1984

Mondialisme vs Souverainisme : Commentaire de Doug Casey sur l’élite qui s’identifie comme telle !

Commentaire de Doug Casey sur l’élite qui s’identifie comme telle

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English abstract
Doug Casey on the self-identified Elite
Doug-CaseyIn a recent commentary, Doug Casey sheds an intriguing light on the “self-identified elite”, and what they are thinking. These people gather around such groups as the Council on Foreign Relations (CFR), Bilderberg, Bohemian Grove, and the Davos Forum. These groups don’t have political power, per se, Casey reminds us, “But their members are members of governments, large corporations, universities, the military, and the media. They all went to the same schools, belong to the same clubs, socialize together and, most important, share the same worldview. What might that be? They believe in the State—not the market—as the best way to organize the world.” Read full article on Casey Research‘s INTERNATIONAL MAN. – HT

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Commentaire de Doug Casey sur l’élite qui s’identifie comme telle

Par Doug Casey | Casey Research INTERNATIONAL MAN

Traduit par Henri Thibodeau RiderInBlack Henri’s Web Space

Mark Twain a dit, « Si vous ne lisez pas les journaux, vous n’êtes pas informé. Mais si vous les lisez, vous êtes mal informé ».

C’est pourquoi je désire attirer votre attention sur un récent article intitulé « La tentation isolationniste » (The Isolationist Temptation), publié par The Wall Street Journal et rédigé par Richard Haass, président du Council on Foreign Relations (CFR).

Cet article ne méritait pas d’être lu — sauf qu’il offre un excellent éclairage sur la façon de penser de « l’élite ». Le CFR fait partie d’une douzaine de groupes — comme Bilderberg,Bohemian Grove et Davos — où se réunissent les membres de cette élite qui s’identifie comme telle.

Ces groupes ne possèdent pas de pouvoir politique comme tel. Mais leurs membres font partie des gouvernements, des grandes entreprises, des universités, de l’armée, et des médias. Ils ont tous fréquenté les mêmes écoles, ils appartiennent aux mêmes clubs, ils socialisent entre eux et, encore plus important, ils ont une vision commune. Et quelle est-elle? Ils croient que l’État — et non le marché — est le meilleur moyen de gérer le monde.

Croyez-le ou non (je ne le crois pas encore…), j’ai récemment été invité à un de ces conclaves. Probablement par erreur. Je ne m’attends pas à être un renard dans le poulailler, mais plutôt un squelette à un festin. Je vous en reparlerai le mois prochain…

Mais revenons à notre sujet. Comme moi, vous vous êtes probablement demandé, « Qui sont ces gens? Est-ce que ce sont des canailles, des abrutis, ou les deux? Qu’est-ce qu’ils fument? Sont-ils complètement fous? »

Haass commence par diviser le monde des observateurs de la scène politique étrangère entre les « internationalistes » et les « isolationnistes » — une distinction faussée, trompeuse et idiote. Ce ne sont pas des « internationalistes » (c.-à-d. des gens qui se déplacent d’un pays à l’autre), ce sont des « mondialistes » (des gens qui veulent travailler pour un gouvernement mondial, qu’ils contrôlent). Il emploie le terme « isolationniste » de manière péjorative pour décrire le camp ennemi, les ramenant ainsi à des non-interventionnistes — un groupe totalement différent. Les isolationnistes évoquent un culte attardé, se tenant à l’écart du monde. Les non-interventionnistes ne veulent simplement pas se fourrer le nez dans les affaires des autres.

Il louange les soi-disant internationalistes (c.-à-d. mondialistes) comme étant « ceux qui veulent que les É.-U. conservent le rôle international de premier plan qu’ils jouent depuis la Deuxième Guerre mondiale ». Par là, il entend que les laquais du gouvernement américain devraient parcourir le monde pour « répandre la démocratie ». Il présume que la démocratie — qui n’est en fait qu’une forme plus polie de règne par la populace — est toujours une bonne chose. Nonobstant le fait que la démocratie ne résulte que rarement d’une intervention américaine. Il fait une autre distinction (et sur ce point j’admire sa candeur) entre les « élites » — comme les hauts dirigeants gouvernementaux et ceux qui font partie du CFR — et les « non-élites ». Il emploie actuellement ces mots. Il qualifie les invasions américaines et les tentatives de changement de régime de « politique étrangère ambitieuse ».

Il dit, même après avoir mentionné de désastreux échecs américains comme les guerres en Corée, au Vietnam, en Afghanistan et en Irak, et les catastrophes qui se poursuivent en Libye et en Syrie, que nous devrions maintenir le cap.

Il adore le concept des alliances, évidemment. Malgré le fait que les alliances ne servent qu’à entraîner un pays dans les guerres d’un autre pays. Les alliances prennent des conflits locaux relativement bénins et les catapultent à une échelle catastrophique. Il en a toujours été ainsi. L’exemple classique est celui de la Première Guerre mondiale, qui a signalé le commencement du long déclin de la civilisation occidentale. Les alliances ne peuvent servir qu’à entraîner les É.-U. dans des guerres entre des pays sans importance situés au milieu de nulle part que très peu d’Américains peuvent situer sur une carte.

Puis il mentionne ce qu’il appelle le « libre échange », un autre emploi malhonnête de ce terme. Le libre échange existe lorsqu’il n’y a pas de taxes ou de quotas, lorsque n’importe quelle entreprise peut acheter et vendre ce qu’elle veut, où et quand elle le veut.

Ce que ces gens veulent, en fait, c’est le commerce géré par l’État, ce qu’ils préfèrent appeler « commerce équitable ». Il sous-entend que des dirigeants gouvernementaux sages et incorruptibles sont nécessaires pour s’assurer que des acheteurs et des vendeurs stupides et malhonnêtes ne se nuisent pas malencontreusement.

Toutefois, ne devrions-nous pas nous inquiéter si des étrangers subventionnent leurs entreprises manufacturières et ignorent les réglementations sur l’environnement et le travail des États-Unis? Ma réponse est : non. C’est merveilleux si un imprudent gouvernement mercantiliste subventionne les consommateurs américains; nous nous enrichissons tandis qu’ils s’appauvrissent en vendant des billets d’un dollar à 50 cents. Et si les Chinois peuvent fabriquer quelque chose à moindre coût que les Américains, c’est merveilleux. Les Américains — qui disposent encore du plus vaste bassin de capitaux, de technologie et de main-d’œuvre éduquée au monde — sont alors libres de faire des choses plus productives.

Quoi qu’il en soit, l’article de Haass est affreux à tout point de vue. Je le reproduirais ici, mais il est trop long et trop ennuyeux. Et cela irait à l’encontre de la politique du Wall Street Journal. Par ailleurs, le Journal a récemment publié un article encore plus prodigieux, plus stupide, et plus nuisible, rédigé par Kenneth Rogoff sous le titre « L’aspect sinistre de l’argent liquide » (The Sinister Side of Cash). Il s’agit, évidemment, d’un « économiste » de Harvard. Vous devrez le consulter vous-même, étant donné la politique de reproduction du journal. Mais je vous encourage fortement à le faire. Il décrit — en langage net et clair — la logique de « l’élite » à l’égard des taux d’intérêt négatifs et de l’élimination de l’argent en espèces.

C’est hallucinant, et ça me porte à croire que l’auteur est un criminel aliéné. Je veux dire littéralement, au sens clinique. Criminel parce qu’il soutient ouvertement l’agression contre les biens d’autrui et, en fait, leur existence même. Et aliéné parce que ses idées et ses croyances sont complètement délirantes, sans aucun lien avec la réalité.

Au total, chaque jour amène de nouveaux signes tous azimuts indiquant que la queue du gigantesque ouragan financier dans lequel nous avons pénétré en 2007 sera extrêmement désastreuse.

La « Dépression majeure » sera encore pire que je ne l’imaginais moi-même.

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Doug-CaseyDoug Casey est un économiste du libre marché d’origine américaine, un auteur, ainsi qu’un entrepreneur et un investisseur international. Il est le fondateur de Casey Research, organisme qui offre des analyses financières par abonnement. Ses investissements se sont concentrés dans les secteurs des ressources naturelles, des métaux et des mines, de l’énergie, des produits de base et de la technologie.

https://henrithibodeau.wordpress.com/2016/10/20/commentaire-de-doug-casey-sur-lelite-qui-sidentifie-comme-telle/

3 réponses »

  1. « Mais revenons à notre sujet. Comme moi, vous vous êtes probablement demandé, « Qui sont ces gens? Est-ce que ce sont des canailles, des abrutis, ou les deux? Qu’est-ce qu’ils fument? Sont-ils complètement fous? »
    Excellente question
    Ils pensent avoir compris qu’ils n’y a ni bien ni mal …alors ils tentent de s’offrir le monde
    de le deshumaniser pour le modéler à leur façon
    Au dela du bien et du mal
    « La vie est une fête le monde est un jeu »

    C’est un cirque obscéne
    Un exemple

    Soutien Clinton leur candidate
    En face
    Clint Easwood soutien Trump
    CQFD

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