1984

Paradoxe : Ironiquement, ce sont donc les gouvernements qui pourraient redonner de la vigueur au concept des crypto-monnaies, alors que celui-ci a vu le jour pour offrir une alternative aux monnaies fiat, les monnaies officielles, et contourner les banques centrales et leurs politiques.

Même si le cours de certaines monnaies virtuelles s’est effondré de près de 90 % l’année dernière, la technologie sur laquelle elles repose, la « blockchain », est plus pertinente que jamais. Plusieurs projets d’envergure, émanant d’entreprises de renom, devraient d’ailleurs voir le jour cette année.
La blockchain (ou « chaîne de blocs » en français) est « une base de données qui contient l’historique de tous les échanges effectués entre ses utilisateurs depuis sa création », explique Blockchain France. « Cette base de données est sécurisée et distribuée: elle est partagée par ses différents utilisateurs, sans intermédiaire, ce qui permet à chacun de vérifier la validité de la chaîne. »

Une très grande variété d’applications

Chaque mouvement effectué sur la chaîne de blocs est enregistré dans un nouveau bloc. Les informations enregistrées sont l’heure et la date à laquelle les transactions sont réalisées. Ces transactions sont regroupées dans des blocs qui sont eux-mêmes validés par des nœuds. Les nœuds sont des chiffrements réalisés par des machines de façon aléatoire. C’est la réponse à ces calculs complexes qui permet la création de nouveaux blocs.

Les utilisations les plus courantes de la technologie blockchain concernent les transactions monétaires. Avec la chaîne de blocs, les transactions ne peuvent être validées tant que toutes les informations n’ont pas été vérifiées. Ce qui en font les monnaies les plus traçables et transparentes à ce jour.

La blockchain est aussi utilisée dans de nombreux autres secteurs : recherche scientifique, assurance, santé et industrie pharmaceutique, agroalimentaire, luxe, commerce international, distribution, industrie musicale, énergie, ou encore les processus électoraux

Cela fait maintenant une dizaine d’années que la blockchain a été mise au point, et elle devrait atteindre cette année une certaine maturité, affirme la MIT Technology Review.

La grande chaîne de supermarchés américaine, Walmart, devrait commencer à y avoir recours cette année pour suivre ses produits frais et garantir une plus grande sécurité alimentaire. La firme a demandé à tous ses fournisseurs de légumes verts et de salades de lui adresser toutes leurs données concernant la récolte de leurs produits. Grâce à la blockchain, il sera ainsi très facile de retracer dans quels magasins ont été livrés des lots de légumes infectés par la bactérie E. coli, par exemple, et donc, de procéder à leur retrait avant qu’ils ne soient vendus.

Le secteur financier fer de lance

Dans le secteur financier, certains grands investisseurs institutionnels tels que les fonds de pension, les hedge funds ou les fonds souverains manifestent (toujours) de l’intérêt pour les actifs numériques, mais n’y investissent pas, faute de structures approuvées par les organismes de régulation.

Mais cette situation est en train de changer. Intercontinental Exchange (ICE), qui possède la Bourse de New York et figure comme l’une des entreprises les plus importantes de Wall Street, devrait inaugurer « bakkt », sa propre plateforme spécialisée dans le bitcoin et les autres monnaies virtuelles au début de cette année. Et Fidelity Investments a récemment créé une nouvelle société appelée Fidelity Digital Assets. La société de gestion d’actifs américaine, Fidelity a fondé Fidelity Digital Assets, une filiale dédiée à la tenue et à la gestion de comptes en monnaies virtuelles. Elle proposera la conservation des « bitcoins, ethers et autres crypto-actifs », autrement dit « le stockage à froid, en chambre forte, hors ligne », et l’exécution d’ordres.

Le grand avenir promis aux contrats intelligents

L’expression « contrats intelligents » a été inventée par l’informaticien, juriste et cryptographe américain Nick Szabo dans les années ’90, dans le but de mettre en place des protocoles cryptographiques et d’autres mécanismes de sécurité numérique permettant de valider et exécuter plus facilement les clauses d’un contrat, tout en assurant une plus grande confidentialité de l’argent numérique ainsi que des informations liées à l’identification et à la signature électronique.

De nos jours, les « smart contracts » (‘contrats intelligents’) sont des protocoles informatiques (c’est à dire des instructions en code) qui définissent les conditions à recueillir (les clauses d’un accord entre deux parties, en l’espèce) pour l’application automatisée d’une action, et qui exécutent cette action lorsque ces conditions sont remplies. Ils sont d’autant plus prometteurs qu’ils permettent d’éliminer le recours à des intermédiaires ou à des employés coûteux

Une grande variété d’usages

Une société d’assurance pourrait y avoir recours pour indemniser automatiquement les passagers en cas d’annulation de vol, par exemple. Mais jusqu’ici, cette technologie n’avait pas été déployée en raison du risque de piratage. Un hacker pourrait en effet s’introduire dans le système et simuler des retards de vol factices afin de collecter les indemnités correspondantes. Mais la technologie s’améliore, et Chainlink, une startup développée avec les chercheurs de l’université de Cornell, propose maintenant un « oracle » décentralisé basé sur la cryptographie devrait résoudre cette difficulté.

Cahinlink a aussi été adaptée pour permettre à des utilisateurs de créer des documents juridiques (tels que les contrats de freelance) et de les mettre sur blockchain pour automatiser des paiements en monnaie virtuelle lorsque les clauses de ces contrats ont été remplies. D’autres startups planchent également sur des applications similaires.

Les monnaies virtuelles ne sont pas finies

Les banques centrales d’une quinzaine de pays envisagent le lancement de monnaies virtuelles, dans un contexte de déclin des espèces tout autour du monde. La présidente du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, a récemment évoqué cette possibilité dans un discours.

Ironiquement, ce sont donc les gouvernements qui pourraient redonner de la vigueur au concept des crypto-monnaies, alors que celui-ci a vu le jour pour offrir une alternative aux monnaies fiat, les monnaies officielles, et contourner les banques centrales et leurs politiques.

EN LIEN : https://leblogalupus.com/2019/01/03/le-grand-transfert-mort-du-ben-laden-wall-street-a-enterre-le-reve-du-bitcoin-comme-alternative-au-cash-a-moins-que-cela-ne-soit-le-contraire-avec-note-du-lupus/

EN BANDE SON : 

5 réponses »

  1. les crypto actuelles dans le domaine des échanges financiers sont plutôt des « speculative currency* » sorte de boursicotages qui ne disent pas leurs noms.
    currency # devise apatride

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    • L’écume toujours l’écume, à terme les cryptos permettront de masquer totalement l’origine frauduleuse et mafieuses des ressources financières des mondialistes. Vous avez raisons d’insister sur le coté apatride et sans foi ni loi des cryptos ainsi contrôlées par des instances supranationales type FMI. Une bonne idée au départ, rapidement détournée et qui pourrait virer au cauchemar.

      Aimé par 1 personne

  2. et si à un mineur on en adjoignait 2 ou 4 de plus pour vérifier l’intégrité du montant transféré ? puis valider par la signature des 3 ou 5 opérateurs ? ainsi l’intégrité de la somme serait conservée . . .

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  3. ‘c’est tout simplement pour remplacer la monnaie par des bits ayant une valeur énergie,ces bits vous serons octroyés ou pas suivant votre allégeance au pouvoir en place ,et son « politiquement correct » ,ils pourront de la même manière vous etre supprimés,lire « technocraty study course »les objets qui seront tous connectés , obligatoirement connectés pour fonctionner et Linky en est l’exemple frappant,on vous panachera ça avec des points carbone ,le traçage absolu , 1984 en pire,le block chain servant a l’inviolabilité du bazar mais n’est qu’une des pièces du puzzle qui s’assemble pour l’esclavage mondialiste qui prone une réduction drastique de la population mondiale,et c’est pas du complotisme c’est écrit partout ,il faut être un crétin confirmé ou analphabête patenté pour ne pas lire ces documents écrits par ceux là même qui mettent en place cette dictature,alors réveillez vous si c’est encore possible.

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  4. Croire que le Bitcoin est une monnaie anti-système, c’est être un peu…..disons….gentillement niais ! Il n’est qu’un essai grandeur nature pour la mise en place des blockchains dans tous les domaines.
    Bonne chance.

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