Art de la guerre monétaire et économique

De l’argent sain dans une Banque saine!!!!

C’est reaganomiquement correct et historiquement profitable !!!!

Mais les êtres humains retiennent rarement les leçons de l’histoire. Prenez le cas de la banque Barclays, un géant européen au bord du gouffre, maintenu artificiellement en vie par le gouvernement britannique…..

CONNAITRE LA SUITE :

Bloomberg.com mentionne que si la banque Barclays s’en était tenue à sa tradition de saine gestion du risque, basée sur un équilibre délicat entre les actifs et les passifs, au lieu de centrer son attention sur l’obtention de parts de marchés, la banque ne se serait pas retrouvée dans le méga pétrin actuel. « Cachés dans un entrepôt bleu anonyme à 230 km au nord-ouest de Londres se trouvent des relevés historiques qui montrent le chemin à suivre pour les banquiers impatients de la City » explique Bloomberg, dans un texte intitulé :

 « Barclays Maroons Secret of Stable Banking in Suburb »  (cliquez sur le lien pour voir le texte original d’avril 09) 

Durant presque tous les 319 ans de la banque, ces relevés nous apprennent que l’institution a connu le succès en se préoccupant davantage de sa rentabilité que de la croissance. « Le changement historique de perspective, vers la croissance à tout prix, a contribué à la bulle financière qui a mené à la crise actuelle », constate Bloomberg. L’entrepôt de Manchester abrite des km de tablettes démontrant que la gestion d’une banque était une affaire différente au 18e siècle, à une époque où l’auteur Daniel Defoe était client, alors qu’il écrivait « Robin Crusoé ». 

Dans les années 1700 et 1800, les banquiers se demandaient tout simplement d’où l’argent venait et où il allait. Et s’ils pouvaient se permettre d’allouer, au passage, une portion de ce capital à titre de profit… si tout le reste balançait sur leurs livres.

Le plus vieux livre de comptes de la banque est un bilan comptable datant de 1733. Il contient 20 pages jaunies de créanciers et d’emprunteurs, inscrit à la main avec une plume fontaine utilisant de l’encre végétale. En comparaison, le rapport annuel 2008 de la banque se concentre surtout sur les profits et les revenus. 

Autrefois, le bilan comptable était un document central pour une banque. Notamment si vous vouliez prouver votre solvabilité à vos actionnaires et déposants, mentionne Bloomberg. Mais avec l’expansion du crédit durant la dernière bulle financière, les banques ont perdu de vue l’importance d’équilibrer les comptes. 

Les patrons de la Barclays ont reconnu qu’il y avait un tel déséquilibre devant le Parlement anglais il y a quelques mois. « Il y avait une croissance asymétrique des actifs par rapport au passif » a alors admis John Varley, le PDG de la Barclays, reconnaissant que les dirigeants de la banque ont trop emprunté et… trop prêté. 

Les banquiers d’aujourd’hui se sont égarés dans la bataille des parts de marchés au lieu de suivre les leçons de Luca Pacioli, un mathématicien italien et prêtre franciscain, ami de Leonardo de Vinci. Ce dernier a, en 1494, codifié précisément la manière d’équilibrer les livres comptables de la Venise de la Renaissance. 

Cette distraction ne date pas d’hier. Les archivistes de la Barclays ont permis de découvrir que le premier état financier de la banque remonte à 1896, alors qu’elle a fusionné avec 19 autres institutions. L’année suivante, elle a inscrit son premier profit net dans un rapport de dix lignes inscrit sous le bilan comptable. En 1914, la Barclays inscrivait pour la première fois un rapport portant sur les profits et pertes occupant les deux cinquièmes d’une page de son bilan. En 1958, ce rapport fut indiqué pour la première fois AVANT le bilan comptable dans son rapport annuel. 

Lorsque la banque est devenue publique, en 1902, elle a embrassé une culture focalisée pleinement sur les revenus et les dividendes versés aux actionnaires. L’emphase est, depuis, mise sur la capacité de générer des profits, davantage que sur le talent des gestionnaires. 

« Il faut remettre cela en question et apprendre des leçons du passé », affirment les sources citées par Bloomberg, des professeurs et financiers britanniques. En somme, il faut revenir aux sources du métier de banquier !!!!

EN COMPLEMENT INDISPENSABLE CES BILLETS  DE L’ECONOMISTE NUMBER ONE JEAN PIERRE CHEVALLIER :

http://www.jpchevallier.com/article-31339724.html

http://www.jpchevallier.com/article-32485788.html

http://www.jpchevallier.com/article-32515841.html

http://www.jpchevallier.com/article-31605258.html

http://www.jpchevallier.com/article-31371824.html

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