme en 2003 (troisième guerre du Golfe), 11 eme en 2002 (premier classement de RSF)) et  loin derrière le numéro un, la Finlande, le numéro deux, les Pays-Bas, etc. voir le classement

Terrible régression en moins de 15 ans…

En 2016, la France est après, notamment, le Costa Rica, la Jamaïque, la Slovaquie, l’Estonie, la Namibie, l’Uruguay, la République Tchèque, le Surinam, le Portugal, la Lettonie, le Ghana, Chypre, le Liechtenstein, Samoa, l’OECA (Caraïbe Orientale), le Chili, le Cap vert, Andorre, Espagne, Lituanie, Belize, Tonga, Royaume-Uni, Afrique du Sud, Slovénie, Etats-Unis, Burkina Faso, Bostwana, Trinité et Tobago… et devant quelques autres…

L’unanimisme de nos medias en ce moment ne va pas arranger les choses…

Martin Schultz (Président du Parlement européen, 27 juin 2016) : « Ce n’est pas la philosophie de l’UE que les foules décident de leur sort ». (« The British have violated the rules. It is not the EU philosophy that the crowd can decide its fate »)

Au fait, c’est quoi la définition de la dictature ?

Pour le Président allemand (Joachim Gauck, 25 juin 2016) « les élites ne sont pas le problème, c’est la population le problème » « Die Eliten sind gar nicht das Problem, die Bevölkerungen sind im Moment das Problem. »

Au fait, c’est quoi la définition de l’arrogance ?

Le dissident soviétique Vladimir Boukovsky compare l’UE à l’URSS « J’ai vécu dans votre futur et ça n’a pas marché. »

Vladimir Boukovsky est un ancien dissident soviétique comme Alexandre Soljenitsyne, qui a passé douze ans de sa vie emprisonné au camp Perm-36, en prison et en hôpital psychiatrique. Il fut le premier à dénoncer l’utilisation de l’emprisonnement psychiatrique contre les prisonniers politiques en URSS. Dans cette vidéo, il dénonçait l’UE comme une résurgence de l’URSS avec toutes ses tares. La technocratie de l’EU et les eurocrates n’ayant rien à envier à la technocratie et à la nomenklatura soviétique.

Le poème La Solution de Bertold Brecht, 1953

La Solution

Après l’insurrection du 17 juin,

Le secrétaire de l’Union des Écrivains

Fit distribuer des tracts dans la Stalinallée.

Le peuple, y lisait-on, a par sa faute

Perdu la confiance du gouvernement

Et ce n’est qu’en redoublant d’efforts

Qu’il peut la regagner.

Ne serait-il pas

Plus simple alors pour le gouvernement

De dissoudre le peuple

Et d’en élire un autre ?

 Alain de Benoist : « Les journalistes ne sont pas les victimes de la censure mais les vecteurs »

Boulevard Voltaire 22 Juin 2016

La presse, en France tout au moins, se porte de plus en plus mal. Pourquoi ?

La mauvaise santé de la presse, longtemps maintenue sous perfusion étatique et subventions publicitaires, est aujourd’hui à peu près générale : baisse du tirage et de la diffusion, plans sociaux et licenciements, réductions de la pagination, cessions de titres, concentrations tous azimuts. Avec l’explosion du numérique, les gens lisent de moins en moins. Mais la principale raison de la crise est que la presse est discréditée. Les gens ne croient plus ce qu’ils lisent, parce qu’ils constatent un trop grand écart avec ce qu’ils constatent autour d’eux. Ils ont cessé de croire les journalistes comme ils ont cessé de croire les hommes politiques. Alors, ils arrêtent de lire – sans pour autant cesser d’être vulnérables. Dans L’Enracinement, Simone Weil écrivait déjà : « Le public se défie des journaux, mais sa méfiance ne le protège pas. »

La France n’arrive plus qu’en 45e position au classement sur la liberté de la presse publié depuis 2002 par Reporters sans frontières (RSF), où l’on n’hésite plus à parler de« disparition du pluralisme ». Cela vous étonne ?

Autrefois, la pensée unique, c’était un journal unique publié sous le contrôle d’un parti unique. Aujourd’hui, même s’il ne faut pas généraliser (il y a toujours des exceptions), il y a une foule de journaux, mais qui disent tous plus ou moins la même chose. On peut en dire autant des chaînes de radio ou de télévision. L’emprise déformante des médias résulte en grande partie de cette unicité de discours, qui trouve son parallèle dans le recentrage des discours politiques. La raison en est que la plupart des journalistes appartiennent au même milieu, où l’information, la politique et le show-business s’interpénètrent. Ils y multiplient les relations incestueuses, si bien que leurs opinions, plus ou moins identiques, se renforcent mutuellement.

Nous ne sommes plus, par ailleurs, à l’époque où les journaux étaient dirigés par des journalistes, et les maisons d’édition par des éditeurs. Aujourd’hui, les grands journaux sont dirigés par des banquiers, des hommes d’affaires, des industriels de l’armement, tous personnages qui ne s’intéressent à l’information que parce qu’elle leur permet d’orienter les esprits dans un sens conforme à leurs intérêts. L’homogénéité mentale des journalistes est en adéquation avec les bases matérielles de la production. Le pluralisme n’est plus, dès lors, qu’affaire d’apparence. Un seul exemple : au cours de son récent voyage en Israël, Manuel Valls était interviewé par quatre journalistes différents (Paul Amar, Christophe Barbier, Laurent Joffrin et Apolline de Malherbe) représentant quatre médias différents : i24news, BFM TV,L’Express et Libération. Or, ces quatre médias ont un seul et unique propriétaire : Patrick Drahi !

Les gens sont de plus en plus conscients de la désinformation. Mais ils l’interprètent mal. En dehors de quelques désinformateurs professionnels, généralement payés pour faire passer des informations qu’ils savent être mensongères, la grande majorité des journalistes est parfaitement sincère. Elle croit ce qu’elle dit, parce qu’elle est prisonnière de ce qu’elle propage. Les journalistes sont persuadés d’être toujours dans le vrai parce qu’ils sont eux-mêmes victimes des stratégies de persuasion qu’ils relaient.

Il n’y a que la droite la plus ringarde pour croire que les journalistes sont des « gaucho-communistes » ou d’affreux « trotskistes ». L’immense majorité d’entre eux adhèrent en fait à la vulgate libérale-libertaire, ce mélange d’idéologie des droits de l’homme, d’antiracisme de convenance, de « progressisme » niais, de révérence au marché et de politiquement correct. Ils en reprennent tous les mantras, unanimes à condamner le populisme, le protectionnisme, l’identité, la souveraineté, tous persuadés que les hommes sont partout les mêmes et que leur avenir est de se convertir au grand marché mondial. Résultat : alors que dans la plupart des pays les journalistes sont les premières victimes de la censure, en France ils en sont les vecteurs.

Le journalisme n’est pas un métier facile. Il demande de l’humilité. Aujourd’hui, c’est un surcroît de prétention qui y règne. Il suffit de voir l’arrogance des journalistes face aux hommes politiques et leur complaisance face aux vedettes du star system pour comprendre que l’idée s’est répandue chez eux que la fonction qu’ils occupent leur donne une supériorité intrinsèque sur leurs interlocuteurs et un droit absolu de diriger les consciences. Ingrid Riocreux décrit très bien cela dans son livre, La Langue des médias.

Tandis que la presse papier se vend de moins en moins, les médias alternatifs, de Mediapart à Boulevard Voltaire, connaissent de plus en plus de succès sur Internet. Est-ce à dire que l’avenir de la « réinformation » passe par le numérique ?

Marcel Proust écrivait, dans Jean Santeuil : « Les journalistes ne sont pas seulement injustes, ils rendent ceux qui les lisent injustes. » La contre-information, ou réinformation, que l’on trouve sur Internet constitue certes un utile contrepoids au « faux sans réplique » (Guy Debord) de la propagande officielle. Mais ce contrepoids s’exerce trop souvent par recours à une propagande en sens inverse, où le besoin de vérité ne trouve pas son compte. Un parti pris et son contraire, cela fait deux partis pris. Le grand problème des médias alternatifs est que, sur Internet, il n’y a pas de responsabilité de la part de ceux qui écrivent, et que le scepticisme peut y être facilement exploité par des détraqués : les réseaux sociaux sont un amplificateur naturel de fausses nouvelles. La « réinfosphère » vise à satisfaire ceux qui refusent la partialité des médias dominants, mais elle ne donne pas plus que les grands médias la possibilité de vérifier les informations qu’elle propose. Cela ne peut satisfaire ceux qui aspirent, non pas seulement à trouver quelque part le reflet de ce qu’ils pensent, mais à l’existence d’une vraie presse d’information.  •

Entretien réalisé par Nicolas Gauthier

Intellectuel, philosophe et politologue 

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14 réponses »

  1. Aucune force au monde ne peut obliger une foule à se taire tant qu’elle n’a pas exhalé tout ce qui s’était accumulé en elle et qu’elle ne se tait pas d’elle-même.
    Le Maître et Marguerite (1942)
    Mikhaïl Afanassievitch Boulgakov
    Références de Mikhaïl Afanassievitch Boulgakov

    • il y a pas matière à s’étonner : ce ne sont plus des journalistes , mais des organes de publicités !
      ils disent tout simplement ce que leur patron leurs donne à lire .

  2. Je suis bien certaine que vous devez connaitre cette ancienne citation de Ted Turner, milliardaire et fondateur de CNN (CNN qui a toute de suite après l’annonce des résultats, dit qu’il faudrait punir les britanniques pour ce « mauvais » choix) « Une population mondiale totale de 250/300 millions d’individus, une diminution de 95% de la population actuelle serait idéale. » Et l’ex Président de CBS News lui a affirmé que « Notre travail est de donner aux gens non pas ce qu’ils veulent, mais ce que nous décidons qu’ils doivent avoir. » Cool, non ?
    Juste pour la poésie pure, Smohalla, Chef Indien Sokulls a dit ; « Mes jeunes gens ne travailleront jamais. Les hommes qui travaillent ne peuvent rêver. Et la sagesse nous vient des rêves. »
    Et si nous devenions tous des « Passeurs d’Idées » ? = https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/06/19/passeurs-didees/ JBL

  3. Bonjour,

    la presse dans sa globalité, raconte un jour une chose et le lendemain l’inverse et chaque journal, chaque JT de n’importe quelle organe de presse ou chaine TV n’y échappent.
    Ce qui me gène, c’est que l’appareil de propagande est subventionné, au même titre finalement que la Dominance ayant le pouvoir de légiférer, avec l’argent dette ou l’impôt d’une population de plus en plus en désunion avec les idées véhiculées.

    A cela je vois 2 possibilités .
    – Soit la bêtise crasse et l »inculture journaleuse sont finalement devenues une règle générale étendue à notre société malade,
    – Soit le monde de journaleux polluent de cette manière les opinions comme des coups de butoirs.

    Je crains davantage la seconde option qu’il faut appeler « l’acceptabilité sociale ».

    Combien de scandales politiques, financiers, d’affaires diverses, commises par la Dominance défraient la chronique, pour qu’au final, le temps et les événements, en chassant d’autres, rien ne change et terminent dans l’oubli collectif.
    Au contraire même, le Système actuel se nourrit de ces/ses critiques et des indignations portées à son encontre.
    Il oeuvre ainsi parce qu’il en a, et s’en est donné les moyens, sous forme de spectacles, de pseudo débats, dans une cacophonie générale dont le but est de brouiller la raison.
    Il s’autorise la liberté de dire tout et son contraire, mais sans jamais aller à l’encontre du but pour lequel il agit.
    Il rebondit sur les évènements.
    – Pour un politique, le Brexit, c’est pas un échec, c’est un signe qu’il faut PLUS d’Europe. D’ailleurs suffit de voir les sondages, le non de 2005, c’est du passé, tout le monde veut maintenant de l’UE. –
    Ce brouhaha généralisé n’a pour objectif que de conduire à légitimer le pouvoir en place en lui conférant l’apparence de la démocratie, de la liberté d’expression, une illusion hypnotique « Mesmerienne » collective.

    Du coup aucune attaque sérieuse à l’encontre du Système ou de la Dominance n’est audible, car les experts en communication (journalopes de service) en tout et en rien, interviennent de suite sur les antennes radios et plateaux télés et passent des heures à établir avec une maitrise apparente leurs expertises et contre-expertises.

    La bataille de la communication ne s’est malheureusement jamais jouée sur le terrain de la vérité, sinon les gens ne seraient pas condamnés à d’interminables et stériles contre-expertises, lesquelles ne triomphent finalement par l’adversité.
    L’affrontement est ailleurs, autour de l’art de dire le vrai/faux, et la capacité à inventer et à raconter des histoires toujours en accord avec le sens et le but recherché .

    Produire un récit qui fasse sens pour les hommes d’aujourd’hui, embarqués dans une gigantesque galère sociale ou la techno-dépendance finit par enrayer les réalités.
    Depuis les mythologies antiques, cette guerre s’est articulée autour de la religion, de la philosophie, de l’histoire.

    Aujourd’hui cette bataille, entre Dominant et Gueux se propage par les ondes, les images, à l’instant T d’un bout à l’autre du monde en millisecondes en violant les esprits.
    Elle est au sommet de son art, l’art pervers de prendre pour des cons tous ceux qui ne seront pas d’accord avec LE Système.

  4. « Tandis que la presse papier se vend de moins en moins, les médias alternatifs, de Mediapart à Boulevard Voltaire, connaissent de plus en plus de succès sur Internet. Est-ce à dire que l’avenir de la « réinformation » passe par le numérique ? »

    Oui, la presse peut se tourner vers le numérique, Hollande là encore a frappé…
    Avant le changement, seule la presse papier bénéficiait d’une TVA à 2.10%…
    Médiapart journal numérique s’est fait sa propre fiscalité et appliquait la TVA à 2.10% sur le numérique au lieu de 20%… d’où cette histoire de redressement fiscal de 400 000 € (passé à la trappe)

    Petit cours comptable :
    Vous vendez pour 1000 € de journaux et vous collectez auprès de vos clients : 200 € de TVA que vous reversez à l’état…
    Vous achetez du papier, de l’encre, votre loyer et tous vos frais généraux eux sont taxés à 20%… s’ils s’élèvent au total à 500 € vous payez à vos fournisseurs 100 € de TVA.

    Quand vous faites votre déclaration de TVA… vous déclarez 200 € de TVA collectée auxquels vous retranchez 100 € de TVA déductible… et vous payez à l’état la différence : 100 €.

    Refaites le même calcul en mettant une TVA à 2.10% sur vos 1000 € de ventes… vos achats eux ne changent pas…

    Grosso merdo, ça donne 21 € de TVA collectée, auxquels vous déduisez vos 100 € de TVA déductible et cette fois, c’est l’état qui vous fait un chèque de la différence soit 79 €.. (toutes proportion gardée 🙂 )

    Le numérique, c’est le jackpot… le crédit de TVA s’ajoutent aux grasses subventions…

    Et pour la blagounette, Médiapart a été fondé par Plenel mais aussi la Netscouade (Benoit Thieulin lui aussi maqué avec Vinci)…

    Bref, tous des emmanchés… et Médiapart, c’est la fausse opposition contrôlée.

  5. C’est un paradoxe extraordinaire mais apparent bien sûr. A l’heure ou le journalisme perd son crédit et les organes perdent leur clientèle, ils n’ont jamais été aussi importants.
    Comme la démocratie est réduite à peu de choses (même caste au pouvoir, pas de prise en compte des votes des citoyens, pas de consultation sur les grands sujets ou trahison, pas de parlement représentatif) l’image et la carrière des politiques se font dans les médias. Et ce sont les médias qui façonnent l’opinion publique. C’est un couple infernal, inséparable. Ils sont l’objet d’un même jugement.

  6. Je rebondis juste sur un truc : « La mauvaise santé de la presse, longtemps maintenue sous perfusion étatique et subventions publicitaires, est aujourd’hui à peu près générale : baisse du tirage et de la diffusion, plans sociaux et licenciements, réductions de la pagination, cessions de titres, concentrations tous azimuts. »

    Vous noterez comme moi que : « baisse du tirage et de la diffusion, plans sociaux et licenciements, réductions de la pagination, cessions de titres, concentrations tous azimuts. »… ne s’accompagne pas de « baisse des subventions…

    En fait, ce qu’il se passe pour la presse, c’est un exemple de ce qui s’est généralisée en France… toujours plus d’argent public pour moins de contrepartie…

    Et pour complèter l’info, c’est effectivement Carlyle qui a mis la main sur Getty Image, mais le plus drôle c’est que depuis 2002, Getty et l’AFP sont partenaires suite à un accord de délégation de couverture. Ce contrat signé sous l’ère Eveno est toujours actif.

    http://danactu-resistance.over-blog.com/article-l-109475762.html

  7. Un parallèle avec l’ actuelle gouvernance politique dévoyée et ses complices, « le pouvoir des médias », en fait en mains des très puissants qui, non contents de contrôler ainsi les médias, réduisent constamment la voilure en terme de coûts pour ménager leur bourse, tout en affichant un appétit insatiable pour les subventions publiques, généreusement octroyées par les mêmes politiques pour entretenir faveurs et complaisances versées à bon compte puisque payées par le budget de la Nation, cad par l’accroissement du déficit lui-même financé par l’accroissement de la dette (« , çà coûte rien, c’est l’Etat qui paye » …

    « La source de tous nos maux, c’est l’indépendance absolue où les représentants se sont mis eux-mêmes à l’égard de la nation sans l’avoir consultée.

    Ils ont reconnu la souveraineté de la nation, et ils l’ont anéantie.

    Ils n’étaient de leur aveu même que les mandataires du peuple, et ils se sont faits souverains, c’est-à-dire despotes, car le despotisme n’est autre chose que l’usurpation du pouvoir souverain.

    Quels que soient les noms des fonctionnaires publics et les formes extérieures du gouvernement, dans tout État où le souverain ne conserve aucun moyen de réprimer l’abus que ses délégués font de sa puissance et d’arrêter leurs attentats contre la constitution de l’État, la nation est esclave, puisqu’elle est abandonnée absolument à la merci de ceux qui exercent l’autorité.

    Et comme il est dans la nature des choses que les hommes préfèrent leur intérêt personnel à l’intérêt public lorsqu’ils peuvent le faire impunément, il s’ensuit que le peuple est opprimé toutes les fois que ses mandataires sont absolument indépendants de lui.

    Si la nation n’a point encore recueilli les fruits de la révolution, si des intrigants ont remplacé d’autres intrigants, si une tyrannie légale semble avoir succédé à l’ancien despotisme, n’en cherchez point ailleurs la cause que dans le privilège que se sont arrogés les mandataires du peuple de se jouer impunément des droits de ceux qu’ils ont caressés bassement pendant les élections. »

    Robespierre, 29 juillet 1792.

  8. Les votes des citoyens sont toujours plus ou moins sujets à caution :
    – ils n’ont pas voté en connaissance de cause
    – ils ont écouté les populismes
    – ils se sont laissés emporter par la passion
    – ils n’ont pas répondu à la question
    – ils ont été abusés etc etc
    vote toujours discutable…sauf pour le politique que le résultat arrange, Le vote est alors sa légitimité et son certificat d’honorabilité.

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