Brèves de Trottoirs

Brèves de trottoirs du 20 fevrier 11….en bord de route de la grande finance…

Brèves de trottoirs du 20 fevrier 11….en bord de route de la grande finance…

Il est parfois bon de s’arrèter sur les bas cotés… 

FRANCE/EUROPE/ETATS UNIS/EMERGENTS/MATIERES PREMIERES/MONDIALISATION

 

PLUS DE BREVES EN SUIVANT :

Les Points Positifs de la Semaine :

 1) Forte remontée du secteur énergétique en Bourse avec la poussée des prix du pétrole, le S & P 500 a fini quant à lui en hausse 17 fois sur les 20 derniers jours de cotation

2) Etats-Unis: l’activité industrielle accélère

La hausse de l’activité industrielle dans la région de New York s’accélère en février, selon l’indice «Empire State» publié par la Fed.L’activité manufacturière bondit dans la région de Philadelphie , selon l’indice de l’antenne locale de laFed pour février

3) Le nombre de mises en chantier aux USA a augmenté en janvier pour atteindre leur plus haut niveau en quatre mois

4) La  Chine augmente  les réserves obligatoires de ses Banques, le Chili augmente ses taux courts , des réponses prudentes et graduées face à la hausse de l’inflation

5) Les ventes de détail au Royaume-Uni sont bonnes

Les Points Négatifs de la semaine

 1) La Chine et le Chili  continuent d’augmenter leurs taux courts , à la suite d’autres banques centrales, va t’on pour les émergents vers un  atterrissage en douceur? incertitude

CHINE

2) Pressions inflationistes aux US : Montée  des prix à la production (PPI) des prix à la consommation (CPI) et des prix à l’importation

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Image: SocGen 

     

china CPI

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china CPI

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3)  L’Allemagne PPI à 5,7% et Royaume-Uni: inflation record de 4%

4) Portugal : le  rendement des 10 ans atteint un nouveau plus haut

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5) Royaume-Uni demande d’emploi plus élevée que prévue

6) ZEW allemand en deçà des estimations

7) États-Unis :  ventes au détail médiocres

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8) US : Les demandes emplois  de retour au dessus des 400k

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9 US  : Taux à 30 ans se tendent taux hypothécaire à plus de 5%

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10) Les Volumes en  Bourse demeurent pathétiques

 

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FRANCE

Le CAC 40 va mieux.

En cette période de résultats, La Tribune fait le point, alors 24 des 40 groupes ont déjà publié les leurs. « Nos fleurons nationaux confirment leur phase de redressement entamée à partir de la second moitié d’année 2009. Mieux, ils semblent valider un schéma de sortie de crise. » Le journal économique cite les données de Factset, d’après laquelle le CAC pourrait « engranger 87 milliards d’euros de profits au titre de l’année 2010 », contre 55,3 milliards en 2009. Soit une progression de plus de 50%.

Les entreprises du CAC 40 ont versé plus de 38,8 milliards d’euros à leurs actionnaires en 2010, sous formes de dividendes ou de rachat d’actions, selon Les Echos, qui citent  la lettre Vernimmen.net à paraître cette semaine. « Cela représente une croissance de 10% par rapport à 2009 », écrit le journal. Les plus gros payeurs sont Total, GDF Suez, France Télécom, Sanofi-Aventis et Unibail-Rodamco.

Les patrons du CAC 40 sont les mieux payés d’Europe

La rémunération des présidents de conseils d’administration des entreprises du CAC 40 est repartie à la hausse en 2009 avec quelque 928 000 euros en moyenne contre un peu plus de 864 000 euros en 2008, année marquée par la crise financière, a indiqué lundi le cabinet Proxinvest.Ils sont ainsi « les mieux payés d’Europe », souligne l’étude annuelle de ce cabinet, qui déplore qu’en 2010 encore les grandes sociétés aient refusé de soumettre « au contrôle de l’assemblée les rémunérations des présidents non exécutifs ». Selon Proxinvest, le taux de contestation des résolutions soumises au vote des assemblées générales des sociétés cotées françaises est « parmi les plus élevés d’Europe », à 6,3% au sein du CAC 40 en 2010 contre 5,9% en 2009 et 4,8% en 2008.

« Le nombre de résolutions non adoptées contre l’avis du conseil atteint le score record de 64 rejets contre 50 en 2009 et 48 en 2008 », détaille cette étude qui relève, parmi les principaux sujets de contestation, l’élection des PDG et les compléments de rémunération des dirigeants (indemnités de départ, retraites, attribution d’options et d’actions gratuites…).

« La contestation élevée aux assemblées générales montre les limites de l’auto-régulation à la française où le code de bonne pratique en matière de gouvernance est rédigé exclusivement par les organisations patronales, AFEP [Association française des entreprises privées] et Medef », écrit le cabinet.

Contestant aussi « le cumul des responsabilités de management et de contrôle », Proxinvest estime qu’il « s’accompagne souvent d’une gouvernance défectueuse ou de rémunérations excessives comme le démontrent en 2010 les cas de Société générale, Total et de Renault ».

Les banques françaises ont une exposition à la dette souveraine des Etats européens les plus en difficulté, comme la Grèce, significative mais gérable, estime lundi Standard & Poor’s. 

Dans une étude sur le secteur bancaire français, l’agence de notation indique toutefois que des décotes sur la dette souveraine grecque ne sont pas à exclure dans les portefeuilles des banques françaises si les risques de non-paiement de la dette grecque augmentent. Standard & Poor’s rappelle qu’elle a placé sous surveillance avec implication négative la note de la dette souveraine de la Grèce qui a reçu l’an dernier l’aide de l’Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI) pour échapper à la faillite. 

Vendredi, l’Union européenne et le FMI ont d’ailleurs donné leur feu vert au déblocage d’une nouvelle tranche d’aide de 15 milliards d’euros qui viennent s’ajouter aux 38 milliards déjà reçus par la Grèce.  « Si un tel risque (de non paiement – NDLR) augmente, nous ne pouvons pas exclure que les banques françaises aient à passer des décotes dans leur exposition souveraine grecque détenue dans le portefeuille bancaire », écrivent les analystes de S&P. 

Commentant les événements en Tunisie et en Egypte, l’agence de notation considère que les engagements des trois grandes banques françaises, à savoir BNP Paribas, Société Générale et le Crédit agricole, dans ces deux pays ne sont pas de nature à entraîner des pertes significatives. D’après la Banque des règlements internationaux, les banques françaises sont les établissements de crédit les plus exposés à l’Egypte.  Sur les 49,3 milliards de dollars de prêts consentis aux entreprises et au gouvernement égyptiens à fin septembre, les banques françaises ont prêté 17,6 milliards de dollars (12,89 milliards d’euros), selon la BRI. Viennent ensuite les banques britanniques (10,7 milliards de dollars), italiennes (6,3 milliards) et américaines (5,4 milliards). 

« Basé sur notre évaluation de la situation actuelle, nous considérons peu probable que (les engagements) représentent une source significative de pertes », souligne S&P à propos de l’Egypte et de la Tunisie. . 

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EUROPE

Comment mettre en place du « fédéralisme intelligent » dans la zone euro ?

Il existe maintenant un large consensus pour penser que les pays de la zone euro spécialisés dans les services non exportables sont conduits inexorablement à une crise de solvabilité en raison de leur déficit extérieur chronique qui implique un endettement continuel. Pour éviter cette crise de solvabilité certains conseillent le rachat des dettes de ces pays, soit par la BCE, soit par un fonds spécialisé (par exemple l’EFSF). Ceci ne peut pas être une solution durable : les rachats par la BCE impliqueraient une création monétaire permanente ; ceux par l’EFSF seraient équivalents, in fine, au financement permanent des pays en difficulté par les pays du cœur. La seule solution permanente consiste à empêcher l’insolvabilité de ces pays au lieu de la traiter ex post par des rachats de dette, et ceci ne peut se faire que par le fédéralisme, c’est-à-dire des transferts de revenu des pays industrialisés excédentaires vers les pays de services déficitaires (en termes de commerce extérieur). Il faut donc réfléchir aux moyens les plus intelligents de transférer les excédents commerciaux des pays du Nord aux pays du Sud, pour y faire disparaître les déficits extérieurs (équilibrer les balances courantes) et le besoin d’endettement. Il s’agit sans doute de financer des investissements utiles à tous et à la croissance de la zone euro : recherche, éducation, infrastructures, production d’énergie…

http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=56707

L’Allemagne, dans son intérêt, devrait accepter le fédéralisme dans la zone euro

Nous montrons que, puisque la crise des dettes souveraines de la zone euro est une crise de solvabilité et non de liquidité, et puisque la réindustrialisation des pays en difficulté est impossible ou bien générerait un effondrement durable de la demande dans ces pays, l’intérêt de l’Allemagne est d’accepter la crise en place d’une organisation fédérale dans la zone euro, afin d’éviter défaut, sortie, de l’euro ou chute de la demande dans les pays en difficulté. Les solutions proposées aujourd’hui pour résoudre la crise des dettes souveraines dans la zone euro n’incluent pas la mise en place de mécanismes de type fédéraliste, c’est-à-dire prévoyant des transferts, sous une forme ou sous une autre, de revenus entres les pays de la zone euro. Ceci résulte en particulier du refus par l’Allemagne de ce type de transferts fédéralistes. Nous montrons qu’au contraire l’intérêt stratégique de l’Allemagne est de les accepter.

http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=56665

Supposons que la zone euro soit un seul Etat : quelles en seraient les caractéristiques ?

On réalise aujourd’hui que les problèmes de la zone euro viennent de la multiplicité des budgets, de l’absence d’un émetteur souverain unique et de transferts fédéralistes, de la faible mobilité du travail… Supposons que tous ces problèmes soient réglés : quelle serait l’économie de la zone euro ? Comment évolueraient ses marchés financiers ? Nous pensons : – que la croissance de la zone euro serait beaucoup plus forte, avec la capacité d’exploiter pleinement les avantages comparatifs et les rendements d’échelle, d’éviter le chômage structurel par la mobilité du travail, de faire disparaître le « home bias » des placements financiers ; – que la zone euro étant globalement solvable, il n’y aurait plus de tension financière sur les dettes publiques, les taux d’intérêt seraient très bas avec la forte demande pour les titres en euros, ce qui serait aussi favorable à la croissance ; – mais que l’euro serait fort, ce qui serait un problème structurel pour l’industrie, contre lequel il faudrait lutter (politique monétaire expansionniste, partage des revenus plus favorable aux salariés).

http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=56664

– La seule solution serait un budget commun de la zone euro

Il commence à être compris que, dans une Union Monétaire, les pays se spécialisent différemment, ce qui implique que l’hétérogénéité de l’Union Monétaire s’amplifie. Les pays qui se spécialisent dans les services non exportables ont alors des déficits extérieurs croissants, et s’endettent auprès des pays qui se spécialisent dans l’industrie et les services exportables qui ont des excédents extérieurs croissants. Cet endettement atteint à un moment sa limite, d’où la crise de solvabilité présente. Pour l’éviter on envisage aujourd’hui : – soit la réindustrialisation des pays désindustrialisés, c’est-à-dire l’abandon de la spécialisation productive, ce qui n’a pas de sens ; – soit la mise en place du fédéralisme. S’il s’agit de fédéralisme par les revenus, le plus simple est de mettre en commun certains impôts ; s’il s’agit de fédéralisme par des financements en commun des Etats, il est très difficile à réaliser avec une multiplicité de budgets (il faut définir les conditions sous lesquelles un des pays étant en difficulté est autorisé à ne pas rembourser les dettes émises en commun…). La seule solution est donc de définir un budget commun, finançant certaines grandes fonctions, financé en commun.

http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=56661

Quels pays en difficulté de la Zone Euro pourraient rééquilibrer leur budget et leurs comptes extérieurs par des politiques structurelles d’amélioration de la compétitivité ?

La doctrine « officielle » en Europe est que les pays en difficulté de la Zone Euro pourront rééquilibrer leur budget et faire disparaître leurs déficits extérieurs par des politiques structurelles, qui permettront que dans quelques années ils se financent à nouveau de manière normale sur les marchés. Nous rappelons d’abord le lien étroit qu’il y a dans ces pays entre désindustrialisation, déficit extérieur et déficit public : la désindustrialisation conduit à des déficits extérieurs structurels qui doivent être financés, aujourd’hui par l’endettement public. Ceci montre que le rééquilibrage du budget et des comptes extérieurs implique, s’il doit être fait « intelligemment », la réindustrialisation (au sens large, incluant le développement des services exportables), si on veut éviter la technique la plus brutale qui est la compression violente de la demande intérieure. La question est donc : où des politiques de soutien de l’innovation, d’éducation, de réduction des coûts salariaux, de réforme fiscale ont-elles une chance de mener à la réindustrialisation, au rééquilibrage des comptes extérieurs ? Il faut pour cela que le handicap initial ne soit pas trop grand, et que les politiques soient supportables, ce qui est le cas seulement semble-t-il en Espagne et en Irlande.

http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=56706

– Y-a-t-il vraiment un modèle allemand ? Le cas du secteur privé non-marchand

Une des caractéristiques du « modèle allemand », spécialisé à l’exportation, est un développement du secteur non-marchand plus faible que dans le reste de la zone euro. Cet écart n’est pas seulement le fait des services publics, mais pour une large part du secteur privé non-marchand. Les services à la personne, pour lesquels les ménages sont employeurs, représentent ainsi 0,5% de l’emploi total en Allemagne, contre 2,3% en France et 4% en Espagne. Cette caractéristique n’est que partiellement liée à la demande. Des contraintes d’offre ont également freiné le développement du secteur privé non marchand outre-Rhin (niveau des salaires, taux de crédit aux micro-entreprises). Or, nous montrons ici que non seulement les perspectives de demande s’éclaircissent, mais que les contraintes d’offre se lèvent : – Les salaires réels dans le secteur privé non marchand ont baissé brutalement de 10% depuis les réformes du marché du travail et l’emploi y augmente depuis la crise ; – le poids des emplois précaires s’est d’ailleurs intensifié (les mini-jobs représentent aujourd’hui 58% des emplois dans la restauration contre 52% en 2006) ; – Les taux (réels) de crédit aux micro-entreprises sont aujourd’hui dans la moyenne européenne alors qu’ils leur étaient systématiquement supérieurs entre 1999 et 2007. Il semble bien que l’on assiste aujourd’hui à un rattrapage du secteur privé non-marchand en Allemagne. Il participera à rééquilibrer la balance courante du pays, rendant sa croissance moins dépendante du secteur exposé, et le dit « modèle allemand » moins allemand.

http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=56666

Quelles explications des performances à l’exportation des pays de la zone euro ?

Le débat porte aujourd’hui sur l’évolution des coûts salariaux unitaires des pays de la zone euro, de nombreux pays étant critiqués pour avoir laisser se dégrader leur compétitivité-coût. Cependant, quand on regarde les balances commerciales et les coûts salariaux unitaires dans l’industrie et non pas dans l’ensemble de l’économie, cette explication devient moins convaincante. Nous nous demandons donc si l’écart entre les performances à l’exportation des pays de la zone euro ne peut pas être expliqué par d’autres variables que la compétitivité-coût (c’est-à-dire par la compétitivité « non-coût ») : – effort d’innovation et d’éducation supérieure ; – niveau de gamme de la production ; – ampleur de l’outsourcing vers les pays émergents. Nous montrons que jouent un rôle significatif : – la compétitivité-coût dans l’industrie, pas dans l’ensemble de l’économie ; – l’effort d’innovation, d’éducation supérieure et le niveau de gamme. La compétitivité « non-coût » a donc un rôle important.

http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=56755

 – Quelles conséquences si les coûts salariaux unitaires des pays de la Zone Euro avaient été constants ?

 Merkel suggère que tous les pays de la Zone Euro, pour maintenir leur compétitivité, devraient avoir des coûts salariaux unitaires constants. Nous essayons d’évaluer ce qu’auraient été les effets de cette règle si elle avait été appliquée dès la création de l’euro. Nous montrons (en calculant les effets des variations de la compétitivité vis-à-vis du reste du monde et vis-à-vis des autres pays de la Zone Euro, au premier tour, lié seulement aux effets sur le commerce extérieur) que l’Allemagne aurait été (faiblement) perdante et que l’Espagne et l’Irlande auraient des niveaux d’activité aujourd’hui beaucoup plus élevés.

http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=56754

 Mario Draghi, le gouverneur de la Banque d’Italie, est bien parti pour présider la Banque centrale européenne en remplacement de Jean-Claude Trichet le 1er novembre prochain, croit savoir La Tribune.  Pour l’éditorialiste Pierre-Angel Gay, cette solution est un « bon compromis ». Selon lui, « l’intransigeant Axel Weber a rendu service à tout le monde. En s’opposant bruyamment à la politique d’achats de dettes décidée in extremis par la Banque centrale européenne pour sauver la zone euro, il ne s’est pas seulement disqualifié de lui-même dans la course à la présidence de cette institution. Il a donné à l’Europe la possibilité de sortir par le haut des difficultés et des contradictions dans lesquelles la plongeait la difficile succession de Jean-Claude Trichet ».

Zone euro: malgré l’opposition de l’Allemagne, les dirigeants de la zone euro ont finalement accordé leur soutien à la EFSF et à sa mission de renflouer les pays dépensiers.

Chômage :  8,5 % en zone OCDE

Le chômage a légèrement baissé chez nous en décembre dernier, à 8,1 %, soit 0,1 % de moins qu’en décembre 2009. Pour l’ensemble de la zone OCDE, le taux de chômage a atteint 8,5 % en décembre, stable depuis février 2010. Les pays de l’OCDE comptaient 46,2 millions de chômeurs en décembre, soit une baisse de 0,9 million par rapport à décembre 2009 mais 15,1 millions de plus qu’en décembre 2007

Le déficit des comptes courants se creuse

Le déficit de la balance des comptes courants en zone euro s’est élevé à 56,4 milliards d’euros en 2010, contre 51,4 milliards en 2009, selon des données provisoires publiées jeudi par la Banque centrale européenne (BCE). Cette hausse s’explique à la fois par un moindre excédent de la balance commerciale des biens (20,8 milliards d’euros contre 37 milliards en 2009) et un creusement du déficit des transferts courants (à 100,7 milliards contre 92,6 milliards en 2009), détaille la BCE. Les exportations de biens de la zone euro sont donc toujours supérieures aux importations, mais celles-ci ont davantage augmenté que les exportations l’an dernier. L’économie européenne est notamment tirée par l’Allemagne,

Les transferts courants regroupent les envois de fonds des immigrés vers leurs pays d’origine, les retraites versées à l’étranger, les contributions aux organisations internationales et les fonds d’aide au développement.

Le déficit de la balance des revenus – troisième grand poste des comptes courants, qui recouvre les salaires payés ou reçus de l’étranger, les revenus tirés des investissements à l’étranger ou versés aux étrangers ayant investi en zone euro – s’est réduit à 9,4 milliards d’euros, contre 28 milliards d’euros en 2009. Sur le seul mois de décembre, le déficit des comptes courants a atteint 13,3 milliards d’euros, contre 10,5 milliards en novembre selon un chiffre révisé à la baisse.

La balance des comptes courants, ajustée des variations saisonnières, est la mesure la plus large des échanges entre la zone euro et l’extérieur, et elle fait fréquemment l’objet de révisions importantes. Son déficit de 56,4 milliards d’euros en 2010 a représenté environ 0,6% du produit intérieur brut (PIB) de la zone euro, précise la BCE.

A titre de comparaison, les Etats-Unis ont fait part en décembre d’un déficit des comptes courants de plus de 127 milliards de dollars (environ 93 milliards d’euros) sur le seul troisième trimestre 2010, soit environ 3,5% du PIB du pays. Le solde négatif chronique de la balance commerciale est le principal responsable du déficit des comptes courants américains. Les Etats-Unis et la Chine se reprochent mutuellement de sous-évaluer leurs monnaies respectives afin de soutenir leurs exportations. L’excédent de la balance des comptes courants de la Chine, la nouvelle deuxième puissance économique mondiale, a ainsi progressé de 25% en 2010 à plus de 306 milliards de dollars (225 milliards d’euros au cours actuel), dopé par le fort rebond de la demande de produits manufacturés chinois.

zone euro: plongeon de l’excédent commercial à 700 millions d’euros

La zone euro a enregistré sur l’ensemble de l’année 2010 un excédent commercial de 700 millions d’euros, en très nette baisse comparé aux 16,6 milliards d’euros dégagés l’année précédente, selon des données publiées mardi par l’office européen des statistiques Eurostat. Les exportations ont affiché sur l’année une croissance de 20%, un peu inférieure à celle des importations qui ont augmenté de 22%. Sur le seul mois de décembre, la zone euro accuse un déficit commercial de 500 millions d’euros, contre un excédent de 3,2 milliards un an plus tôt et un déficit de 1,5 milliard en novembre. Eurostat a nettement révisé son estimation pour le mois de novembre, pour lequel il donnait jusqu’ici un déficit de seulement 400 millions d’euros.

Croissance apathique dans la zone euro

La croissance est restée molle fin 2010 dans la zone euro, stagnant à 0,3% au quatrième trimestre, alors que les inquiétudes persistent sur ses membres les plus fragiles, à la traîne, et sur sa capacité à surmonter la crise de la dette.Cette première estimation, publiée mardi par l’office européen des statistiques Eurostat, a déçu les économistes qui espéraient une petite accélération. Le commissaire européen aux affaires économiques, Olli Rehn, a aussi évoqué «une croissance solide mais pas une croissance suffisante».Cela porte toutefois l’augmentation du Produit intérieur brut (PIB) à 1,7% sur l’année 2010, un rebond bienvenu après le recul historique de 4,1% accusé en 2009 sur fond de crise financière.

Eurostat n’a fourni aucun détail à ce stade. Mais pour les économistes, le mois de décembre très froid a pénalisé l’activité dans la construction. C’est particulièrement vrai dans la première économie de la zone euro, l’Allemagne, où la croissance a encore ralenti au quatrième trimestre, à 0,4% après 0,7% au troisième et 2,2% au deuxième. Certains économistes, comme Chris Williamson chez Markit, pointent aussi la performance «médiocre» de la France: le PIB y a augmenté de 0,3%, moitié moins qu’espéré par la Banque de France. «La période de grèves du mois d’octobre a eu un effet plus dépressif sur la croissance que ce qu’on anticipait», a reconnu la ministre française des Finances, Christine Lagarde.

Vu la confiance et le niveau d’activité des entreprises, beaucoup d’économistes tablent sur un rattrapage au premier trimestre 2011, mais estiment que sur toute l’année, la zone euro affichera une croissance inférieure à celle de 2010. Les membres historiques du «coeur» de la zone profitent beaucoup de la reprise mondiale. L’Allemagne ou les Pays-Bas affichent ainsi des exportations solides. Mais elles risquent de «perdre au moins un peu de vigueur», prévient Jonathan Loynes, économiste chez Capital Economics.

suède: accélération de l’inflation

L’inflation en Suède s’est encore accélérée en janvier, à 2,5% sur un an contre 2,3% en décembre, a annoncé le Bureau central de la statistique. Sur un mois, de décembre à janvier, l’indice des prix à la consommation a reculé de 0,5%, tiré par «une baisse saisonnière normale de l’habillement et de la chaussure (-9,6%)», précise le SCB. L’indice harmonisé des prix à la consommation (HICP), utilisé au niveau européen, a lui reculé de 0,9% sur un mois mais augmenté de 1,4% depuis janvier 2010, selon le SCB, très nettement en-dessous de l’inflation mesurée dans la zone euro à 2,4% sur un an en janvier.

Espagne: les prix grimpent de 3%

Le rythme de l’inflation espagnole a progressé en janvier pour atteindre 3% sur un an, soit le plus haut niveau depuis environ deux ans, après 2,9% en décembre, selon des chiffres définitifs diffusés mardi par l’Institut national de la statistique (Ine). L’inflation espagnole n’avait pas atteint un tel niveau depuis fin 2008, lorsqu’elle avait enregistré une progression de 3,6% en octobre puis de 2,5% en novembre.  La progression de janvier 2011 s’explique essentiellement par la hausse des prix dans le domaine des transports (+8,9%), alimentée par celle des carburants, et par une progression des tabacs et alcools (+16,1%) en raison du relèvement du tarif des cigarettes. Selon ces statistiques calculées en données harmonisées avec celles de l’Union européenne, les prix espagnols ont reculé sur un seul mois, entre décembre et janvier, de 1,3%. Les chiffres des variations mensuelles montrent une hausse de 1,5% pour les transports et un recul de 20,2% des prix pour l’habillement en raison des soldes d’hiver.

L’Espagne enregistre un rythme élevé d’inflation alors que la pays peine à sortir de la récession dans laquelle il est tombé fin 2008. Après le repli de 3,6% du PIB en 2009, l’économie espagnole a globalement stagné en 2010, avec un léger repli de son PIB, de 0,1%. Pour 2011, le gouvernement prévoit une croissance de 1,3%, chiffre optimiste par rapport aux attentes du Fonds monétaire international (FMI) qui table sur +0,6%.

Royaume-Uni: inflation record de 4%

L’inflation a encore grimpé en janvier au Royaume-Uni pour atteindre le seuil de 4% sur un an, un record depuis novembre 2008 et le double de l’objectif fixé à la Banque d’Angleterre (BoE), dont la tâche s’avère chaque mois plus complexe. La hausse des prix à la consommation a atteint 0,1% sur le mois décembre et 4% sur un an, a annoncé mardi dans un communiqué l’Office des statistiques nationales (ONS).

Les économistes estiment que l’inflation devrait continuer à monter au moins à court terme. Un avis partagé par le gouverneur de la BoE lui-même: Mervyn King envisage désormais une inflation pouvant monter jusqu’à 5% «dans les prochains mois», avant de retomber. Les prix avaient déjà fortement dérapé en décembre, à 3,7% sur un an, un bond qui avait pris de court les analystes. Le chiffre de janvier s’est en revanche révélé globalement conforme à leurs attentes, certains s’attendant même à pire après l’annonce la semaine dernière d’une envolée des prix à la production (+4,8% sur un an).

La persistance d’une inflation élevée, nettement supérieure à celle des partenaires européens du Royaume-Uni, représente un casse-tête pour la BoE qui est censée maintenir la hausse des prix sous le seuil des 2% tout en encourageant la reprise. L’annonce récente que l’économie britannique s’était rétractée de 0,5% au dernier trimestre 2010 a encore réduit sa marge de manoeuvre. Conformément à la règle, M. King a dû adresser une lettre au ministre des Finances George Osborne pour lui exposer la situation après trois mois d’affilée d’inflation supérieure à l’objectif officiel.

La part de marché de l’Union européenne aux Etats-Unis est tombée de 18,1% en 2009 à 16,7% en 2010. et celle de la zone euro de 13,6% à 12,7%. Dans le même temps, celle des pays du pourtour du Pacifique passait de 34,1% à 34,2%. Celle de la Chine avançait légèrement, de 19,0% à 19,1%.

GB: le chancelier a augmenté la taxe sur les banques de GBP 800 millions. Le gouvernement percevra GBP 2,5 milliards de cet impôt durant l’exercice en cours se terminant en avril. Les ventes au détail ont augmenté au rythme le plus rapide en 10 mois. Les prix immobiliers ont augmenté de façon inattendue en janvier (0,8%).Les mesures d’austérité au Royaume-Uni se poursuivent avec la fermeture de certains services publics. Pourtant, l’économie affiche des paradoxes étonnants, comme une hausse du prix des logements et des ventes au détail – précisément le mois où la TVA a augmenté

Espagne: baisse de la dette des banque envers la BCE

La dette des banques espagnoles envers la Banque centrale européenne a diminué en janvier, montrant leur plus grande facilité à se financer sur le marché, signe d’un retour de la confiance après les tensions des derniers mois, a annoncé la Banque d’Espagne. Le montant de la dette a chuté de 31% par rapport à janvier 2010 à 53,1 milliards d’euros. Par rapport à décembre 2010, le recul est de 20%. La dette s’était déjà allégée en août, septembre, octobre et novembre, avant une légère remontée en décembre, après un début d’été périlleux: en juin et juillet, elle avait atteint des records historiques, soulignant la difficulté des banques espagnoles à se financer sur le marché interbancaire. Désormais les banques espagnoles ne captent plus que 15% du montant total prêté par la BCE dans la zone euro contre plus de 30% cet été

Espagne: la production industrielle a légèrement baissé en décembre

Guerre bancaire en terres grecques

Alpha Bank a jetté son dévolu sur National Bank. Qui se refuse à elle.La banque grecque Alpha Bank a rejeté une OPA de la National Bank , lancée le 18 janvier et dévoilée vendredi. Alpha Bank et National Bank sont respectivement le troisième et le premier établissement bancaire du pays.Le gouvernement grec a fait pression sur les banques du pays pour qu’elles procèdent à des fusions afin de pouvoir mieux affronter la récession et la crise de la dette. Athènes a donc salué la proposition de National Bank.

Grèce. L’avenir passe par des privatisations massives Elles seront de 50 milliards d’euros d’ici 2015 Dont 15 milliards d’ici 2013 au lieu des 7 milliards prévus

Italie: la dette publique a progressé de 4,5%

La dette publique de l’Italie, l’une des plus élevées du monde en valeur absolue, s’élevait à 1.843 milliards d’euros fin 2010, soit une progression d’environ 4,5% par rapport à fin 2009, a annoncé lundi la Banque d’Italie.  Fin décembre, la dette avait en revanche reculé par rapport au record historique de 1.869 milliards d’euros atteint fin novembre. La Banque d’Italie n’indique pas ce que représente la dette publique en pourcentage du PIB. Dans ses dernières prévisions économiques datant de fin septembre, le ministère de l’Economie avait indiqué tabler sur une dette de 118,5% du PIB en 2010 contre 115,9% en 2009. En 2011, la dette devrait encore progresser à 119,2% avant de diminuer à 117,5% en 2012 et 115,2% en 2013, toujours selon les prévisions du ministère.

Allemagne: finances communales au plus mal

Les communes allemandes, qui supportent une grande partie des dépenses sociales du pays, ont accusé malgré la reprise économique un déficit de 9,8 milliards d’euros en 2010, le plus important «depuis la création de la République fédérale allemande», ont-elles annoncé. «2010 a été une année noire pour les finances des communes. Elles ont accusé un déficit record depuis la création de la République fédérale» en 1949, a commenté la maire de Francfort et présidente de l’assemblée des communes allemandes, Petra Roth. L’assemblée a annoncé attendre pour 2011 un déficit à peine réduit de 9,6 milliards d’euros.  La forte reprise économique a certes permis aux communes d’augmenter de 8,6% leur principale rentrée d’argent, la taxe professionnelle, mais sans retrouver les niveaux d’avant la crise.

Allemagne: la production industrielle a chuté pour le deuxième mois: 1,5% par rapport à novembre. Les commandes des usines ont également baissé en décembre de 3,4% après un bond significatif (5,2%) le mois précédent.

Irlande : Si les banques en général n’émettent plus de dettes sans garantie, les événements en Irlande sont à l’origine de nouveaux remous dans le secteur bancaire. La confusion créée par les déclarations de l’actuel ministre des finances et de son probable successeur est double:l ils menacent de décoter (haircut) la dette bancaire non garantie l et posent donc la question de savoir quelles sont celles qui revêtent ou non cette garantie.

En 2008, le gouvernement irlandais avait déjà ramené les détenteurs d’obligations seniors au même niveau que les déposants, puis en nationalisant les banques en difficulté, il a transféré le fardeau des prêts non-performants de ces mêmes porteurs à l’ensemble de la population irlandaise. Très critiquée sur le principe, cette mesure a fondamentalement été acceptée comme partie intégrante du grand plan de l’UE pour s’assurer que les problèmes des pays périphériques ne nuisent pas à l’union monétaire. Cependant, les garanties n’étaient pas illimitées. Les obligations bancaires irlandaises qui en sont maintenant exclues se négocient bien en dessous du pair.

Ces «shenanigans» (ou «manigances» – un terme irlandais s’impose dans le contexte) ne sauraient trouver grâce aux yeux d’autorités européennes qui s’évertuent à protéger la monnaie commune. Au risque de crédit vient s’ajouter un risque politique bien particulier. Nous irions même jusqu’à dire que les autorités ne toléreront pas que le gouvernement irlandais revienne sur sa parole. La BCE opposera son veto à toute tentative visant à contraindre les détenteurs d’obligations seniors à partager le coût du sauvetage. L’Irlande a déjà cédé une grande partie de sa souveraineté au FMI et à Bruxelles. Néanmoins, la confusion est susceptible de régner jusqu’à la prise de pouvoir de son nouveau gouvernement

irlande: Moody’s baisse la note d’obligations seniors

L’agence de notation financière Moody’s a dégradé les notes des obligations seniors détenues auprès de six banques irlandaises par les investisseurs privés, à l’approche des élections en Irlande qui risquent de rebattre les cartes sur ce point. Cette décision reflète «le risque croissant» que les détenteurs de dettes seniors non garanties par l’Etat soient contraints de «partager une partie du fardeau» des pertes du secteur bancaire, dont la facture finale ne cesse de grimper, a indiqué Moody’s dans un communiqué. L’agence précise en outre avoir placé sous surveillance négative les dépôts de ces mêmes banques. Tous les grands établissements bancaires ou de crédit du pays sont concernés: Allied Irish Banks (AIB), Anglo Irish Bank, EBS, INBS, Bank of Ireland (BoI) et IL & P, seuls les deux derniers n’ayant pas été à ce stade nationalisés dans le cadre d’une recapitalisation publique.

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ETATS-UNIS

L’élection présidentielle américaine de 2012 devrait atteindre des dépenses record, avec deux principaux candidats qui devraient dépenser près de 2 milliards de dollars pour leur campagne, selon des hommes politiques et des experts cités par le Financial Times. Barack Obama et son opposant républicain John McCain avaient déboursé à eux deux près d’un milliard en 2008, rappelle le quotidien économique britannique.

Aux Etats-Unis, la Fed elle-même est très sceptique quant à la solidité de la reprise. La perspective d’une hausse des taux d’intérêt semble donc lointaine, postérieure à celle du Royaume-Uni et de la zone euro. La prolongation de l’assouplissement quantitatif au-delà de juin compte bien quelques dissidents au sein de la Fed, mais le seul fait qu’ils se fassent entendre nous inciterait plutôt à la juger vraisemblable.

Hausse plus forte que prévu des prix à la consommation


Les prix à la consommation aux Etats-Unis ont augmenté plus que prévu en janvier, selon des chiffres officiels publiés à Washington. Ils ont augmenté de 0,4% sur un mois, soit autant qu’en décembre, selon l’indice du Département du travail. La prévision médiane des analystes donnait une hausse des prix de 0,3%. En glissement annuel, l’inflation mesurée par les prix à la consommation s’est accélérée de 0,1 point par rapport à décembre pour atteindre 1,6%, son plus haut niveau depuis le mois de mai 2010. Le ministère indique que la hausse des prix de l’alimentation et de l’énergie a été responsable de plus de deux tiers de la hausse de son indice en glissement mensuel.

L’inflation de base (hors alimentation et énergie) s’est néanmoins accélérée en janvier pour atteindre 0,2% sur un mois, son plus haut niveau depuis octobre 2009.Les analystes estimaient qu’elle était restée stable à 0,1%, comme en novembre et décembre.

En glissement annuel, l’infation de base a progressé de 0,2 point, pour atteindre 1,0%, son plus haut niveau depuis mars 2010. La banque centrale américaine a indiqué mercredi que malgré la forte hausse des prix de l’énergie observée depuis plusieurs mois, ses dirigeants jugeaient toujours majoritairement que l’inflation risquait d’être trop basse jusqu’en 2013, mais que le danger d’une déflation semblait avoir été évité.

Les chiffres publiés montrent que la hausse des prix à la consommation reste beaucoup plus faible que celle des prix à la production (+0,8% sur un mois en janvier) et des prix à l’importation (+1,5%), signe que les entreprises américaines absorbent une bonne partie de ces hausses sans les répercuter au consommateur final.

Les conditions ne se prêtent pas à ce qu’elles agissent autrement. Les données du ministère montrent en effet que le salaire hebdomadaire réel moyen a reculé pour le troisième mois de suite au moins en janvier, de 0,3% par rapport à décembre.

En glissement annuel, la progression du salaire hebdomadaire réel moyen a nettement ralenti, à 0,8% en janvier, contre 1,5% en décembre. Pour les dirigeants de la Fed, la faible progression des revenus est l’une des principales entraves à la reprise économique.

L’indice des prix à la production aux États-Unis en janvier 2011 a augmenté de 0,8% ajusté des variations saisonnières, d’après le Département américain au Travail. Hors alimentaire et énergie, l’indice a augmenté de 0,5% par rapport à décembre 2010 alors que le consensus était à +0,9% de hausse globale de cet indice des prix et de +0,2% hors alimentation et énergie. Hors éléments volatils, les prix à la production affichent là leur plus forte augmentation depuis octobre 2008. Sur un an, l’indice global a grimpé de 3,6% sur une base ajustée, et l’indice hors alimentaire et énergie de 1,6%.

Le nombre de mises en chantier a augmenté en janvier pour atteindre leur plus haut niveau en quatre mois à 596 000 unités en données corrigées des variations saisonnières (+14,6%), contre 520 000 en décembre 2010 selon le département du Commerce alors que le consensus des analystes prévoyait 540 000 mises en chantier. Le nombre de permis de construire octroyés en janvier a en revanche reculé de 10,4%, pour tomber à 562 000 unités par rapport à 627 000 en décembre et 560 000 anticipés par les analystes. Ainsi, le secteur de construction a été dans le vert à l’instar de Lennar (+1,86%), Toll Brothers (+2,05%) et DR Horton (+1,06%).

La production industrielle des États-Unis a reculé de manière inattendue en janvier, tirée par une baisse de la production d’énergie, selon la Fed. Ainsi, la production des industries du pays a reculé de 0,1% en janvier par rapport à décembre, en données corrigées des variations saisonnières. Tandis que les analystes tablaient sur une hausse de 0,6% selon la prévision médiane. Mais la Fed a revu en hausse de 0,4 point, à 1,2% son estimation de la progression du mois précédent. Le repli de janvier a été tiré par une baisse de la production d’énergie de 1,6%, alors que celle-ci avait bondi de 4,1% en décembre. La Fed attribue cette évolution au fait que « les températures sont redevenues proches de leur normale saisonnière » en janvier « après qu’un temps inhabituellement froid eut dopé la demande de chauffage en décembre ». La production minière a également contribué à faire baisser l’indice de la Fed, en reculant de 0,7% sur un mois. Elle affiche une hausse de 7,5% en glissement annuel.

Etats-Unis: l’activité industrielle accélère

La hausse de l’activité industrielle dans la région de New York s’accélère en février, selon l’indice «Empire State» publié par la Fed.

L’indice est monté à 15,4 contre 11,9 en janvier, pour atteindre son niveau le plus élevé depuis juin. Cette hausse est très légèrement inférieure aux attentes des analystes, qui tablaient sur 15,5 en moyenne. Hormis une chute à -11,1 (chiffre révisé) en novembre 2010, cet indice s’est maintenu depuis juillet 2009 au-dessus de zéro, la limite entre contraction et expansion de l’activité.

USA: bond de l’activité manufacturière

L’activité manufacturière bondit dans la région de Philadelphie , selon l’indice de l’antenne locale de laFed pour février. Cet indice a progressé de 16,6 points par rapport à janvier, pour s’établir à 35,9, son plus haut niveau depuis janvier 2004. L’envol de l’indicateur a surpris les analystes, qui l’attendaient à 21,0, selon leur prévision médiane. Il traduit une amélioration de l’activité pour le cinquième mois de suite, et le fait que celle-ci se fait à un rythme beaucoup plus rapide qu’en janvier. L’indice de la Fed laisse penser que les usines restent l’un des moteurs principaux de la reprise économique en cours aux Etats-Unis depuis juillet 2009. Selon l’indice Empire State, publié lundi par une autre antenne de la Fed, l’activité manufacturière s’accélère aussi dans la région de New York. Philadelphie est l’une des premières métropoles des États-Unis et un des plus grands centres industriels du pays. L’indice de la Fed locale passe pour être un bon témoin de l’évolution de l’activité manufacturière dans l’ensemble du pays.

Les industries des services se sont élargies en janvier au rythme le plus rapide depuis 2005; l’indice ISM des entreprises non-manufacturières a augmenté de 57,1 à 59,4

USA: l’indice composite marque le pas

La hausse de l’indice composite des indicateurs avancés de l’économie américaine a nettement ralenti en janvier, a indiqué jeudi l’institut Conference Board, qui a estimé qu’il présageait toujours d’une poursuite de la croissance aux Etats-Unis. L’indice a progressé en janvier de 0,1% par rapport au mois précédent, après des hausses de 0,8% en décembre et 1,1% en novembre, a indiqué jeudi l’institut Conference Board. «Avec la légère hausse de janvier, qui fait suite à deux gains élevés, l’indice composite des indicateurs avancés américains est toujours orienté vers une expansion économique dans les mois à venir», a commenté l’institut de recherche privé dans un communiqué. Sur les six derniers mois, cet indice a gagné au total 3,0%, a-t-il rappelé. Cet indice agrège dix indicateurs, économiques et financiers, censés anticiper la conjoncture aux Etats-Unis dans les six mois à venir.

Etats-Unis: nouveau bond des stocks

Les stocks des entreprises manufacturières et des commerçants américains ont connu un bond en décembre, selon des chiffres publiés par le Département du commerce à Washington. En données corrigées des variations saisonnières, la hausse de ces stocks a atteint 0,8% par rapport au mois précédent, après 0,4% en novembre. Elle est supérieure aux attentes des analystes, qui tablaient sur 0,6%. En glissement annuel, la valeur de ces stocks a progressé de 8,4%.  La progression des ventes a en revanche ralenti, à 1,1% en décembre contre 1,4% en novembre.  Selon le département du Commerce, la variation des stocks a pesé d’un poids considérable sur la croissance économique des Etats-Unis au quatrième trimestre, en lui retirant 3,7 points en rythme annuel

L’indice corrigé des variations saisonnières de la Mortgage Bankers Association qui comprend les demandes des prêts hypothécaires et celles pour le refinancement a plongé de 9,5% au cours de la semaine achevée le 11 février. L’indice des demandes de refinancement a chuté de 11,4% pendant la semaine dernière en tombant au plus bas depuis la semaine terminée le 3 juillet 2009. L’indice des demandes des prêts hypothécaires a reculé de 5,9%. Le taux hypothécaire fixe à trente ans a été en moyenne de 5,12% au cours de la semaine passée, en baisse de 0,01% par rapport à la semaine antérieure.

Le nombre de mises en chantier a augmenté en janvier pour atteindre leur plus haut niveau en quatre mois à 596 000 unités en données corrigées des variations saisonnières (+14,6%), contre 520 000 en décembre 2010 selon le département du Commerce alors que le consensus des analystes prévoyait 540 000 mises en chantier. Le nombre de permis de construire octroyés en janvier a en revanche reculé de 10,4%, pour tomber à 562 000 unités par rapport à 627 000 en décembre et 560 000 anticipés par les analystes. Ainsi, le secteur de construction a été dans le vert à l’instar de Lennar (+1,86%), Toll Brothers (+2,05%) et DR Horton (+1,06%).

L’indice du marché immobilier américain de la NAHB pour février 2011 est ressorti à 16 points, inchangé par rapport au mois de janvier 2011 et conforme au consensus des économistes. Ainsi, le secteur de construction a perdu 1,3%.

Stagnation des ventes de détail aux Etats-Unis

Elles ont progressé en janvier de 0,3% par rapport au mois précédent. La hausse la plus faible en sept mois.

Les ventes de détail aux Etats-Unis ont commencé l’année sans grand entrain après leur forte progression du dernier trimestre 2010, a indiqué mardi le Département du commerce à Washington. Plusieurs analystes estiment néanmoins que leur progression devrait s’accélérer dans les mois à venir.  Selon le ministère, les ventes de détail ont progressé en janvier de 0,3% par rapport au mois précédent, en données corrigées des variations saisonnières, ce qui représente leur hausse la plus faible en sept mois. L’indice du ministère témoigne d’un ralentissement des ventes de détail, après leur hausse de 0,5% en décembre (chiffre revu en baisse de 0,1 point). Les analystes estimaient qu’il devait avoir progressé de 0,5% en janvier, selon leur prévision médiane.

En glissement annuel, l’indice du ministère – qui recense les ventes des détaillants et de la restauration – a progressé de 7,8% en janvier. Exclusion faite du secteur de l’automobile (soumis à de fortes variations d’un mois à l’autre), les ventes de détail ont progressé de 0,3% en glissement annuel en janvier, alors que les analystes tablaient là sur une hausse de 0,6%. Cinq des treize composantes de l’indice ont reculé entre décembre et janvier.  La baisse la plus forte (2,9%) a été mesurée dans le secteur des matériaux de construction et de l’équipement de jardin, ce qui apparaît lié aux difficultés éprouvées dans le domaine de la construction en janvier à cause du mauvais temps ayant sévi dans de nombreuses régions du pays.

Les chiffres des ventes de détail sont très suivis aux Etats-Unis car ils donnent un premier aperçu de l’évolution des dépenses de consommation des ménages, moteur traditionnel de la croissance américaine.  L’indicateur du ministère ne donne cependant qu’une idée partielle de la consommation puisqu’il ne prend pas en compte les ventes de services, qui représentent les deux tiers de la consommation des ménages en valeur.

Hausse des flux de capitaux investis

L’excédent de la balance américaine des flux de capitaux investis à long terme a progressé de 74% en 2010 pour atteindre 786,2 milliards de dollars, selon des données publiées mardi par le Trésor des Etats-Unis.

L’augmentation du différentiel des flux de capitaux investis à long terme en faveur des Etats-Unis résulte d’une hausse de 59% des achats de titres américains par des étrangers et d’une baisse de 21% des achats de titres étrangers par des investisseurs américains. Selon les données du Trésor, les investisseurs chinois (hors Hong Kong) restaient les premiers détenteurs étrangers de titres du Trésor américain fin décembre. Le montant de la dette de l’Etat fédéral américain qu’ils détiennent a baissé pour le deuxième mois de suite en décembre, de 0,4% par rapport à novembre, pour atteindre 891,6 milliards de dollars. Depuis le mois de novembre, néanmoins, la Fed a dépassé les Chinois en matière de détention de bons du Trésor américain. Les chiffres de son bilan montrent qu’elle en détenait pour 1.010 milliards de dollars fin décembre.

 Selon les données du Trésor, les Japonais sont restés les deuxièmes détenteurs d’obligations d’Etat américaines. Le solde de leurs avoirs a progressé de 7,2% par rapport à novembre pour atteindre 883,6 milliards. En troisième position arrivent les Britanniques – comme en novembre, avec 541,3 milliards de dollars placés en obligations du Trésor (+5,8% sur un mois). Les chiffres du Trésor sont à prendre néanmoins avec précaution car ils ne reflètent qu’imparfaitement le poids de chaque pays dans la dette américaine. Les transactions menées à Londres, à Hong Kong ou au Japon par exemple sont comptabilisées en effet comme étant passées pour des investisseurs britanniques, hongkongais ou japonais, quelle que soit la nationalité du donneur d’ordre.

Selon ces «données mensuelles du Trésor sur les capitaux internationaux», les flux nets de capitaux investis à long terme aux Etats-Unis ont reculé en décembre de près de 23% par rapport à novembre, pour s’établir à 65,9 milliards de dollars.

Plusieurs grandes banques américaines pourraient faire l’objet de procédures formelles de sanctions de la part des autorités américaines, selon un article du Wall Street Journal qui cite une source proche du dossier

Le journal financier rapporte que les régulateurs américains auraient trouvé de ‘sérieux dysfonctionnements’ dans les contrôles internes de ces groupes dans leurs activités de prêts hypothécaires, en particulier au sujet des collectes de paiements, des modifications de prêts et des saisies.  Parmi les banques concernées, figureraient notamment Bank of America , JP Morgan Chase et Wells Fargo) , ainsi que onze autres établissements financiers mis sous surveillance depuis l’automne dernier.  Outre des amendes, les pénalités pourraient inclure des changements à imposer dans le fonctionnement de ces établissements, d’après la source du Wall Street Journal

USA: BofA cité à comparaître par une commission parlementaire

Bank of America a été citée à comparaître par un membre influent de la Chambre des représentants, Darrel Issa, qui souhaite obtenir des documents liés à sa filiale de prêts hypothécaires Countrywide. M. Issa, président de la Commission de Surveillance et de la réforme du gouvernement de la Chambre des représentants, souligne que Countrywide, racheté en 2008 par BofA, a «usé de ses relations avec des gens haut placés pour manipuler les politiques publiques et renforcer leurs bénéfices au détriment des contribuables américains et de leurs propres critères de prêts. Cette assignation va nous permettre d’obtenir des informations nécessaires pour répondre aux questions» en suspens sur ces problèmes de prêts aux «VIP», a ajouté le parlementaire.

D’après la FDIC (Federal Deposit Insurance Corp), 4 nouvelles banques viennent de faire faillite aux Etats-Unis.

Il s’agit Canyon National Bank (210 M$ d’actifs et 205 M$ de dépôts), Badger State Bank (83 M$ d’actifs et 78 M$ de dépôts), Peoples State Bank (390 M$ d’actifs et 389 M$ de dépôts) et Sunshine State Community Bank (125 M$ d’actifs et 116 M$ de dépôts).

Au total, 22 banques américaines ont fait faillite pour le moment en 2011, contre 157 en 2010, 140 en 2009, 25 en 2008 et 3 en 2007.

Fonds d’investissements privés: ils empruntent aux Etats-Unis au coût le plus bas depuis 2½ ans, laissant présager une hausse possible des grandes opérations de rachat (leveraged buy-outs) au fur et à mesure que la reprise économique se confirme.

L’évidence veut pour les exportateurs américains d’aller chercher de nouveaux débouchés ailleurs qu’en Europe. En janvier 2010, Barack Obama avait promis un doublement des exportations américaines entre 2009 et 2014. Les Etats-Unis sont partis sur un bon rythme, grâce à leurs voisins (Canada et Mexique) et aux pays émergents et asiatiques. En revanche, l’Europe les freine. Dans l’ensemble les exportations américaines ont progressé de 16,6% en 2010, mais vers l’UE de 8,7% seulement.

GM: les salariés vont se partager 189 millions de dollars

Les employés des usines du premier constructeur automobile américain, General Motors, vont se partager quelque 189 millions de dollars de primes d’intéressement, soit jusqu’à 4000 dollars par personne au titre de 2010, indique le groupe. «Les employés aux Etats-Unis participent aux plans d’intéressement nationaux», souligne le groupe. «Les bons résultats de GM devraient générer des primes de plus de 4000 dollars par employé pour le principal plan d’intéressement maison, qui concerne 45.000 employés».

United Continental: 224 millions de dollars pour les employés

La compagnie aérienne américaine United Continental a annoncé qu’elle allait redistribuer pour 224 millions de dollars de bénéfices à ses employés sur la base des résultats générés en 2010. «Les équipes United et Continental ont fait un superbe travail en 2010. Le partage des bénéfices montre que quand nous travaillons ensemble, nous gagnons ensemble», a commenté Jeff Smisek, directeur général de United Continental Holdings. En plus de l’intéressement, les employés de United Continental vont recevoir une autre prime liée aux objectifs atteints de ponctualité des vols, qui, lorsqu’ils sont atteints, permettent aux employés du groupe de recevoir jusqu’à 100 dollars par mois. La compagnie issue de la fusion de United et Continental Airlines, finalisée le 1er octobre, a dégagé en 2010 un bénéfice de 854 millions de dollars, après une perte en 2009, et malgré une perte de 325 millions de dollars au quatrième trimestre

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EMERGENTS

17/02/2011 – Les pays émergents peuvent-ils baser leur croissance sur leur seule demande intérieure ?

Les perspectives de croissance sont modestes aux Etats-Unis (désendettement du secteur privé, nécessité finalement de réduire les déficits publics, déformation du partage des revenus, désindustrialisation, problèmes de solvabilité des ménages) ; en Europe (réduction des déficits publics, faiblesse des hausses de salaires, désendettement, désindustrialisation de beaucoup de pays) ; au Japon (déformation du partage des revenus, vieillissement démographique) ; partout avec la hausse des prix des matières premières. Il est donc important de se demander dans quelle mesure les pays émergents peuvent aujourd’hui baser leur croissance sur leur demande intérieure et non sur leurs exportations vers les pays de l’OCDE. Nous pensons que ceci est déjà le cas dans toutes les zones émergentes (Chine, Inde, reste de l’Asie, Amérique Latine), à l’exception des pays d’Europe Centrale (PECO).

http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=56720

CHINE. Les réserves de change ont atteint le montant record de 2847 milliards de dollars en 2010 Les flux entrants d’argent spéculatif 35,5 milliards de dollars .Les investissements directs étrangers (IDE) en Chine ont augmenté de 23,4% en janvier sur un an à 10,03 milliards de dollars, a annoncé jeudi le porte-parole du ministère chinois du Commerce, Yao Jian.

«La croissance des IDE dans la partie occidentale (de la Chine) est bien plus forte qu’en Chine centrale et orientale», a déclaré M. Yao lors d’un point de presse.

Jusqu’ici, la grande majorité des investissements était concentrée dans la Chine côtière, dans le Sud et l’Est, mais de plus en plus d’entreprises se risquent dans l’intérieur du pays, aidées par une amélioration des infrastructures et parce que la main d’oeuvre y est moins chère. En décembre, les IDE s’étaient élevés à 14,03 milliards de dollars, en hausse de 15,6% sur un an. En novembre, ces investissements avaient fait un bond de 38,17%, mais à seulement 9,7 milliards de dollars, la base plus faible reflétant l’impact de la crise financière fortement ressenti jusqu’en novembre 2009.

Pour l’ensemble de l’année 2010, les IDE dans la deuxième économie mondiale avaient atteint le montant record de 105,74 milliards de dollars, en hausse de 17,4% par rapport à 2009.

La Chine a annoncé par ailleurs  avoir enregistré pour 35,5 milliards de dollars de flux entrants d’argent spéculatif en 2010 et s’est engagée à continuer à lutter contre ces capitaux susceptibles de partir aussi vite qu’ils sont arrivés.

En annonçant ce chiffre, l’Administration d’Etat des changes (SAFE) a toutefois souligné que les capitaux spéculatifs ne formaient qu’une «part relativement modeste» des réserves de changes accumulées en 2010 par la Chine.

Les réserves de la Chine sont les plus élevées du monde. Pékin n’en dévoile pas la composition, mais les analystes s’accordent à dire qu’elles sont encore majoritairement détenues en dollars. Les réserves de change en Chine ont atteint fin 2010 le montant record de 2.847 milliards de dollars.La cagnotte chinoise de devises a rapidement augmenté ces dernières années avec l’afflux des investissements étrangers en Chine, les forts excédents commerciaux – plus de 183 milliards de dollars en 2010 – et, en partie, l’entrée d’argent spéculatif. Pékin a toujours exprimé ses inquiétudes face aux mouvements d’argent fébrile, aussi prompt à franchir les frontières dans un sens que dans l’autre, et donc source de possibles déséquilibres.

Résultat historique pour Banco do Brasil

Banco do Brasil, le plus grand établissement brésilien, a enregistré en 2010 le meilleur résultat de son histoire, avec un bénéfice de 11,7 milliards de reais (5,2 milliards d’euros), en hausse de 15,3% par rapport à 2009, a annoncé la banque. Avec des actifs de 811,2 milliards de reais (358,5 milliards d’euros) en fin d’année (+14,5% par rapport à 2009), l’établissement public a confirmé par ailleurs son statut de première banque d’Amérique latine en termes d’actifs, a affirmé Banco do Brasil. La plus grande banque privée brésilienne, Bradesco, a annoncé récemment un bénéfice de 10 milliards de reais (4,4 milliards d’euros) en 2010 pour un total d’actifs de 637,5 milliards de reais (281,8 milliards d’euros).

Inde : Contraction de l’inflation

Mais la banque centrale devrait relever ses taux pour enrayer l’envolée des prix des denrées alimentaires.

L’inflation en Inde a ralenti en janvier par rapport au mois précédent, selon les chiffres publiés lundi, mais la banque centrale devrait tout de même décider de relever ses taux pour tenter d’enrayer l’envolée des prix des denrées alimentaires. Le taux annuel d’inflation, mesuré par l’indice des prix de gros, est passé à 8,23%, en légère baisse par rapport aux 8,43% enregistrés en décembre, a indiqué le gouvernement dans un communiqué.

L’inflation est principalement due à l’envolée des prix alimentaires, tel l’oignon qui a flambé de 79% en un an, selon les derniers chiffres disponibles. Le léger tassement de l’inflation s’explique par le recul des prix de la farine, des graines de légumineuses et du sucre. Les prix des légumes ont toutefois bondi de 65% en janvier sur un an. Selon les économistes, la banque centrale devrait poursuivre sa politique monétaire agressive en décidant une nouvelle fois de relever ses principaux taux lors de sa prochaine réunion sur le sujet en mars.

«Nous nous attendons à une nouvelle hausse d’un quart de point en mars, l’inflation étant encore au-dessus du niveau de tolérance de la banque centrale», a commenté pour l’AFP Dharmakirti Joshi, économiste en chef au sein de l’agence de notation Crisil. Pour les analystes, l’Inde doit augmenter ses taux même si cela doit ralentir la croissance économique.

«Le resserrement monétaire va déprimer l’activité (économique) mais l’Inde a besoin d’une période de croissance jugulée pour dégager les goulets d’étranglement» dans certains secteurs, a analysé Robert Prior-Wandesforde, économiste chez Credit Suisse.

La banque centrale a récemment revu à la hausse ses prévisions pour l’inflation, tablant désormais sur une inflation de 7% d’ici à la fin de l’année budgétaire, qui s’achève le 31 mars, alors qu’elle visait auparavant 5,5%. Le 25 janvier, elle a relevé ses principaux taux à leurs plus hauts niveaux depuis début 2008. En 2010, elle les avait déjà relevés six fois.

Le gouvernement dirigé par le parti du Congrès (centre gauche) est sous pression depuis près d’un an pour lutter contre l’envolée des prix qui durcit encore davantage les conditions de vie des millions d’Indiens vivant sous le seuil de pauvreté. Le Premier ministre Manmohan Singh a récemment averti que le fort taux d’inflation était une «sérieuse menace» pour la croissance de la troisième puissance économique d’Asie.

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MONDIALISATION

Le monde est-il solvable ?

Nous regardons l’évolution de l’endettement total (public et privé) du monde, sans nous poser la question de sa distribution entre pays. Le monde serait insolvable si le revenu qu’il faut consacrer à la stabilisation du taux d’endettement du monde était supérieur au niveau supportable (pour les agents économiques endettés). Nous nous interrogeons sur la solvabilité (des agents économiques endettés, que nous appelons solvabilité du monde) et sur les évolutions futures qui pourraient faire que cette solvabilité soit perdue. La solvabilité du monde a été presque toujours assurée dans le passé par le fait que le taux de croissance du monde était supérieur au taux d’intérêt à long terme du monde. Dans le futur, il faudrait que le taux d’intérêt à long terme du monde dépasse 6,8 %, contre 4,7 % aujourd’hui, pour qu’il y ait un problème de solvabilité du monde. La marge de sécurité est donc encore forte (2,1 points).

http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=56761

Quand l’endettement améliore-t-il le bien être ?

L’endettement d’un pays peut venir : – soit d’une politique monétaire plus expansionniste qui permet qu’il y ait davantage d’endettement du secteur privé ; – soit de l’endettement du secteur public. Les deux seules possibilités pour qu’un supplément d’endettement (privé ou public) soit favorable sont : – qu’il réalise un lissage intertemporel de la demande et de la production : le supplément d’endettement implique une baisse de l’épargne de la Nation qui compense la baisse initiale de la demande ; – qu’il finance des investissements, privés ou publics, efficaces qui ne seraient pas financés sans ce supplément d’endettement. Mais il faut rejeter l’endettement si : – il finance de la consommation (de la demande des ménages) en haut de cycle ou dans une situation de faiblesse durable sans redressement de la consommation ; – il finance des investissements improductifs (immobilier ou actifs financiers spéculatifs, matières premières…). Depuis 1998, on a observé de l’endettement inefficace aux Etats-Unis et dans la Zone Euro, mais pas dans les pays émergents. Dans les pays de l’OCDE, le crédit au secteur privé est procyclique et conduit à des bulles de prix des actifs ; depuis 2009 les déficits publics sont maintenus alors qu’il y a perte définitive de PIB.

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– Réforme du Système Monétaire International : éviter les pistes sans intérêt

On voit qu’aujourd’hui les propositions de réforme du Système Monétaire International évoquent à nouveaux deux pistes connues : – le passage d’un système à une monnaie de réserve dominante (le dollar) à un système avec une multiplicité de monnaies de réserves (« vraies » monnaies, monnaies « artificielles » comme l’or ou le DTS), la concurrence entre les monnaies disciplinant alors les politiques économiques des Etats-Unis ; – la critique du régime de change de la Chine et de la sous-évaluation du RMB (yuan) chinois comme cause des dérèglements. Il nous semble qu’il s’agit de deux fausses pistes (il n’y a pas pour l’instant d’alternative crédible au dollar, le taux de change réel du RMB, qui seul compte, s’apprécie rapidement), qui détournent du vrai sujet : comment avoir un Système Monétaire International stable avec le dollar comme monnaie dominante ?

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Peut-il y avoir une vraie crise sur le dollar ?

Les Etats-Unis vont probablement continuer à accumuler une forte dette budgétaire et une forte dette extérieure. Ceci peut-il conduire à une vraie crise sur le dollar (forte dépréciation de la devise, forte hausse des taux d’intérêt à long terme) ? Il faudrait pour que cette crise ait lieu que l’épargne mondiale ne s’investisse plus en actifs en dollars (si elle s’investit dans des actifs en dollars autres que les obligations, par arbitrage le marché des obligations en dollars en profiterait aussi). Quelles sont les possibilités crédibles de substitut aux actifs en dollars ? – Les actifs en euro ? Il faudrait d’abord régler définitivement le problème de la crise des dettes publiques dans la Zone Euro ; – Les actifs en yens, en livres sterling : leurs marchés sont beaucoup trop petits ; – Les actifs domestiques des pays émergents ? Il faudra longtemps pour que les marchés de ces actifs soient de taille suffisante ; – Les actifs non financiers : immobilier, matières premières ; mais il ne peut s’agir que d’une diversification marginal. Il ne peut donc pas y avoir de vraie crise sur le dollar à court terme, ceci va impliquer l’absence de politiques correctives aux Etats-Unis, la poursuite de la hausse des dettes, et la possibilité d’une crise très grave sur le dollar à long terme lorsque les conditions d’apparition d’un substitut seront remplies.

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A moyen terme, le dollar, l’euro et le yen auront des valeurs très différentes de celles observées aujourd’hui

On observe aujourd’hui, depuis 2008 : – un yen fort ; – un dollar assez fort ; – un euro assez faible. Ce qui vient essentiellement de l’excédent extérieur du Japon et de l’arrêt de l’endettement en yens, de la perspective de croissance aux Etats-Unis, de la crise des dettes souveraines de la Zone Euro. Mais, si on s’interroge sur la valeur de ces devises à 5-10 ans : – le yen devrait devenir très faible, avec le passage à un déficit extérieur au Japon dû au vieillissement démographique et avec l’énorme niveau de la dette publique ; – le dollar devrait devenir faible, avec la poursuite de la hausse de l’endettement public et extérieur des Etats-Unis (déficit public, insuffisance d’épargne, désindustrialisation) ; – une fois réglé le problème institutionnel qui cause la crise des dettes publiques, la Zone Euro apparaîtra comme une région stable sans déséquilibre financier majeur. L’euro, si la crise des dettes est réglée durablement, devrait donc devenir fort par rapport au dollar et au yen, ce qui sera une source de difficulté.

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Avec les taux d’endettement publics très élevés et les portefeuilles obligataires de grande taille, une réaction des banques centrales au retour de l’inflation aurait des conséquences catastrophiques

Les taux d’endettement publics sont de plus en plus élevés, les banques et les investisseurs institutionnels détiennent des portefeuilles obligataires de plus en plus de grande taille. Le retour de l’inflation obligeant les banques centrales à augmenter les taux d’intérêt aurait donc des effets (progressivement) catastrophiques. On peut alors imaginer deux scénarios : – que les banques centrales renoncent à réagir à l’inflation si elle revient ; – que, comme au Japon, la déformation continuelle du partage des revenus au détriment des salariés évite l’inflation au prix de la dépression de la demande.

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Taux de défaut obligataire: le taux mondial sur 12 mois est tombé d’un taux révisé de 3,2% en décembre à 2,8% en janvier.

Le FMI se permet d’investir sur les marchés financiers

Le FMI annoncé vendredi l’entrée en vigueur d’un amendement à ses statuts qui lui permet d’investir à son gré sur les marchés financiers, pour diversifier ses ressources. Le Fonds monétaire international a indiqué qu’un nombre suffisant de ses Etats membres avaient ratifié un amendement en question proposé en 2008 dans le cadre de la réforme de son « modèle de revenus »: « Le Fonds est autorisé à utiliser la monnaie d’un de ses membres détenue dans son Compte d’investissement d’une manière qu’il a le droit de déterminer », indique un paragraphe de cet amendement.

Auparavant, il devait demander l’autorisation du pays émetteur de la monnaie employée, principalement aux Etats-Unis pour des investissements en dollars. Et il n’avait le droit d’acheter que des titres émis par un Etat ou une organisation multilatérale.

Cet amendement va permettre au FMI de réinvestir librement les recettes tirées de la vente en 2009 et 2010 d’un huitième de son stock d’or, soit 403,3 tonnes. Celle-ci a rapporté quelque 14,8 milliards de dollars.

« Le nouvel amendement vise à donner de la latitude au Fonds pour améliorer le rendement moyen prévu de ses investissements et adapter sa stratégie d’investissements au fil du temps », a expliqué l’organisation dans un communiqué.

Le FMI a ajouté qu’il surveillerait les éventuels « conflits d’intérêts effectifs ou perçus ». Il doit en effet continuer d’acheter principalement des titres de dette de ses Etats membres.

 La mémoire numérique et les molécules d’ADN

L’ensemble des capacités de stockage informatique actuelles représentent moins d’1% de la quantité d’informations mémorisées dans les molécules d’ADN d’un seul être humain, selon une étude publiée aux Etats-Unis. Les capacités totales de stockage informatiques étaient en 2007 de 295 exaoctets, selon cette étude parue dans la revue Science. Si ces capacités de stockage étaient converties en CD-ROM mis bout-à-bout, cela couvrirait une distance supérieure à celle reliant la Terre à la Lune. Les chercheurs ont examiné l’ensemble des technologies analogiques et numériques de 1986 à 2007 et leurs résultats montrent que la transition vers l’âge numérique touche à sa fin. La mémoire technologique de l’humanité a été presque totalement numérisée en l’espace de sept ans, souligne Martin Hilbert, de l’école de journalisme et de communications de l’Université de Californie du Sud, principal auteur de l’étude. Alors que 75% des données étaient encore stockées sur des formats analogiques – surtout des cassettes vidéo – en 2000, en 2007 94% étaient numériques, note-t-il.n

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MATIERES PREMIERES

Chevron: condamné à payer 8 milliards pour pollution en Equateur

Le groupe pétrolier américain Chevron a été condamné par un juge équatorien à verser huit milliards de dollars pour des dégâts environnementaux causés par Texaco (société qu’il a rachetée en 2001) entre 1964 et 1990, a annoncé l’avocat des plaignants. «Le juge du tribunal provincial de Sucumbios, en charge de l’affaire a condamné Chevron à payer plus de huit milliards de dollars pour dommages environnementaux», a déclaré l’avocat des plaignants, Pablo Fajardo. L’avocat a précisé qu’il s’exprimerait plus en détails sur cette condamnation après avoir analysé le jugement rendu lundi. Le porte-parole du groupe pour l’Amérique latine, James Craig, a confirmé qu’un «jugement de condamnation avait été émis dans le cadre du procès pour dommages à l’environnement intenté contre l’entreprise en rapport avec les opérations de Texaco Petroleum Company», entre 1964 y 1990. En tant que propriétaire de Texaco, Chevron est condamné pour les préjudices entraînés par Texaco dans l’Amazonie équatorienne. «Nous allons interjeter appel», a déclaré le porte-parole joint par téléphone à New York. Dans un communiqué, la compagnie a en outre assuré que le jugement était «illégitime et inapplicable», en considérant qu’il était le résultat d’une «fraude et totalement contraire à la preuve scientifique légitime». Cette condamnation dépasse l’amende record initialement exigée à ExxonMobil pour la marée noire de l’Alaska en 1989, qui s’approchait de cinq milliards de dollars, avant d’être ramenée à 500 millions.

Barrick Gold: bénéfice record

Le groupe aurifère canadien Barrick Gold, numéro un mondial du secteur, est repassé dans le vert en 2010, avec notamment un bénéfice net record au quatrième trimestre, grâce à la hausse des prix et des ventes d’or et de cuivre. Pour l’ensemble de 2010, Barrick a dégagé un bénéfice net de près de 3,3 milliards de dollars américains, alors qu’il avait subi une perte de plus de 4,2 milliards de dollars en 2009 après avoir racheté ses contrats de vente d’or à prix fixe pour pouvoir profiter de la flambée du métal jaune. Barrick a augmenté ses ventes d’or de 6% en 2010, à plus de 7,7 millions d’onces (219 tonnes), à un prix moyen de 1.225 dollars l’once, soit une hausse de 25% par rapport à 2009.

Après avoir baissé de 6,5% sur le mois de janvier (-8,5% en Euro), le cours de l’once d’or a depuis repris 2 à 3%. Les flux vendeurs, tant au niveau des traders sur le Comex que des investisseurs sur les ETF, ont eu tendance à fortement diminuer, et l’annonce récente de la part de la banque JPMorgan qu’elle accepterait dorénavant l’or physique en collatéral sur certaines opérations financières (emprunt de titres notamment) ne fait que renforcer le rôle de monnaie alternative pour l’or.

Le coltan, un métal indispensable dans le monde moderne

L’interdiction d’exploiter les minerais de l’Est du Congo est toujours en vigueur. Les pays de la région ainsi que les importateurs cherchent toujours à établir une traçabilité comme pour les diamants, pour éviter que l’activité finance des groupes armés. 

Le coltan est une matière minérale légèrement radioactive, qui se présente sous la forme de granulés noirs. Le grand public ignore souvent son existence. Pourtant si on n’en avait pas on ne pourrait pas, par exemple, tenir notre téléphone portable sans nous brûler les mains. Les ordinateurs et les consoles de jeu atteindraient des températures insupportables, ou déclencheraient même des incendies. Le coltan est un conducteur froid, il permet de transmettre l’énergie électrique sans chauffer. Il est indispensable dans la production des appareils électroniques de toutes sortes. 

Le coltan est une richesse de l’Est de la République démocratique du Congo, et il est en même temps son malheur car il est récolté dans des conditions artisanales proches de l’esclavage, sous la coupe de groupes armés qui surexploitent les mineurs, que l’on appelle « creuseurs ». Depuis l’année dernière, en septembre, le gouvernement congolais a décidé l’arrêt de l’exploitation tant que les autorités n’auront pas repris le contrôle des zones minières. On pensait à l’époque que l’interdiction durerait un mois ; maintenant cela fait plus de cinq mois qu’elle est en vigueur. Les exportateurs légaux commencent à trouver le temps long. Des stocks ont été accumulés à Goma, la grande ville de l’Est, frontalière du Rwanda. Il y aurait là plus de 20 millions de dollars qui dorment en attendant l’autorisation d’exporter à nouveau mais les exportateurs illégaux continuent l’activité, comme en témoigne ces derniers jours, l’arrestation à Goma des passagers et de l’équipage d’un avion américain venu chercher du minerai de contrebande : du coltan, mais également de l’or. 

L’interdiction n’a pas provoqué de pénurie, ni de hausse importante des cours, car on trouve du coltan un peu partout dans le monde, en Australie, au Canada, en Russie ; la RDC ne représente que 5% de la production mondiale surtout achetée par des industriels de Malaisie, de Thaïlande et de Chine. En revanche, dans l’est du Congo, ce sont les réserves qui sont importantes, environ la moitié des réserves mondiales.

La Chine veut relancer l’activité minière en Corée du Nord

Les responsables du régime communiste de Pyongyang signent ce mardi 15 février 2011 à Pékin un accord pour exploiter conjointement avec la Chine les ressources minières de la Corée du Nord. On connaît depuis longtemps la richesse du sous-sol en Corée du Nord : la plus importante mine d’or fut découverte à la fin du 19e siècle par les Américains. Mais depuis que l’économie s’est totalement refermée sur elle-même à l’image du régime communiste de Pyongyang, le secteur minier végète totalement, par manque d’investissement. 

La Chine est le seul partenaire commercial de la Corée du Nord, soumise à des sanctions de la part de l’ONU contre son programme nucléaire. Pourtant, l’effort de Pékin est jusqu’à présent resté très prudent et modéré face au risque que représente le régime de Pyongyang. Depuis vingt ans, la zone économique spéciale de Rasen créée en Corée du Nord sur le modèle des régions spéciales chinoises, n’a jamais décollé. Aujourd’hui, Pékin semble vouloir passer à la vitesse supérieure. En décembre dernier, une grande entreprise publique chinoise a relancé le projet d’équiper cette zone portuaire qui serait un débouché maritime alternatif inespéré pour la Chine, alors qu’elle peine à expédier son propre charbon par train jusqu’au port septentrional de Dalian et ensuite en Chine du Sud. Le coût des infrastructures prévues dans cette zone frontalière approche les deux milliards de dollars. 

Aujourd’hui, c’est le versant minier des investissements chinois en Corée du Nord qui prend forme : l’accord prévoit la création d’une entreprise basée à Hong Kong pour récolter les fonds des entreprises privées chinoises intéressées par ce secteur dans lequel Pékin veut avoir un pied avant l’Inde ou la Corée du Sud. Ces deux voisins lorgnent aussi les énormes gisements de charbon anthracite, moins polluant dans les centrales thermiques, les réserves les plus grandes au monde de fer à Musan dans la fameuse zone frontalière, les mines d’or, de zinc, de plomb et de terres rares. La Corée du Nord est également très riche en uranium mais la Chine n’a bien sûr pas mentionné cette ressource explosive sur le terrain diplomatique, lorsqu’il s’agit de la Corée du Nord.

La Chine fait frémir les cours mondiaux du blé

Le blé passe encore loin derrière le riz dans les habitudes alimentaires chinoises. Et depuis des lustres, la Chine est auto-suffisante en céréales, avec la plus grande production de blé de la planète : plus de 110 millions de tonnes, un sixième des récoltes mondiales ! On peut donc dire que le pays est quasiment absent du marché mondial du blé. La Chine n’en vend pas à l’étranger. Et elle n’en a acheté qu’un million de tonnes l’an dernier ; c’est cinq fois moins que ce qu’importe l’Algérie, avec une population 40 fois plus importante… 

Pourtant, cette année, la sécheresse qui s’est abattue depuis l’automne dans le nord-est chinois, le grenier à blé du pays, fait frémir les cours mondiaux ! La semaine dernière et lundi encore, les cours à Chicago atteignaient un plus haut de 30 mois, pendant qu’en Europe ils se rapprochaient de leur record du printemps 2008. La peur que la Chine ne déboule sur le marché du blé, où l’offre est déjà tellement tendue par rapport à la demande, s’est emparée des négociants, des courtiers et des investisseurs qui se sont rués sur les contrats de blé sur les bourses américaine et européenne.

D’autant que les perspectives pour la prochaine récolte de blé s’assombrissent aussi dans les plaines américaines et en Ukraine, deux grands bassins céréaliers où la neige ne protège plus en ce moment les derniers semis du gel. 

Ce mardi 15 février, le gouvernement de Pékin s’est donc attelé à rassurer les marchés. Le ministre chinois de l’Agriculture, après avoir reconnu que les précipitations du week-end ne suffiraient pas à combler le déficit en eau, a tenu à préciser tout de même que les efforts d’irrigation avaient réduit les surfaces les plus sévèrement touchées par la sécheresse de 12 %. Le ministre chinois des Affaires étrangères lui-même s’est fendu d’une déclaration via son porte-parole : «Même dans le pire des scénarios, nous ne serons pas contraints d’importer. Nous avons des réserves de blé amplement suffisantes». 

La Chine disposerait de stocks équivalents à la moitié de sa consommation annuelle, selon un économiste américain, voire à la totalité de ses besoins si l’on en croit Pékin !

Les cours des huiles végétales se calment enfin

Les cours des huiles végétales n’en finissaient pas de s’envoler, depuis l’automne. Les pluies diluviennes en Malaisie et en Indonésie avaient perturbé la récolte dans les plantations de palmiers à huile. En Europe et au Canada la production de colza était médiocre. Et l’on avait en outre des craintes sur la prochaine récolte de soja en Amérique du Sud, notamment en Argentine, frappée par la sécheresse. 

Mais cette période de surchauffe des cours semble terminée. Depuis la semaine dernière, les investisseurs liquident leurs positions longues sur les oléagineux : ils constatent que les prix sur les marchés à terme ne reflètent plus le marché physique, qui tourne au ralenti. « Il n’y a plus beaucoup d’affaires en ce moment, témoigne Antoine de Gasquet, président de Baillon Intercor, un courtier spécialisé. Les prix sont montés trop haut. Une commande de 110 000 tonnes de graines de soja américain vient même d’être annulée. » Témoin aussi le ralentissement en février des achats du plus gros importateur mondial de soja, la Chine : elle importera moins que l’an dernier à la même période, et contrairement à 2010, cette tendance devrait se poursuivre en mars et en avril, estiment les négociants. 

Or face à cette demande atone, les perspectives de l’offre s’améliorent. Le Département américain à l’agriculture vient de révéler que les agriculteurs aux Etats-Unis avaient l’intention d’ensemencer plus de surface en soja au printemps prochain alors qu’on s’attendait à une victoire du maïs. Les conditions météo sont par ailleurs plus favorables en Argentine, il pleut régulièrement, le pays devrait produire 48 à 49 millions de tonnes ce qui est « plus qu’honorable ! », commente notre courtier. Quant au Brésil, le deuxième exportateur de graines de soja, il devrait récolter 71 millions de tonnes, selon les analystes d’Oil World, du jamais vu ! 

La contagion étant très forte entre les prix des oléagineux, l’huile de palme, qui avait largement dépassé les 1300 dollars la tonne, a encore perdu 2 % à la bourse de Kuala Lumpur hier mercredi 16 février. L’huile de colza a perdu 10 euros la tonne à 1015 euros sur le marché à terme européen. Quant à l’huile de soja encore en baisse de 2,5 % en Europe, à 985 euros, elle n’a dû son tout petit sursaut quelques heures plus tard à Chicago qu’à la hausse des cours du pétrole, le prix du brut et celui des oléagineux étant très liés via les biocarburants

Les poids lourds du G20 s’opposent à la France sur les prix agricoles

Le Brésil est le premier exportateur au monde de sucre, de café, de viande bovine, le deuxième de soja, et il devient un acteur de poids dans le coton… L’Argentine, elle, vient au 3ème rang mondial pour le soja et le blé… On peut comprendre que ces deux pays, qui ont basé toute leur économie sur les exportations agricoles, n’aient pas envie de voir les prix internationaux encadrés d’une quelconque façon : si les cours grimpent, ils empochent des recettes extraordinaires ; si les cours baissent, ils sont encore compétitifs par rapport aux agricultures européennes et nord-américaines et gagnent des parts de marché. 

Les deux géants sud-américains estiment qu’il faut simplement encourager la production agricole dans le monde. Ils ont d’ailleurs reçu le soutien des Etats-Unis. Le secrétaire américain au Trésor a souligné que la transparence était déjà de mise sur les marchés nord-américains et que les propositions françaises étaient peu claires. 

Que propose donc Paris ? Outre faire rattraper leur retard aux marchés européens – où l’on ne sait toujours pas quelle place occupent les acteurs financiers par rapport aux opérateurs physiques, qui ont besoin des marchés à terme pour se couvrir -, la France préconise de limiter les positions respectives de ces différents opérateurs, pour éviter les manipulations de marché, ou l’accaparement virtuel des stocks mondiaux de céréales, ce que les Etats-Unis n’ont pas encore réussi à mettre en œuvre. 

Paris souhaite aussi à l’avenir une meilleure concertation au sein du G20 pour éviter les décisions unilatérales, comme celle de la Russie qui a mis le feu aux cours du blé en stoppant net ses exportations. 

La France veut encourager la constitution de stockages dans les pays importateurs, surtout les plus pauvres, mais aussi chez les agriculteurs. Enfin Paris prône la création d’une banque de données mondiale pour mieux connaitre ces stocks, le département américain à l’Agriculture est pour l’instant le seul instrument à peu près fiable. Mais il sera difficile de faire renoncer pays importateurs et exportateurs à l’éternel jeu de poker menteur qui leur permet d’orienter les prix dans leur sens.

BREVES PRECEDENTES :

Brèves de trottoirs du 13 fevrier 11….en bord de route de la grande finance…

 EN BANDE SON :  

 

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