Art de la guerre monétaire et économique

Guerre et Pets guère épais : Donald Trump bientôt prix No-belle de la Paix ? (Avec Note du LUPUS)

Le sommet du président américain « Donald Trempe » et du Rocketman nord-coréen Kim Jong-un à Hanoi s’est achevé sans accord.

Selon la délégation américaine, la Corée du Nord était prête à démanteler le complexe principal de Yongbyon en échange de la levée de toutes les sanctions internationales. Mais cela ne suffisait pas pour les Américains, selon Trump. Par exemple, Kim a refusé d’évoquer le démantèlement d’autres infrastructures nucléaires, dont une usine d’enrichissement d’uranium.

Mais : Le témoignage explosif de Michael Cohen, l’ancien avocat et « Fixer » de Trump, à 13 000 kilomètres de là, et au même moment devant une commission d’enquête de la Chambre des représentants, n’a pas aidé non plus.

Cohen a décrit le président comme « un homme peu fiable et faux », au moment où ce dernier tentait de forcer une percée diplomatique avec le dictateur le plus imprévisible et le moins fiable du monde. On est jamais trahi que par les siens ou par les chiens (c’est au choix) !

La fin du « cinoche de copains » entre Kim et Trump ?

Pas encore … mais qu’est-ce que Trump a accompli ?

  • Les relations de la Corée du Nord avec la Chine, le Japon, la Corée du Sud et les Etats-Unis sont radicalement meilleures qu’il y a deux ans.
  • Il n’y a plus de vols de missiles nord-coréens.
  • Trump a choisi de ne conclure aucun accord plutôt que d’en conclure un mauvais, ce qui lui évite les critiques chez lui.
  • En mettant fin prématurément au sommet, il envoie à Rocket Man le signe que sa patience n’est pas infinie.

Le problème, c’est que :

  • Pyongyang, grâce à ces deux sommets, se sent désormais l’homologue moral des Etats-Unis.
  • Aucun progrès n’a été accompli en matière de désarmement nucléaire.

Trump dit qu’il croit la version de Kim Jong-un sur la mort de l’étudiant américain Otto Warmbier. Tout comme il a cru – malgré les indications peu fiables du FBI et de la CIA – Vladimir Poutine quand ce dernier lui a dit que la Russie n’avait jamais essayé d’influencer les élections américaines, ou quand il a cru Mohammed ben Salmane quand celui-ci lui a dit n’avoir rien à voir avec le meurtre de Jamal Khashoggi.

Finalement, le plus incroyable, c’est :

La manière dont le monde s’est habitué en deux ans à un président américain qui non seulement, caresse dans le sens du poil des dirigeants dits autoritaires qui n’hésitent pas à se débarrasser de leurs opposants, mais de plus, qui les défend et nous évite ainsi quelques désagréments « hiroshimesques ». Force est de constater que personne n’étant prophète en son pays, aux Etats Unis ce sont les opposants qui tentent de se débarrasser par tous les moyens d’un Président jugé illégitime mais pourtant élu démocratiquement mais il est vrai non oligarchiquement comme certains, suivez mon regard… 

Pour un Président Trump désormais plus en sécurité à l’étranger que dans son propre pays les gardes du corps sont une source de fascination et d’inspiration « benallesque », tout comme le leader nord-coréen Kim Jong-un. Cette semaine encore, des images combinant les deux ont fait surface. La question est de savoir quelle peut être l’utilité de 12 gardes du corps à proximité immédiate d’une Mercedes blindée (lire : pare-balles) ?

La réponse à la question est simple: l’image. La Mercedes dans laquelle le leader « maximo » nord-coréen a été transporté n’est plus considérée comme une voiture, mais comme un véhicule blindé, selon les spécialistes.

La sécurité personnelle des dirigeants (du monde) a souvent plus à voir avec l’image et le statut qu’avec des situations potentiellement dangereuses. C’est sans doute ce que pensait aussi Kennedy à Dallas en 1964…et c’est sans doute aussi à cela auquel pensait Le Donald  à l’arrivée du « wagon »  de Kim. Les voix de l’Etat Profond étant décidément impénétrables et surtout imprévisibles !

Le président américain est un grand farceur, qui fait preuve d’un humour dont le système politico-médiatique est connu pour en être singulièrement dépourvu. Ce qui est plus drôle encore.

Et d’évoquer sa modeste personne pour concourir au prochain prix du Nobel de la Paix. D’où étranglement de glotte immédiat et AVC en perspective chez les « belles personnes » ; à peu près les mêmes des deux côtés de l’Atlantique.

L’homme est fantasque, mais loin d’être idiot, surtout quand anticipant, en ces termes, de possibles attaques : « Je ne l’aurais sans doute jamais, mais ce n’est pas grave. Ils l’ont donné à Obama, qui ne sait même pas pourquoi il l’a eu. Il était là pendant quinze secondes, et il l’a eu. » Voilà qui n’est pas totalement faux.

Barack Obama aurait-il été lauréat de ce prix après son discours du Caire, le 4 juin 2009, et sa gestion plutôt intelligente quant aux épineux rapports entre Orient et Occident, on aurait compris. Mais à peine avait-il écrasé sa cigarette dans le Bureau ovale, qu’il se trouvait promu au rang de possible Dalaï-Lama, autre créature consensuelle s’il en est. Tout de suite, on comprenait moins. Ou alors que trop ; tant ce produit relevant plus du marketing, destiné à redorer un blason terni par George W. Bush, permettait au « soft power » américain de repartir, à l’international, sur des bases plus présentables.

Sans quitter le registre du marketing politique, Donald Trump ne manque pas d’arguments. À propos de la Corée du Nord :

« On en est où, maintenant ? Plus de missiles, plus de fusées, plus d’essais nucléaires. Nous avons appris beaucoup. Mais, plus important que cela encore : nous avons une relation géniale avec la Corée du Nord, j’ai d’excellentes relations avec Kim Jong-un. »

Petit problème, d’ordre à la fois diplomatique et capillaire : en admettant que le président américain décroche le précieux sésame, encore faudrait-il qu’il le partage avec son homologue nord-coréen. La photo de famille pourrait donner lieu à un happening de brushings des plus télégéniques.

À propos de « relations géniales », si les USA se réconcilient avec un « État-voyou » susceptible de mettre à feu et à sang l’océan Pacifique, quid d’un l’Iran ayant vaincu Daech, tandis que l’Arabie saoudite, meilleur « ami » de Washington, soutenait en sous-main ce même État islamique ?

En bon businessman qu’il est, Donald Trump sait tout cela, jouant à la fois de sa rivalité et de sa complicité avec cet État profond qui, ne l’ayant pas vu venir, est désormais obligé de composer avec lui. Pour le moment, il tente de se sortir de cette insoluble équation par une de ces provocations diplomatiques lui ayant souvent réussi jusqu’ici, avouons-le. D’ailleurs, il sait bien que ce gris-gris nobélien n’est jamais rien d’autre qu’un hochet ayant, de longue date, été décerné à moins « recommandables » que lui.

Deux exemples pris au hasard dans la liste des lauréats, et faisant honneur à la patrie d’origine de l’actuel trublion ? Woodrow Wilson et le général George Catlett Marshall, figures de choc, en matière d’humanisme militant.

Le premier, initiateur de la SDN, en 1918, officine planétaire et ancêtre de l’ONU, connu pour avoir éradiqué toute forme de guerres durant le siècle dernier, est ensuite l’un des principaux maîtres d’œuvre de Traité de Versailles, un an plus tard, avec les fameux résultats qu’on sait quant à la paix destinée à régner en ce vaste monde.

Le second a donné son nom à ce Plan ayant consisté à reconstruire, puis à occuper l’Europe ; entreprise de bienfaisance évidemment remboursée jusqu’au dernier dollar par les occupés, tandis que grâce à lui, le Vieux continent est encore truffé de bases américaines, censées nous défendre, aujourd’hui encore, contre un péril bolchevique dont l’actualité ne paraît pas être exactement brûlante.

Dans ce tableau des plus touchants, Donald Trump ne dépareille finalement pas.

http://www.bvoltaire.fr/donald-trump-bientot-prix-nobel-de-la-paix/

EN BANDE SON :

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