Aristote contre Platon

La rédemption de Bernard-Henri Lévy (Avec Note du LUPUS)

NOTE DU LUPUS

Il y a les Philosophes de PALAIS TYPE BHL ou Luc FERRY et il y a les Philosophes de combat TYPE DE BENOIST ou ONFRAY, chacun devra bientôt choisir son camp ! La Concentration ou la Résistance !

La philosophie est la vraie science, l’économie ou le politique par exemples n’en sont que les vassaux ou pire encore des avatars tel que l’économisme, l’idéologie des fausses corrélations inventée par les USA pour masquer et justifier leurs prédations et dominations, ou bien encore le psycho-socio-politique, si chère à l’ingénierie sociale,  qui représente à mes yeux la rhétorique de la logorrhée verbale servant à inonder les cerveaux sous une mélasse insignifiante dont nous avons en France un des grands spécialistes en la personne du parvenu Macron.

Face à l’empire du vide laissé par 50 ans de consumérisme et de marketing aberrant et les nouvelles dominations qui s’annoncent : technologiques et migratoires, Il est donc logique que la bataille des idées et de la praxis qui va avec se situe désormais au plus haut niveau et prenne les contours d’une bataille quasi métaphysique ou les choix de société se présenteront comme de véritables choix philosophiques.

En tant que « Nietzchéen » je ne peux que me réjouir d’un tel état de fait car cela permettra aux plus valeureux d’entre nous de prouver leur courage et leur sens des responsabilités historiques. Je continuerais donc à veiller quant à moi à ce que ce Blog dessine au mieux les contours de la bataille épique qui s’annonce !

La rédemption de Bernard-Henri Lévy

antipresse.net janvier 26, 2019 Slobodan Despot

Quelques interrogations suscitées par l’étrange débat qui m’a opposé à Bernard-Henri Lévy sur le plateau d’Infrarouge. Ou: comment dialoguer avec le néant sans le servir?

Dans une société dotée de mémoire, le cas du philosophe (ou romancier, ou cinéaste, ou lobbyiste, ou dramaturge) Bernard-Henri Lévy aurait dû être classé de longue date. Au moins depuis sa déconstruction intellectuelle en tant que faussaire et affabulateur par l’historien Pierre Vidal-Naquet en 1979. L’ascension intellectuelle d’un normalien capable de confondre le Pirée avec un homme et Halicarnasse avec un héros grec aurait dû s’arrêter à la page des perles du baccalauréat. Sans parler de sa pompe ringarde, sourcilleuse et agressive où le regretté Desproges a identifié la « vraie nature des cuistres ».

Et pourtant, non. La médiocrité de BHL profite d’un écosystème particulièrement indifférent aux lacunes de fond et particulièrement indulgent face aux beaux parleurs, surtout lorsqu’ils sont fortunés. Je veux parler de la « bonne société » parisienne et de son prolongement médiatique.

Le drame du pauvre petit garçon riche

Héritier de l’immense fortune d’André Lévy amassée dans l’exploitation coloniale du bois d’Afrique, Bernard-Henri promène depuis un demi-siècle son mal-être de pauvre gosse trop riche et trop pressé de se faire aimer, ou du moins respecter. Ayant échoué à créer une œuvre satisfaisante, il s’est engouffré dans les coulisses du pouvoir, ne jouant que la carte la plus sûre : celle du mondialisme ultralibéral.

Son action politique est la seule part de sa carrière qui mériterait d’être prise au sérieux, au moins d’un point de vue pénal. Aussi mystérieusement influent auprès des « décideurs » qu’il est discrédité dans la population, BHL a directement comploté contre la paix et promu ou justifié des coups d’État et des crimes de guerre dans tous les théâtres de conflits dont il s’est mêlé, en particulier en Yougoslavie, en Libye et en Ukraine.

A cela l’on pourrait ajouter, dans un registre moins tragique mais non moins grave, le casier judiciaire intellectuel constitué de ses nombreux plagiats et affabulations, sans compter sa préoccupante naïveté face au canular appelé Jean-Baptiste Botul, prévarications et bévues dont il n’a jamais répondu et qui ne l’empêchent pas de continuer à plastronner avec l’exceptionnelle résilience du fantoche dénué de surmoi et donc insensible au ridicule.

Comment se fait-il que personne dans les milieux du pouvoir n’ait jamais dit fermement « stop » à cet imposteur multirécidiviste ? On peut toujours spéculer sur les influences occultes, le poids du compte en banque et la portée de son fameux « carnet d’adresses ». Mais la raison est peut-être plus simple. Les gens normaux éprouvent toujours une retenue face aux bélîtres sans scrupules. Et BHL apparaît trop dénué d’humour et trop manifestement malheureux pour que les personnes dotées de pudeur lui portent l’estocade décisive.

Son mal-être rayonne à plusieurs mètres de distance, comme j’ai pu m’en assurer après avoir passé quelques minutes seul avec lui dans une même antichambre avant le débat d’Infrarouge du 23 janvier (minutes qu’il a occupées au téléphone). J’ai aussi eu le temps de m’étonner du dispositif de sécurité que le service public suisse avait mis à sa disposition, comme s’il risquait autre chose qu’un attentat pâtissier !

Un tapis rouge à croix blanche

Surtout, je me suis demandé à quel titre le service public suisse déroulait un aussi somptueux tapis rouge devant l’agitateur parisien. Le matin même, à l’heure de pointe, il avait été l’invité de la Matinale de la radio (RSR1) — où il avait étalé sa jactance et son ignorance presque méprisante du système politique suisse, réduit à « Genève », et « Genève » à son très restreint milieu cosmopolite. Système qu’il flattait par ailleurs en tant que « modèle » pour l’Europe sans comprendre que la subsidiarité qui est au cœur de la constitution helvétique représente l’opposé diamétral de la construction « top-down » de l’UE.

Le soir, il eut droit à un quart d’heure de « solo » dans l’émission de débats Infrarouge, au lieu des 8 minutes que la production avait annoncée aux autres participants. Autre entorse au protocole, la mise à l’écart des habituelles questions du public.

A quel titre donc élargit-on les portes en Suisse romande pour laisser passer la grosse tête de BHL ? Au titre de son œuvre ? Laquelle ? Philosophique ? Littéraire ? Pour le génie théâtral de son monologue Looking for Europe qu’il est venu promouvoir ? (Or l’extrait vidéo de son précédent spectacle où il déclame dans un anglais scolaire et une pose grotesque a fait souffler un vent de gêne sur le plateau.) De son implication dans la construction européenne ? Traduite par quoi (chez lui qui n’est à l’aise dans aucune autre langue que le français) ?

Plus fondamentalement : prend-on vraiment cet homme au sérieux, ou ne l’invite-t-on qu’en tant que bateleur susceptible de faire de l’audimat ? De deux choses l’une.

  • A) On le prend au sérieux. Dans ce cas, son action politique doit être prioritairement prise en considération. Or si la RTS donne la parole à un éventuel complice et instigateur de crimes de guerre, elle ne se trouve pas seulement en délicatesse avec l’article 2 alinéa 3 et 4 de la charte des Nations Unies, elle viole également les articles 2, 3 et 4, section I de sa propre concession. Ce cas devrait donc au moins faire l’objet d’une interpellation du conseil des programmes de la RTS.
  • B) On ne le prend pas au sérieux. Dans ce cas, comment justifie-t-on l’accaparement des programmes d’information d’une chaîne publique par la promotion des spectacles d’un amuseur ?

Comme souvent, la réalité est probablement entre deux. Dans le sillage du « pompeux cornichon », même ses alliés et flagorneurs s’échangent des clins d’œil entendus. Je les ai vus faire. Ils en profitent autant que lui se sert d’eux. Les journalistes pour « faire le buzz ». Les politiques pour « faire passer » par son auto-mise en scène des projets inavouables. (Le public est tellement tétanisé par le culot du bonhomme qu’il en oublie de réfléchir à la malignité des causes qu’il cautionne, comme la légitimation des terroristes en Libye ou des nazis en Ukraine.)

La paisible province romande semble bien éloignée de ces vils jeux d’illusion et de pouvoir. On se demande d’autant plus ce qu’elle doit à BHL — sinon la révérence obséquieuse des provinciaux devant le Parisien — pour le favoriser autant.

Une porte de sortie

Avant d’affronter ce phénomène en débat, j’ai réfléchi. Fallait-il entrer sur son terrain, en l’occurrence celui d’un « sauvetage » in extremis de l’idée européenne ? Évidemment que non. BHL multiplie les initiatives tous azimuts, chacune venant escamoter les échecs de la précédente à la faveur de cette mémoire de poulet qui caractérise les médias de grand chemin. Chaque discussion de fond, fût-elle réfléchie et articulée comme celle que lui a obligeamment opposée le ministre Pierre-Yves Maillard, ne fait qu’accréditer sa démarche. La réfutation ? Il n’en a cure, pourvu qu’elle provienne d’une autorité qu’il puisse accrocher à son tableau de chasse. Pierre Bourdieu, lui, l’avait très bien compris en refusant tout débat avec lui pour éviter de nourrir son imposture. BHL du reste ne sait pas débattre. Il suffit de le contrer un peu pour se faire traiter de peste brune, comme je l’ai été à Infrarouge.

L’enjeu de la tournée Looking for Europe n’est donc pas le sauvetage de l’Europe, c’est le sauvetage de BHL. Tout comme l’enjeu de « son » Maïdan, de « sa » Libye, etc., se résument à un seul sujet : la quête désespérée de consistance d’un être désincarné, aigre et malveillant comme un démon. J’ai passablement hésité, et consulté, avant d’accepter ce débat. Pourquoi devrais-je participer à sa réhabilitation, lui qui a contribué, avec une totale irresponsabilité, à la destruction sanglante du pays où je suis né, la Yougoslavie ?

Finalement, j’y suis allé avec une recommandation qui a fait le tour des réseaux sociaux, mais qui n’était n’avait rien d’une « quenelle » ou d’un « entartage ». Je l’ai formulée sans ironie et sans méchanceté aucune. Voici pourquoi.

Cet éternel enfant surprotégé a un moyen de ne pas mourir d’aigreur. C’est d’affronter, une fois dans sa vie, la réalité. La réalité brute, sans la médiation de sa rhétorique, de ses courtisans et de ses gardes du corps. Or il se trouve que, pour un ami sincère de la démocratie et un adversaire résolu des dictatures, la chance de rédemption se trouve sous son nez, dans les rues de sa ville. Il lui suffit, de fait, de quitter une fois dans sa vie le parti de l’ordre, d’enfiler un gilet jaune et de prendre la tête des manifestants. Le risque physique serait certes plus grand pour lui qu’il ne le fut jamais en Afghanistan ou à Sarajevo, mais il se limiterait tout au plus à la perte d’une côte ou d’un œil. En échange, il serait enfin admiré, et peut-être même aimé. Il sauverait sa pauvre vie.

Il lui suffirait pour cela d’un accès de lucidité et de courage vrai. Je le lui souhaite sincèrement.

  • Article de Slobodan Despot paru dans la rubrique «Le Bruit du Temps» de l’Antipresse n° 165 du 27/01/2019.

https://antipresse.net/la-redemption-de-bernard-henri-levy/?utm_source=Lecteurs+d%27Antipresse&utm_campaign=4b1d5f8941-EMAIL_CAMPAIGN_12_26_2017_COPY_01&utm_medium=email&utm_term=0_f9e9755c0e-4b1d5f8941-439836989&mc_cid=4b1d5f8941&mc_eid=62e97e4356

EN BANDE SON : 

5 réponses »

  1. On peut simplement se demander si BHL n’est pas un agent US, pas le plus futé, mais si obstiné que ses patrons doivent le trouver encore utile. Si tel n’est pas le cas, rangeons-le dans la catégorie des mal comprenant, dont la fortune et les réseaux font une halte obligée pour les malheureux arrivistes parisiens en quête de carrière et de fortune. Ils sont nombreux. Un marchepied en quelque sorte. Misère du parisianisme!

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  2. BHL était sur le terrain en 2011 lors de l’invasion et attaque de la Libye par Sarko et ses sbires.
    Celà relève d’une stratégie d’envergure quand on sait que le but de cette invasion n’était pas de mettre KO BHL était sur le terrain en 2011 lors de l’invasion et attaque de la Libye par Sarko et ses sbires.
    Celà relève d’une stratégie d’envergure quand on sait que le but de cette invasion n’était pas de mettre KO Kadhafi, mais bien de faire de la Libye le terreau de DAESH dont es inspirateurs sont partis ensuite au sud avec les armes données généreusement par les occidentaux, et afin de faire de la Libye le porte-avion avancé de l’invasion migratoire arabo-africaine de masse vers l’Europe, ceci dans le grand plan du « Nouvel Ordre Mondial ».
    Ce n’est pas par hasard si BHL et Jacques Attali hantent ensembles les palais du pouvoir en France, et susurrent ensembles aux oreilles des présidents, leur disant ce qu’ils doivent accomplir comme actions pour plaire à leurs Maitres.
    OR Attali comme BHL sont des Sionistes pur jus, c’est à dire que leur objectif est de rétablir d’une part « le Grand Israël » Méga-territoire allant de l’Iran jusqu’à l’Irak et l’Égypte,
    et comme le dit si bien et le souhaite ardemment Jacques Attali, faire de Jérusalem la capitale du Nouveau Monde dirigé par un Gouvernement Mondial et avec une monnaie mondiale unique, (électronique si possible…).
    Un « Nouvel Ordre Mondial » au profit d’une caste de malfrats exploitant plusieurs milliards d’esclaves, qui seront eux tués dès l’age de 60 ans car plus assez rentables pour leurs Maitres .
    BHL comme tous les sionistes croit que seuls ceux de sa caste sont des « êtres humains », et que tous ceux qui n’en font pas partie, ne seraient eux que des « animaux à apparence humaine »,
    leurs vies ne valant donc que peanuts ou sinon rien, et étant corvéables et exploitables à merci de surcroit .
    Je n’oublie pas la photo de BHL en Libye posant fièrement avec téléphone satellite à la main en chemise blanche immaculée une fois que les armées occidentales eurent posé les pieds dans le pays.
    Kadhafi n’était peut être pas fréquentable, mais il servait de verrou contre les islamistes et nous protégeait nous Européens de l’invasion des barbares, invasion instrumentalisée aujourd’hui justement par les sionistes qui en ont fait un de leurs outils pour parvenir à leurs fins.
    Alors BHL ??
    il devrait être interdit de tout médias et interdit de publication car il agit contre l’intérêt de notre nation et des citoyens de notre pays, et distille dans ses propos et ses « conseils » aux dirigeants politiques, un venin dramatiquement malsain.
    Et n’oubliez jamais pas les propos récents et officiels de BHL,
    je cite :
    « il serait légitime et nécessaire de réhabiliter Satan !!! »
    Celà en dit très long sur le personnage de BHL…

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  3. A SAVOURER EN ENTIER
    OU le BHL hors de son bassin périmétré rencontre Despot et se prend quelques vérités dont il a du mal a se remettre.:..
    La définition de l’Europe telle qu’elle devrait être
    Athéne/Rome/Chrétienne !!!!!!!!!!!!!

    la réaction du simulacre en chemise blanche est grouchomarxiste – révélatrice

    Merci!!!!!!!!!

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  4. Je cherche un débat de Bernard-Henri Lévy ou il ne n’insinue pas que la personne qui le contredit, ou bien les euroceptiques sont des nazis/fachistes/antisémites.
    J’ai encore perdu :

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