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Les vaccins font s’envoler les Bourses ! Et pourtant…Par Marc Rousset

Les vaccins font s’envoler les Bourses ! Et pourtant…

Marc Rousset  7 février 2021 Bld Voltaire

La Bourse de Paris et Wall Street ont clos leur meilleure semaine depuis deux mois avec de nouveaux records. Le CAC 40 a progressé de 4,82 % sur l’ensemble de la semaine, pour terminer à 5.659. Aux États-Unis, le Dow Jones est en hausse de 3,89 %, le NASDAQ de 6 % et le S&P 500 de 4,65 %. Les boursiers croient aux nouveaux sérums et à l’extension des vaccinations ; aux États-Unis, la pandémie est en régression. Les résultats publiés des grandes sociétés sont bons et Wall Street espère que le plan Biden, de 1.900 milliards de dollars, sera adopté. Les petits porteurs qui s’attaquaient aux fonds alternatifs ont contribué à faire monter les cours, tout en piégeant les fonds alternatifs de Wall Street qui ont subi des pertes de 70 milliards de dollars avec, en plus, une forte volatilité du VIX, l’indice de la peur, au-dessus de 35 en fin de semaine dernière. Quant à la spéculation sur l’argent métal, elle s’est calmée, cette semaine. Une forte et très prochaine correction boursière est malgré tout probable car les arbres ne montent pas jusqu’au ciel.

Sortirons-nous très rapidement de cette crise en Europe grâce aux vaccins ? Tout le monde le souhaite, mais la probabilité nous semble très faible. Certains experts craignent que les variants du virus ne finissent par totalement contourner les défenses immunitaires développées par les vaccins actuels. De plus, étant donnés les délais ultra-courts de la mise au point de ces vaccins, une catastrophe n’est pas impossible pour l’un de ces vaccins avec des technologies très différentes : vaccins à partir de virus inactivé (Sinopharm, Sinovac), vaccins avec des protéines virales (Sanofi et GSK), vaccins avec ARN messager (Pfizer/BioNTech, Moderna), vaccins avec vecteur viral (Sputnik V et Oxford/AstraZeneca). On ne peut pas s’empêcher de penser au fameux principe de précaution dont on nous a tant rebattu les oreilles ; il ne reste plus qu’à croiser les doigts.

Comme exemple de cygne noir possible à venir, et qui n’a rien à voir avec les vaccins : l’Italie. Ce pays représente un très grand danger pour la zone euro, avec un endettement de 160 % du PIB. Il était très facile, pour Mario Draghi, président de la BCE, d’ouvrir les vannes monétaires et de faire baisser les taux d’intérêt. Président du Conseil italien, il lui sera plus difficile de mettre en place un plan d’austérité, afin d’éviter la faillite, sans déclencher une révolution sociale. L’Italie sera la prochaine Grèce, puis ce sera ensuite le tour de la France. L’Italie sera le premier cobaye du fameux rapport Draghi à passer à la casserole. La survie de la zone euro se posera alors de façon dramatique. Et n’oublions pas les paroles de Macron, qui n’est pas certain de se représenter : c’est probablement à cela qu’il pensait, au-delà d’une tactique oratoire pour que de nombreux Français le supportent davantage, espérant qu’il puisse quitter ses fonctions aussi facilement.

L’Italie est un pays fondateur de l’Europe, surendetté, sans croissance, qui a du mal à se réformer et qui a refusé le soutien du Mécanisme européen de stabilité. Or, l’Italie peine à mettre en œuvre le plan de relance de 209 milliards d’euros de l’Union européenne, d’où la démission de Conte. Si les Italiens n’arrivent pas à se mettre d’accord, les Néerlandais et les Allemands pourraient en tirer certaines conclusions sur la nécessaire séparation à venir. Le taux de chômage en Italie atteint 9 %, bien au-dessus de la moyenne de la zone euro ; pour les jeunes de 15-24 ans, il atteint 29,7 %. Selon le syndicat agricole Coldiretti, le nombre d’Italiens ayant recours à l’aide alimentaire a augmenté de plus d’un tiers, en 2020, pour atteindre 3,7 millions de personne. De plus, à la fin du mois de mars, le gel des licenciements arrivera à sa fin, ce qui comporte le risque de graves tensions sociales.

D’autres cygnes noirs sanitaires, sociaux, sociétaux, migratoires, terroristes, boursiers, économiques, monétaires, financiers, politiques, géopolitiques, dans divers pays dont la France, ne manquent pas. Un seul peut suffire à faire s’effondrer le château de cartes, mais les vaccins sont, pour les boursiers, l’arbre qui cache la forêt.

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2 réponses »

  1. Oui je le sens bien le coté PURGE et mise an place de Me Lagarde aux commandes de la France mais comme Adjudicatrice / Liquidatrice avant Faillite Générale et vente à la découpe… .
    J’ai l’impression que tout celà est voulu et prémédité. Peut être mème qu’elle succédera directement à Micron et sans être élue …Au point où nous en sommes….
    Bêlez Braves Moutons… votre heure approche, les bourreaux de L’UE aiguisent leurs Lames….
    Ce qui me rassure un peu c’est que le Peuple Gaulois a prouvé durant les évènements de L’Histoire (avec un Grand H) qu’à un moment donné, une fois que le vase a débordé depuis longtemps, qu’il décide dans les actes de renverser la Table et de se payer la peau de ses Maitres…

  2. « N’oublions pas les paroles de Macron, qui n’est pas certain de se représenter  »
    Pourquoi pas…  » Vous ne voulez pas de ma réforme des retraites, eh bien je m’en vais », ce serait l’excuse idéale pour ne pas se représenter et partir avec une dignité théâtrale.
    Car s’il a conscience de l’effondrement prochain de l’Italie et que le chaos engendré puisse mettre un terme à ses ambitions européennes, Micron ne verra pas l’utilité de rester. Il n’est qu’un simple banquier, pas un sauveur courageux à la manière du Général…
    Il est évident que les problèmes italiens ne pourront être gérés de la même façon que ceux de la Grèce, petit pays ; le morceau sera trop gros à avaler. Ce sera la fin de l’Europe actuelle, surtout que l’on voit mal la France, l’Espagne, après la débâcle italienne, résister à leurs propres dettes, à leurs problèmes économiques et sociaux.
    Nous devons envisager cette hypothèse, qui ne serait peut-être pas la pire ; une France indépendante, souverainiste, devant repartir à zéro. Il faut faire confiance au peuple français qui lorsqu’il a un idéal et qu’il joue son existence, sa survie, peut se montrer combattif, énergique et déplacer des montagnes. Son histoire est pleine de ses rebondissements et de ses enthousiasmes…

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