Art de la guerre monétaire et économique

L’Edito du Lundi 3 Décembre 2012 : L’or, horizon des monnaies par Bruno Bertez (1ère et 2ème Partie actualisées avec commentaires et textes adjuvants )

L’Edito du Lundi 3 Décembre 2012 :  L’or, horizon des monnaies par Bruno Bertez (1ère et 2ème Partie actualisées avec commentaires et textes adjuvants )

(Remarque : la 2ème partie de cet article est à paraitre le Lundi 10 décembre 2012) 

Cela fait maintenant plus de dix ans que nous travaillons sur la crise. Pour être honnêtes, c’est dès le début des années 80, lors des balbutiements de la financiarisation que nous avons acquis la conviction que « tout cela finirait mal ». Notre analyse théorique a été renforcée par la crise de 1987. Elle a été confirmée à l’occasion des autres crises intermédiaires qui se sont produites, dette mexicaine, crise asiatique, crise LTCM.

   Le fait que le traitement soit toujours le même nous a conforté dans l’idée que l’issue était inévitable. Dans les années qui ont suivi, tout s’est déroulé comme dans un livre avec la bulle technologique, avec la bulle de l’immobilier, la bulle du crédit spéculatif, puis maintenant la bulle de la dette souveraine généralisée. L’échéance est encore loin et on s’en rapproche à grands pas. Bien entendu méfiez-vous quand  nous parlons d’échéance, nous nous situons dans une perspective historique. Le temps de l’histoire est lent. Il n’a rien à voir avec les années et les saisons. Tout au long de ces dernières décennies, notre fil conducteur dans nos analyses a été le cycle du crédit, l’excès de crédit, le surendettement.

Nous n’abandonnons pas ce fil conducteur, il est très utile surtout pour comprendre le moyen terme. Cependant, il est temps de passer à quelque chose de plus profond, de plus fondamental. De plus fondamental qui englobe et unifie nos analyses et diagnostics précédents. Notre fil conducteur est le suivant. Nous sommes dans une crise des « équivalents » et cette crise va déboucher sur une autre, bien plus terrible qui est la crise du « système » des équivalents.

Nous commencerons par une citation de Nietzsche: « Fixer des prix, estimer des valeurs, imaginer des équivalents, échanger, tout cela a préoccupé à tel point la pensée primitive de l’homme qu’en un certain sens, ce fut la pensée même ».

Puis, par celle-ci de Marx: « La transformation de l’argent en capital doit être expliquée en prenant pour base les lois immanentes de la circulation des marchandises de telle sorte que l’échange d’équivalents serve de point de départ »

PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT :

La crise est une crise des équivalences, une crise du système des équivalences. Quand Bernanke prétend lutter contre la déflation, il tente de fixer les prix à un niveau supérieur à celui qu’ils auraient spontanément, il prétend imposer son système d’équivalences. Équivalences des choses, des biens, des services, avec sa monnaie. Il refuse celles  qui découlent  ou découleraient  du marché, de la confrontation des achats et des ventes des agents non politiques. Comme elles ne lui conviennent pas, il tente de manipuler ce dans quoi les équivalences se formulent, sa monnaie, le dollar. Ce faisant,  il va détruire sa monnaie. Lui retirer son statut de monnaie, lequel est en fait usurpé. Nous sommes dans une crise des équivalences, laquelle débouchera, débouche déjà sur une crise plus fondamentale, celle du système des équivalences.  Son issue sera l’effondrement total de l’équivalence suprême, ce sera  la révélation du fait que le Roi est nu. Ce sera la fin de  l’équivalence des monnaies avec La Monnaie. Avec l’or .

On peut, face à la situation dite de crise, avoir plusieurs attitudes, plusieurs points de vue.

-Point de vue de l’Etat chargé, si on peut dire, de l’ordre, du long terme.

-Point de vue du gouvernement chargé de la chose publique sous contrainte électorale.

-Point de vue gestionnaire pour les firmes, comment s’en sortir, s’adapter, prospérer.

-Point de vue de l’individu, comment survivre physiquement et socialement, comment s’élever, etc.

Ce sont des points de vue que nous appelons: de gestion.

Ici, nous ne situons pas dans la gestion.

La distinction  entre le point de vue dit « gestionnaire » et le point de vue scientifique est celle-ci:  Nous cherchons à connaître, à comprendre,  ce qui est à l’œuvre. Nous débusquons ce qui se trame, pour prendre un registre dramatique. Nous ne critiquons pas les attitudes gestionnaires, elles ne se situent ni dans le vrai ni dans le faux, elles donnent des résultats ou elles n’en donnent pas. Il y a des gens payés pour effectuer cette gestion.

On peut gérer efficacement, même sans comprendre ce qui se passe puisque la gestion c’est une succession de courts termes dans un environnement donné, défini par l’état du système et l’apparente connaissance qu’en ont les participants.

Cette efficacité peut cependant  n’être que superficielle et masquer un échec profond qui  se révèlera,  soit par la multiplication de conséquences inattendues, désagréables, soit par un effondrement final si la gestion, aveugle a, en fait, renforcé les forces de déséquilibres et accentué les fragilités qui mènent au chaos.

L’analyse logique,  que nous n’appelons scientifique que par commodité, mais logique est préférable, cette analyse cherche à mettre à jour, à comprendre, pas à gérer.

Nous cherchons à comprendre:

- Comment on en est arrivé là où on est?

- Quel est le jeu des forces en présence? 

- Quels sont les éléments-clefs, fondamentaux, non circonstanciels qui ont produit cette situation?

- Quelle peut être l’issue spontanée, l’évolution, si on ne se donne pas l’illusion de maitriser?

- Quels sont les choix possibles si on veut intervenir, s’en mêler?

- Quels sont les conséquences possibles, les conséquences non voulues, positives ou négatives?

- Quels sont les coûts, et pour qui, qui paie?

- Quelles sont les conséquences systémiques, comment risque de se modifier le système?

Vous voyez que, par cette démarche logique d’analyse, non seulement on dépasse le stade du court terme, du circonstanciel, de ce qui est, mais pourrait ne pas être, le stade des apparences, et que l’on  tente d’explorer le fondamental. On fouille, on met à jour. On expose au grand jour.

  • Nous revenons en arrière sur la démarche dite scientifique. L’économie n’est pas une science, c’est une prétention insoutenable que de le dire.

Aucune des caractéristiques des sciences ne se retrouve dans  les travaux et la démarche des économistes. Ils sont incapables de remonter l’enchaînement des causes et des effets, de reproduire, de prévoir, bref, d’être utiles. Faute de comprendre, ils font joujou avec des incantations masquées par des rideaux de fumée. Les économistes  sont des grands prêtres, auxiliaires de la classe politique, auxiliaires des banques, auxiliaires de la classe ploutocratique.

Nous changeons un peu, nous remplaçons pour une fois klepto par plouto.

L’économie, c’est une, ou plusieurs idéologies, au service des intérêts dominants et cela  a toujours été et sera toujours ainsi.

C’est la théorie qui sert aux Pouvoirs à se maintenir. C’est la théorie qui sert aux sujets, sujets au sens de serfs du Moyen-Age, à se sentir « sujets » face aux monarques dits démocratiques ou républicains. La science économique, c’est ce qui fait de vous des sujets et « d’eux  » des rois.

Tout se passe dans votre tête, par la culture de masse, la propagande, et il faut bien le dire, grâce à votre paresse et docilité et bien sûr votre penchant pour les satisfactions matérielles immédiates.

Il nous faut ajouter votre besoin de sécurité.

Ce n’est pas parce que l’économie n’est pas une science que l’on ne peut pas comprendre ce qui se passe. Le bagage intellectuel de base, le goût de l’effort, la révolte, sont des ingrédients suffisants pour comprendre  ce qui se passe. Bien sûr, il faut pratiquer l’analyse logique, disposer de concepts solides, bref, d’outils pour mettre de l’ordre dans le chaos, comme on dit dans les bonnes sociétés de pensée.

Nous insistons, car c’est là où tout se joue, tout se noue.

Si l’économie n’est pas une science, disent les pouvoirs, alors tout est relatif, il n’y a pas de Vérité.

On peut, par conséquent, instaurer le règne de l’Opinion, et bien sûr faire en sorte de manipuler cette opinion dans le sens désiré. Désiré par qui? Mais oui bien sûr! Par ceux qui détiennent le pouvoir.

Ne tombez pas dans le piège.  Si l’économie n’est pas une science, ce n’est pas pour autant que deux et deux ne font pas quatre, que ce que vous voyez est faux. Il y a des évidences incontournables, même si on voulait, même si on veut, que vous n’en croyiez pas vos yeux. Il n’y a pas de parole scientifique, il n’y a que des magiciens et on sait qu’il n’y a pas de bonne magie sans illusions.

L’enjeu , c’est votre argent. Autrement dit, ce qui vous appartient. Il n’y a que des David Copperfield qui escamotent votre argent, le produit de votre travail, effort, innovation, audace, bref, ce qui fait votre vie, et prétendent que c’est pour votre bien. Ils vous font déchoir socialement, bouchent l’avenir de vos enfants et c’est encore pour votre bien.

Vous voyez passer milliards après milliards en gaspillages criminels. Gaspillages qui plongent les peuples dans la régression et l’obscurantisme et on vous dit: « mais non , cela ne vous coûte rien, à peine quelques dizaines de millions ». Hélas, le compte n’ y est pas et quand on donne trois cents milliards à la Grèce ou cent milliards à l’Espagne, il faut bien qu’ils viennent de quelque part, qu’on les prennent dans une poche présente ou future.

Ce  n’est pas parce que l’économie n’est pas une science, qu’il n’ y a pas de Vérité en matière économique et financière. Voilà ce qu’il faut que vous compreniez. Et cette vérité doit se soumettre aux contraintes de la vérité, c’est à dire  être logique, ne pas se contredire, elle doit coller, exprimer le réel. Elle doit avoir un pouvoir explicatif vrai qui fait appel à l’intelligence et non pas aux émotions, aux sentiments ou à la pseudo morale. Quand une pierre tombe, elle tombe, point à la ligne. Et la gravitation, cela existe.

  • Revenons à nos moutons. Non pas les moutontribuables, mais nos moutons cités en liminaire.

Marx est certainement le plus grand économiste de tous les temps, avec ses amis/ennemis de l’école autrichienne. En fait, ces ennemis sont des frères, ils travaillent de la même manière, ils marchent sur les pieds et non sur la tête. Ils partent de la réalité et non pas des livres qu’ont écrits les confrères qui les ont précédés. Ils ont osé s’attaquer à ce qui est centre du cercle de l’économie, la notion de valeur. La valeur, c’est l’effacement de la chose réelle, empirique derrière, par exemple, la quantité de travail qui a servi à la produire ou encore par le prix qu’un acquéreur serait disposé à payer  pour pouvoir en jouir. 

Marx met en avant la valeur travail, Murray Rothbard  la valeur perçue, accordée,  subjective conférée  par  l’individu.  Autrement dit, ils se sont penchés sur cette notion centrale au cœur de l’appréhension des valeurs: l’équivalence. Ils sont réunis, non par ce qu’ils affirment l’un et l’autre, mais par  l’opération intellectuelle qu’ils tracent, ils étudient l’équivalence. Comment des choses peuvent être équivalentes, s’échanger, finalement avoir la même valeur alors qu’elles sont radicalement différentes.

Ils passent le scalpel dans le réel avec leur concepts, exhument ce qui est caché, oublié, escamoté et ainsi, nous donnent à voir ce qui se passe en-dessous, soigneusement dissimulé dans le système. Pas d’imbécilités à l’Américaine avec des modèles, des corrélations, des idioties mathématiques genre formules abracadabra pour lire dans les entrailles des agneaux sacrifiés.

Au fait, en passant, les agneaux, c’est vous, ne l’oubliez pas.  Non, Marx et l’école autrichienne pratiquent l’analyse logique verbale, ils parlent, ils mettent en mots l’économie. Une logique verbale plus dialectique chez Marx, mais une logique verbale plus pratique, plus proche de la praxis chez les Autrichiens.

Ces soi-disant, apparents ennemis, ont produit,  si on va à la base des choses, les deux versants d’une réalité,   d’une même montagne, les deux faces d’une même pièce. Une pièce  symbolique qui rend compte de l’homme et de ses activités économiques. Et ces deux faces, ces deux versants sont aussi inséparables que dans une pièce de monnaie, ils la constituent dialectiquement. Ils sont « uns »  tout en étant différents. Mais, comme dans le cas de la pièce de monnaie, les deux faces ne rendent pas compte de toute la réalité de la pièce de monnaie, l’essentiel reste encore caché: à savoir, qui a fabriqué cette pièce de monnaie. 

Réfléchissez, nous sommes au tournant de ce que nous voulons vous faire comprendre. Le côté pile ou le côté face n’expriment pas, n’épuisent pas, la totalité systémique de la pièce de monnaie.

L’important est ailleurs, dans le fait que quelqu’un a conçu cette monnaie, l’a émise, avec un ou des buts précis; il  est aussi dans le fait que quelqu’un  accepte cette pièce, qu’elle circule. Et ce à quoi elle sert  dans le système, n’est pas forcément et uniquement ce à quoi les gens pensent en l’utilisant. En plus de la pièce, sa réalité objective est un tout composé de celui qui l’émet, la met en circulation et de celui qui s’en sert et l’accepte.

Et c’est ce quelqu’un qui émet, qui dirige, qui est le maître, qui commande. Et ceux qui se servent de la pièce l’ignorent ou l’oublient. On leur fait ignorer, oublier. On détourne leur attention, on divertit , on mystifie. Comme dans les banlieues, quand les jeunes vous disent : « Je te mystifie ».

  • Nous pouvons maintenant reprendre le fil là où nous l’avons laissé, avec nos deux citations.

Peut-être avez-vous compris où nous voulons en venir, peut-être avez-vous remarqué, noté, souligné le mot important. C’est le mot « équivalent ». C’est l’échange d’équivalents qui est le point de départ de l’économie, dit Marx. Imaginer des équivalents, échanger, c’est la base de la pensée de l’homme et c’est, en un sens, la pensée même dit Nietzsche. Quand vous mettez un mot sur une chose, vous tracez une relation d’équivalence; quand vous dites l’euro vaut 1,29 dollars, vous tracez une relation d’équivalence, vous créer, vous confirmez, vous confortez une équivalence. Quand vous dites une once d’or vaut, donc équivaut à 1729 dollars. Vous posez une équivalence. Quand vous dites l’inverse, à savoir le dollar vaut 1/1729ème d’once d’or, vous posez une équivalence. Une équivalence tout aussi légitime que la première. Car, par définition, les équivalences sont réversibles.

Pour que cette équivalence soient acceptée, il faut qu’elle soit affirmée, dictée, validée. Car si vous venez de Sirius, vous allez rire au nez de celui qui vous dira, ce bout de papier vert, c’est la même chose que ce beau morceau de métal brillant, orangé, inaltérable, symbole de lumière, parure de toutes les fêtes  de tous les sacrifices, la même chose que ce métal  sacré, pour parler clairement.

Pour affirmer ce bout de papier c’est la même chose que ceci ou cela, il faut un pouvoir considérable,  celui d’aliéner les gens, celui de les névroser, de les rendre crédules, croyants comme dans les religions. Il faut que vous les fassiez douter d’eux-mêmes, de ce qu’ils voient. Il faut,  comme nous le disons souvent, que vous leur fassiez prendre des vessies pour des lanternes. Appréciez bien ce qu’il faut de pouvoir -et de mauvaise foi- pour oser dire: ce morceau de papier est identique à ce merveilleux métal dont le monde de tous temps a considéré qu’il était le summum de la valeur, le summum du précieux, du sacré, de la fête, du superflu. Quel rapport y a-t-il,  sinon un rapport de forces, entre l’or sacré, inscrit dans l’âme humaine individuelle et collective de tous temps et toutes origines,  et ce dollar profane, quotidien, simplement utile, banalement utile?

Il faut un rapport de forces, de puissance terrible -au sens fort de terreur-  pour dire cette forme monétaire parfaite, rare qu’est l’or équivaut à cet ersatz de monnaie, surabondant, créable et multipliable à  volonté des seuls Etats-Unis. Il faut une puissance cynique  de démiurge pour oser imposer un bout de papier qui n’est qu’une promesse, mieux ou pire, une dette comme un actif en lequel on peut avoir confiance, un actif que l’on peut conserver, stocker. Il faut une puissance cynique et égoïste et en même temps, il faut que cette puissance ne soit pas contrée, qu’elle ne rencontre aucun contrepouvoir.

Le dollar n’est pas une monnaie, c’est une dette, une créance sur les Etats-Unis, sur leur richesse actuelle, sur leurs richesses et leurs productions futures. Ils en émettent et s’en servent comme d’une dette. La richesse des Etats-Unis est finie, au sens de finitude, limitée, mais leur pouvoir de création de dollar est infini, sans limite. Témoin la comédie du fiscal cliff produite par  la seule évocation cosmétique  de fixer une limite à la dette américaine.

Or, que vous dit-on? Avec le complicité, avec l’estampille de vos gouvernements et de vos banquiers et de leurs télés réunis? On vous dit: les Etats-Unis ne peuvent pas faire faillite, ils disposent de la printing press, ils créent autant de dollars qu’ils le veulent pour vous rembourser!

C’est le fondement, nous le signalons en passant, du keynesianisme radical à la Krugman, les Etats-Unis ne peuvent pas faire faillite car ils ont  le pouvoir de vous ruiner en fabriquant autant de monnaie qu’ils en ont besoin pour honorer leurs promesses. Pensez-y quand vous saluez positivement les négociations sur le fiscal cliff qui n’ont d’autre but que d’augmenter la capacité d’endettement des Etats-Unis. En fait, quand vous faites confiance aux Etats-Unis comme refuge du risk-off, vous faites confiance à leur pouvoir régalien de vous ruiner. De vous dépouiller. Les Chinois l’ont compris qui ne prêtent plus à long terme aux Américains. En quelque sorte, les Chinois contestent l’équivalence. Et ils le font parce que leur pouvoir, leur puissance, montent. Ils constituent un contrepouvoir qui émerge.

L’équivalence dollar/or est fausse. Le dollar n’est pas une monnaie, il n’est pas alternative à la monnaie-or. Le dollar est un play, un jeu, une spéculation sur la dette américaine. Le dollar est un gigantesque play de leverage sur le stock d’or américain. C’est une pyramide de dettes construite sur la pointe que constitue le stock d ‘or de Fort Knox.

Personne n’a inversé l’événement de 1971 et lu correctement ce qui s’est passé à ce moment-là. La faillite  a conduit les Etats-Unis à  fermer la vitrine de l’or. A mettre en sécurité ce qu’ils avaient de plus précieux. 1971, c’est le coup de force, non pas d’imposer le dollar, mais de préserver le stock d’or des Etats-Unis. De le mettre hors d’atteinte, hors de portée. En 1971, les Américains ont consacré l’or, ils l’ont sanctuarisé. Sacralisé. Pas touche à mon or.

Les idiots de gouvernements européens ne l’ont pas compris, au lieu de faire comme les USA,  de protéger précieusement leur or, ils l’ont vendu, bradé à 260 dollars l’once!

  • La seule monnaie est l’or. Le reste n’est pas monnaie, mais fait temporairement fonction de monnaie.

La forme monnaie est dans l’âme humaine.  La seule monnaie est l’or, même pas l’argent. Seul l’or est l’équivalent général, universel, international,  éternel et donc a les caractéristiques de la monnaie telle qu’elle git au fond de l’âme des hommes et des peuples. L’or est objet suprême du désir, en lui même. Les marchandises, les monnaies des dictateurs passent, l’or reste, sa force d’attraction persiste. Indépendamment de sa valorisation.

Les fausses monnaies peuvent faire usage, être utiles, c’est pour cela qu’elles sont acceptées, mais l’or, au contraire, n’a pas besoin de faire usage pour être recherché.

Jean Jacques Rousseau disait que le vice, pour ceux qui le pratiquent,  c’est « de disposer à leur gré de tout le sexe, sous toutes ses formes ». Les fausses monnaies, c’est cela, la jouissance immédiate polymorphe, vicieuse; l’or, c’est la jouissance différée, reportée, comme c’est le cas dans le désir. La fausse monnaie s’inscrit dans l’ordre de l’usage, du besoin, dans l’ordre régressif, l’or s’inscrit dans l’ordre  plus profondément, plus spécifiquement humain du désir. 

Tout le reste n’est que crédit, dette, confiance. Seul l’or bénéficie de cette empreinte, de cette gravure inaltérable dans la psyché. Nous avons déjà dit, ce n’est pas l’or en tant que tel, physique, qui est inaltérable, mais  son empreinte, sa forme universelle que l’on retrouve partout. L’or est lié à la symbolique des échanges, à ce qui a pris naissance quand les hommes ont commencé à échanger, puis commercer, puis épargner… L’or physique, c’est l’or physique, tel qu’en lui-même, l’or, forme monétaire suprême est ailleurs, là où il est intouchable, indestructible, comme nous le répétons, inaltérable. Chez les hommes, il y a quelque chose de plus, qui fait qu’ils sont ce qu’ils sont, ce quelque chose de plus, c’est l’accès, la prise dans le symbolique. Et l’or est là dedans. Et c’est ce qui fait qu’il est monnaie. Authentique monnaie, authentique selon la racine grecque: qui ne s’autorise que de lui-même.

Le dollar circule,  il n’est que utile, nous verrons avec Bernanke que le dollar est comme la pile Wonder, il s’use quand on s’en sert. L’or,  on le garde, on le met à l’abri comme la Fed,  comme les Chinois, les Russes, les princes arabes intelligents, les émergents qui ont compris les origines de leur émergence, à savoir qu’ils n’émergent que grâce au laxisme du crédit et du dollar américain qui vient alimenter leurs réserves et permettre leur expansion.

L’or, on le veut intact, pur, non souillé, comme les Allemands viennent de se souvenir. C’est en lui même qu’il est objet du désir des hommes, donc il doit être parfait. Tout est argent éphémère, moment de circulation, l’or, lui, est l’extincteur unique, final, des dettes.

Il n’y a pas de ciel des monnaies: dans le ciel, il n’y a qu’un Dieu, c’est l’or. Tout le reste n’est même pas, même plus demi-dieu, ou demi-dieu déchu comme dans les mythologies.

L’argent-métal n’est pas monnaie, même pas monnaie de pauvre. Il n’est qu’autre auxiliaire, dérivé vulgaire. Forme inférieure de l’or,  déchu de l’or. Regardez le vocabulaire, il est explicite avec la confusion argent/argent-métal. Le pauvre, on est obligé de préciser, c’est dévalorisant, on est obligé de préciser de quoi on parle pour signifier le métal blanc.  Et puis la littérature psychanalytique est constante, l’argent dans l’inconscient, c’est de la m…e. Ce n’est pas un hasard, c’est une forme déchue, dépréciée. Avec l’argent, on rentre déjà dans l’ambiguïté de la valeur d’usage. Si la m…e  c’est l’inverse du phallus, le phallus retourné, inversé,  l’or lui c’est le phallus, son équivalent économique,  ce scintillement, cet opérateur magique  du désir, qui a animé  la quête des  alchimistes, quête qui symbolise le grand mystère  de ce qui nous fait marcher. Le Graal est en or, bien entendu.

L’or est  monnaie suprême, seule monnaie. C’est déjà faux de dire cela car l’or est monnaie. Il est  la forme, la structure monnaie rendue visible, concrète. L’or est monnaie suprême de ne pas circuler, d’être conservé précieusement. Il suffit de savoir qu’on l’a, qu’on le possède, que l’on en est propriétaire. On ne  met pas dans la rue ce qui est précieux. On le met dans les sous-sols, bien gardé.  On va même, comme le fait la Fed, refuser de le montrer aux profanes, refuser de le laisser contrôler par Ron Paul,  refuser de le laisser contrôler par les citoyens. Il  faut, en plus, du sacré, du mystère. Tout comme le fait la Fed qui accrédite ainsi le statut de l’or, son aura… La mauvaise monnaie chasse la bonne, on fait circuler le dollar et la vraie, la bonne monnaie,  l’or, ne bouge pas.  Faire circuler l’or comme monnaie c’est, comme tentent  de le faire les démiurges comme Bernanke en le financiarisant, or-papier, c’ est une imbécilité de plus. Des  chiffres, des cours, des cotations  ne sont pas de l’or  et, quand ce sera le grand Retour, l’Eternel Retour au sens  de Nietzsche, alors on verra, ce sera le retour du fameux  « mais dis-moi, l’as-tu en bourse?». Question centrale.

BRUNO BERTEZ Le Lundi 3 Décembre 2012 (Remarque : la 2ème partie de cet article est à paraitre le Lundi 10 décembre 2012) 

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EDITO PRECEDENT : L’Edito du Vendredi 23 Novembre 2012 : La France hait la démocratie par Bruno Bertez

EN BANDE SON :

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Humeur de Loup du Mardi 4 Décembre 2012 :  Homosexualité, propagande, humour par Bruno Bertez

Dans notre grande série sur les équivalences,  voici le mariage homo qui équivaut, grâce à la puissance de la propagande,  au mariage hétéro. Encore une égalité ! C’est le Pouvoir qui crée les équivalences, vraies ou fausses, pour ou contre nature,  et ce quelles que soient les différences!
Nous ne nous intéressons pas beaucoup à la question homosexuelle. En revanche, nous nous passionnons pour la démystification des propagandes, les manipulations de l’opinion et, bien sûr, l’humour.
Nous lisons une déclaration d’Assouline qui nous fait éclater de rire. Tellement les ficelles de communication, de propagande, sont grosses.

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Dans un communiqué, le PS dit soutenir « l’initiative des organisateurs de la manifestation du 16 décembre en faveur du mariage pour tous. David Assouline, porte-parole du PS, appelle à une ‘participation massive’ pour soutenir cette réforme et lutter contre les conservatismes ». « Alors que tous les conservatismes se coalisent pour s’opposer à ce nouveau droit, les socialistes sont fiers de porter cette réforme et appellent à se rassembler largement pour continuer à faire progresser l’égalité chère à la France républicaine », ajoute le PS.

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Voyons de quoi parle notre Assouline.

  • Il dit qu’il faut aller manifester pour le mariage pour tous.
  • Il faut manifester pour l’Egalité
  • Il faut manifester contre le Conservatisme qui s’oppose à ce nouveau droit
  • Il faut continuer à faire progresser l’Egalité chère à la France Républicaine

Les mots importants sont :
- Pour tous
- Egalité
- Conservatisme
- Nouveau Droit
- France
- Républicaine

Même pas besoin de faire des phrases, il suffirait d’accoler ces mots dans un galimatias quelconque pour obtenir une réaction positive, une approbation. On est pour tout cela et, bien sûr, contre le conservatisme.

Toutes les techniques de la manipulation des foules sont réunies. Le choix du vocabulaire, non pour son exactitude, mais pour ses connotations positives et négatives, la stimulation des émotions primaires des masses, le recours aux fausses évidences, les faux parallélismes,  les associations inconscientes,  etc. Le tout dans le but :

1) de faire rejeter, isoler, démoniser les opposants conservateurs

2) de valoriser, magnifier ces héros du progrès républicain que sont les homos

Nous ne pouvons vous faire partager nos associations d’idées car le blog est public et nos associations sont contraires aux bonnes mœurs. Nous pensons que, vous aussi, avez les vôtres et que vous souriez en imaginant… la concrétisation, la mise en action de ces nouveaux droits…


 
Voici ce qu’écrivait le fondateur, le promoteur des techniques de manipulation de l’ Opinion des masses,  Bernays, neveu de Freud en 1928:

« Ceux qui manipulent les mécanismes invisibles de la société constituent un gouvernement invisible,   lequel est le vrai Pouvoir dominant du pays. Nous sommes gouvernés, nos esprits sont modelés, nos goûts sont formés, nos idées suggérées, en très grande partie par des gens dont nous n’avons jamais entendu parler.  Dans presque tous les actes de notre vie,  que ce soit en politique, en affaires, en matière sociale ou morale, nous sommes manipulés par un nombre relativement restreint de personnes qui connaissent les processus mentaux et les modes de fonctionnement des masses. Ce sont eux qui tirent les ficelles, qui contrôlent la vie publique ».

Bernays  1928  Propaganda.

BRUNO BERTEZ Le Mardi 4 Décembre 2012

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EN BANDE SON :

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Equivalence et autres considérations explicatives par BRUNO BERTEZ

L’équivalence a à voir avec le Pouvoir qu’a quelqu’un de décréter, puis, d’imposer, de dire, de forcer à dire : « ceci et cela, c’est pareil ». C’est  dans le réel, différent, mais mon pouvoir sur la société me rend capable de dire : ces deux choses non semblables sont semblables.

Je vois, par exemple,  que des lecteurs n’arrivent pas à comprendre en profondeur ce que je signifie par équivalence. Tout comme ils n’arrivent pas à comprendre la différence entre la forme monnaie, seule monnaie, c’est à dire l’or, et toutes les monnaies réelles, contingentes. Contingentes, cela veut dire qu’elles sont ce qu’elles sont, mais qu’elles pourraient être autrement. Comme l’ont été le Reichsmark, le Rentenmark, puis le Deutschemark, par exemple.

Si le caïd d’une prison décrète : dorénavant le moyen des échanges dans la prison sera le préservatif et je me déclare seul à avoir le monopole de l’introduction et de la fourniture de préservatifs dans la prison sous peine de châtiment suprême, le préservatif fait office de monnaie, comme le dollar maintenant. Le caïd pourra même, en plus,  comme les gouvernements, instaurer une taxe sur toutes les transactions de préservatifs s’il accepte, magnanime,  que les prisonniers les échangent entre eux.

Mais il n’est pas monnaie, il en est tenant lieu, dans un certain espace et pendant un certain temps.
 
Ceci est difficile à faire comprendre à des esprits maintenant totalement pollués par l’emprise des Pouvoirs et l’acceptation de la perte de liberté, comme dans les prisons. Quelqu’un qui n’aurait vécu que dans les prisons serait totalement persuadé que le préservatif est la monnaie.

L’équivalent universel dans le temps, dans l’espace de toutes les marchandises,  s’est constitué au fil du temps, au fil de l’Histoire et de l’accès de l’homme à la parole, à l’échange. La forme équivalence qui est à l’origine de l’accès de l’homme à la parole est la même que la forme monnaie qui a émergé de l’échange des marchandises.

Dans un premier temps, troc bilatéral.

Dans un second temps, trocs multiples, ceci contre ceci, puis cela en chaine, etc.

Dans un troisième temps, s’est constitué un équivalent commun, pratique pour tous les échanges, ce fut l’or, sorte de dénominateur commun.
 
Dans un quatrième  temps, processus classique d’abstraction, l’or équivalent de tous les échanges devient mesure, expression chiffrée de ces échanges, donc de leur valeur.

L’Histoire montre bien, ensuite, que c’est à partir de l’or que se sont élaborées des « plays » sur l’or,  des leverages, des pyramides, du fractionnel sur la monnaie initiale, en quelque sorte détentrice de la forme monnaie gravée dans  l’esprit humain , 1971 en est la meilleure preuve. On veut bien donner au monde extérieur, à ses ennemis, à ses concurrents stratégiques, tous les dollars qu’ils veulent, mais on ne veut pas donner l’ultime, la seule  monnaie, le seul extincteur final des dettes en toute situation: l’or.

Pour comprendre des choses aussi simples et évidentes, il faut réétudier toute l’histoire des monnaies avec le fil conducteur de l’or, alors tout devient clair. Mais les Pouvoirs ne veulent pas que ce qui est la chose la plus incontournable, la plus répandue, la plus banale, soit étudiée.

Vous pouvez traverser toutes vos études supérieures, aller jusqu’aux plus hauts niveaux sans comprendre, sans savoir ce qu’est ce mystère de la monnaie. Lisez les travaux des économistes officiels, vous verrez qu’aucun ne dépasse l’imbécilité de la monnaie intermédiaire des échanges, réserve de valeur, etc. Tout comme si cela tombait du ciel. Ils restent prisonniers comme les prisonniers de notre apologue de la prison.

La monnaie, c’est autre chose et, en dernière analyse, c’est l’opérateur des Pouvoirs pour asseoir leur domination sur vous. Un opérateur qui est constitutif de l’humain, de l’échange, de tout ce qui fait que nous sommes hommes et, cet opérateur, « ILS »  l’ont confisqué à leur profit.

Au profit de leur volonté de puissance nietzschéenne, laquelle n’est que l’envers de votre goût de l’esclavage. De la même manière que les pseudo-démocrates américains, réels ennemis du peuple,  mènent combat pour que l’on interdise les armes, afin, une fois pour toutes, de laisser le champ libre aux dictatures, ils ont réussi à confisquer la monnaie.

Ils ont confisqué l’arme monétaire. Le vocabulaire est révélateur. La monnaie est un lieu suprême de violence cachée. Comme la Télé.  Mais comme ils en abusent, elle s’autodétruit, même si la réserve de munitions parait infinie. QE Eternité Gros Bazooka… des noms qui ne trompent pas…

BRUNO BERTEZ Le 4 Décembre 2012

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 La richesse du concept d’équivalence par Bruno Bertez

Dès lors que les choses ne sont pas égales, équivalentes en elles mêmes, dès lors qu’elles sont différentes, pour proclamer leur équivalence et leur égalité il faut un POUVOIR.

Et plus on proclame de fausses équivalences, plus ce POUVOIR  doit être fort, étendu, tentaculaire, répressif, oppressif.

Exemple encore de ces derniers jours: le capital et le travail c’est la même chose!

Les revenus du capital et ceux du travail c’est la même chose donc le POUVOIR s’octroie le droit de taxer plus le capital et les revenus du capital. Et donc de contrôler, sanctionner etc. Notez bien le Pouvoir s’exerce sur le « donc », la liaison qui est le nœud du POUVOIR.

On proclame d’ailleurs au même moment une chose et son contraire: l’équivalence du travail et du capital , mais en même temps l’absolue nécessité de l’investissement: Il faut garder des semences pour la saison prochaine , mais en même temps on taxe les semences comme si elles allaient être consommées et on se plaint qu’il n’y en a pas assez, que l’on investit insuffisamment. 

Exemple décréter que les plus values, gains en capital doivent être taxés comme le travail procède de la même idée, ce qui autorise à proposer ce jour, de surtaxer les plus values immobilières supérieures à 100 000 euros.

Là, la mécanique est encore plus vicieuse. Le POUVOIR fait fonctionner la planche à billets , avilit la monnaie et donc dilue la richesse des citoyens à son profit, premier vol , mais en plus comme la monnaie se déprécie , les biens  réels voient leur prix nominal se gonfler et le POUVOIR  s’octroie le droit de prélever sur la plus value fictive, nominale, second vol .

Si le vendeur pour cause de déménagement par exemple ou extension familiale  est obligé de racheter un bien il s’aperçoit de sa spoliation.

Gribouille ministre du logement ne ferait pas mieux, on se plaint de la pénurie de logements, de l’insuffisance de l’investissement immobilier, mais en même temps on fait chuter la rentabilité apparente de cet investissement. On ne semble pas comprendre que la rentabilité d’un placement immobilier est égale au revenu, faible insuffisant quand il est calculé en net, revenu augmenté de la plus value nominale, résultat de la dépréciation monétaire. On tue l’investissement immobilier et en même temps, au même moment on déplore son insuffisance!

Il y a un lien organique entre, d’un coté la tendance du monde politique à proclamer des égalités, des  équivalences et de l’autre les atteintes aux libertés, au droit de propriété. à la liberté de choix. Plus on proclame d^équivalences, plus on se donne de POUVOIRS.

Je n’ai pas de problème avec le droit de propriété, pas de culpabilité à le défendre, contrairement à la fausse droite penaude et honteuse. La propriété et son droit sont les pierres angulaires de nos sociétés, de nos activités économiques.

Voici pourquoi.

Notre système est fondé sur le droit de propriété, il suffit de lire les textes fondateurs. C’est parce que beaucoup de Révolutionnaires radicaux le contestaient qu’ils en sont morts. Exécutés, décimés. La bourgeoisie , qui aime la propriété a en effet à cette époque refait alliance avec la noblesse pour b….r les sans culottes qui voulaient l’abolir. Ainsi est né le système politique qui continue de régenter la France.

C’est en fonction de la reconnaissance de ce droit que les citoyens agissent, travaillent, épargnent , investissent , bref cherchent à augmenter leur bien- ètre , leur sécurité et par contre coup celles de toute la société.

Et les citoyens , tant qu’ils y croient , pédalent le nez dans le guidon et se fatiguent , voire f…..t leur vie en l’air , la leur et celle de leur famille. Ils se laissent embrigader dans l’économisme, ils s’y soumettent.

La société est la grande bénéficiaire de cette croyance.

L’évolution sociale démo /fausse droite vise à continuer à entretenir le mythe du droit de propriété mais en même temps à retirer aux gens le produit des efforts qu’ils accomplissent pour jouir de ce droit.

Et c’est là, ou la malhonnêteté se révèle. On veut que l’âne continue de faire tourner la roue, mais on déplace le seau de nourriture au fur et à mesure qu’il s’en rapproche. On se sert maintenant du droit de propriété comme d’un leurre, d’un appelant, un peu à l’image de ce que l’on fait pour entrainer les lévriers à concourir. on traine devant leur nez un appât qu’ils n’atteindront jamais.

Le système vous ravale au rang d’âne ou de lévrier de concours.

Le système vous vole votre vie, vous prive de votre temps, vous pourrit jour après jour, vous et votre famille,  mais pour se reproduire au profit d’une pseudo élite illégitime, il se permet de confisquer ce pour quoi vous avez gâché votre temps de vie. Pire,  il vous vous prive du sens de ce que vous faites.

On peut imaginer des systèmes qui ne seraient pas fondés sur le droit de propriété, il y en a eu, mais je n’ai pas connaissance qu’ils aient été aussi efficace et source d’autant  de progrès que ceux fondés sur la propriété.

Ce qui est inadmissible, dans ma conception, c’est ce mensonge systémique qui consiste à faire en  sorte que toute la vie des hommes s’organise autour du travail et de l’économie et en même temps et à les priver du résultat de ce pourquoi ils se sont activés.

Les choses son rares, la vie est courte et sans arrêt nous devons faire des choix.

Les Pouvoirs s’octroient le droit de changer les règles à posteriori, jour après jour et ainsi de rendre nos choix caducs, idiots. Mais en même temps, ils ratissent à leur profit et au profit de leurs complices les résultats, les effets positifs, productifs de nos choix.

Quand un système repose sur le mensonge généralisé, sur la tromperie du plus grand nombre au profit d’une minorité- sans cesse grandissante- alors il est illégitime, il rompt le contrat explicite sur lequel il est fondé, le contrat de non-recours à la violence.

BRUNO BERTEZ Le 5 Décembre 2012

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54 replies »

  1. Article passionnant. Le système des évaluations relatives qui n’est qu’une suite d’évaluation par équivalences a prouvé combien il était dangereux en particulier durant la bulle internet. C’est en disant France Telecom n’est pas cher par rapport a Telefonica qui n’est pas cher par rapport Telecom Italia qu’on a finit par se déconnecter des réalités. Après avoir échoué en économie, les équivalences s’attaquent maintenant au sociétal. La meilleure illustration en est le mariage pour tous qui tend a imposer une équivalence en dépit du bon sens. L’équivalence éloigne du réel et effectivement cela ne peut que mal se finir.

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    • Mariage homosexuel: le PS appelle à manifester le 16 décembre

      PARIS (Sipa) — Le Parti socialiste a appelé lundi à une « participation massive » à la manifestation organisée par l’Inter-LGBT le 16 décembre à Paris en faveur du mariage homosexuel.

      Dans un communiqué, le PS dit soutenir « l’initiative des organisateurs de la manifestation du 16 décembre en faveur du mariage pour tous. David Assouline, porte-parole du PS, appelle à une ‘participation massive’ pour soutenir cette réforme et lutter contre les conservatismes ». « Alors que tous les conservatismes se coalisent pour s’opposer à ce nouveau droit, les socialistes sont fiers de porter cette réforme et appellent à se rassembler largement pour continuer à faire progresser l’égalité chère à la France républicaine », ajoute le PS.

      Le patron de l’UMP Jean-François Copé « a d’ores et déjà appelé à participer massivement à la manifestation contre l’ouverture au mariage pour les couples homosexuels », peut-on lire. Luc Carvounas, secrétaire national du PS, qui juge « inconcevable qu’un élu local puisse faire des choix en matière d’application des lois, créant ainsi une République ‘à la carte’ », s’oppose « farouchement à cette démarche » et dit regretter que M. Copé « se tourne en dernier refuge vers les religions pour l’appuyer dans son invective ».

      Le collectif « La manif pour tous », qui avait déjà mobilisé entre 70.000 et 200.000 personnes selon les sources dans la capitale le 17 novembre, a annoncé une nouvelle manifestation le 13 janvier à Paris contre le mariage gay.

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  2. Bel article.
    Cela fait des années que le petit chieur de commentaire que je suis pose que la monnaie est le coeur nucléaire de tous les échanges. Donc le coeur de la RECIPROCITE sans laquelle cesse l’échange , donc la vie sociale.
    J’aime mieux parler de réciprocité que d’équivalent, car l’idée d’un EQUIVALENT laisse l’idée d’une neutralité naturelle , d’une simple convention. Or la monnaie me paraît , comme disait l’autre , VIOLENTE, violente en elle même , hors même de toute manipulation … et quand elle l’est comme aujourd’hui, ça sera tarif double à un moment donné.

    C’est vrai que Marx avait cet immense avantage de n’être pas Keynésien … ou plutôt post-néo-Keynésien.
    D’ailleurs Marx disait n’être pas marxiste … et il y a fort a parier que Keynes n’était pas non plus post-néo-Keynésien. ;-)

    Bel article mais enfin cette ode à l’or me lasse et me laisse froid. Bon, que cela devienne une valeur active de refuge de la valeur, certes , que cela retrouve le statut de monnaie , oui, mais ça sera une mauvaise monnaie . A la limite l’or peut retrouver son rôle de clé de voute du système , de chambre de compensation ultime , -ça le paraît même une bonne chose- , mais là, nos déséquilibre sont trop grands , la pyramide renversée ou pas s’affaisse sur sa pointe ou sa base , je ne sais plus.

    Bel article mais je n’oublie pas -et c’est écrit ailleurs dans Bertez, que la monnaie n’est qu’un système de comptabilité . Le grand système de comptabilité qui règle les échanges. La monnaie d’un point de vue encore plus conceptuel est une comptabilité.

    La maladie , c’est avant tout le grand désordre de cette comptabilité là , donc le désordre des droits et des promesses , le grand désordre d’une répartition (peu m’importe qu’elle soit juste ou injuste -;) ) anarchique de la richesse produite et existante. Anarchique parce plus personne ne sait qui ‘vole’ qui , ni même ce que signifie ‘voler’ ou prendre de façon indue. Et les bons sentiments ne font qu’aggraver les choses puisque le ‘système’ s’en sert précisément.

    Cette comptabilité là est impitoyable , car même si on efface une dette , elle se reporte mécaniquement comme une perte dans un autre bilan : c’est la loi d’airain de la comptabilité qui traduit juste le fait que pour survivre ou s’enrichir chacun doit équilibrer ses comptes .
    Bien sûr on pourrait effacer les dettes après les avoir logées dans une super Bad Bank Centrale. Mais là encore c’est faire porter le chapeau à la collectivité de façon mécanique.

    L’idéal serait de faire dégorger la richesse dans le gras ou elle s’est accumulée , mais il n’existe aucun moyen de reprendre sans violence de la richesse, et de plus ce serait à l’origine d’une régression économique majeure par la disparition des éléments moteurs de l’économie (Quoiqu’une petite purge de nos habitudes de consommation nous ferait peut-être revenir à des valeurs plus saines … mais quel gouvernement prendrait ce risque là … le menant à la non-ré-élection?).
    Notez que j’ai dit « dégorger » et pas reprendre , car que signifie reprendre … de la fausse monnaie ?

    Donc d’un côté nous allons vers une crise majeure , puisque la valeur nominale DOIT fondre . On retarde juste le moment de désigner les perdants , et à ce moment là , chacun et tous défendra son pré carré au travers des groupes sociaux dont il fait partie, et ceci bec et ongles et pour la majorité à juste titre probablement … d’un certain point de vue mais comment faire payer les ‘responsables’ idéologiques de ce fiasco et les classes d’age qui en ont profité.

    Mais le choc serait tellement immense que je pense que le système va s’orienter ailleurs . C’est avec gourmandise que j’attends la Super Propagande Magique . Après tout il ne s’agit que de zéros mal placés dans les comptes ;-) et du moment que nous avons du pain et des jeux …
    La voilà la sagesse , vivre dans le virtuel. ;-) , autrement, et chichement : les idiots utiles de l’écologie nous y préparent ?

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    • @Opps59

      Ode à l’or. Si vous me lisez régulièrement vous savez que ce n’est pas une Ode à l’or mais une Ode à la liberté, les citoyens ayant enfin récupéré leur bien commun: la Monnaie accaparée, avant le retour de l’or, par les Pouvoirs.

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      • Oui je comprends tt à fait .
        J’admets et suis persuadé qu’il faudrait -uniquement parce que sa force symbolique imposerait une discipline- réintroduire un ancrage sur l’or . Et j’admets complètement sa réalité de monnaie ultime … qui se dévoile toutefois avant tout parce que la monnaie-papier ou la monnaie-comptabilité n’a pas été vertueuse .

        Mais l’or est-il vraiment un instrument de liberté -je veux dire actuellement- ?
        Un instrument de résistance peut-être mais ce sera une résistance passive, un résistance de valeur de refuge avant tout , et qui ne profitera qu’à ceux qui ont les moyens d’instrumentaliser l’or … encore à leur profit.

        A court/moyen terme , l’or est spéculatif il me semble. Même si le discours qui le promeut me paraît fondé.

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    • Pareil avec le Japon!

      Les constructeurs auto japonais applaudissent aux négociations sur un accord de libre-échange avec l »Europe – La Tribune – 12/03/2012

      Les constructeurs auto japonais
      applaudissent aux négociations sur un
      accord de libre-échange avec l’Europe
      Les Japonais accueillent ce vendredi avec satisfaction le feu vert donné jeudi par les ministres
      européens à l’ouverture par la Commission de négociations pour un accord de libre-échange Union
      européenne-Japon. Logique: dans l’automobile du moins, ils ont tout à y gagner ! Une bonne
      nouvelle pour les constructeurs nippons, qui souffrent d’un marché intérieur en dents de scie et sont confrontés à un yen qui n’est plus sous-évalué comme il l’a été durant des décennies.
      Nous sommes convaincus qu’un accord de libre-échange sera de nature à donner un élan aux échanges,
      investissements et coopérations entre les industriels des deux côtés pour doper la croissance et le
      secteur de l’automobile de l’Europe et du a déclaré dans un communiqué Akio Toyoda,
      patron de Toyota et président de l’Association des constructeurs nippons. Ben voyons!

      Les Japonais jouiraient des avantages consentis aux Coréens
      Pour les fabricants japonais, la suppression des taxes à l’entrée dans l’Union devrait entraîner une
      très nette augmentation des exportations de véhicules vers l’Europe. A l’image des Coréens après
      le traité de libre-échange Europe-Corée, entré en vigueur en juillet 2011. Les Japonais pourraient
      d’ailleurs reprendre des parts de marché aux Coréens en Europe. Les Européens ont certes prévu
      une clause de sauvegarde, applicable notamment à l’automobile, qui permet de revenir en théorie
      sur la libéralisation si un déséquilibre est constaté. Mais, l’accord avec la Corée a démontré que
      cette clause était difficilement applicable dans la réalité. La France estime toutefois que la clause
      applicable au Japon serait cette fois pleinement \opérationnelle\. La ministre française du
      Commerce, Nicole Bricq, était venue à Bruxelles jeudi avec pour objectif, justement, d’obtenir une
      clause de sauvegarde censément plus efficace.
      L’association des constructeurs européens ACEA est contre
      Si les Japonais se réjouissent, l’Association européenne des constructeurs automobiles (ACEA)
      réagit défavorablement. Dans un communiqué, l’ACEA estimait jeudi que accord serait à sens
      Elle citait une étude du cabinet Deloitte, selon laquelle l’afflux de voitures japonaises en
      Europe ne s’accompagnerait que d’une hausse minime des ventes de véhicules européens au
      Japon, mais entraînerait la perte de 35.000 à 73.000 emplois dans le secteur en Europe. L’étude
      démontre que les exportations de voitures européennes vers l’archipel, du fait d’un éventuel
      accord, pourraient croître de près de 8.000 unités annuelles à peine vers 2020. En revanche, les
      marques nippones pourraient augmenter de 443.000 unités par an leurs ventes sur le Vieux
      continent ! Sont en cause, comme en Corée, les barrières non tarifaires, souvent dénoncées
      comme un moyen utilisé par Tokyo – et Séoul – pour empêcher l’accès de produits étrangers sans
      en avoir l’air.

      Contribution positif au commerce extérieur
      L’ACEA rappelle que le secteur automobile en Europe contribue pour 114 milliards d’euros à la
      balance commerciale de l’Union. Celui-ci fait vivre 11,6 millions de personnes, soit 5,3% de la
      population active. Les marques nippones occupent 12% du marché des voitures particulières dans
      l’Union européenne, avec des produits souvent assemblés en Europe (Grande-Bretagne, Espagne,
      nord de la France) mais aussi des modèles importés du Japon comme la célèbre Toyota Prius
      hybride. En revanche, les voitures importées au Japon, prises ensemble toutes nationalités
      confondues, s’octroient à peine 6 à 8% du marché de l’archipel selon les années, en incluant des
      modèles fabriqués à l’étranger par… les marques japonaises.

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  3. Lundi 3 décembre 2012 :

    Le FMI écorne son dogme sur la libre circulation des capitaux.

    Après en avoir été l’ardent promoteur, le FMI a admis lundi que la libre circulation des capitaux présentait des « risques » pour les pays émergents et jugé que des mesures de contrôle pouvaient s’avérer « utiles » pour enrayer une surchauffe de leur économie et de leur monnaie.

    « Il n’est pas acquis qu’une libéralisation totale (des flux de capitaux, ndlr) soit un objectif approprié pour tous les pays et à toutes les périodes », écrit le FMI dans un rapport, fruit de deux années de concertation sur un sujet de discorde récurrent entre ses 188 Etats-membres.

    Dans son rapport, le FMI souligne ainsi que la libre circulation des capitaux « a souvent » été suivie de tempêtes financières (Mexique en 1994-95, Turquie en 1994…) et note que les économies « moins ouvertes » ont mieux résisté aux crises récentes.

    Dans ce contexte, l’institution ne voit désormais plus d’un si mauvais oeil les mesures que certains pays (Brésil, Corée du Sud…) ont prises pour restreindre les mouvements de capitaux et atténuer leurs effets néfastes.

    « Quand un pays fait face un brusque afflux ou une fuite de capitaux, l’introduction de mesures de contrôle peut être appropriée en fonction des circonstances », indique le FMI.

    Cette question ravive des souvenirs douloureux au Fonds. Pendant la crise asiatique (1997-1998), l’institution avait déconseillé tout contrôle de capitaux à des pays (Thaïlande, Indonésie…) qui s’étaient enfoncés dans la récession alors que la Malaisie, qui avait délibérément pris le parti inverse, s’était rétablie plus vite.

    Plus récemment, l’Islande s’est relevée de la violente crise de 2008 en restreignant arbitrairement la fuite de capitaux hors de son économie.

    http://www.boursorama.com/actualites/le-fmi-ecorne-son-dogme-sur-la-libre-circulation-des-capitaux-00d3f90cf21922e8b210058c50bbdf99

    Le consensus de Washington est un corpus de mesures standard appliquées aux économies en difficulté face à leur dette (notamment en Amérique latine) par les institutions financières internationales siégeant à Washington (Banque mondiale et Fonds monétaire international) et soutenues par le département du Trésor américain. Il reprend les idées présentées en 1989, sous la forme d’un article par l’économiste John Williamson soutenant dix propositions fortement inspirées de l’idéologie de l’école de Chicago. (Source : article « Consensus de Washington » sur Wikipedia)

    Depuis 1989, depuis 23 ans, le FMI a dit, a répété, a répété encore, a répété toujours qu’il fallait instaurer la libre-circulation des capitaux.

    Et aujourd’hui, 23 ans plus tard, le FMI vient nous expliquer que non, en fait, non, la libre-circulation des capitaux n’est pas un objectif approprié pour tous les pays et à toutes les périodes.

    Des neuneus.

    Les dirigeants du FMI sont des neuneus.

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  4. Article important dans le contexte qui tend à faire croire à une bulle sur le point d’éclater .*Sans méme comprendre rien à quoi que ce soit il suffit de constater un phénoméne historique , confirmé méme depuis le fameux mot de Keynes sur la relique barbare , la production d’or+argent suit exactement la croissance de la population mondiale (il n’existe que quleques écarts , et depuis la fed en + pour les métaux précieux .
    Donc de fait une équivalence , à l’évidence quoi que le lien soit complexe donc l’or est de la valeur .
    Je pense que c’est ce quà raison de dire Lupus avec force quand il dit que c’est de la monnaie .
    Toutefois le dollar est tout autant sinon plus de la monnaie . (mais qui a de moins en moins de valeur) .C’est sa défaillance comme monnaie qui réintroduit l’or comme monnaie et d’autant plus fortement qu’il est défaillant .

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  5. Mardi 4 Décembre : Homosexualité, propagande, humour

    Dans notre grande série sur les équivalences, voici le mariage homo qui équivaut, grâce à la puissance de la propagande, au mariage hétéro. Encore une égalité ! C’est le Pouvoir qui crée les équivalences, vraies ou fausses, pour ou contre nature, et ce quelles que soient les différences!

    Nous ne nous intéressons pas beaucoup à la question homosexuelle. En revanche, nous nous passionnons pour la démystification des propagandes, les manipulations de l’opinion et, bien sûr, l’humour.

    Nous lisons une déclaration d’Assouline qui nous fait éclater de rire. Tellement les ficelles de communication, de propagande, sont grosses.

    Voyons de quoi parle notre Assouline.

    Il dit qu’il faut aller manifester pour le mariage pour tous.
    Il faut manifester pour l’Egalité
    Il faut manifester contre le conservatisme qui s’oppose à ce nouveau droit
    Il faut continuer à faire progresser l’Egalité chère à la France Républicaine

    Les mots importants sont :
    - Pour tous
    - Egalité
    - Conservatisme
    - Nouveau Droit
    - France
    - Républicaine

    Même pas besoin de faire des phrases, il suffirait d’accoler ces mots dans un galimatias quelconque pour obtenir une réaction positive, une approbation. On est pour tout cela et, bien sûr, contre le conservatisme.

    Toutes les techniques de la manipulation des foules sont réunies. Le choix du vocabulaire, non pour son exactitude, mais pour ses connotations positives et négatives, la stimulation des émotions primaires des masses, le recours aux fausses évidences, les faux parallélismes, les associations inconscientes, etc. Le tout dans le but :
    1) de faire rejeter, isoler, démoniser les opposants conservateurs
    2) de valoriser, magnifier ces héros du progrès républicain que sont les homos

    Nous ne pouvons vous faire partager nos associations d’idées car le blog est public et nos associations sont contraires aux bonnes mœurs. Nous pensons que, vous aussi, avez les vôtres et que vous souriez en imaginant… la concrétisation, la mise en action de ces nouveaux droits…

    Voici ce qu’écrivait le fondateur, le promoteur des techniques de manipulation de l’ Opinion des masses, Bernays, neveu de Freud en 1928:

    « Ceux qui manipulent les mécanismes invisibles de la société constituent un gouvernement invisible, lequel est le vrai Pouvoir dominant du pays. Nous sommes gouvernés, nos esprits sont modelés, nos goûts sont formés, nos idées suggérées, en très grande partie par des gens dont nous n’avons jamais entendu parler. Dans presque tous les actes de notre vie, que ce soit en politique, en affaires, en matière sociale ou morale, nous sommes manipulés par un nombre relativement restreint de personnes qui connaissent les processus mentaux et les modes de fonctionnement des masses. Ce sont eux qui tirent les ficelles, qui contrôlent la vie publique ».
    Bernays 1928 Propaganda.

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  6. Equivalence et autres considérations explicatives par BRUNO BERTEZ

    L’équivalence a à voir avec le Pouvoir qu’a quelqu’un de décréter, puis, d’imposer, de dire, de forcer à dire : « ceci et cela, c’est pareil ». C’est dans le réel, différent, mais mon pouvoir sur la société me rend capable de dire : ces deux choses non semblables sont semblables.

    Je vois, par exemple, que des lecteurs n’arrivent pas à comprendre en profondeur ce que je signifie par équivalence. Tout comme ils n’arrivent pas à comprendre la différence entre la forme monnaie, seule monnaie, c’est à dire l’or, et toutes les monnaies réelles, contingentes. Contingentes, cela veut dire qu’elles sont ce qu’elles sont, mais qu’elles pourraient être autrement. Comme l’ont été le Reichsmark, le Rentenmark, puis le Deutschemark, par exemple.

    Si le caïd d’une prison décrète : dorénavant le moyen des échanges dans la prison sera le préservatif et je me déclare seul à avoir le monopole de l’introduction et de la fourniture de préservatifs dans la prison sous peine de châtiment suprême, le préservatif fait office de monnaie, comme le dollar maintenant. Le caïd pourra même, en plus, comme les gouvernements, instaurer une taxe sur toutes les transactions de préservatifs s’il accepte, magnanime, que les prisonniers les échangent entre eux.

    Mais il n’est pas monnaie, il en est tenant lieu, dans un certain espace et pendant un certain temps.

    Ceci est difficile à faire comprendre à des esprits maintenant totalement pollués par l’emprise des Pouvoirs et l’acceptation de la perte de liberté, comme dans les prisons. Quelqu’un qui n’aurait vécu que dans les prisons serait totalement persuadé que le préservatif est la monnaie.

    L’équivalent universel dans le temps, dans l’espace de toutes les marchandises, s’est constitué au fil du temps, au fil de l’Histoire et de l’accès de l’homme à la parole, à l’échange. La forme équivalence qui est à l’origine de l’accès de l’homme à la parole est la même que la forme monnaie qui a émergé de l’échange des marchandises.

    Dans un premier temps, troc bilatéral.

    Dans un second temps, trocs multiples, ceci contre ceci, puis cela en chaine, etc.

    Dans un troisième temps, s’est constitué un équivalent commun, pratique pour tous les échanges, ce fut l’or, sorte de dénominateur commun.

    Dans un quatrième temps, processus classique d’abstraction, l’or équivalent de tous les échanges devient mesure, expression chiffrée de ces échanges, donc de leur valeur.

    L’Histoire montre bien, ensuite, que c’est à partir de l’or que se sont élaborées des « plays » sur l’or, des leverages, des pyramides, du fractionnel sur la monnaie initiale, en quelque sorte détentrice de la forme monnaie gravée dans l’esprit humain , 1971 en est la meilleure preuve. On veut bien donner au monde extérieur, à ses ennemis, à ses concurrents stratégiques, tous les dollars qu’ils veulent, mais on ne veut pas donner l’ultime, la seule monnaie, le seul extincteur final des dettes en toute situation: l’or.

    Pour comprendre des choses aussi simples et évidentes, il faut réétudier toute l’histoire des monnaies avec le fil conducteur de l’or, alors tout devient clair. Mais les Pouvoirs ne veulent pas que ce qui est la chose la plus incontournable, la plus répandue, la plus banale, soit étudiée.

    Vous pouvez traverser toutes vos études supérieures, aller jusqu’aux plus hauts niveaux sans comprendre, sans savoir ce qu’est ce mystère de la monnaie. Lisez les travaux des économistes officiels, vous verrez qu’aucun ne dépasse l’imbécilité de la monnaie intermédiaire des échanges, réserve de valeur, etc. Tout comme si cela tombait du ciel. Ils restent prisonniers comme les prisonniers de notre apologue de la prison.

    La monnaie, c’est autre chose et, en dernière analyse, c’est l’opérateur des Pouvoirs pour asseoir leur domination sur vous. Un opérateur qui est constitutif de l’humain, de l’échange, de tout ce qui fait que nous sommes hommes et, cet opérateur, « ILS » l’ont confisqué à leur profit.

    Au profit de leur volonté de puissance nietzschéenne, laquelle n’est que l’envers de votre goût de l’esclavage. De la même manière que les pseudo-démocrates américains, réels ennemis du peuple, mènent combat pour que l’on interdise les armes, afin, une fois pour toutes, de laisser le champ libre aux dictatures, ils ont réussi à confisquer la monnaie.

    Ils ont confisqué l’arme monétaire. Le vocabulaire est révélateur. La monnaie est un lieu suprême de violence cachée. Comme la Télé. Mais comme ils en abusent, elle s’autodétruit, même si la réserve de munitions parait infinie. QE Eternité Gros Bazooka… des noms qui ne trompent pas…

    BRUNO BERTEZ Le 4 Décembre 2012

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  7. J’entends bien ce discours . Il est indéniable . Toutefois mélancolique , le cours du monde est une offense à la vertu , l’histoire avance par le mal comme aurait dit Hegel . Mais elle avance ajouterai-je . Il est clair que votre message sera mal reçu , tout va à l’encontre méme l’évidence . Les sots sont utiles , il en faut .
    Ce qu’il ne gagnent pas d’autres le gagnent dans nos sociétés à échanges inégaux , autrement dit à monnaie fiduciaire . Incidemment il me vient une réflexion , l’étalon-or par exemple ne se décréte pas pour les raisons de Pouvoir que vous évoquez , il ne s’est jamais décrété , il a été imposé à ces pouvoirs , à l’arraché , et pas seulement au 19e siécle , plus encore au 17e , ou selon la banque d’Amsterdam , pole financier à l’époque
    Un billet = x quantité d’or ( ou d’argent ) déposé . Il est clair que si les banques au 19e appliquait ‘l’étalon-or’ c’était tout simplement sous la menace des retraits de leurs clients . On est loin aujourd’hui de cette vigilance
    publique face à leurs conneries et à celles des états , mais cette vigilance avait été précedée de grands abus
    aux siécles précédents (16e et 18e pour fixer les idées ) et le 20e bat tous les records! …

    L’Histoire n’instruit pas , les générations passent et oublient . Soit dit en passant je suggére là l’existence de cycles 4 fois plus longs que le Kondratiev , l’air de rien . Imaginez , un peu comme les conjonctions des planétes , une conjonction de ces cycles le Kondratiev et celui que je qualifierai de monnaie étatique .
    CE serai de trés mauvaises augures dans un sens , dans l’autre de for bon augure car les 17e et 19e siécle ont été des siécles de libérations profondes .

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  8. Les capitaux fuient de plus en plus hors de l’Espagne, hors de l’Italie, hors de la Grèce, de l’Irlande, du Portugal.

    Ces cinq pays vont se déclarer en défaut de paiement, les uns après les autres : ce sera l’explosion de ces cinq bombes atomiques.

    Pour mettre à l’abri leurs capitaux, les investisseurs internationaux ont choisi cinq abris antiatomiques. Aujourd’hui, les investisseurs internationaux placent leurs capitaux dans cinq Etats considérés comme résistants et solides : l’Allemagne, les Pays-Bas, la France, la Finlande et le Luxembourg.

    Nous, Français, sommes surpris de cet afflux de capitaux vers la France. Pourtant, c’est un fait : les investisseurs internationaux considèrent que la France sera un abri antiatomique solide, qui résistera à l’explosion de la zone euro. Ils se précipitent pour acheter les obligations de l’Etat français.

    Lundi 3 décembre 2012, la France a lancé trois emprunts. La France a payé des taux historiquement bas.

    Emprunt à 3 mois : le taux a été négatif : – 0,022 %. Ce taux est en baisse par rapport à la dernière émission à 3 mois : c’était – 0,020 % le 26 novembre.

    Emprunt à 6 mois : le taux a été négatif : – 0,008 %.

    Emprunt à 12 mois : le taux a été de 0,016 %. Ce taux est en baisse par rapport à la dernière émission à 12 mois : c’était 0,019 % le 26 novembre.

    La dégradation de la France par les agences de notation n’a pas modifié la tendance : les investisseurs internationaux ont continué à se ruer vers les obligations de l’Etat français.

    Mardi 4 décembre 2012 : taux des obligations à 10 ans : 2,033 %.

    Je dis bien : 2,033 %. Record historique battu. Les taux n’avaient jamais été aussi bas.

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    • @lautre

      Vous me touchez à un point sensible avec cette évocation de Bernard Blier.. Il y a quelquefois des correspondances tellement adéquates que l’on se prendrait à croire qu’il y a un delà et que le hasard n’existe pas . Bravo pour cette inspiration d’en appeler à Bernard Blier. Une référence, une de mes références.

      Comment résister?

      La vérité est décapante. Un système ne survit que dans l’ombre, dissimulé, à l’abri des regards et de l’intelligence. Les symptomes psychotiques s’atténuent voire disparaissent lorsque leurs ressorts profonds sont compris, mis à jour, restitués au malade par la prise de conscience. Ceci est une analogie , mais en meme temps plus qu’une analogie:

      La vérité ne suffit pas, mais peu à peu elle traverse la tete des gens, ensuite plus rien n’est comme avant.

      Ainsi je tombe sur l’actualité du compte supposé en Suisse de Cahuzac:

      Je me fiche que Cahuzac ait ou n’ait pas eu un compte non déclaré en Suisse.

      Mais c’est une opération de révélation fantastique que de dire, voyez ces gens qui vous taxent, vous poursuivent, vous controlent , vous clouent au pilori en invoquant une soi disant transcendance dont ils seraient les détenteurs et les gestionnaires, et bien ces gens eux memes n’y croient pas, ils trichent. C’est fantastique, c’est salutaire de démystifier cela, car cela montre et démontre que toutes ces choses fiscales ne sont que pur arbitraire et loi du plus fort.

      Mediapart retrouve par son audace le fil révolutionnaire qui à guidé ses participants dans leur jeune age. Enfin, ils font mieux que servir la soupe.
      Ne vous y trompez pas, je ne prends pas position sur le contenu de ce que Cahuzac a fait ou n’a pas fait, mon propos ne vise que l’action de dénoncer, porter au grand jour, afin de répondre a votre question : Comment résister?

      La vérité et les petites sous-vérités comme celles ci sont efficaces, en elles mèmes, puis ensuite par le trajet qu’elles parcourent dans la tète des gens, puis ensuite par leur comportement personnel qui s’en trouve changé. Il faut d’abord créer un terrain, le baliser, le rendre fertile, aprés, on verra.

      Dans un autre registre ceci me fait penser à ce que j’ai écrit il y a quelque temps à savoir qu’il fallait restaurer un monde de sanction et de responsablité, en particuler s’agissant des élites. En cas de faute, de prise en flagrant délit de mensonge, de tromperie, de manquement, les élites qui disposent du pouvoir politique et adminsitratif devraient encourir des peines doubles de celles encourues par les citoyens normaux, ne jamais avoir le benéfice du sursis, perdre à vie l’éligibilité et le droit d’exercer un emploi public. C’est un moyen de faire pression sur le système en faisant craquer ses maillons faibles. Un moyen de monter en épingle le scandale de certains comportements. Un moyen de dire : vous prétendez exercer un pouvoir sur nous, montrez vous en digne. Comme le disait le merveilleux Thomas Jefferson, le Pouvoir doit avoir peur des citoyens qu’il pretend dominer.

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      • çà me fait penser à Savonarole , le systéme florentin s’étant écroulé , on a touvé un saint pour gouverner .
        Donc le soir à la nuit tombante , celui-ci se postait sur le trajet des belles , leur demandait d’enlever leur chale
        pudique apparemment qui cachait leurs seins nus et par là les prenait en flagrant déli de luxure, quitte à se flageller lui-méme , par la suite pour sa méchanceté .
        On est bien en France là on attend encore de l’état qu’il prenne les mesures , pour s’épargner l’effort de le faire . On y méne la lutte de classes jusqu’au bout , toujours la méme question ; que fait l’état ?
        Et soi qu’est-ce qu’on fait ? On s’affranchit du pouvoir des moines qui ont le monopole de l’alcalin pour teindre la laine , où on cherche à continuer à en profiter aux dépends de nos riches banquiers et commerçants qui controlent son commerce en Europe ?
        La réponse française s’impose , c’est la méme que celle des Médicis leurs éducateurs : sus aux riches .

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      • Pusillanime, si je ne craignais pas tant la réaction violente du politique et ses exactions vengeresses, je lancerais le parti « j’annule mon vote ».

        Il n’y aurait aucun programme, aucune proposition. Si le parti « j’annule mon vote » remportait l’élection, de nouvelles élections seraient lancées et les candidats qui s’affrontaient perdraient le droit de se présenter (pour au moins une élections, sinon deux).

        Réponse à faire au tragique choix que l’on a souvent entre la peste et le choléra, bénigne béquille qui introduirait une part de doute dans l’esprit de nos chers dirigeants.

        Et sinon, je vous suis parfaitement sur l’importance de ces petits éclats de Réels qui viennent troubler la quiétude de la propagande. Pour ce qui est de résister à ce mouvement de fond, il me semble qu’Henri Laborit ait trouvé la meilleure voie dans son incontournable « Éloge de la Fuite ».

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        • ton souhait correspond à l’un des points du parti de F. Asselineau http://www.u-p-r.fr/ qui propose de rétablir le vote blanc de telle sorte que, s’il est majoritaire, une autre élection doivent être tenue avec interdiction de se représenter aux anciens candidats.

          NB : dans un hémicycle quasi vide, le vote blanc vient juste d’être reconnu, mais (1) par une enveloppe vide, ce qui évite d’avoir à apporter un papier blanc au bon format et (2) son décompte devra être annexé au PV du bureau de vote mais (3) ils ne produiront aucun autre effet (même résultat qu’auparavant), autrement dit, ils seront simplement comptabilisés.

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      • « La vérité et les petites sous-vérités comme celles ci sont efficaces, en elles mèmes, puis ensuite par le trajet qu’elles parcourent dans la tète des gens, puis ensuite par leur comportement personnel qui s’en trouve changé. »

        Autant que je puisse en juger, cette « vérité » est déjà largement partagée par les Français. L’affaire Cahuzac, quelle que soit son dénouement, n’y changera pas grand chose. Je ne vois personnellement aucun rai d’espoir filtré par là. La seule bénéficiaire possible est Le Pen, ou un(e) autre du même accabit et je n’appelle pas ça de l’espoir.
        Le fond de la question est qu’il n’y a pas de solution à court ou moyen terme pour ce pays, pas de bonne solution, ou pas applicables, seulement des mauvaises et des encore plus mauvaises. Je serais très surpris si cette décennie s’achevait pour nous autres sans catastrophe politico-économico-sociale majeure. Les Français dans leur majorité, selon mon radio trottoir perso, ne se rendent pas compte du gouffre vers lequel ils s’avancent. C’est naturel, pour la plupart, nous n’avons connu, exprimenté dans notre chair, aucune crise majeure, puisque la dernière remonte au milieu du siècle précédent.
        A long terme, si nous continuons sur cette route, je nous vois pourtant un futur tout tracé : tendre la sébile devant les riches touristes d’Orient ou des Amériques venus admirer les ruines de notre splendeur d’antan.

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  9. L’afflux d’argent bon marché auquel on assiste actuellement en France et ailleurs en Europe du Nord , pose question . On ne ferai pas mieux pour saper les efforts Allemandsà ne pas vouloir payer la gabegie des autres . Gréce , Portugal , Islande , etc on connu çà .
    En faisant abstraction du coté écologique ou social de la construction d’un grand aéroport à Nantes , on comprends notre JM Ayrault , comme 1er ministre il tient là une opportunité formidable , pour faire passer le projet . Là on çà interpelle , c’est que c’est ce genre d’éléphant blanc qui creuse les déficits sans créer de véritable croissance . Il est clair que Nantes n’est pas Houston . C’est d’autant plus interrogeant que ce gourvenement nous la joue Miss la Vertu financiére .En fait il est clair qu’il n’ont rien compris , tout au moins
    qu’il s’agit là d’un atavisme plus fort qu’eux .

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  10. Monsieur Bertez, j’ai beaucoup de plaisir à vous lire, je le fais régulièrement et reconnais la valeur de votre pensée, même si les faits vous donneront toujours tort. Car vous négligez un aspect : l’ORDRE politique en 2012 est autrement plus consolidé qu’il ne le fut dans le passé. Et ça change TOUT…
    Amicalement,

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    • @Vincent

      Non il est plus fragile, plus complexe? et il coute de plus en plus cher à reproduire. .

      Rien qu’en chiffres, le monde global a du créer au total plus de 60 trillions d’équivalents dollars et fournir le double d’assurances pour tenter de subsister depuis 2008 et tourner au ralenti, mettre les jeunes au chomage.

      Et ce n’est que le début, personne ne peut prèvoir ce qui va se passer après les années et les années de stagnation qui se profilent à l’horizon .

      L’alternative hyperinflation ou croissance nulle n’est pas une prévision mais une certitude dans laquelle nous sommes emprisonnés. Comment résistera ce système si fragile ?

      Les seules inconnues sont celles du calendrier et du contenu de ce qui va sortir.

      Maintenant, c’est comme avant. Il y a répétition des formes sous des contenus, des modes d’apparaitre differents. La grande illusion c’est de croire que nous vivons une époque differente et que l’ordre est établi.

      Nous ne sommes pas dans une phase d’ordre mais dans une phase de désordre et les trillions ont pour objectif de mettre les couvercles sur les cocottes minutes.

      Demandez à la famille Moubarak si on est dans une phase d’ordre. Les émirats et les princes saoudiens dépensent des centaines de milliards pour maintenir l’ordre chez eux. Les élites chinoises ont compris qu’elles allaient devoir faire de mème et favoriser la consommation des masses.Tous ces changements, ces boulersements de l’ordre global vont avoir un effet multiplicateurs sur les forces de dislocation dans les vieux pays, parce que les moyens d’acheter la paix sociale se dérobent. Ces moyens, on les avait à crédit.

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  11. La dégradation de la France par les agences de notation n’a pas modifié la tendance : les investisseurs internationaux ont continué à se ruer vers les obligations de l’Etat français.

    Mercredi 5 décembre 2012 : taux des obligations à 10 ans : 2 %. Record historique battu. Les taux n’avaient jamais été aussi bas.

    http://www.bloomberg.com/quote/GFRN10:IND

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  12. « Article 35. – Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.  »

    Constitution 1793.

    Il n’y a rien à ajouter.

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    • @Christophe

      Babeuf qui était d’une terrible lucidité ne cessait de répéter cet article 35 et c’est la raison pour laquelle il a continué le combat après l’alliance scélérate entre les bourgeois et les nobles sur le dos du peuple; il en est mort, liquidé par ce que l’on peut appeler audacieusement la Contre Révolution.

      La Contre Révolution l’a assassiné pour, précisément, maintenir le droit de propriété.

      Nous vivons donc sous ce régime du droit de propriété. Les insurrections populaires qui ont tenté de rendre le pouvoir aux sans culottes ont échoué et ont été noyées dans le sang.

      La grande alliance de la noblesse noire, c’est ainsi que nous désignons la classe financière, de la bourgeoisie ploutocrate, des professionnels de la politique et de leurs fonctionnaires, a besoin de prélever sur les classes moyennes pour maintenir ses privilèges incarnés dans le Pouvoir monétaire et elle s’oriente vers une dégradation des droits de propriété parce que cela l’arrange.

      La pression de l’usure, des politiciens professionnels qui recourent à ses services et de leurs fonctionnaires qui font leurs besognes, les conduit naturellement à ne pas respecter ce qu’ils ont instauré.

      Ceci montre bien la relativité historique de toute chose et le fait que, derrière les rationalisations, il n’y a qu’une chose: les rapports de force, la violence.

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  13. Au passage, ça ne m’empêche pas d’être totalement d’accord avec le commentaire de marxkarl (plus haut).

    Il a indéniablement raison : le Système a poussé très loin le perfectionnement du contrôle social…

    Avant, c’était pas propre, vulgaire : on tapait sur les gens, on leur tirait dessus.

    Mais regardez de nos jours ! De l’orfèvrerie…

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  14. Jeudi 6 décembre 2012 :

    Les banquiers allemands sont malhonnêtes.

    Les banquiers allemands sont des menteurs.

    Les banquiers allemands truquent leur bilan.

    Ce n’est pas en France qu’on verrait ça.

    Deutsche Bank aurait dissimulé 12 milliards de dollars de pertes.

    Trois anciens salariés de Deutsche Bank ont engagé des procédures auprès des autorités financières américaines, accusant la banque d’avoir dissimulé 12 milliards de dollars (9,2 milliards d’euros) de pertes latentes pendant la crise financière, rapporte le Financial Times.

    Ces plaintes, déposées entre autres auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC), accusent Deutsche Bank d’avoir volontairement sous-évalué une importante position à des produits dérivés connus sous l’appellation de « leveraged super senior trades », précise le quotidien, qui cite des sources proches du dossier.

    L’article ajoute que cette évaluation erronée a permis à Deutsche Bank d’afficher une situation de bilan fausse et d’éviter un renflouement sur fonds publics.

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    • @Brunoarf

      Intéressante, cette émergence bancaire.
      On peut avancer quelques remarques :

      - Malgré ses comptes bidonnés, la Deutsche Bank a continué de fonctionner.

      - La dissymétrie de l’information est un élément central de la crise, les banques entre elles savent des choses que le public ignore.

      - Les vrais risques cachés sont les runs, pas tellement les runs des particuliers sur les dépôts, mais les runs sur le marché de gros du refinancement bancaire.

      - Les Etats et la BCE sont complices des dissimulations.

      - être aidé, « bail-outé » est un stigmate que les patrons des banques veulent éviter.

      - On peut sans risque de se tromper penser que c’est une incitation à produire des comptes faux.

      - On peut sans rire, dire que le contrôle prévu des banques par la BCE est une foutaise: celui qui est chargé de fournir au système les moyens de survivre ne va pas faire exprès de pointer les vulnérabilités des banques. Depuis le début de la crise, on répète tout va très bien, Madame la Marquise. Opacity is king ou queen, c’est précisément l’un des modes de gestion de la crise, le trucage des comptabilités.

      - Si le mouvement de licenciements se poursuit dans les banques, les dirigeants ont du souci à se faire, la loi du silence, l’Omerta va tomber.

      - On va peut-être, enfin, commencer à voir des banquiers jugés et pendus haut et court, la chaîne de la connivence va peut-être se briser. Les Anglais sont menacés par les initiatives continentales et peuvent commencer à déballer. C’est le FT qui sera en première ligne.

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  15. Niestche est une image que j’apprécie , il ouvre l’horizon plus loin parce qu’il se place en montagne . Le surhumain est la condition de la liberté à venir . Le dos à dos Marx et les Autrichiens , non , ils sont bien en dessous du capital , avec leur nostalgie de la petite bourgeoisie , ils n’ont pas dépassé le premier chapitre du capital sur la monnaie , ils sont resté fixés à la monnaie du 19e siécle et leurs continuateurs les libertariens
    tombent encore plus en dessous , d’ailleurs ils riment avec Althusserarien , ce qui n’est pas un simple jeu de mots Lacanien . Je vais m’efforcer de le montrer , une démonstration demanderai plusieurs tomes , une monstration , avec monstre dedans suffira .
    Le Capital suit la dialectique matérialiste , qui reste à prouver comme le calcul fonctionnel en mathématique .
    On peut pour réenchanter le monde le présenter comme l’application du boulanger chére à Ilya Prigogine .
    J’en donne ici une intérprétation trés libre .
    On a au départ un systéme d’équations , des plus simples , niveau analogies chez les Grecs , ax=by .
    Comme les dimensions ne s’accordent pas , on peut dire comme Aristote y’a rien de commun donc c’est absurde , pas faux mais incomplet . On a trouvé le truc depuis que refusait Aristote , on introduit un paramétre le temps , par là on trouve le commun . Couac : temps abstrait ou temps concret ?
    La différence entre ls deux , entre autre , c’est l’éternité ou le cycle de la terre autour du Soleil , ou plus précis d’aujourd’hui les pulsions de l’atome de Césium . Là je suis lourd , je reviens aux moutons .
    On a une série de marchandises , ax=by , qui font systéme , avec les indices de 1 à n .
    La fléche du temps (Ilya Prigogine) crée une polarité entre les deux poles de l’équation ax=by .
    pv = rt , certes (ou E=mc2 , peu importe) , mais pv=rt c’est la conclusion de l’expérimentation de lois naturelles , qui vous améne à faire des machines thermiques , et là vous faites (en gros) Q=pv .Vous inversez . çà n’a pas le méme résultat . Je suis trés lourd là .
    Incidemment qu’on inverse la polarité ( on arrive aux mystéres de la Trinité et de l’Incarnation, ou de la monnaie et du réel ) , il se passe trois choses , on privilégie (en passant du coté gauche au coté droit) le macro sur le micro , on passe d’un systéme d »équation à un calcul matriciel . Dans le systéme d’équations , on inverse le rapport entre variables et coefficients , les coeffs deviennent variables et vice versa , ajustement par les quantités ou par les prix comme disait Marshall , la troisiéme vous réduisait la dimension de la matrice , c’est une matrix pour fair référence au film , vous le sentez bien le lit de procuste du monétarisme , hein ?. Bonne nouvelle c’est l’application du Boulanger , à un moment donné (voir les lamda de Lyapounov ) , çà s’inverse dans l’autre sens . Le micro prend le pas sur le macro , le qualitatif ,sur le quantitatif , le discontinu sur le continu , la valeur sur la monnaie , etc …Nous y sommes ….Presque au 21e siécle les rapports vont se réinverser , l’or va ramener sur le réel , à la différence que ce ne sera plus 1 pour 1 comme au 17e , ni 1 pour 10 comme au 19e mais 1 pour 100 . Ce n’est pas grave . L’essentiel est que çà bascule . Pärce qu’il y en a marre .
    Alors deux options apparemment: 1) le libertarisme , on donne un prix a tout , y compris à ce qui aujourd’hui ressort de la délinquance et de la corruption , ce n’est pas une innovation çà se pratique déjà , erreur çà demande une légalisation et une forte police , privée de préférence et c’est toujours dans le régne de la monnaie .
    2) la vraie , il faut pour renverser la polarité qu’une équation supplémentaire apparaisse dans le systéme , en rapport avec le temps , le temps concret . Un rapport entre quantités physiques , donc l’écologie , je préciserai , l’éconologie , parce cela à un rapport avec le curseur , le coeff d’équivalence avec le travail , il se déplace d’un cran en faveur du temps libre . C’est en cours , mais ne comptez pas sur les médias , les économistes encore moins les banquiers et les politiques pour vous le dire , la liberté çà s’arrache .

    J’ai été trés lourd , je le reconnai j ‘ai méme peut étre porté préjudice à Bruno Berthez , je le prie de m’en excuser , je ne crois pas avoir été compris , peu importe .

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    • @Marxkarl

      Je suis persuadé que dans le fatras un peu émotionnel que vous produisez il y a des choses intéressantes qui méritent d’ètre transmises, prenez la peine de faire un effort afin de pouvoir ètre suivi. Parler et écrire en public est un privilège et cela justifie un effort, on doit en payer le prix.

      La matière est complexe , et surtout abstraite mais si vous restez dans la logique et le penser-juste, vous pouvez vous faire comprendre, ne soyez pas pessimiste.

      merci de votre intéret et de votre contribution.

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  16. 6 février 2012 :

    Marc Fiorentino : le 7 mai, la France sera attaquée !

    Si on en croit les sondages, François Hollande sera élu. Le 6 Mai à 20h, son visage apparaîtra sur nos écrans. Quelques heures plus tard à l’ouverture des marchés asiatiques, la Finance, à qui il a déclaré la guerre, va se venger. Et ce sera d’une simplicité enfantine. Les taux français vont s’envoler. Les fonds spéculatifs, unis, vendront la dette française à découvert. Sans pitié. Et même avec un certain plaisir. On montera jusqu’à 4.5% sur les taux à 10 ans français.

    http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20120206trib000682103/marc-fiorentino-le-7-mai-la-france-sera-attaquee-.html

    Jeudi 6 décembre 2012 :

    France : taux des obligations à 10 ans : 1,991 %.

    Record historique battu.

    Les taux n’avaient jamais été aussi bas.

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    • Bien d’accord. Les prédictions de Marc Fiorentino en économie sont à peu près du même tonneau que celles de météo France ou du Met Office en prévision météo saisonnière : en clair, pariez sur l’inverse de leur prédictions et vous serez plus près de la vérité.

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  17. A mon avis il y a un contre sens sur les causes de la Révolution , particuliérement tenace en France où le mythe est sacré . On a une image d’épinal selon laquelle le peuple était tellement opprimé qu’il s’en est révolté . C’est un remake laicisé des ‘premiers seront les derniers’ . Le peuple ne se révolte pas parce qu’on l’opprime , il est vrai que Louis 16 était une bonne pate , que la France n’avais jamais été aussi propére qu’
    aupravant . Les paysans étaient exempté du service militaire alors que la Révolution et son prolongement l’Empire en a fait un grand massacre sur les champs de bataille de l’Europe . Non la vraie vérité c’est que le peuple (les pauvres) encaissent , c’est leur habitude , par contre c’est quand le pouvoir touhe aux riches que çà craint pour lui . C’est l’erreur quà commise Louis 16 en convoquant le tiers état dans l’idée de lui faire renoncer à ses créances envers lui .
    Aujourd’hui c’est la méme chose , le pouvoir ne touche pas aux riches , tout au moins pas encore , dés lors qu’il s’agira de baisse dans l’immo , d’éclatement de la bulle des bons et de nouvel impot on entendra une autre chanson , par le peuple bien sur comme la poupée du ventriloque , parce c’est encore lui le candidat
    désigné au vrai paiement .

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  18. Vendredi 7 Décembre 2012: La convergence a à voir avec l’équivalence
    La convergence, c’est le mouvement de rapprochement qui conduit à l’équivalence.
    Ce qui est important dans le texte que nous avons proposé ci-dessus, c’est la promotion du concept d’équivalence. Nous avons repris l’idée et voulu montrer qu’il était à la base, aux fondements, des activités économiques, puisque ces activités ne sont possibles que parce qu’il y a échange et que l’échange suppose que l’on admette que deux choses différentes aient la même valeur, soient équivalentes.

    Le concept d’échange rend compte des fondements de l’activité économique et, en même temps, des fondements de la théorie économique. Et derrière l’échange, et bien, on trouve l’équivalence.

    Depuis longtemps, nous martelons l’idée que la financiarisation, c’est la création quasi-infinie de papiers, de signes, « money-like ». D’équivalents-monnaie.
    « Money-like », cela veut dire que l’on veut faire passer quelque chose pour aussi bon que de la monnaie.

    On fait passer les dépôts bancaires pour « money-like » alors qu’ils ne le sont pas puisque vous n’avez qu’une créance sur la banque et que, si la banque fait faillite, ou subit un run, vous perdez votre argent. La monnaie bancaire n’est équivalente à la monnaie sous votre matelas que par le pouvoir, la promesse de l’Etat et de la Banque Centrale d’empêcher la faillite de votre banque.
    On fait passer les emprunts d’Etat souverains pour « money-like », mais vous savez, pour être porteurs d’emprunts de souverains insolvables européens périphériques, que ce n’est pas vrai. Ils valent moins que la quantité de monnaie pour laquelle ils ont été émis.
    On fait passer le dollar et les bonds du Trésor US pour « money-like » mais vous constaterez vous-mêmes dans quelques années qu’ils ne sont « money-like » que si la Fed fait fonctionner la planche à billets, c’est à dire les déprécie pour les honorer.
    Les valeurs du Trésor US ne sont « money-like » que dans l’hypothèse dialectique de leur destruction et leur remplacement par du nominal. C’est à dire par destruction de la valeur réelle de la monnaie.
    La crise, c’est cela, la rupture des équivalences. « Money-like » égale monnaie.
    Le mode de gestion ou de report de la crise, c’est cela. Créer ou promettre de la monnaie pour maintenir la fiction, l’illusion, l’espoir que les « money-like » valent la monnaie.
    D’où, évidemment, la grande revendication des kleptos, détenteurs de « money-lik », à savoir que les Banques Centrales créent autant de monnaie qu’il en faut pour stabiliser le marché des « money-like » afin qu’ils fassent leur plein. Cela crève les yeux.
    Présentée autrement, la crise est une crise de divergence entre les différents « money-like » avec la monnaie et entre les différents « money-like » entre eux.
    Au cœur du capitalisme financier, se trouve ce que l’on appelle l’arbitrage , réfléchissez-y et vous serez surpris de la richesse de cette évidence.
    La globalisation sous l’angle financier est un gigantesque mouvement de convergence où la finance s’enrichit en empochant l’écart sur la réduction des spreads, c’est à dire des divergences.
    La crise financière est inséparable de la déconvergence, on le voit nettement avec ce qui se passe en Europe . Les banques ont spéculé sur la convergence entre les pays européens et la crise, c’est le constat de l’absence de convergence et de la reprise de la tendance à la divergence.
    C’est la création monétaire de la BCE qui, en ce moment, donne l’illusion de la stabilisation du tout, c’est à dire de l’arrêt de la divergence.
    Convergence égale fabrication d’équivalences.
    Divergence égale mouvement de négation de l’équivalence.
    Un euro détenu dans une banque grecque ne vaut pas, n’équivaut pas à un euro détenu dans une banque des Pays Bas.
    Le monde global et l’Europe ont entamé un colossal mouvement de divergence, de rupture des équivalences.
    Ce que l’on appelle la fluidité, disparait. On redomestique. On contrôle, on bloque à l’intérieur pour éviter les arbitrages. C’est cela la hausse des impôts, par exemple.
    On réintroduit le frottement qui, concrètement, annule les équivalences en s’opposant à leur jeu.
    Un euro gagné en Finlande ne vaut plus un euro gagné en Espagne. Le contraire de la globalisation, c’est le rétablissement des barrières aux mouvement des capitaux, des hommes et des marchandises. Par de multiples astuces, on rétablit les octrois, barrières qui empêchent les mouvements, gênent leur fluidité. Qu’est-ce qu’une hausse de la TVA, si ce n’est un octroi, un péage à l’entrée des marchandises qui viennent d’ailleurs?
    Qu’est-ce que le sens profond de la taxe sur les opérations financières, si ce n’est la manifestation dialectique de la déconvergence, de la rupture en cours des équivalences et de la tentative de la laisser se manifester?

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  19. Je ne sais pas vous mais moi la maniére dont sont traités par les médias les évenements significatifs m’interpelle . Cahuzac , on sait qu’il est ministre du budget , mais sait-on que c’est pour le coup un lampiste
    qu’on met au job le plus ingrat du gouvernement , celui qui paye vraiment donc tranche , pas à ce prix , pas maintenant , etc bref celui qui dit non . Faut pas étre grand clerc pour comprendre qu’il y a du gros qui n’a pas l’habitude qu’on lui dise non et que méme si Cahuzac était une blanche Colombe , on pourrait créer un scandale ne serait-ce qu’en laissant planer le soupçon que ce n’est pas normal . Les médias n’évoquent pas un instant la question : quel est le salopard qui a été frustré au point de baver sur médiapart . On nous prend pour des cons ?
    Autre exemple , je n’aime pas Montebourg , je deteste les nationalisations , mais de la part d’un état impliqué lourdement dans les collatéraux de Florange , n’est ce pas de bonne guerre de brandir la menace sachant qu’il existe des repreneurs fiables si Mittal revend les annexes avec les hauts fourneaux ?
    Autre exemple Emmanuel Walls : on parle trop de l’or . Qui en parle ? Les pubs genre vendez vos reliques qui servent à rien ? Ou les afficionados qui dramatise leurs fonds de commerce et nous font croire que la fin du monde est imminente , genre on est en phase 2 on va passer en phase 3 ? A y regarder de prés l’or c’est encore pour les initiés , à mon avis ce qui compte c’est le graphe en pouvoir d’achat .
    Mon sentiment est que malgré tout nous vivons encore dans un disneyland , on regarde mais on touche pas ,
    ce qui permet aux médias et aux politiques de continuer à nous prendre pour des cons sans étre ridicules , on sent quand méme une pointe de doute ….

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  20. Vendredi 7 decembre : emploi us, on flirte toujours avec la récession.

    Les médias mettent en avant le chiffre de 146 00 créations d’emploi en Novembre et le recul du taux de chomage officiel à7,7%. Cette façon de présenter les choses est trompeuse.

    Le chiffre de 146 000 est le chiffre qui resulte de l’enquète aupres des établissements.
    L’enquète aupres des ménages fait ressortir 122 000 pertes d’emplois.

    Les chiffres de l’emploi us sont toujours non significatifs, mais ils le sont encore plus maintenant depuis Obamacare. Les entreprises pour echapper aux cotisations obligatoires transforment des emplois à plein temps en emplois à temps partiels. Le seul chiffre significatif est donc celui des heures travaillées et ce chiffre stagne depuis plusieurs mois.

    Par ailleurs la baisse du taux de chomage provient d’une très forte hausse de la population de ceux qui ne sont pas comptés dans la force de travail: en hausse de 350 000.
    Si on corrige pour tenir compte du tripatouillage sur la force de travail , le chomage americain est superieur à 10%

    Il suffit de retirer toute la population de la force de travail et le chomage disparaitra totalement.

    Sur un an le chiffre des gens non comptés dans la force travail a explosé de 2 380 000 .

    Quand les gens ne travaillent pas, le fait qu’ils soient comptabilisés ou non dans la force de travail ne change rien à la prospérité réelle du pays, ils sont inactifs et sont à charge.Ce n’est que de la cosmetique politique.

    Le chiffre U6, qui consitue une moins mauvaise approximation du sous emploi americain ressort a 14,4% en recul de 0,2.

    Pres de 8 millions de personnes travaillent à temps partiel contre leur gré.

    Le chomage de longue durée touche 40% des chomeurs.

    Les salaires réels continuent de regresser. En fait les salaires disponibles chutent encore plus car les impots locaux et ceux des états montent fortement. Les prix administrés eux s’envolent. Donc, le revenu disponible baissant, le recours à la dette pour maintenir le niveau de vie est à nouveau impératif.

    L’enquete GALLUP sur les intentions d’embaucche des petites et moyennes entreprises est mauvaise, on rechute vers les mauvaises intentions de 2008.

    Dans un autree registre l’enquète de l’Université du Michigan sur la confiance des consommateurs fait ressortir un lourde chute à 74,5 contre 82 attendu et 82,7 le mois précédent.

    Les statistiques américaines sont erratiques depuis plusieurs mois ce qui indique que la tendance se détériore.

    Les indicateurs précurseurs sont plus mauvais que les indicateurs coincidents, le ratio des uns sur les autres pointent vers la récession. L’ECRI précurseur depuis de nombreux mois sur cette question maintient que les Etats Unis vont entrer en recession. Nous nous contentons de dire que l’on flirte avec la recession, car les manipulations de toutes sortes sont toujours possibles.

    Ce qui est sur c’est que la degradation des marges des entreprises consititue un indicateur non équivoque et avancé du ralentissement en cours.

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  21. Je suis saoul, et c’est ici que je vais faire ma Logorrhée.

    Qui ose, à par notre lupus, liée le libéralisme sur les fondations d’une philosophie qui ne chie pas du marbre. Personne.

    Est-ce pour autant que la fondation est la bonne, que la compréhension est totale. J’en doute.

    Comment peut-on être plus libéral que Nietzsche, un philosophe naturaliste.

    Des clepto, des plouto, oui bien sûr, mais des hommes quand même. La volonté de puissance en eux, évidemment. Mais la volonté de puissance, ce n’est pas vouloir la puissance, mais une volonté de volonté. Vouloir avoir de l’enthousiasme. Bref le fond.

    Des approximations, mais qui ont le mérite d’ouvrir le débat au niveau. Les systèmes ne tombent pas du ciel, ce sont ceux des hommes. Imparfaits, même souvent débiles, et pas parce que nous sommes imparfaits, mais parcequ’un système parfait nous donnerait une envie impérieuse d’un suicide, individuel, et immédiat.

    Qu’est ce qui peut être pire que (déjà que l’on sait que va mourir ça c’est sûr) de savoir ce qui nous attend. Quelle tristesse, une véritable tristesse d’avoir un budget respecté, quand on parle de sa vie.

    Nietzsche, contre toute apparence, première lecture, était le plus modéré des hommes. Le style, le grand style, la facilité, mettant en harmonie nos forces actives avec la raison, la surface, la réaction, un Miles Davis qui joue dans la mesure et dans la gamme, mais comme si elles n’existaient pas, comme s’il parlait, comme un enfant sortant ses premières phrases.

    Tout ça pour dire quoi ?

    La généalogie.

    Je suis des Loic, des Lupus, des Charles, et ce, depuis longtemps.

    Ils sont intelligents, très, trop. Ils sont ça c’est sûr.

    Mais à quel point Platon est en Lupus ?

    Un modèle, un modèle contre un autre, mais un modèle quand même.

    La vrai limite, et Lupus le dit, c’est quand l’homme commence à se prendre pour dieu. Et dieu, c’est quoi dieu ? dieu, c’est ce qui parle en nous. La jalousie, la cupidité, l’amour, la compassion, .., les dieux grecs sont les dieux, multiples, calés sur l’humain, faits pas l’humain, sans en être conscient.

    Kant et Schopenhauer, 2000 ans il aura fallut attendre, avant que l’on ose le truc suivant : « Ce n’est pas dieu, être infini, qui nous pense, c’est nous êtres finis qui pensons dieu ».

    Nietzche a fait le reste.

    Heidegger l’a appelé l’oubli de l’oubli. Il a raison. Nietzsche, c’est la barrière, la zone interdire, le « les vivants ne peuvent juger la vie car ils en font partie, les morts non plus, mais pour une autre raison ».

    La bête qui devient consciemment bête. Qui se force à oublier que c’est précisément pour cela qu’elle s’est posée ces questions.

    En revanche, après Nietzsche, il devient impossible de se les poser comme avant.

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    • @Bruno Liautaud

      Vous touchez d’un doigt quelques questions sur la conscience. Faites de même avec votre bouteille…sans plus qu’il n’en faut :-)

      Porter une conscience est un départ que nombreux se refuse. Peu importe les raisons ou la raison, car c’est l’arrivée qui compte, la mort et les souffrances pour certains comme vous le souligné, la jouissance pour d’autres, enfin un mélange le plus souvent… entre deux pilules, voir deux verres.

      L’homme est un escroc, il le restera. La finance n’est qu’une vulgaire fraude rendue nécessaire pour soumettre l’humanité à un semblant d’ordre, et comme les religions, elle a échoué. Il nous faut un autre mythe, une autre idéologie. La spiritualité c’est autre chose, elle évite de se prendre pour un Dieu.

      Reste la force brute, pour diversion quand le bon sens s’évanouit. L’intelligence n’est d’aucun recourt pour les questions sociétales, car elle restera individuelle à défaut d’être collective.

      Non pas qu’elle ne puisse être collective, mais les usurpateurs la redoutent, la combattent. Regardez ce qui reste du mot démocratie. Rien. Le néant. La fraude.

      Nous sommes entrés dans un chaos monstrueux, sans nom, sans raison, et nous ne sommes pas près d’en sortir puisqu’il est savamment orchestré. Il nous faudra de la rage, de la violence, de la détermination, de l’extrême, donc encore plus de bêtise.

      Alors merci à vous, à Bertez et bien d’autres, pour partager vos réflexions qui nourrissent les prises de décisions dans le passage aux actes qui jalonnent nos parcours. Nous souffrons, vous souffrez, par sagesse de la responsabilité humaine qui fait trop souvent défaut.

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    • > Kant et Schopenhauer, 2000 ans il aura fallut attendre, avant que l’on ose le truc suivant : « Ce n’est pas dieu, être infini, qui nous pense, c’est nous êtres finis qui pensons dieu ».

      On sait depuis plus logntemps encore que ce n’est pas Dieu qui a créé l’homme, mias au contraire l’Homme qui a créé dieu.

      C’est-à-dire que le besoin naturel d’explication du monde duquel il prenait de plus en plus conscience au fur et à mesure de l’avancée de ses connaissances, de son langage (par rétroaction) a conduit l’Homme de la magie préhistorique aux déismes variés (et contradictoires). Cette réponse évolutive, et plus stupide encore que la mécanisque céleste pré-copernicienne, possède l’énorme avantage d’apporter l’apaisement, quitte à changer de dieu ou d’exgésèse pour continuer à croire, donc à moins souffrir.

      tout comme les « monnaies » de singe actuelles apportent un grand soulagement aux citoyens … tant qu’ils n’en ressentent pas des effets négatifs trop insupportables.

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      • @keynes

        Pour le plaisir puisque vous semblez bien sur de vous sur la question de Dieu, je vous conseille de lire un ouvrage rédigé par un francais de Nancy, je crois, Raymond Ruyer, génialement complexe mais cela tient debout, qui précisement traite de la question de savoir si c’est Dieu qui nous pense ou nous qui pensons Dieu.
        Le titre du livre à lire absolument: « La Gnose de Princeton »

        Bonnne lecture et bonne concentration vous en aurez besoin!

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  22. Samedi 8 décembre 2012 :

    Un article très important sur l’Irlande :

    L’Irlande « a besoin de plus de temps » pour rembourser l’argent utilisé pour renflouer ses banques, a réclamé samedi dans la presse allemande le gouverneur de la Banque centrale d’Irlande, Patrick Honohan.

    « Le gouvernement essaie de regagner la confiance des marchés financiers et le plan de remboursement actuel complique cela », a estimé M. Honohan, dans un entretien au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung.

    L’Irlande, dont les banques avaient été durement frappées par la crise financière, avait dû demander fin 2010 une aide à l’Union européenne, à la Banque centrale européenne (BCE) et au FMI.

    Ce plan de sauvetage prévoyait 85 milliards d’euros d’aides sur trois ans en échange de la mise en oeuvre de douloureuses mesures d’austérité.

    Plus de 30 milliards d’euros ont été prévus pour renflouer les banques en difficultés Anglo Irish Bank et Irish Nationwide Building Society (INBS), nationalisées puis fusionnées.

    « Cet argent sera assurément remboursé, mais cela doit s’opérer sur une période plus longue », a affirmé M. Honohan.

    Interrogé sur le délai supplémentaire nécessaire pour rembourser, le gouverneur de la Banque centrale d’Irlande a plaidé pour la recherche d’une « solution durable », qui n’aurait pas à être de nouveau modifiée par la suite.

    « En conséquence, le délai de remboursement devrait être considérablement allongé », a-t-il ajouté, sans donner aucune autre précision.

    http://www.boursorama.com/actualites/l-irlande-a-besoin-de-plus-de-temps-pour-rembourser-d6283fc6783fb9654f3eab584245a0d8

    En clair, l’Irlande dit à ses créanciers :

    « Je suis en faillite. Vous m’avez prêté 85 milliards d’euros. Je vous remercie pour ce prêt. Je ne peux pas vous rembourser comme c’était prévu, mais ce n’est pas grave. Je vous rembourserai plus tard. Le délai de remboursement sera considérablement allongé. De toute façon, si vous n’êtes pas contents, c’est pareil. »

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  23. Il y a rapport certain entre Nietsche et l’or , du genre parapluie sur machine à coudre , horizon à mille plateaux . J’en donne quelques uns . Pour égayer .
    Le propriétaire du Titanic on sait qui s’était JP Morgan , aujourd’hui banque qui joue contre l’or et encore plus l’argent , méme destin ? Là je joue le rapport entre Dieu et la terre , où descent Zarathoustra : l’Amérique .
    Autre film , on ne saura jamais la réponse à la question posée dans il était une fois dans l’ouest pas Fonda le pére au milliardaire son patron , qu’est qui vous fait courrir comme çà ?
    Faut étre Américain . C’est cruel parce que le patron c’est Leland Stanford , comme l’université qu’il a fondé ,
    il est atteint de locomotor ataxia , ce qu’il l’a poussé au départ c’est l’or californien mais ce qui le fait courrir c’est le pétrole de Rockfeller , qui ne sait pas prendre le bateau comme son adversaire Deterking ( = Rotschild ) donc prend le train .
    Autre film qui attend son metteur en scéne pourquoi Castro contreint pas l’émbargo demande à MMe Rockfeller de mener les négociations avec l’Afrique du Sud , suite à la victoire du Che en Angola .Certes parce qu’elle est sur l’ile , toute à sa passion écologique des plages et de leur environnement . Mais pourquoi accepte t-elle et exige la libération de N Mandela ? Elle prévoyait la baisse de la production d’or donc de l’emploi du mercure ou du cyanure , à cause des gréves des Noirs , où la perturbations du traffic des pétroliers ?
    Scénario en cours , aprés la victoire de Deng Tsiao Ping , la production d’or monte en Chine , en fléche , elle
    compense la perte en Afrique du Sud et méme plus . Depuis >Deterking la Chine a toujours été le desespoir des Rockfeller . Elle monte où , dans la province du Shandong (100 millions d’h) , patrie de Confucius et de Sun Tse , mais aussi de la plupart des ‘députés’ du Congrés Chinois actuel (13.3 % , alors que Pékin :5 ‘députés’ , il est vrai ceux qui compte le plus , les membres du CC , 4 pour Shangai ) . Par hasard , encore ,
    le Shandong est jumelé , avec quoi ? . Les pays de la Loire , vous savez , capitale Nantes , JM Ayrault .
    On parle trop de l’or comme dit E Walls .

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  24. Bonjour Monsieur Bertez. Pour calculer la valeur théorique de 1000gr d’or, vous divisez l’endettement US par la quantité d’or en circulation dans le monde ? Ou la masse monétaire US par la même quantité d’or ? Merci.

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  25. […]    Vous avez remarqué que nous écrivons très rarement sur l’or. Pourtant, c’est l’un de nos centres d’intérêt majeur ; nous n’écrivons pas souvent parce que, écrire trop régulièrement finit par donner à l’or un statut qu’il n’a pas. L’or n’est pas un véhicule de trading boursier. L’or n’est pas un asset financier. L’or, s’il présente un intérêt, c’est parce qu’il est : La Monnaie. […]

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  26. […] Nous avons, il y a quelques mois, produit un texte qui traitait de façon plutôt économique et mon…Nous soutenions que c’est une caractéristique de la domination des pouvoirs que d’imposer comme équivalentes des choses qui ne le sont pas. […]

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