Douce France

Politique Friction du Dimanche 1er Décembre 2013: Bravo et honte à Mélenchon! Par Bruno Bertez

Politique Friction du Dimanche 1er Décembre 2013:  Bravo et honte à Mélenchon! Par Bruno Bertez 

Ce jour, Mélenchon tente un rassemblement. Il tente de mobiliser ses troupes et plus largement les français sur la politique fiscale d’une part et la politique de Hollande d’autre part.

  Sur cet aspect, nous disons: bravo!  La politique de Hollande justifie que tous, descendent dans la rue, tant elle est destructrice. 

–               C’est une politique de trahison de ses promesses de candidat

–               C’est une politique de soumission et de perte de souveraineté

–               C’est une politique de division sociale

–               C’est une politique de régression

–               C’est une politique anti-française et pro-allemande

 Mélenchon voit juste quand il dénonce la collusion entre le très grand patronat du Medef et les socialistes solfériniens. Cette collusion est  une copie conforme de celle de la fin des années 30  et de la Collaboration lorsque le patronat, soucieux de préserver son ordre social et de faire payer la Grande  Crise aux classes moyennes  a pesé de tout son poids pour le Nouvel Ordre, l’Ordre  National Socialiste qui permettait de mettre au pas les récalcitrants. 

Le fait que l’imposition du modèle Allemand, cette fois soit pacifique, ne change rien à la réalité objective du phénomène, l’Europe ne se fait pas dans la diversité, elle se fait dans l’hégémonie et le très grand patronat français, héritier de la CGPF, des Maitres de Forges et de la Banque Worms souscrit à cette hégémonie qui lui rappelle tant de bons souvenirs.

Mélenchon a raison de stigmatiser le cadeau fiscal des 20 milliards au Medef par le biais de la CICE, cadeau financé par la baisse du pouvoir d’achat des classes moyennes. Cadeau sensé améliorer la compétitivité du système français pour exporter plus. Bref ce cadeau qui s’analyse comme suit: baisse du pouvoir d’achat intérieur, baisse du niveau de vie, pour secréter un surplus exportable qui réduira les pressions sur l’euro, la dette et donc améliorera la situation de la finance. Le modèle « travailler plus pour gagner moins ». le solde, le surplus dégagé  étant confisqué par la finance pour  solvabiliser à la fois ses dettes et ses créances. 

On trouve dans ce modèle le  concentré de la gestion de la crise que nous dénonçons depuis 2008/2009: 

Serrer la ceinture du peuple, augmenter sa productivité pour faire baisser le déficit,  améliorer la solvabilité  et donc soutenir la valeur de la dette, c’est à dire la valeur de tous ces capitaux fictifs qui se sont accumulés depuis le début des années 80.  La crise financière dans sa manifestation européenne, est un prétexte à la fois de mise au pas, d’alignement et d’intégration dans l’Ordre Allemand. Une sorte de retour aux sources aux années sombres de l’histoire de la France.

Ce qui est extraordinaire c’est que l’on retrouve les mêmes arguments que dans ces années sinistres: le peuple jouit trop, il ne travaille pas assez, il n’est pas assez discipliné. Peu importe que la vérité soit bafouée et que dans la réalité depuis 30 ans le peuple se soit vu confisquer le bénéfice des gains de productivité, d’efficacité et le produit des progrès techniques. Peu importe que la crise actuelle ne soit pas liée à un excès de consommation, comme en témoignent les capacités de production disponibles;  peu importe qu’il s’agisse d’une crise provoquée par l’excès de dettes que l’on ne peut rembourser, peu importe que la dette des uns soit en fait les capital fictif des autres,  la logique et la vérité ne jouent pas, n’importent pas. Il faut faire payer les classes moyennes, celles qui n’ont eu aucun pouvoir, aucune responsabilité dans la constitution de cette masse énorme de promesses intenables. 

Ces promesses intenables ont une origine. Acheter la paix sociale et les votes. La réalité cynique est celle-ci. Pendant tout le temps qu’a existé l’URSS et le modèle du socialisme réel, les gouvernements et leurs alliés du très grand patronat ont surpayé le travail, ils lui ont accordé une prime au-delà de sa valeur économique de marché,  pour qu’il se tienne tranquille, pour qu’il ne se révolte pas. Primes multiples directes et indirectes, présentes et différées, qui peu à peu ont rendu le travail dans nos pays tellement cher qu’il est devenu non-compétitif. Et comme au même moment, pour trouver des débouchés ils ont accélérer la globalisation,  la pression sur l’emploi a augmenté, le chômage s’est envolé. L’arbitrage international du travail s’est accéléré. Entendez par là, créations d’emplois et revenus là-bas et régression des revenus et de l’emploi ici. 

La chute du mur de Berlin, la dégringolade du socialisme réel ont changé la donne, fait tomber la référence, bouleversé le rapport des forces politiques et sociales et la grande coalition  socialo-démo-klepto, la Grande Alliance  a pu reprendre peu à peu ce qui avait été lâché dans la période d’avant la chute. Les salaires ont cessé de progresser, le pouvoir d’achat réel des salaires s’est érodé,  les revenus ont été complétés par le crédit aussi bien au niveau des ménages que par les états et les gouvernements, et c’est ainsi que la dette a enflé et est devenue insupportable, non remboursable, non honorable.  La crise financière de 2008 est le début d’un processus de révélation de cette insolvabilité, nous disons bien, début. Quelle est la réaction de la Grande Alliance? C’est de continuer ce qui a été fait depuis la chute du modèle du socialisme réel, c’est profiter du rapport de forces ainsi crée, donc c’est tenter d’aller plus loin et de reprendre ce qui a été concédé avant: les retraites , la sécurité sociale, l’ascenseur social, l’éducation etc etc. 

Ce n’est pas un hasard si Hollande et Ayrault ont tout le monde contre eux. Ils agressent tout le monde, sans allié et soutien intérieur autres que le Medef -et une partie des fonctionnaires et marginaux- et en revanche avec l’appui pressant des Ollie Roehn et Merkel et de leurs fonctionnaires-apatrides-non-fiscalisés, partisans de faire  rendre gorge aux classes moyennes.

 Regardez les Bonnets Rouges, ils ont voté socialistes, regardez les manifestants dans les rues,  ils viennent de tous les horizons, villes, campagnes, jeunes, vieux. C’est l’originalité de la situation que de ne pas être polarisée, bloc contre bloc. Ce sont des révoltes qui, en fait sont dirigées aussi bien contre la fausse droite que la gauche socialo-démo. C’est la société civile qui bouge. Et c’est en cela que les gens dans la rue sont forts, ils ne sont pas encadrés, pas fourvoyés, pas émasculés. Du moins pour l’instant. Du moins, pas encore. Ces gens ont compris que la politique c’est ici et maintenant que cela se fait. La politique, comme  le disait un de nos professeurs de philo, cela commence dès le matin quand on se lève et qu’on lit les journaux. 

Mélenchon à raison donc sous ce triple aspect. Il  y en a encore un ou il a raison, c’est celui de la dénonciation de la cosmétique collée sur les chiffres du chômage, cosmétique qu’il épingle justement comme « l’effet vendanges ». Cosmétique scandaleuse qui consiste à jouer sur les glissements de classement entre les catégories A et B et C. 

Mélenchon a raison sur les points suivants: 

  • -Lutte contre la régression sociale.
  • -Dénonciation de la collusion avec le très grand patronat.
  • -Alignement sur l’Allemagne.
  • -Dénonciation de l’opacité sur les grande négociation Transatlantique en cours.

 Il devrait soit dit en passant travailler un peu plus et analyser en quoi la France condamnée à faire le grand écart entre les exigences Allemandes et l’intégration Transatlantique, va à nouveau se trouver avoir comme le disait Marchais « mal aux c……s ». Toute la politique actuelle vise, consciemment ou non à placer la France entre le marteau allemand et l’enclume américaine. 

Mais malheureusement, dans tout le reste, il a tort. 

  • D’abord il a tort de tirer sur les « nigauds avec leurs Bonnets Rouges », il les rejette, les insulte même. 
  • Ensuite, il a tort de choisir pour cible privilégiée Marine Le Pen et les électeurs du Front National. 
  • Enfin son analyse économique et financière est un tissus d’imbécillités lorsqu’il considère que « Le problème c’est le coût du capital,  l’argent il y en a: il faut juste savoir ou le prendre. »

 Mélenchon joue la carte de l’impuissance. Au lieu de chercher à rassembler autour de lui, il insulte donc divise ce qui est le contraire du rassemblement..

Les bonnets rouges sont une manifestation spontanée de rejet de ce qui se passe et même si ils se révoltent au nom de thèmes qui ne sont pas ceux de Mélenchon, ils sont respectables, ils sont du même bord, celui du refus. 

Et c’est la même chose pour le Front National et ses électeurs, ils ont du côté du refus avec des points de convergence nombreux avec les prises de position  du Front de Gauche. Oublie-t-il que beaucoup viennent des rangs de la gauche? En terme d’analyse de classe chère à Mélenchon, ils sont  plutôt des alliés naturels que des adversaires dans les combats présents. Le tout est non pas de les rejeter, mais de faire progresser leur clairvoyance. 

Mélenchon est prisonnier de son erreur stratégique qui a consisté à faire voter pour les solfériniens et en conséquence à essayer de trouver un espace politique en se mettant face à Marine Le Pen au lieu de se mettre face à Hollande. Il paie cette erreur doublement car d’une part il est roulé dans la farine par Hollande et d’autre part, il ne peut élargir et récupérer cette base naturelle qui file chez Marine. La volonté des gens du Front de Gauche d’aller à la soupe n’a pas été récompensée, c’était Besancenot et ses amis qui avaient raison. Il ne fallait pas y aller. Mélenchon est dans la nasse, en particulier pour les Municipales et il a beau gesticuler, il est dans une impasse qui pourrait bien lui coûter sa place. L’ennui est que sa diversion laisse le champ libre aux adversaires. 

Tout se passe comme si objectivement, par ses rejets, son incapacité à nouer des alliances, fussent-elles de circonstance,  Mélenchon faisait le jeu de ses ennemis solfériniens et de la Grande Alliance avec le très grand patronat. Faute d’une analyse rigoureuse, le Front de Gauche se révèle objectivement, malgré ses fanfaronnades faire le jeu de ceux qu’il prétend être ses ennemis. 

Sur le dernier point, la question du coût du capital, nous n’insisterons pas, tant les propos tenus sont affligeants. Il est loin de temps ou les communistes et plus encore les trotskistes savaient manier les outils intellectuels laissés par Marx et ses suiveurs. Il n’y a plus d’économistes au PCF,  Herzog est passé à l’ennemi chez les larbins  européistes du type Barnier.  On lira avec intérêt le travail de Michel Husson, « Le PCF et l’économie, critique communiste ».

 Il est idiot, pour des raisons de racolage d’assimiler le coût du capital aux dividendes versés par les entreprises. Le coût du capital pour une entreprise c’est la performance qu’il faut réaliser en termes de profit et de croissance pour attirer et retenir le capital. C’est ce qu’il faut gagner pour l’avoir. Le coût du capital est bien supérieur au rendement du dividende! Les dividendes c’est ce que l’on donne au peuple, à la petite épargne pour attirer ses économies et faire ainsi levier sur elle. Mélenchon par son erreur théorique se prive de la possibilité de défendre la petite épargne, laquelle est précisément exploitée par le très grand capital. Le dividende c’est la maigre pitance que Bolloré et Arnault ou Pinault  donnent aux minoritaires pour faire levier sur eux et bonifier la rentabilité de leur capital, le leur. La politique financière et monétaire suivie par la Grande Alliance consiste à spolier la petite épargne au profit du très grand capital, souvent délocalisé, lequel s’enrichit généralement non pas par les dividendes, mais la cession en bloc de ses affaires, soit à d’autres capitalistes, soit sur le marché. Mélenchon devrait relire Marx qui disait. « Il ne faut pas confondre la poignée de foin que l’on donne à l’âne pour qu’il continue de porter sa charge avec la richesse produite par la revente du fardeau de l’âne ». Mettons les points sur les « i » : L’âne c’est l’épargnant ou sa caisse de retraite, c’est vous,  la poignée de foin c’est le dividende, la richesse produite par la revente, c’est ce que gagne le très grand capitaliste grâce au processus de bonification par le levier, la circulation, la transformation , la cession de son capital. La fortune des Arnault, Pinault, Bettencourt, Bergé, Niel  n’a pas été construite par les dividendes, au contraire, elle a été construite par les mécanismes décrits ci-dessus qui sont des mécanismes d’exploitation de la petite épargne au vrai sens marxiste! 

Mélenchon est tout sauf un rassembleur, c’est tout sauf un défenseur des classes moyennes et des dominés, c’est, par ses erreurs et approximations, un complice objectif de ceux qu’il prétend combattre!

BRUNO BERTEZ Le Dimanche 1er Décembre 2013

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15 réponses »

  1. pour ce sieur, le FN est le vide-ordures du FdG. Il ne sert qu’à canaliser la colère des peuples leurrés. le choix de Front n’est pas un hasard chez Merluchon, qui est un bien triste tribun !

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  2. Excellent article, comme toujours.
    J’ai commandé 2 livres de Michel Jobert.
    Merci pour tout ce que j’apprend avec vous.

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  3. De toute façon aucun n’a les propositions dans son programme pour nous sortir de ces difficultés gravissimes…Ni en matière monétaire, ni en matière fiscale, et encore mois dans les autres domaines…Ce qui m’amène à penser que l’issue ne se trouvera pas dans le cadre démocratique (et ce au niveau global).

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    • Faux ,allez voir du côté d’un nouveau parti « Nouvelle Donne » issu de Roosevelt 2012
      De véritables économistes décortiquent la crise financière et s’en prennent aux vrais responsables,la finance.
      http://www.nouvelledonne.fr/

      Ceci dit excellente analyse de B Bertez , cette explication du monde du travail et de son coût surévalue à l’époque du mur me laisse pantois.

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  4. Mélenchon ne peut pas soutenir les bonnets rouges ou les mouvements contestataires qui ne sont pas estampillés « gauche » car son logiciel n’est pas la France mais la république.
    je vous conseil le visionnage intéressant de cette passe d’armes entre lui et bourdin :

    Ceci explique cela…

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  5. Merci pour cette analyse synthétique et clairvoyante !

    Je me permettrai de rajouter une erreur à la liste et non des moindres, l’absence de remise en cause de l’Union Européenne.
    Car la soumission à la volonté politique Allemande et donc l’austérité des gouvernements UMPS sont tout simplement inscrits dans les traités de Lisbonne !
    Il faut dire que s’il commence à réfléchir vraiment aux problèmes liés à l’Europe il va se rendre compte rapidement que sa fantasmée « Autre Europe » n’est vraiment qu’un fantasme 🙂

    Je m’étonne d’ailleurs que vous continuez à commenter ces guignoles sans jamais évoquer M Asselineau et l’UPR ?

    Cordialement.

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  6. « le peuple français jouit trop »:ça dépend de quel peuple français!nous sommes dans une société ultra clientéliste ou il y a une majorité d’insiders(fonctionnaires retraités,salariés grands groupes,professions protégées etc…).les autres crèvent lentement.il serait intéressant de calculer l’augmentation des charges sociales des artisans commerçants depuis 20 ans!

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    • il y a 25 ans de cela , j’ai voulu me mettre à mon compte en tant qu’artisan ; à l’époque , on nous demandé de payer 1500 francs par mois, soit 228 euros et quelques de charges sociales , avant même d’avoir fait un seul client ; sans parler de la tva qu’il fallait bien sur reverser à l’état ; il va sans dire que je n’ai pas franchis le pas ;

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  7. Je ne suis pas certain que Mélenchon mérite des bons points. Il y a du vrai dans sa lecture de la situation mais c’est avant tout un imposteur qui a trouvé un fonds de commerce, une niche politique. Il n’y a pas plus démago que lui sur la scène politique française. Personne ne se moque autant de ses électeurs que lui. Il est au coeur de l’establishment. Il participe sans doute mais sans le vouloir à une coagulation des mécontentements qui lui échappera. C’est en ça qu’il est utile et c’est sans doute ce que vous avez voulu saluer en filigrane.

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    • Mélanchon est un vulgaire sous-marin du ps,chargé a l’époque de contenir Besancenot qui commençait a effrayer les socialistes.depuis il continue,s’évertuant a maintenir le pc dans le coma.quelle alternative de gauche au ps:plus aucune!cela vaut largement un salaire de député européen ou de sénateur avec les menus avantages et a cotés.

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  8. Le problème est que dès lors que l’on commence à parler politique les querelles partisanes franchouillardes font leurs apparitions parfois je me dis qu’il est impossible de parler politique et donc économie car pour moi les deux vont ensembles sans se taper dessus ce qui arrange toujours les affaires du grand patronat apatride, pour eux les capitaux n’ont pas d’odeurs et encore moins de saveurs, ce qui aussi arrange les affaires des bobo libertins égocentristes qui veulent jouir de tout et de rien sans tabous ni entravent du moment qu’ils s’en mettent plein les poches sans produire de richesses mais simplement une idéologie à leurs services ce qui faut admettre est très astucieux.

    Pendant ce temps le petit peuple bosse se fait insulter et doit courber l’échine et quand dans un cour instant de lucidité il se met un bonnet rouge sur la tête et commence à descendre dans la rue nous avons un Mélanchon tête de proue des profiteurs : les banques, le grand patronat, les syndicats, les politiciens qui ont participé au pouvoir depuis 40 ans et leurs affidés médiatiques qui va tenter de canaliser les ouvriers pour diviser ce peuple honte à lui pour moi c’est un traite à la nation.

    Quand aux autres petits partis qui n’ont jamais participé au pouvoir au lieu de se chamailler sur des querelles d’égaux ils feraient mieux de se rassembler suivant le plus petit multiple commun afin de coordonner des états généraux pour donner la parole au peuple comme l’Islande à su le faire pour établir de nouvelles règles et de chasser du pouvoir cette caste mafieuse qui pense que l’herbe est bien plus verte à l’étranger.

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  9. Lundi 2 décembre 2013 :

    Selon l’Autorité des Marchés Financiers, tout était normal et légal dans l’ « affaire EADS ».

    Selon l’Autorité des Marchés Financiers, les dirigeants d’EADS étaient blancs comme l’agneau qui vient de naître.

    Des membres de la nouvelle aristocratie avaient blanchi d’autres membres de la nouvelle aristocratie : l’affaire EADS était une affaire classée.

    Mais aujourd’hui, patatra ! La justice française renvoie les dirigeants d’EADS devant le tribunal correctionnel !

    Lisez cet article :

    France : Lagardère et Daimler seront jugés pour délits d’initiés sur EADS.

    http://www.romandie.com/news/n/_France_Lagardere_et_Daimler_seront_juges_pour_delits_d_inities_sur_EADS70021220131534.asp

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  10. @brunoarf…Merci de ressortir cette affaire qui constitue tout un symbole du pouvoir oligarchique mais aussi de son impunité. Pour info, l’université de Zurich qui a développé un modèle de détection des délits d’initiés avait conclu au caractère très probable du délit d’initié dans cette affaire, tout comme le rapport préliminaire de l’AMF qui concluait à un délit d’initiés « massif » avant que son auteur ne soit débarqué….

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  11. Moi je comprend pas trop votre raisonnement. Le niveau de vie a augmenté en France depuis les années 80. Il suffit de se souvenir de la manière dont on vivait et consommait. Le seul vrai point noir (et il est enorme pour ceux qui ne peuvent plus payer) est l’augmentation incoyable de l’immobilier et des loyers. Augmentation due en grande partie aux classes moyennes en France qui apres le crack internet des années 2000 s’est jetée sur l’immo à n’importe quel prix. Souvenir: Un chroniqueur de Ruquier venant du Mans expliquant comment faire fortune en bricolant un veil appart et en le revendant 30% plus cher l’année suivante. Et j’ai vu autour de moi des amis redirigeant toute leur epargne sur l’immo apres le crack des actions de 2001. Il faut se souven ir de tous ces dispositif fiscaux qui ont aboutit à l’achat d’appart comme si il s’agissait d’une boite de bonbons. Sans même visiter le chantier, la ville… vite acheter acheter….
    Oui le niveau de vie pour la plupart des gens a augmenté depuis 30 ans…. et ce en augmentant les dettes des ménages et des états. Alors oui, je suis pour radier une partie de ces dettes que nous ne pouvons de toute façon pas rembourser. Mais dire que les Français n’en ont pas profité durant les dernières années, c’est faux. C’est une faute collective, et pas que d’une kleptocratie…. Même si certains milieux se sont bien gavé et continue à se gaver.

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