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Investisseurs individuels : cesser d’acheter haut et de vendre bas !!!

Investisseurs individuels : cesser d’acheter haut et de vendre bas !!!

La majorité des investisseurs achètent leurs titres lorsqu’ils sont chers et vendent lorsqu’ils sont au plancher. Ils ont toutes les misères du monde à se débarrasser de ces vieux réflexes.

Le piètre rendement moyen des investisseurs individuels à long terme : un grave problème et une importante préoccupation par William André Nadeau

PLUS/MOINS DE MARKET TIMING EN SUIVANT :

Pour enfoncer le clou, le magazine Rep écrit qu’il a récolté de nouvelles preuves du phénomène, dans un texte intitulé « More proof that retail investors buy high and sell low » (De nouvelles preuves que les investisseurs individuels achètent haut et vendent bas).

En fait, écrit Rep, les clients des conseillers américains sont traumatisés. Ils ont été frappés par deux bulles spéculatives en dix ans, où les actions ont perdu 40 et 50% de leur valeur, et se méfient.

D’autant plus que le « flash crash » de mai dernier n’a rien fait pour les rassurer. Devant des marchés volatils, ils se terrent avec leurs économies, protégées dans des produits qui ne rapportent pratiquement rien. Et rien ne dit que les investisseurs canadiens se comportent différemment.

Selon un sondage réalisé par MFS Investment Management, 65% des investisseurs ayant 100 000$ ou plus vivent encore dans la peur face aux marchés financiers, avec des craintes d’une nouvelle chute de la Bourse. Pourtant, celle-ci caracole à des sommets plus élevés qu’avant la débâcle de Lehman Brothers.

« La peur et la cupidité animent plus que jamais les investisseurs », écrit REP. Les gens ne reconnaissent pas leurs pulsions. Heureusement, une majorité d’entre eux écoutent leur conseiller et acceptent de revenir sur le marché. Non sans craintes. Et plusieurs choisissent des placements très sûrs. Peut-être trop sûrs.

Selon des données recueillies par l’Investment Company Institute, les investisseurs américains ont canalisé 216 G$US vers les fonds d’obligations cette année, tout en retirant 18 G$US de leurs fonds d’actions. La semaine dernière, les retraits des fonds d’actions totalisaient 2,34 G$US, comparés à des achats de 2,07 G$US la semaine précédente. Les fonds d’obligations ont connu des achats de 5,31 G$US la semaine dernière…

Un mauvais choix

Or, les taux d’intérêts sont à des niveaux historiquement faibles. Ce qui crée un risque pour les investisseurs, car ils vont certainement remonter un jour.

Les investisseurs se sont réfugiés dans les obligations, mais 40% d’entre eux disent que c’est peut-être le temps de revenir aux actions, selon le sondage de MFS; 38% d’entre eux disent que c’est une mauvaise idée d’acheter les bonds du gouvernement comme police d’assurance en cas de crise.

Presque la moitié des investisseurs ont réduit leurs attentes face à leur qualité de vie à la retraite et 44% n’ont aucune idée quant aux fonds qu’ils devront accumuler pour la financer.

« La plupart des gens prennent plus de temps à planifier leurs vacances qu’à organiser leur retraite », poursuit REP. En conséquence, ils font de mauvais choix de placement.

Il ne serait pourtant pas bête de suggérer aux clients traumatisés de s’ouvrir quelque peu au risque de miser sur les actions, affirme MFS; surtout dans une perspective de placement à long terme. MFS avait 204 G$US en actifs sous gestion au 30 septembre, environ moitié-moitié en fonds communs et placements institutionnels.

Recherche d’équilibre 

L’idée n’est pas d’être complètement investis. « Avoir du liquide est une bonne chose, écrit REP. En avoir trop est un désavantage. » Pour un client, être un investisseur trop liquide peut signifier un décalage entre ses attentes et des objectifs financiers réalistes.

Les investisseurs se laissent souvent envahir par la peur, écrit REP : « Les gens se disent qu’ils préfèrent ne rien investir pour ne rien perdre. »

Les investisseurs se contentent de lire les signaux déprimants de l’économie actuelle. Le conseiller devra donc se lancer dans une campagne auprès de ses clients, qu’il devra intituler : « Retrouvez votre confiance ». Le message doit être clair : revenez vers un portefeuille équilibré, où actions, obligations et liquidités occupent leur juste place en fonction de vos objectifs.

« Les investisseurs se posent encore beaucoup de questions et n’ont pas trouvé de réponses. Ils ont besoin d’un niveau de conseil supérieur à ce qu’ils obtiennent actuellement », conclut REP. 

source F&I nov10

EN COMPLEMENT :Le faible potentiel du marché obligataire 

Après 28 ans de baisse des taux d’intérêt, est-ce la fin de trois décennies de bons rendements sur le marché obligataire? 

De 1952 à 1982, les taux à long terme des obligations 10 ans d’échéance ont augmenté constamment pour atteindre 15% en 1982. Depuis ce moment, ils ont constamment baissé avec des soubresauts de hausse temporaire, pour atteindre en novembre 2010 des taux d’un peu moins que 3%.

Jamais les canadiens n’ont pu financer leurs hypothèques à des taux aussi bas. Ces très faibles taux annoncent le début d’un long cycle de déflation ou d’inflation très faible.

Les gouvernements veulent éviter un taux d’inflation aussi faible. 

Historiquement, les taux d’intérêt long terme sont de 2% à 3% plu s élevé que le niveau d’inflation. Ils devraient donc se situer entre 4% et 5% actuellement. 

Avec l’injection d’argent neuf « imprimé » d’une valeur de 600 $ milliards aux États-Unis, l’objectif recherché par la Fed est de créer de l’inflation. Elle table sur un objectif d’inflation en 2011-2012 de 3% au lieu du 2% historique. 

Dans un tel contexte, la tendance devrait se renverser. Les taux d’intérêt pourraient reprendre le chemin de la hausse en Amérique du Nord. On verra donc la valeur des obligations s’affaiblir. Les investisseurs obligataires seront déçus avec des rendements entre 0% et 3% en moyenne par année dans les fonds d’obligations pour les 3 prochaines années. 

Les actions et les fonds de type acheteur/vendeur seront probablement les gagnants du recul du marché obligataire

William André Nadeau Gestionnaire canadien  de portefeuille nov10

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Le dividende, le meilleur moyen de gagner beaucoup plus sans risque

 

 Les gains en Bourse s’obtiennent de deux manières. La plus évidente, celle qui vient tout de suite à l’esprit, consiste à réaliser des plus-values lors de la vente des titres à un prix supérieur au cours d’achat. Mais il en existe une autre tout aussi efficace qui se résume à accumuler les dividendes perçus au fil du temps par des valeurs de rendement. Après deux krachs en l’espace de dix ans (éclatement de la bulle Internet puis crise financière), le dividende est à mettre sur un piédestal pour deux raisons.

Si on regarde la performance du Cac 40 en douze ans, l’indice a progressé de seulement 9,2 %. En revanche, il en irait tout autrement si le Cac 40 tenait compte des dividendes dans le calcul de sa performance. Un Cac 40 dividendes réinvestis aurait gagné 51,9 % sur la période. C’est six fois mieux et l’indice se négocierait autour de 5.400 points !

http://fr.wikipedia.org/wiki/CAC_40

Autre constat tout aussi éloquent : le rendement des actions a rarement été aussi élevé par rapport aux autres classes d’actifs. Cela tient d’une part à l’aversion au risque depuis la faillite de Lehman Brothers. C’est en effet à partir de septembre 2008 que le rendement des valeurs du Cac 40 est devenu supérieur à celui de l’OAT 10 ans. D’autre part, l’engouement pour les emprunts d’Etat de la part des investisseurs, notamment les assureurs, a provoqué une baisse de la rémunération des OAT. D’ailleurs, une bulle est probablement en train de se former sur cette classe d’actifs.

StockMarketChart.jpg Stock Market image by Guancous

Or, la démonstration ayant été faite que le dividende permet à un actionnaire de traverser deux krachs en gagnant de l’argent et que les rendements des actions sont historiquement élevés (3,8 % en moyenne pour les actions du Cac 40 aujourd’hui, soit plus de deux fois la rémunération du livret A), il apparaît aujourd’hui clairement que les titres qui offrent de gros dividendes sont injustement délaissés. Ils offrent les plus faibles valorisations en termes de PER.

En période de sortie de crise, les investisseurs ont, comme d’habitude, cherché la plus-value rapide. Compte tenu de la chute vertigineuse des cours de Bourse, ils voulaient dénicher des titres qui pouvaient doubler dans les mois qui viennent et se sont intéressés aux secteurs de l’automobile, des produits de base… Les valeurs de rendement, qui ont plutôt bien résisté dans la crise car leur modèle repose souvent sur des revenus récurrents, qui leur permettent de générer beaucoup de trésorerie de façon régulière, sont effectivement moins sensibles aux cycles.

Alors, quand faut-il les acheter ? Probablement maintenant, dans un contexte de croissance économique molle dans les pays de l’OCDE. Ce qui est sûr, c’est que le dividende est un élément capital pour gagner en Bourse et que le risque de déceptions avec ce type de valeur est faible.

Selon les calculs de Federated Investors, le retour sur investissement des groupes qui versent des dividendes a surpassé de près de 190 points de base l’évolution des marchés depuis janvier.

« Si vous pensez que les marchés développés vont évoluer dans une fourchette étroite pendant un certain temps et que, dans le même temps, vous pouvez obtenir une rentabilité de 4%, pourquoi ne pas investir ? », demande Mark Stoeckle, investisseur en chef sur les marchés d’actions américains chez BNP Paribas Asset Management. « Le dividende est une marque de confiance ».

Selon des estimations de JPMorgan, les ETF permettant de suivre l’évolution les titres préférentiels, les actions à dividendes élevés et les obligations convertibles des groupes à capitalisations supérieures à 200 millions de dollars ont attiré 1,3 milliard de dollars depuis le début du mois, après 1,36 milliard en août.

Risques

Aux Etats-Unis, au moins une douzaine de grands groupes américains offrent des dividendes aux rendements plus élevés que ceux du marché de la dette.

En tête du palmarès figure le pharmacien Eli Lilly , dont le dividende offre un rendement de 5,7%, soit 310 points de base de plus que le rendement moyen de ses obligations. Celui de Verizon ressort à 6,3%, 290 points de base de plus que le rendement de ses obligations.

En Europe, c’est Zurich Financial qui se distingue avec un rendement de 6,7%.

Adrian Cattley de Citigroup a identifié 37 entreprises européennes pour lesquelles le rendement du dividende est supérieur au rendement des obligations à cinq ans. Et ce alors même que leur situation financière ne menace pas leur capacité à servir un dividende.

La plupart sont des entreprises de qualité, enregistrant des bénéfices stables. Le taux de rendement de l’action du groupe pharmaceutique britannique AstraZeneca est de 4,72%, contre un rendement de 4,3% pour son obligation à cinq ans. Pour le groupe d’énergie allemand E.On, ces taux sont de 6,49% et 3,8%, respectivement. Pour le groupe de télécommunications américain Verizon Communications, ils ressortent à 6,.% et 4,6%. Et pour le groupe agroalimentaire Unilever, ils s’établissent à 4,15% et 3,6%.

Le groupe gazier et pétrolier italien Eni présente un rendement de l’action supérieur de 2,74 points de pourcentage à celui de ses obligations.

Les rendements des obligations d’entreprise reculent et l’attractivité des dividendes fournis par les actions est de plus en plus évidente », explique Gary Baker, stratège de BofA Merrill.

Cette stratégie présente toutefois plusieurs risques.

Les investisseurs doivent en effet garder à l’esprit que les fluctuations des marchés d’actions peuvent à tout moment effacer les gains espérés.

Qui plus est, en cas de coup dur, les groupes peuvent suspendre brutalement le versement du dividende, comme l’a fait BP englué dans la marée noire dans le golfe du Mexique. Or, en 2009, BP était le groupe britannique qui versait les dividendes les plus élevés.

Un autre risque réside dans l’évolution de la fiscalité sur les dividendes. Les Etats-Unis prévoient ainsi de taxer les dividendes et les revenus tirés du capital à hauteur de 40% l’année prochaine, contre 15% actuellement.

Les calculs de Lombard Odier montre que les rendements ont représenté 47% de la rentabilité totale des actions depuis 1924.

« Se limiter aux rendements des dividendes pour investir sur les marchés d’actions, c’est passer à côté de la moitié du sujet. Omettre cette partie pourrait suffire à effacer l’intégralité du rendement d’une position », explique Lombard Odier dans une note adressée à ses clients.

Les trois questions à se poser

Qu’est-ce qu’une valeur de rendement ?

Il s’agit d’une société qui distribue à ses actionnaires en une seule fois ou en plusieurs, sous forme d’acomptes, un dividende annuel jugé substantiel au regard du cours de Bourse. L’importance de ce dividende se mesure, en effet, en divisant son montant par le cours de Bourse. On parle alors de rendement de l’action et de son taux. Nous estimons qu’une action peut être véritablement baptisée valeur de rendement lorsqu’elle rapporte aujourd’hui au moins deux fois plus que le livret A, soit au moins 3,5 %. Ce seuil évolue, bien sûr, en fonction des variations des taux d’intérêt réglementés.

Comment bénéficier du dividende ?

Pour percevoir ce revenu, il faut posséder l’action le jour du détachement du dividende. Cela signifie que le titre doit avoir été acheté au plus tard la veille. En général, il s’écoule trois jours de Bourse entre la date de détachement et la date effective de versement du dividende. Reste que la plupart du temps les sociétés ne communiquent que la date de mise en paiement. Il faut donc être vigilant et prendre de la marge lors de l’achat de l’action pour profiter du dividende. Attention, les actionnaires qui recherchent des valeurs de rendement n’achètent pas un titre juste avant le détachement du dividende pour le revendre une fois le dividende en poche. En effet, le cours de l’action s’ajuste et recule temporairement à due proportion du montant du dividende le jour du détachement du coupon.

Quelle est la nouvelle fiscalité ?

Le plan de rigueur est passé par là. Le gouvernement a décidé de taxer encore un peu plus les revenus des actionnaires individuels. Les dividendes encaissés en 2010 sur un compte titres autre que le plan d’épargne en actions (PEA) resteront imposés au titre de la déclaration des revenus avec l’application d’un abattement de 40 % plus un abattement forfaitaire de 1.525 euros pour un célibataire ou 3.050 euros pour un couple. Mais le crédit d’impôt de 50 % à valoir sur les dividendes encaissés en 2010 est, lui, supprimé. Pour les actionnaires dont les revenus sont importants (tranche haute d’imposition) et qui ont opté pour un prélèvement forfaitaire libératoire avec une retenue à la source, le taux d’imposition passe de 18 % à 19 %. A cela, il faut bien sûr toujours ajouter les prélèvements sociaux (CSG et CRDS) de 12,1 %.

En revanche, le détenteur d’un PEA ne paie pas d’impôts sur les dividendes perçus sur les actions qui y sont logées, sinon des taxes sociales.

source investir/reuters nov10 

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Votre cerveau nuit-il à votre réussite financière?

Pourquoi certaines personnes sont-elles prêtes à risquer un an de salaire pour suivre le conseil de placement d’un ami, tandis que d’autres sont trop craintives pour investir sur les marchés? Y a-t-il une raison de nature physiologique, une substance dans le cerveau des investisseurs, qui amène les gens à gérer leur argent d’une certaine façon?

Sylvie Demers, vice-présidente, TD Waterhouse, et Dr Alain Ptito, chercheur en neurosciences cognitives à l’Université McGill, ont uni leurs forces pour aider les investisseurs à comprendre ce qui se passe dans leur cerveau lorsqu’ils prennent des décisions financières, pour utiliser ensuite cette information à leur avantage.

« Il est facile de se laisser emporter et de prendre des décisions de placement fondées sur des réactions instinctives, explique Sylvie Demers. La vérité, c’est que notre processus décisionnel est complexe. En le comprenant mieux et en prenant conscience de ce qui les pousse à agir d’une certaine façon, les investisseurs seront davantage en mesure de faire des choix avisés. »

Le cerveau humain a été préprogrammé il y a des milliers d’années pour prendre des décisions en une fraction de seconde, d’après l’information à sa portée immédiate. Si nos ancêtres voyaient un tigre s’élancer vers eux, leur instinct leur disait de prendre leurs jambes à leur cou pour sauver leur vie. Nul besoin de conseil puisque le cerveau valorise instinctivement le gain à court terme.

Aujourd’hui, même si nous n’avons plus à craindre les bêtes sauvages, notre prise de décisions est souvent influencée de la même manière par nos émotions et nos instincts. Malheureusement, ces instincts ne sont pas toujours de bon conseil pour les investisseurs, qui ont davantage intérêt à observer les tendances à long terme et à se doter de stratégies de placement durables.

« Différentes parties du cerveau sont responsables de différentes réactions, explique Dr Ptito. En comprenant ce qui se passe dans le cerveau pendant le processus de prise de décisions, on arrive plus facilement à prendre du recul et à écouter sa raison plutôt que ses émotions. »

Le cerveau de l’investisseur : comment quatre parties du cerveau influent sur les décisions de placement

1. La bataille du cerveau : le cortex préfrontal

Lorsqu’on doit prendre une décision risquée, les études en imagerie cérébrale montrent une lutte entre deux zones concurrentes : le cortex préfrontal médio-ventral, qui traite l’appât du gain; et le cortex préfrontal medio-dorsal, qui traite la peur du risque.

« Cette bataille du cerveau est l’opposition classique entre la peur et l’appât du gain. Les émotions peuvent facilement l’emporter sur la raison dans ce genre de situation », fait remarquer Dr Ptito.

« Si, dès qu’on vous donne un conseil, vous pensez déjà à ce que vous allez acheter avec le gain réalisé une fois que le prix de l’action aura monté, vous ne pesez probablement pas les conséquences possibles advenant que le prix ne monte pas, renchérit Mme Demers. Un bon moyen d’éviter ce genre de situation est de recourir au service d’un conseiller financier d’expérience, qui vous aidera à prendre des décisions de placement de façon objective. Les investisseurs qui gèrent eux-mêmes leurs placements peuvent se donner des règles strictes à respecter. Par exemple, si vous réalisez un profit à la suite d’une hausse de 20 % du prix d’une action, vous devriez avoir la discipline d’inscrire une perte si vous perdez 10 %. »

2. Rester ou fuir? Le rôle de l’amygdale

« L’amygdale est une partie du cerveau qui agit sur la peur; c’est elle qui détermine si l’on fera face à un danger potentiel ou si l’on décidera de fuir. Ce peut être une force irrésistible, qui s’est forgée sur plusieurs milliers d’années », explique Dr Ptito.

« La peur peut être un obstacle de taille dans le domaine des placements, en nous poussant à agir de façon irrationnelle et à faire des choses que nous regrettons par la suite, explique Mme Demers. Il est important de constituer un portefeuille qui respecte sa tolérance au risque et d’adopter une vision à long terme. Quand on sait qu’on a le temps de laisser ses placements fructifier, les creux boursiers apparaissent moins dramatiques. »

3. Je me sens bien! Le noyau accumbens

Le centre du système de récompense du cerveau se trouve juste derrière les yeux, dans le noyau accumbens. Cette zone, responsable du bonheur, fait autant de tort à certaines personnes qu’en fait la peur à d’autres personnes.

« Si vous prenez des décisions de placement qui font augmenter la valeur de votre portefeuille, votre degré de bonheur augmentera sans doute aussi, explique Dr Ptito. Le noyau accumbens est une zone qui s’allume lorsque cela se produit. Le fait d’agir exclusivement sous son influence peut amener à commettre des erreurs. »

« Le truc avec les placements, c’est d’arriver à faire durer ce sentiment de bonheur, sans assumer trop de risque, dit Mme Demers. C’est pourquoi il est important d’employer des stratégies qui ne vous incitent pas à rechercher les gains risqués à court terme. Le bonheur peut être dans la discipline, dans le fait de viser des objectifs à long terme rigoureux et d’éviter la tentation de déjouer le marché. »

4. Vous vous rappelez la dernière fois? Le rôle de l’hippocampe

« Même si l’on utilise beaucoup d’autres structures pour créer des souvenirs et s’en rappeler, l’hippocampe est souvent perçu comme étant essentiel à la formation des souvenirs à long terme, explique Dr Ptito. Quand nous créons un nouveau souvenir à long terme, il passe plusieurs fois par l’hippocampe, jusqu’à sa formation complète. »

« Les investisseurs doivent s’assurer que les souvenirs potentiellement négatifs rattachés à une expérience comme la récession n’entraînent pas une paralysie face aux placements, dit Mme Demers. Il est important d’être conscient de ce qui a fonctionné comme de ce qui n’a pas fonctionné, mais il faut aussi regarder devant soi, et non derrière, en comprenant bien que, même si on ne peut pas éviter les ralentissements économiques, on peut s’y préparer. »

L’importance de bonnes habitudes… et de bons conseils

« Les décisions qui touchent notre argent peuvent être chargées d’émotion, fait observer Mme Demers. Plutôt que d’essayer de refouler complètement cette émotion – ce qui est très difficile – il importe de prendre conscience que beaucoup de mécanismes entrent en jeu dans notre cerveau chaque fois que nous prenons une décision de placement et que nous planifions en conséquence. Il faut donc adopter de bonnes habitudes et s’y tenir, s’assurer d’avoir un plan financier bien défini et trouver un conseiller de confiance. »

« Il est assez remarquable de constater que les études sur l’imagerie cérébrale montrent que le fait de recevoir des conseils avisés de sources fiables peut amener le cerveau à mettre de côté son parti pris émotif pour adopter une vision à plus long terme », ajoute Dr Ptito.

Source: cnwtelbec.com oct10

 

2 réponses »

  1. Investisseurs, avant d’acheter des obligations d’Etat des PIIGS, lisez cet article explosif :

    Dimanche 14 novembre 2010 :

    Grèce : Papandréou n’exclut pas d’étendre la durée de remboursement de la dette.

    Le Premier ministre grec Georges Papandréou n’a pas exclu dimanche « l’éventualité » d’un prolongement de la durée de remboursement du prêt de 110 milliards d’euros accordé en mai à la Grèce par l’UE-FMI, « une question qui a été déjà mise sur la table ».

    « Le fait qu’on puisse aujourd’hui évoquer la renégociation, c’est pour une seule raison : nous avons prouvé notre crédibilité, nous avons montré notre volonté de changer », a déclaré M. Papandréou dans un entretien accordé à l’hebdomadaire « Proto thema ».

    Le gouvernement socialiste de M. Papandréou, qui fait face dimanche à une échéance électorale locale, un test pour sa politique d’austérité, entame lundi 15 novembre avec les représentants de la zone euro et du Fonds monétaire international (FMI) une difficile négociation sur la poursuite des efforts de rigueur nécessaires dans le budget 2011 pour réduire le déficit public.

    Au terme de leur visite, ces institutions doivent décider si elles accordent un feu vert au versement de la troisième tranche (9 milliards d’euros) du prêt accordé en mai au pays pour le sauver de la banqueroute et éviter un probable éclatement de la zone euro.

    Parallèlement, l’Office européen des statistiques (Eurostat) doit aussi rendre public lundi le chiffre révisé à la hausse du montant du déficit public grec en 2009, qui devrait finalement dépasser 15 % du PIB contre 13,6 % initialement annoncé.

    Cette révision alourdira d’autant les efforts à réaliser dans le budget 2011 d’Athènes pour respecter les engagements de baisse de la dépense publique pris en mai lorsque l’UE et le FMI ont débloqué leur prêt.

    « Notre lutte pour réduire le déficit commence d’une base plus haute. Nous avons commencé un marathon et nous apprenons au milieu de la route qu’il faut parcourir plus de kilomètres ; cela veut dire qu’il faut faire encore plus d’efforts », a déclaré M. Papandréou dimanche à « Proto thema ».

    Le ministre grec des Finances Georges Papaconstantinou avait assuré vendredi que toute nouvelle mesure porterait sur des réductions de dépenses publiques.

    En échange de ces efforts nouveaux, qui passeront vraisemblablement par un programme de privatisation, M. Papandréou a admis que l’idée d’une renégociation de la durée de remboursement du prêt faisait partie des possibilités envisageables.

    Les spéculations sur une restructuration de la dette grecque agitaient les marchés financiers depuis des semaines, régulièrement démenties jusqu’à présent par le gouvernement.

    « Nous, le gouvernement et le peuple grec, avons prouvé notre volonté de changer, sinon personne ne discuterait avec nous pour une renégociation possible », a déclaré M. Papandréou à « Proto thema », en se référant aux mesures d’austérité draconiennes prises en mai en échange du prêt (réforme des retraites, baisse des salaires dans la fonction publique, etc).

    L’analyste de l’agence de notation Fitch, Chris Prais, qui se trouvait à Athènes la semaine dernière pour évaluer les comptes grecs, a indiqué au quotidien dominical Kathimérini que « la note de la Grèce était Ba1, avec des perspectives négatives ».

    Selon ce journal, « M. Chris Prais a estimé qu’une telle dégradation de la note du pays pourrait entraîner la renégociation de sa dette ».

    Toutefois, M. Prais n’a pas exclu une stabilisation de la note du pays, ce qui dépend des mesures prévues dans le budget 2011, selon Kathimérini.

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=ffda1685a9a31f452be6096a9483308d

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