Allemagne

Trump Uber Alles ! : L’incroyable interview de Trump en Europe, une bombe diplomatique, ça décoiffe !

By Brunobertezautresmondes, brunobertez.com janvier 15, 2017

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 Trump a estimé qu’Angela Merkel avait commis « une erreur catastrophique » en ouvrant son pays aux migrants, et a accusé l’Allemagne de dominer l’UE, dans une interview diffusée dimanche soir.

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« Je pense qu’elle a fait une erreur catastrophique et que c’était de prendre tous ces migrants illégaux, de prendre tous ces gens d’où qu’ils viennent », a déclaré  Trump aux quotidiens allemand Bild et britannique Times.

Donald Trump a jugé que les conséquences de cette politique d’accueil s’étaient fait récemment « clairement sentir » dans le pays, dans une allusion à l’attentat au camion-bélier contre un marché de Noël à Berlin le 19 décembre , qui a fait 12 morts et a été revendiqué par l’organisation Etat islamique.

Le président élu a ainsi en partie repris à son compte une accusation de la droite populiste allemande, dont un représentant, Marcus Pretzell, a accusé en décembre la chancelière d’être responsable de l’attentat dans la capitale allemande. « Ce sont les morts de Merkel », avait-il dit, créant une polémique dans le pays.

La chancelière allemande avait décidé en septembre 2015 d’ouvrir les frontières de son pays à des dizaines de milliers de migrants, dont une partie fuyant la guerre civile en Syrie, qui se pressaient aux portes de l’Allemagne en provenance de la route des Balkans.

Au total le pays a enregistré un nombre record de 890.000 demandeurs d’asile en 2015, chiffre réduit à 280.000 en 2016 à la suite d’un net durcissement de la politique du gouvernement en matière d’immigration.

Le président élu américain a jugé que Berlin, plutôt que d’accueillir des réfugiés, aurait mieux fait de militer davantage pour obtenir la créations de zones d’exclusion aérienne en Syrie pour protéger la population locale des bombardements. « Les pays du Golfe auraient dû payer pour ça, après tout ils ont plus d’argent que quiconque », a-t-il dit selon Bild.

Donald Trump a aussi accusé l’Allemagne de dominer l’Union européenne.

« Vous regardez l’Union européenne et cela revient à l’Allemagne, c’est en gros un instrument pour l’Allemagne. C’est la raison pour laquelle je pense que le Royaume-Uni a eu bien raison d’en sortir », a dit le président élu.

Malgré tout, Donald Trump a dit avoir « beaucoup de respect » pour Angela Merkel, qui « est de loin l’un des chefs de gouvernements les plus importants ».

« Je la respecte, je l’apprécie mais je ne la connais pas donc je ne peux pas dire qui je soutiendrais » lors des élections législatives allemandes prévues en principe fin septembre, « au cas où je soutienne quelqu’un ».

Angela Merkel a vu sa popularité baisser depuis l’arrivée d’un nombre record de demandeurs d’asile, même si elle reste favorite dans les sondages pour être réélue chancelière en septembre.

La droite populiste anti-immigration de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) est en forte progression depuis plusieurs mois. Et Angela Merkel est contestée au sein de sa propre famille politique.

Une députée en vue de son parti conservateur (CDU), Erika Steinbach, qui fut jusqu’en 2010 membre des instances dirigeantes, a annoncé ce week-end qu’elle claquait la porte du mouvement pour dénoncer la politique d’accueil des migrants. Elle a accusé Mme Merkel d’avoir trop déplacé la CDU vers la gauche et « massivement porté préjudice » au parti.

L’Otan organisation « obsolète »

Donald Trump a qualifié l’Otan d’organisation « obsolète », reprochant à ses Etats membres de ne pas payer leur part de la défense commune et de se reposer sur les Etats-Unis.

« J’ai dit il y a longtemps que l’Otan avait des problèmes. En premier lieu qu’elle était obsolète parce qu’elle a été conçue il y a des années et des années », a jugé M. Trump dans cette interview accordée au quotidiens allemand Bild et britannique The Times.

« En deuxième lieu, les pays (membres) ne payent pas ce qu’ils devraient », a ajouté M. Trump, dans une référence au fait que peu d’Etats de l’Alliance atlantique atteignent le niveau de 2% de leur Produit intérieur brut pour les dépenses militaires, qui est l’objectif que s’est fixé l’Otan en 2014.

« Nous devons protéger ces pays mais beaucoup de ces pays ne paient pas ce qu’ils devraient », a ajouté le président américain, « ceci est très injuste à l’égard des Etats-Unis ». « Il n’y a que cinq pays qui paient ce qu’ils doivent, cinq ce n’est pas beaucoup », a-t-il critiqué.

Le président élu américain a aussi dit avoir qualifié l’Otan d’obsolète « parce qu’elle ne s’est pas occupée du terrorisme ».

Ces faiblesses mises à part, « l’Otan reste à mes yeux très importante », a néanmoins souligné M. Trump, selon Bild.

Les critiques du président élu risquent de renforcer les craintes des alliés des Etats-Unis sur la politique qui sera suivie désormais par Washington.

Durant sa campagne pour l’élection présidentielle, M. Trump avait suscité l’inquiétude en particulier des pays d’Europe de l’Est proches de la Russie, en paraissant remettre en cause l’obligation de solidarité entre pays de l’Otan en cas d’agression.

Il avait dit qu’il réfléchirait à deux fois avant d’aider un pays de l’Otan si les Etats-Unis ne devaient pas être « raisonnablement remboursés » pour leur soutien.

Le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg avait répondu en jugeant que l’alliance transatlantique était plus nécessaire que jamais à ses yeux. « Ce n’est pas le moment de remettre en cause le partenariat entre l’Europe et les Etats-Unis », avait-il dit.

Les Etats-Unis portent à eux seuls environ 70% des dépenses militaires de l’Otan, une organisation fondée en 1949 pour faire face à l’Union soviétique et au bloc de l’Est en Europe.

L’organisation compte aujourd’hui 28 pays membres, dont un grand nombre des pays d’Europe de l’Est autrefois dans le giron soviétique.

Le Brexit sera « un succès »

Trump a prédit que le Brexit serait « un succès » et annoncé qu’il voulait conclure « rapidement » un accord commercial avec le Royaume-Uni, dans un entretien au quotidien Times diffusé dimanche.

« Nous allons travailler très dur pour (qu’un tel accord) soit conclu rapidement et dans les règles. Bon pour les deux parties », a souligné Donald Trump.

Ces propos tranchent avec ceux de son prédécesseur Barack Obama, qui avait lui annoncé que le Royaume-Uni se retrouverait au bout de la file d’attente pour conclure des accords commerciaux avec les Etats-unis si jamais il quittait l’UE.

Il a annoncé qu’il rencontrerait « très rapidement » après sa prise de fonction vendredi la Première ministre Theresa May, révélant qu’elle lui avait écrit pour demander un entretien et envoyé en cadeau une copie du discours de Winston Churchill au peuple américain après l’attaque des Japonais contre Pearl Harbour.

Lors de l’entretien d’une heure dans la Trump Tower, le président élu a lancé: « j’aime le UK », en rappelant que sa mère était originaire d’Ecosse, selon le Times.

Donald Trump estime également que « d’autres pays vont quitter » l’Union européenne en suivant l’exemple de Londres, en raison de la crise migratoire.

« Je crois vraiment que s’ils (les pays de l’UE) n’avaient pas été obligés de prendre tous les réfugiés, avec tous les problèmes qui vont avec, il n’y aurait pas eu de Brexit », selon lui.

« Les peuples, les gens, veulent leur propre identité et le Royaume-Uni voulait sa propre identité », a-t-il relevé pour expliquer le vote en faveur du Brexit.

Le président élu entretient d’excellents rapports avec l’un des promoteurs de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, Nigel Farage, ex-chef du parti anti-immigrés et europhobe Ukip, qui est venu le soutenir dans sa campagne électorale.

Les Britanniques ont voté le 23 juin dernier pour sortir de l’UE et doivent enclencher le processus d’ici la fin mars.

Theresa May doit exposer mardi sa vision des futures relations avec l’UE. Mme May souhaite mettre fin à la liberté de circulation et reprendre le contrôle des frontières du pays, une des raisons clefs pour laquelle les Britanniques ont voté la sortie de l’UE.

Mais elle veut aussi conserver le plus large accès possible au marché unique tout en nouant le plus d’accords commerciaux possibles avec les pays hors UE, d’où l’importance de la relation avec les Etats-Unis.

L’UE soutient que la liberté de circulation est liée à l’accès au marché unique. Le ministre de l’Economie Philip Hammond a haussé le ton sur ce plan en menaçant de dumping fiscal l’UE si elle refuse un accès à son marché.

«Je ferai confiance à Poutine»

Donald Trump a commenté les sanctions contre la Russie et l’idée de les lever. «Il y a des sanctions contre la Russie. Regardons si nous pouvons conclure de bons accords avec la Russie. Je pense que les armes nucléaires doivent être réduites de manière considérable», a-t-il déclaré pour donner une idée de l’orientation de sa politique extérieure face à la Russie.

Le président élu a aussi noté qu’il ferait confiance aux chefs d’Etat russe et allemand. «Dans un premier temps je ferai confiance à Angela Merkel et Vladimir Poutine, mais peut-être pas pour longtemps», a-t-il fait remarquer.

«L’invasion de l’Irak était la pire des décisions»

La politique américaine a aussi essuyé les critiques de Donald Trump, qui a qualifié l’accord sur l’accord sur le nucléaire entre les Etats-Unis et l’Iran d’«un des accords les plus stupides» qu’il ait jamais vus. Selon lui, l’invasion en Irak a été «probablement la pire décision jamais prise dans l’histoire du pays». «C’est comme jeter des pierres sur une ruche», a-t-il estimé.

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