Crony Capitalism

Mondialisme – Europe : Barroso, Kroes… et les portes tournantes de Bruxelles

En effet, mercredi, on a appris que l’ancien commissaire européen à la Concurrence, Neelie Kroes, a été entre 2004 et 2009 directeur d’une société offshore aux Bahamas. C’est contraire au règles, parce que les commissaires ne peuvent pas tenir des postes dans le secteur privé au cours de leur mandat, rémunérés ou non. Depuis que Kroes a quitté la CE, elle a accepté un siège au conseil d’administration de Bank of America Merrill Lynch, mais aussi auprès de la société qui propose une alternative aux taxis, Uber. 

Les portes de Bruxelles

Un nombre croissant de commissaires acceptent des postes dans le secteur privé après leur mandat, ce qui soulève des questions sur les liens étroits entre la politique et le monde des affaires.

Un tiers (9 sur 27) des commissaires européens dont le mandat a pris fin en octobre 2014, travaillaient un an plus tard pour des entreprises privées, où ils cumulaient entre eux … 98 mandats, soit une moyenne de 10,8 par personne. C’est la conclusion d’une étude du Corporate Europe Observatory ONG (CEO), publiée en octobre 2015.

Le Comité d’ éthique de l’UE n’avait averti de ces nominations que dans seulement 37 de ces 98 cas. Pourtant, l’UE  émet rarement des objections. Elle n’en a formulé aucune dans le cas de ces 37 notifications, et ne s’est pas manifestée davantage lorsque l’ancien commissaire européen à l’environnement, le Slovène Janez Potočnik, est devenuprésident du Forum pour l’avenir de l’agriculture, un événement fondé entre autres par la société agrochimique Syngenta.

La norme à Bruxelles

Le Corporate Europe Observatory écrit la chose suivante :

“Le maillage serré de politiciens, fonctionnaires, industriels, et lobbyistes surnommé la “bulle de Bruxelles”, mène à une relation malsaine entre les législateurs et ceux qui sont soumis à leurs lois. Ajoutez le phénomène des “portes tournantes” entre le secteur public et le secteur privé, et vous obtenez un grand potentiel de conflits d’intérêt. (…)

Individuellement et collectivement, ils sont responsables de la création et de la négociation de lois qui affectent 500 millions de citoyens”.

Barroso est récompensé de ses mauvais et déloyaux services a posteriori, comme cela se pratique maintenant très souvent, cela coupe le lien entre les actes de corruptions et la rémunération

José Manuel Barroso, au centre d’une polémique sur son embauche par Goldman Sachs, a entretenu des contacts étroits pendant son mandat à la tête de la Commission européenne (2004 à 2014) avec la banque américaine, selon des documents révélés samedi par le journal portugais Publico.

Visite discrète du président de Goldman Sachs

Les dirigeants de Goldman Sachs « faisaient parvenir au cabinet de Barroso de manière confidentielle des propositions sur des changements à apporter aux politiques de l’Union européenne », rapporte le journal qui publie des extraits de lettres et mails obtenus auprès de la Commission européenne. Une missive du 30 septembre 2013 signée par le patron de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, fait ainsi état d’une visite discrète de M. Barroso au siège de la banque à New York qui, selon le journal, ne figurait ni à son agenda officiel, ni dans les archives de la Commission. « J’ai beaucoup apprécié notre discussion productive sur les perspectives économiques mondiales », écrit M. Blankfein qui a fini par embaucher M. Barroso comme président non-exécutif de Goldman Sachs International.

« Pas de relations spéciales »

Sollicité par le journal, M. Barroso a « démenti catégoriquement » avoir eu une « relation spéciale avec une entité financière » durant l’exercice de ses deux mandats à Bruxelles.
« J’ai naturellement maintenu des contacts institutionnels – transparents et dûment enregistrés dans les archives de la Commission – avec de nombreuses entités politiques, patronales, syndicales et financières », a-t-il fait valoir. Parmi elles figuraient « les principales banques qui opèrent sur le marché européen », dans un contexte de « crise financière », a-t-il poursuivi.
Le journal cite entre autres une lettre d’une lobbyiste de Goldman Sachs faisant des propositions sur la législation des marchés financiers et une réponse d’un membre du cabinet de M. Barroso qui a promis de les lire « avec grand intérêt ».

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