Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise

L’industrie et l’intellectuel…Tout devrait pouvoir s’expliquer en y mettant l’effort nécessaire !

L’industrie et l’intellectuel…Tout devrait pouvoir s’expliquer en y mettant l’effort nécessaire.

Par Chien Brun Le 27 Octobre 2019

Certes il y a toutes les analyses parfaitement détaillées des économistes qui révèlent l’impact des politiques menées {en faveur ou pas} des délocalisations industrielles (génie industriel et, force vive des nations) mais je note que ces analystes ne prennent jamais en compte l’ensemble du bien fondé de l’utilité de ces entreprises manufacturières qui ont su s’intégrer dans le tissu national et local d’un pays.

Une entreprise se doit de développer son rôle social et économique, c’est la règle.

Dans l’analyse d’un phénomène économique, il manque régulièrement la liste complète des conséquences immatérielles causées à tous ses acteurs.

La créativité, la recherche et le développement, le partage intellectuel valorisant tous les niveaux de la hiérarchie. Réussite sociale partagée, le fait de pouvoir offrir une participation à la naissance de << l’objet>> la chose – le produit fabriqué…

Il arrivait souvent qu’une ville entière s’identifiait au produit manufacturé par ses habitants et de sa région. Mieux qu’une équipe de foot ou de basket… Puisque les acteurs étaient en même temps les spectateurs.

Pour mémoire : Manu France Saint Etienne, Michelin à Clermont, Peugeot à Sochaux, Moto bécane à Pantin  et j’en passe… Les Bêtises de Cambrai et l’Andouillette de Vire, En passant, par les <<gens bons>> bien connus : à Bayonne.

L’entreprise manufacturière offre des possibilités multiples à ses employés et à ses acteurs partenaires. Elle offre une participation prenante dans leur projet, tout en prenant en compte, l’investissement personnel à tous ses échelons.

La plus efficace, la plus utile ; la plus noble de ce retour sur investissement personnel et à tout à chacun, ne se résume pas qu’à une feuille de paye un salaire, pas même à un résultat économique, un bilan ou à une cotation boursière. Le bien fondé va au-delà  (par-delà le bien et le mal) c’est le fait d’offrir aux forces vives, la possibilité de l’expression créative de soi parmi les autres et son contraire.

L’économiste fait preuve de ne pas pouvoir l’imaginer et, fait preuve que ce détail dépasse son instruction.

L’entreprise industrielle offre l’opportunité de pouvoir apprendre, de pouvoir créer ensemble, c’est l’aboutissement de l’entreprise qui fabrique.

Le reste des sociétés de services ne sont qu’au service des créateurs et rien d’autre…

Le bus qui conduit les travailleurs créateurs, le restaurant qui nourrit les travailleurs créateurs, le banquier qui tient la tirelire des créateurs. Ces gens ne fabriquent rien, ils sont dépendants de la créativité des autres.

Piètre héritière : La start-up des années numériques, toute neuve née des années 2000, est à des années lumières de la cohésion sociale et intellectuelle des entreprises manufacturières que l’Europe a su offrir au monde du travail dans son berceau fertile que les années 70 a vu naître.

Il reste à la populace errante, à suivre le conseil de son chef : traverser la rue, éternel va et vient prévisible, entre pôle emploi et le Grec du coin, pour les plus chanceux, le Mac-Do…

Populace transformée en vagues incessantes – troupeaux grandissant composé d’êtres inutiles, pas même bons à devenir des bêtes à bénéfices parce que tondus par l’impôt, le chômage et les salaires de misères…

Un pays qui supprime ses ateliers – ses d’usines, n’a plus d’avenir, c’est un résultat qui nous revient des siècles. La chute de l’empire romain faute d’avoir tarir les mines d’or pour y vivre sur ses lauriers. …

Ce qui reviendrait à supprimer les oasis des déserts – les arbres des forêts –les prostituées aux proxénètes – les tours de verres aux milliardaires – les châteaux au nantis.- la Clio diesel à la caissière – le chant des oiseaux à la presse.- la poudre de perlimpinpin aux élites.

Il reste à ce peuple castré intellectuellement, physiquement, financièrement et démuni de possibilité de créativité, d’espoir et de réussite, à se réconforter à travers le spectacle que lui offre les jeux de balles ou de ballons – rêver aux fortunes amassées par le phénomène, avec pour seul objet d’investissement : Un ballon – une balle une audience de TV !

Noblesse des accessoires dédiés aux enfants dans la cour d’école, les terrains de jeux et aux petits chiens et toutou à sa mémère. De la balle et du ballon, voilà l’avenir des peuples : infantile destin!!!!

Pour mémoire ; le célèbre chanteur des années 70 : Serge Lama, avait chanté dans une longue pleurnicherie qui lui collait à la peau :<< je n’ai pas connu les ballons rouges>>…. Il ne connaissait pas sa chance… Lui, ce n’est pas l’objet,  sa conception pas même sa réalisation qui l’a rendu célèbre, c’est d’avoir pu chanter la chansonnette à la populace.

N’est pas André Citroën, louis Renaud, Michelin, les frères Peugeot – Eiffel qui veut. Tout le monde n’est pas César…

L’analyste économique ne révèle pas le prix du montant de l’ardoise cette somme, des bénéfices que représente la fraternité, la cohésion sociale que l’on peut apprécier dans un atelier de productions, les laboratoires de recherches, les équipes dédiées aux expérimentations techniques.

Un être utilisé au sacrifice des tâches subalternes pour toute sa vie, vissé, boulonné à des emplois de services, sa carrière, son avenir, ne pourra jamais connaître les sensations d’émerveillements que procure le contacte directe et indirecte du génie industriel et de ses acteurs.

Même un sous doué en matière de mécanique, de technique, d’habileté manuelle et intellectuelle, trouvera au contact du génie industriel, un moyen de sortir de son enclave.

L’usine conduit à tout, elle ne produit pas que l’objet elle fait naître des esprits. J’en fais la démonstration qui suit, j’en suis la quintessence, je suis l’enfant orphelin de cette l’industrie française  morte et oubliée. Cadavre dépecé par les corbeaux de l’empire boursier,  qui ont su lui déféquer dessus avant de lui voler son âme et ses trésors. Les Bernard s Tapis volants en tête de proue, les mains dans la farine, le pognon plein la bouche à en vomir. Testut – Adidas –Wonder Vallourec et bien d’autres… Et enfin : le cancer rendu à la justice divine. L’histoire en est venue à bout ‘’dans sa gueule’.

L’industrie mène à tout sauf aux mensonges.

Ça marche ou ça ne marche pas. C’est la réalité et la résultante du système mécanique qui le prouve.

J’ai noté la sensibilité de certains écrivains qui avaient su reconnaître la noblesse du monde industriel, non celui des annuaires comme nous a révélé Proust, bien sûr que non, mais plutôt la démonstration tangible qu’a su nous décrire Céline et le monde de la machine ouvrière…

Lire Voyage au bout de la nuit. La rencontre avec l’univers de l’industrie automobile du début du siècle dernier entre un <<intellectuel de base>> lui étant programmé pour la médecine et, l’énorme monstre doté d’une intelligence supra dimensionnelle que représentaient les usines Ford dans son intégralité.

« Se réunir est un début, rester ensemble est un progrès; travailler ensemble est la réussite » (Henry Ford). Pas d’innovation sans collaboration !

« La machine la mieux stylée n’a jamais délivré personne. Elle abrutit l’Homme plus cruellement et c’est tout ! J’ai été médecin chez Ford, je sais ce que je raconte. Tous les Fords se ressemblent, soviétiques ou non !…  » Louis-Ferdinand Céline (Mea Culpa, 1936)

Lire Claire Etcherelli <<Elise ou la vraie vie>>. Le monde industriel et ce qu’il a engendré dans ses rapports : Humains.

« J’étais comme un être enfermé dans une bulle de verre, et tout le monde me voyait, mais personne ne m’entendait. Et moi, ce que je voulais, c’était casser la bulle pour que quelqu’un m’écoute. Elise ou la vraie vie. » Claire Etcherelli

Lire Jean d’Ormesson pour enfin comprendre qu’il est plus facile de se hisser commodément au plus haut niveau en échappant au travail proprement dit, en gardant ses mains neuves et sa cervelle infantile intacte, et qu’en se perfectionnant aux baratins audibles et autres velléités – platitudes récurrentes incarnées par un adolescent bien nourris, issue de bonne famille, pur produit dans son emballage littéraire doré sur flan. La résultante du fruit né de l’écrivain en vain par affiliation humaine, l’élitisme, en quête de notoriété. Démonstration par la médiocrité que l’effort intellectuel ne paye pas, qu’il est strictement inutile de s’ingénier dans le monde des concepteurs créateurs, et que d’inventer un système, un truc, un machin, un brevet d’invention mécanique utile à tous fait partie de la niaiserie ambiante. Pour ce genre d’esprit d’insecte, persuadé que la fabrication de son livre pollue moins que de fabriquer une auto. Une auto qui servira à livrer son bouquin : qu’on se le dise…

«J’aimais beaucoup ne rien faire. Dans cette occupation suprême j’étais presque excellent. Je ne m’ennuyais jamais. Je rêvais» Jean dOrmesson

1988, automne social: grève des infirmières, des personnels de la Poste, d‘Air France, de la RATP, des cheminots, des agents des impôts. Jean dOrmesson dans Le Figaro: « À quoi sert la gauche si elle n’est plus capable d’assurer la paix sociale? »

L’intellectuel au service du peuple ou son contraire…

Démonstration factuelle d’un guignol décoré, Jean d’Ormesson oblige, affligé d’une épée des académies Nationales. Pathétique folklore qui a conduit la France et son génie, à lire à coup de propagande, j’en suis victime, des romans de gare dans les chiottes des aéroports.

 Remplir des bibliothèques qui sont devenues les plus jolies, les plus belles des poubelles de l’histoire à comparer avec les revues techniques du moindre des moteurs à combustion interne venu.

« Je refusais de jouer, je voulais lire. J’ai été un lecteur effréné jusqu’à 30 ans. L’idée d’écrire ne m’effleurait pas, car comment ajouter quelque chose à Cervantes, Chateaubriand et Eschyle ? »

Également un merci à François Mitterrand et sa clique, d’avoir su aider à démanteler le tissu industriel, ce génie du savoir-faire Français, et d’avoir fait dans le même temps, construire l’édifice en guise de totem, cette usines à bouquins en plein Paris, <<Bibliothèque de France oblige>> pour y étaler la matière grise des plumitifs spécialisés, des bouquins en veux-tu en voilà pour la majorité, écrits par des de pisses froids juvéniles et que plus personne ne prend plaisir à lire.

Entre autres phénomènes constatés du déclin sociétal. La production des créativités artistiques Française des décennies passées, démontre l’effondrement total de l’esprit de conquête et de la pertinence intellectuelle de son peuple.

Bien à vous Chien Brun

EN BANDE SON :

2 réponses »

  1. Ceci n’est qu’un mot : néolibéralisme capitalistique, élite financière dominante, propagande de masse et dévastation planétaire.
    Seul remède pacifique, un urgent retour à la socialisation des biens communs : foncier, monnaie, capitaux, eau, énergie, information, ..

    Mais ce texte vient bien trop tard : les ‘salopards’ extrémistes de gauche nous le disaient depuis des décennies ! Mais cela venait d’extrémistes, des inaudibles, des utopiques, des couteau-entre-les-dents, alors on ne pouvait pas les entendre, ces nuls.
    ILS AVAIENT RAISON.
    Maintenant c’est trop tard.
    Notre société, voire notre civilisation capitaliste, n’a donc que ce qu’elle mérite : crever d’imbécilité, d’avidité, de folie.

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  2. Chaque fois qu’une usine se crée en France aujourd’hui le fisc et l’URSSAF associés aux hommes politiques viennent pour soupeser, tâter, voir si les dents sont saines bref jauger du prix de la bête avant de la racketter !

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