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Le président Jefferson encore : « Je regarde vraiment avec compassion le grand corps de mes concitoyens qui, lisant des journaux, vivent et meurent dans la conviction qu’ils ont su quelque chose de ce qui se passait dans le monde à leur époque… J’ajouterai que l’homme qui ne regarde jamais dans un journal est mieux informé que celui qui le lit; dans la mesure où celui qui ne sait rien est plus proche de la vérité que celui dont l’esprit est rempli de mensonges et d’erreurs. »

Quelqu’un — était-ce Burke, — a dit que la presse est le quatrième État. Évidemment c’était vrai alors. Mais à l’heure actuelle, c’est en réalité le seul État, il a mangé les trois autres. Les lords temporels ne disent rien, les lords ecclésiastiques n’ont rien à dire. La Chambre des Communes n’a rien à dire, et elle le dit ; nous sommes dominés par le journalisme.

Oscar Wilde – L’Âme de l’homme sous le socialisme (1891)

https://nicolasbonnal.wordpress.com/2019/12/03/le-president-jefferson-encore-je-regarde-vraiment-avec-compassion-le-grand-corps-de-mes-concitoyens-qui-lisant-des-journaux-vivent-et-meurent-dans-la-conviction-quils-ont-su-quelqu/

nicolasbonnal.com

https://founders.archives.gov/documents/Jefferson/99-01-02-5737

http://www.dedefensa.org/article/de-platon-a-cnn-lenchainement-par-les-infos

Candide, XXX :

Pendant cette conversation, la nouvelle s’était répandue qu’on venait d’étrangler à Constantinople deux vizirs du banc et le muphti, et qu’on avait empalé plusieurs de leurs amis. Cette catastrophe faisait partout un grand bruit pendant quelques heures. Pangloss, Candide, et Martin, en retournant à la petite métairie, rencontrèrent un bon vieillard qui prenait le frais à sa porte sous un berceau d’orangers. Pangloss, qui était aussi curieux que raisonneur, lui demanda comment se nommait le muphti qu’on venait d’étrangler. « Je n’en sais rien, répondit le bonhomme ; et je n’ai jamais su le nom d’aucun muphti ni d’aucun vizir. J’ignore absolument l’aventure dont vous me parlez ; je présume qu’en général ceux qui se mêlent des affaires publiques périssent quelquefois misérablement, et qu’ils le méritent ; mais je ne m’informe jamais de ce qu’on fait à Constantinople ; je me contente d’y envoyer vendre les fruits du jardin que…

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