1984

L’Antithetisme : Protectionnisme Vs Mondialisme Par Master T

L’Antithetisme : Protectionnisme Vs Mondialisme

Comme je l’ais dénoncé à plusieurs occasions, le libre -échangisme est une doctrine, certes économique, mais plus encore philosophique et en poussant plus loin… spirituelle.

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Par MASTER T

Dans le libre-échange économique on trouve l’idée maitresse de la profitabilité. La croissance du profit pour une entreprise tournée vers l’international consisterait logiquement à externaliser sa production en réduisant le cout de la masse salariale et dans un second effet celui de la fiscalité.

Une entreprise dans ce cas précis conçoit son existence sous le même angle que les oligarques internationalistes, les 2 sont apatrides et prédateurs.

C’est donc cette conjonction des vues qui pousse économistes, chefs d’entreprise et politiques dans le sens du vent mondialiste.

La donne mondialiste considère qu’il n’y a pas de patrie ni de nation seulement des terrains de jeu économique et des nations-hôtels. La mobilité des investisseurs et exploiteurs répond à une logique prédatrice, dans un monde ouvert et compétitif, et la légitimité des scénarios est toute construite selon cet angle unique ou votre attitude est motivée par le profit… chaque groupes d’individus se mimant les uns les autres et considérant ses actes comme le reflet d’une norme sociale collective… c’est donc l’air du temps, notre ère post-moderne.

Si l’on aborde le libre-échangisme sous les 2 angles décrits ci-dessus n’oublions pas évidemment qu’ils ne sauraient exister sans un « système cardio-pulmonaire »: la finance globalisée à l’appuis duquel des réseaux bancaires (banques centrales) agissent comme pompes à fric et ou se prolongent de myriades alvéoles institutionnelles: fonds de pension, groupes d’investisseurs et autres fonds vautours… qui permettent la circulation des capitaux créés ex-nihilo, irriguant les organes moteurs de l’économie.

On notera que le système est bien malade et qu’il se situe sur l’autre versant de la vie, celui de l’entropie.

Les mondialistes considèrent à tort que la morale ne devrait jamais être le tiers élément de la pensée car celle-ci s’opposerait au pragmatisme, pragmatisme d’ailleurs dont le petit frère s’appelle « real politik » et avec lesquels ils se permettent de s’affranchir de sentiments jugés limitant et contraignant à l’exercice du pouvoir et in-extenso à celui de jouissance.

Le jouir sans entrave abolie toute frontière morale, il suit la courbe ascendante de la puissance magnétique de l’Hybris sur les êtres qu’il domine et en faveur duquel le fruit de l’action confère cet aspect si grisant et pourtant si éphémère que l’acte appelle nécessairement à lui la répétition, l’automatisme.

Le libre-échangisme est le reflet de la montée en puissance de cette drogue qui consiste à expérimenter toujours plus loin une expérience éternellement grisante mais naturellement éphémère, et c’est dans une incessante et évanescente convulsion de l’esprit, pris dans la toile d’une quête extatique, que les voilà tous entrainés vers des contrées oniriques sans cesse plus éloignées du réel. Evidemment, la contrepartie réelle et tangible de leurs actes, foncièrement répréhensibles à la morale universelle, se traduit par le sacrifice des uns (délocalisations, chômage contre abondance de biens pas chers…) et par contre poids, augmente l’espérance d’un enrichissement rapide chez les autres. C’est ainsi que le bonheur est confondu avec le plaisir, que l’aveuglement éloigne de la responsabilité et que l’automatisme se substitue au libre-arbitre.

La société de consommation est d’abord une société de consumation.

 Aucune limite n’a été posée ni au libre-échange ni à l’endettement. Nous voyons les résultats. 

A toutes causes, leurs symptômes, ne soyons donc pas surpris de cela.

Nos gouvernements ont plié devant la doxa ultra-libérale car le poids du Système est tel, par la masse et son empreinte, qu’il contamine les esprits des masses en modifiant chez eux le logiciel intellectuel tout en prenant soins de les rendre aveugle sur le sens et la portée de cette adhésion. Il suffit toujours d’offrir quelques présents à ceux qui désirent rejoindre le clergé pour que la blafarde lumière dans leur cœur finisse étouffée sous la cendre laissée par le feu dévorant de leur compromission.

L’Histoire nous apprend chaque jour que le meilleur de la civilisation n’exclut pas le pire de la barbarie, et le mondialisme est certainement l’énoncé le plus chronique, le plus grotesque, et le plus ordinaire de cette barbarie.

A l’ultra libéralisme, au mondialisme, au progressisme, au libre-échangisme et au sans-frontiérisme, il nous tarde de nous protéger contre ces fléaux, tous issus de la même insondable matrice et pour lesquels la Nature en appelle à la Sagesse universelle, seule prévention face à la maladie du cœur/conscience qui a ouvert la boite de Pandore libérant ce sentiment libertaire comme manufacture de l’Hybris, véritable chaine pesante qui nous lie à notre servitude tout en nous soufflant l’idée sulfureuse que cela est notre suprême liberté.

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Le parallèle organique 

Dans un corps humain chaque organe est à sa place et possède sa raison d’être, et donc sa fonction propre, ainsi, chacun concourt à l’homéostasie, cet équilibre général qui permet un développement durable plus ou moins harmonieux de la totalité.

Dans le corps social, étendu à la sphère humaine globale, la pathologie mondialiste opère de grands transferts d’énergie d’un groupe d’organes (pays) à un autre, ce qui affaiblit, de fait, l’ensemble du corps social (le monde). A mesure que les excès se propagent, ils font sentir leurs effets perturbateurs par la matérialisation d’une sénescence accélérée de certains organes. Une désorganisation croissante amenuise la vitalité du corps entier, si bien que la « richesse » énergétique finit toujours par se concentrer dans des niches organiques devenues pléthoriques et donc parasitaires/cancéreuses pour la totalité du corps. C’est cette dissipation d’énergie que l’on nomme, quand elle devient contreproductive: rendement marginal décroissant. Dans un autre domaine, celui du pétrole, il s’agit de L’EROEI (« Energy Returned On Energy Invested ») c.à.d du taux de retour énergétique.

cf: https://fr.wikipedia.org/wiki/Taux_de_retour_énergétique

Le protectionnisme nous apparait alors comme l’état normal, naturel, prévalant aux fonctions régulatrices d’un système complexe ou les flux d’énergie sont répartis harmonieusement entre groupes d’organes, si bien que dire comme Maurice Allais que le protectionnisme économique s’applique dans certains cas et non dans d’autres est parfaitement logique et sage : « Il en existe certains de néfastes, tandis que d’autres sont entièrement justifiés. Dans la première catégorie se trouve le protectionnisme entre pays à salaires comparables, qui n’est pas souhaitable en général. Par contre, le protectionnisme entre pays de niveaux de vie très différents est non seulement justifié, mais absolument nécessaire ».

Si le mondialisme est une pathologie, la mondialisation est, quant à elle, une situation naturelle qui épouse la logique transactionnelle/interactionnelle entre les êtres, ceux-ci étendus aux groupes et pays.

La mondialisation implique de rattacher les notions d’énergie au sens le plus étendu puisque le savoir, les matières premières, l’argent, l’information… sont des « éléments » particulaires formant des catégories propres à leur fonction et se constituant, tout en se mouvant, en flux nécessaires à la constructalité (1)de ses utilisateurs (développement physique et de connaissance). En effet, nos sociétés sont conçues sur les échanges que ce soit verbaux ou physiques, sous forme de troc, par l’intermédiaire de monnaie, de connaissances et de pratiques…

La constructalité n’implique pas la croissance du nombre d’utilisateurs mais seulement la succession de générations du nombre d’utilisateurs. Le quantitatif n’est pas la donnée fondamentale qui détermine le vivant (les utilisateurs) mais bien son aspect qualitatif.

En effet, on peut suggérer, par exemple, que la nature permet le développement des qualités ontologiques chez l’Humain, comme condition extensive du progrès philogénétique opérant par succession trans-générationnelle, et ceci, en particulier en ce qui concerne la conscience, comme champs d’expansion, et son rapport intime à l’inconscient, comme influant.

Ainsi, la démographie croissante sur Terre n’est qu’un effet collatéral susceptible de s’inverser soit par manque d’énergie de 1ère nécessité, soit qu’il soit dans la nature que le surnombre appelle cycliquement son inverse… mais tout dépendra de l’énergie disponible sous ses diverses formes.

L’intérêt pour l’Humain sera de gommer les excès qu’il a permis afin de rétablir l’homéostasie… il en va ainsi de sa survie. A charge pour lui de trouver le remède permettant la rémission de son Mal.

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EN BANDE SON : 

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