Art de la guerre monétaire et économique

Islamo-fascisme et complaisance occidentale Par Eric Verhaeghe/ Premier coup de semonce d’un conflit généralisé ou/et Vers une guerre de religion infra-islamique?

Islamo-fascisme et complaisance occidentale

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Pourquoi l’Occident se montre-t-il si faible vis-à-vis de l’islamo-fascisme? Cette question taboue mérite quand même d’être posée à l’issue des dernières déclarations du président turc Erdogan à propos de Hitler.

Jusqu(ici tout va bien Le 2/1/2016

Erdogan et l’islamo-fascisme

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Le président islamiste Erdogan ne s’embarrasse plus de fioritures et jette les masques: il vante les vertus du nazisme comme modèle d’inspiration politique durant ses conférences de presse.

« Dans un système unitaire [comme la Turquie], un système présidentiel peut parfaitement exister. Il y a actuellement des exemples dans le monde et aussi des exemples dans l’Histoire. Vous en verrez l’exemple dans l’Allemagne nazie. »

Une phrase de ce type mise dans la bouche de n’importe quel homme politique français, et spécialement d’un responsable du Front National, vaudrait à son auteur des procès en cascade, des amendes colossales et des stigmatisations éternelles de la part des médias. On se souvient ici des propos de Jean-Marie Le Pen sur les chambres à gaz comme « détails » de l’Histoire: des années après, le bonhomme est toujours sommé de s’expliquer sur le sujet.

Paradoxalement, quand un président islamiste adopte un discours directement « nazi », l’Occident se tait.

L’islamo-fascisme et les Etats-Unis

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Dans le registre des silences, celui des dirigeants européens tient une place de choix. Ceux-ci viennent d’annoncer une reprise des négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne, et ont prévu de débloquer 7 milliards d’euros d’aide à la Turquie pour créer des camps où les réfugiés seront triés avant de pouvoir rentrer dans l’Union. Cette idée, largement poussée par l’Allemagne qui peut se revendiquer d’un grand savoir-faire traditionnel dans ce domaine, transforme de fait Erdogan en garde-frontières de l’Union et lui donne tous pouvoirs pour déclencher une nouvelle marée humaine vers l’Europe. Il est évidemment difficile d’avouer qu’un tel pacte est noué avec un admirateur d’Hitler.

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Mais le silence le plus amusant reste celui de la presse américaine, qui a peu relayé les propos d’Erdogan et a surtout relayé les démentis de la présidence turque après ce dérapage verbal. C’est ainsi que le New York Times a directement titré:

La Turquie dit que le commentaire d’Erdogan sur Hitler a été déformé!

Malheureusement, pour ce quotidien de référence, l’adresse URL de l’article montre bien que le titre d’origine était:

turkeys-erdogan-seeking-a-more-powerful-presidency-cites-hitlers-system.

(La Turquie d’Erdogan à la recherche d’une présidence plus puissante se réfère au système hitlérien)

Le directeur de la publication sera passé par là pour adoucir un titre qui pourrait froisser l’allié turc.

L’islamo-fascisme en Turquie

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Cette volonté occidentale de ne pas regarder en face la menace géopolitique qu’Erdogan fait peser sur l’Occident ne manque pas de surprendre. Le Président turc a beau enchaîner les pires méfaits, ses alliés de l’OTAN ne disent rien, et même applaudissent des deux mains.

Depuis plusieurs mois, Erdogan a pourtant joué la carte de la provocation ouverte: arrestations de journalistes, voire emprisonnement ou assassinat d’opposants, attentat suspect durant une manifestation organisée par un parti kurde, répressions sévères de manifestations démocratiques, attaques en règle contre les symboles laïques du pays, rien n’y fait. Nous ne voulons rien voir, et nous refusons d’admettre que le dragon Erdogan est bien plus dangereux pour nos libertés que Bachar El-Assad.

Pire: la Turquie s’est récemment lancée dans une politique de répression farouche contre ses minorités kurdes que les médias subventionnés, en France, passent totalement sous silence. 50 civils en seraient morts pour le seul mois de décembre, mais ce bilan est sans doute plus lourd puisque ces villes sont sous couvre-feu depuis plusieurs semaines.

Pourquoi l’indignation de l’Occident est-elle forte lorsque le laïc Bachar El-Assad est accusé de bombarder des civils syriens, et quasi-nulle lorsque l’islamiste Erdogan pratique la même politique sur son propre peuple?

L’Occident est-il l’allié volontaire d’un bloc islamo-fasciste?

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Les dangers présentés par Erdogan sont bien pires encore pour l’Occident. Tout laisse en effet à penser que la Turquie apporte un soutien logistique, voire beaucoup plus, aux terroristes de l’Etat Islamique qui combattent en Syrie.

Ce soutien est apparu à deux reprises.

D’une part, la Turquie abrite probablement les camps d’entraînement de Daesh et favorise ainsi l’efficacité militaire de l’Etat Islamique. Sur ce point, des propos régulièrement rapportés par des journalistes européens en reportage en Turquie laissent peu de doutes.

D’autre part, la Russie n’a jusqu’ici jamais été démentie lorsqu’elle a affirmé de façon répétée que laTurquie favorisait la vente et l’exportation du pétrole de Daesh. Cette protection accordée à l’Etat Islamique constitue un atout important pour la persistance de la menace terroriste.

Sur tous ces points, les dirigeants occidentaux se taisent et font semblant de ne rien voir. Quelques arrestations de terroristes donnent le change et permettent de dissimuler le double jeu d’Erdogan.

La Turquie, épine islamiste dans le pied occidental

On notera que le site Politico a consacré un article aux risques que la Turquie représente pour l’Occident. L’article examine les risques d’un conflit armé entre l’OTAN et la Russie à cause de la Turquie. Il pose notamment cette question:

Why are EU leaders tolerating the Turkish government going to war against the one group that has been successful at fighting ISIL on the ground?

(Pourquoi les leaders européens tolèrent-ils que le gouvernement turc fasse la guerre au seul groupe victorieux au sol dans la lutte contre DAESH?)

Voici une excellente question que nous pouvons, nous aussi, nous poser…

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http://www.eric-verhaeghe.fr/islamo-fascisme-et-complaisance-occidentale/

L’ARABIE EXÉCUTE 47 PERSONNES DONT UN CHEF RELIGIEUX CHIITE

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Le droit de l’hommisme s’arrête aux portes du coffre- fort saoudiens! N’est ce pas Monsieur Hollande?

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L’Arabie saoudite a exécuté samedi 47 personnes condamnées pour « terrorisme », dont des membres d’Al-Qaïda et l’imam chiite Nimr Baqer al-Nimr, figure de la contestation contre le régime. La mort de ce dignitaire religieux a suscité la colère dans le monde chiite.

L’Iran a immédiatement réagi, en promettant que Ryad paiera « un prix élevé » pour la mort du cheikh Nimr al-Nimr. « Le gouvernement saoudien soutient les terroristes et les extrémistes takfiri (sunnites radicaux) tout en exécutant et supprimant ceux qui le critiquent dans le pays », a dit le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Cette exécution aura des répercussions qui entraîneront la chute de la famille régnante en Arabie saoudite, a estimé pour sa part le dignitaire religieux iranien Ahmad Khatami. Au Yémen, le mouvement houthi a annoncé porter le deuil « d’un guerrier saint » exécuté « après une parodie de procès et en violation flagrante des droits de l’homme ». 

Crainte d’une « poussée de colère »

Mohammed al-Nimr, le frère du religieux exécuté, a dit espérer que les réactions à la mort du cheikh seraient pacifiques. Il a averti que la mort de son frère pourrait provoquer une poussée de « colère des jeunes » de cette communauté minoritaire dans le royaume.

A Bahreïn, des dizaines de personnes ont manifesté contre cette exécution. La police locale a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les protestataires, selon un témoin. Le parlementaire irakien Mohammed al Sayhoud a pour sa part dénoncé une mesure qui vise à « embraser à nouveau la région » et à provoquer des affrontements entre sunnites et chiites.

Nimr al-Nimr et six autres chiites, dont son neveu Ali, avaient été condamnés à la peine capitale et à avoir leur dépouille exposée en public, ce qui constitue la peine la plus dure en Arabie saoudite. Mineur au moment de son arrestation, Ali ne figure toutefois pas parmi les suppliciés qui, en règle générale, sont décapités au sabre.

Les condamnés – 45 Saoudiens, un Egyptien, un Tchadien – ont été exécutés dans douze villes du royaume, a précisé le ministère de l’Intérieur dans un communiqué. Ils avaient été condamnés, selon les autorités, dans différentes affaires, notamment pour avoir épousé l’idéologie radicale « takfiri », rejoint des « organisations terroristes » et mis à exécution des « complots criminels ».

Chiites marginalisés

Le cheikh Nimr al-Nimr, 56 ans, virulent critique de la dynastie sunnite des Saoud, a été la figure de proue d’un mouvement de contestation qui avait éclaté en 2011 dans l’est de l’Arabie où vit l’essentiel de la minorité chiite. Cette communauté se plaint d’être marginalisée dans ce pays majoritairement sunnite.

Il avait été condamné à mort pour « sédition », « désobéissance au souverain » et « port d’armes » par un tribunal de Ryad spécialisé dans les affaires de terrorisme. Son arrestation en juillet 2012 s’était déroulée de manière mouvementée et deux de ses partisans avaient été tués au cours des manifestations qu’elle avait provoquées.

Djihadistes d’Al-Qaïda

Parmi les personnes exécutées figurent aussi des djihadistes sunnites condamnés pour leur implication dans des attentats revendiqués par Al-Qaïda en 2003 et 2004. La liste inclut le nom de Fares al-Shuwail, présenté par des médias saoudiens comme étant un leader religieux d’Al-Qaïda en Arabie saoudite.

En 2011, les autorités saoudiennes avaient mis en place des tribunaux spéciaux pour juger des dizaines de Saoudiens et d’étrangers accusés d’appartenir à Al-Qaïda et d’avoir participé à une vague d’attentats sanglants (plus de 150 morts) dans le royaume entre 2003 et 2006.

C’est l’actuel prince héritier Mohammed ben Nayef qui avait supervisé la répression contre Al-Qaïda et il avait lui-même réchappé à un attentat. Le 1er décembre, la branche d’Al-Qaïda au Yémen avait menacé de faire « couler le sang » si les autorités saoudiennes décidaient de mettre à mort des djihadistes détenus en Arabie.

Il s’agit des premières exécutions de l’année 2016 dans ce royaume qui avait mis à mort plus de 150 personnes l’an dernier. Terrorisme, meurtre, viol, vol à main armée, apostasie et trafic de drogue sont passibles de la peine capitale dans ce pays régi par une version rigoriste de la charia (loi islamique).

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Premier coup de semonce d’un conflit généralisé

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by Strategika51 Le 3/1/2015

L’exécution du Cheick Al-Nimr, chef de file des opposants de la minorité chiite en Arabie Saoudite, noyée dans une série d’exécutions de condamnés sunnites appartenant à Al-Qaïda et d’autres, chiites, appartenant à divers groupes autonomistes, principalement à l’Est du pays, là où se concentre les fabuleux gisements d’énergies fossiles du royaume, a de quoi surprendre un observateur suivant l’évolution des évènements dans la région du Moyen-Orient du Golfe arabo-persique durant ces trente dernière années. Et pour cause. Cette escalade au stade ultime vise à relancer, à un niveau supérieur, une guerre inter-confessionnelle ayant servi les intérêts de l’empire peu après l’invasion US de l’Irak.

Prosaïquement et aussi étonnant que cela puisse paraître venant d’un Etat aussi influent que l’Arabie Saoudite, ce geste particulièrement hostile à l’égard de l’Iran, équivaut à l’image figurée d’un joueur d’échecs perdant subitement patience face à son adversaire interrompant le jeu par un acte de violence ou de vandalisme rendant impossible la poursuite de la partie.

L’Arabie Saoudite est en guerre contre l’Iran et les soubassements de cette hostilité sont loin d’être réduits à l’unique grille de lecture d’une rivalité confessionnelle aussi réelle qu’elle puisse se manifester au niveau régional.

En réalité, cette perte de contrôle souligne que Ryad a fini par perdre patience. La guerre en Syrie dont l’Arabie Saoudite est un des protagonistes majeurs tourne de plus en plus à sa défaveur tandis que la guerre au Yémen est en passe de devenir un véritable cauchemar stratégique. L’immense effort de guerre saoudien en Irak (de 1979 à 1988 en faveur de Saddam Hussein contre l’Iran, puis de 1990 à 2003 contre Saddam Hussein avant de mettre le feu au pays en soutenant des factions tentant de briser l’influence iranienne sur le pays), en Syrie (depuis 1986 et de façon plus active depuis mars 2011) et au Yémen (campagne aérienne parmi les onéreuses de l’histoire militaire contemporaine), pour ne retenir que ces fronts ouverts, a fini par porter atteinte à son économie et donc menacer sa stabilité et sa cohésion internes. Tout ceci dans un contexte économique mondial marqué par un net déclin des prix du baril de pétrole, résultat partiel de manoeuvres saoudiennes au sein de l’OPEP visant à abattre les économies de Moscou, Pékin et par dessus tout, Téhéran pour le compte de Washington.

Mettre le feu aux poudres est aisé. Le mal est fait. Eteindre l’incendie est par contre fort difficile. Les provinces orientales du Royaume où se concentrent la plupart des complexes pétrochimiques abritent une minorité chiite dont les revendications peuvent à tout moment basculer vers le séparatisme ou une certaine forme de vassalité envers Téhéran. Le scénario d’une partition plane depuis des décennies sur le royaume.

En fin de compte, tout dépendra de la réaction ou pour être précis de la capacité de Téhéran et ses alliés à ne pas répondre à une provocation directe et ne pas être amené à une confrontation ouverte avec Ryad, c’est-à-dire Washington…

A peine deux jours après le passage en l’an 2016 et nous assistons à la première tentative de provoquer un glissement direct vers une guerre mondiale généralisée.

https://strategika51.wordpress.com/2016/01/03/premier-coup-de-semonce-dun-conflit-generalise/

La fragilisation interne  du Royaume Saoudien provoque un activisme dangereux que l’on peut assimiler à une sorte de fuite en avant. La situation en devient de plus en plus instable dans  la région. L’Arabie Saoudite et l’Iran  s’affrontent déjà indirectement en Syrie, au Yemen et en Irak. Les Saoudiens voient d ‘un mauvais oeil  la levée de l’embargo à l’égard de l’Iran et sa réintégration dans  la communauté internationale. Ils accusent les Iraniens  de chercher à déstabiliser les régimes de la région par le biais des populations chiites qui y résident. Un comble:  ils affirment que les Iraniens cherchent à imposer le confessionnalisme. Bruno Bertez Le 3/1/2016

Vers une guerre de religion infra-islamique?

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Jusqu’ici tout va bien le 4/1/2016

La rupture des relations diplomatiques entre l’Arabie Saoudite et l’Iran annonce-t-elle une guerre de religion infra-islamique opposant les sunnites et les chiites? Il est sans doute trop tôt pour le dire, mais si cette menace devait se réaliser (comportant, en creux, la menace d’un conflit plus ou moins direct entre la Russie et les Etats-Unis), elle serait lourde de signification pour l’ensemble du monde occidental.

Les prémisses d’une guerre de religion

Depuis plusieurs semaines, le Moyen-Orient assiste à une escalade progressive dans l’antagonisme entre le bloc sunnite conduit par l’Arabie Saoudite et la Turquie d’un côté, et l’univers chiite, Syrie comprise. Certains, en France, n’hésitent d’ailleurs pas à accuser Mohammed ben Salman, le Ministre de la défense saoudien et « prince héritier du prince héritier », à jouer aux va-t-en-guerre pour marquer le pouvoir de sa griffe personnelle.

Cette stratégie dangereuse a connu quelques malheurs. La coalition sunnite conduite par l’Arabie Saoudite au Yémen, pour mater la rébellion chiite, enchaîne les revers militaires. L’Arabie Saoudite a dû renoncer à maintenir les troupes auxiliaires qu’elle soutient en Syrie dans la coalition politique qui devrait compter dans les prochains mois. En outre, l’intervention russe en Syrie contribue à affaiblir ses alliés sur le terrain.

Dans ce contexte, l’annonce de l’exécution du cheikh al-Nimr, ainsi que de 46 autres chiites en Arabie Saoudite, est apparue comme l’ultime provocation envoyée par un animal blessé. La forte réaction qu’elle a suscitée en Iran était cousue de fil blanc.

Nul ne sait où la dégradation des relations entre les deux pays peut conduire.

L’Occident joue-t-il la division de l’Islam?

Forcément, et avec un peu de recul, le soutien accordé par les Etats-Unis à l’Arabie Saoudite prend une coloration particulière à l’aune des événements des derniers jours.

D’un point de vue purement cynique, cette stratégie fonctionne: elle permet de neutraliser le monde musulman en suscitant un conflit en interne. Toute l’énergie consacrée à cet affrontement, est de l’énergie en moins consacrée à l’affaiblissement des pays occidentaux. Comme qui disait, il faut diviser pour régner.

Dans cette perspective, on comprend mieux le récent rapprochement entre la Turquie et Israël, qui achève d’arrimer le bloc sunnite aux intérêts occidentaux, pendant que le monde chiite s’appuie massivement sur la Russie pour défendre ses positions. Les Occidentaux jouent la carte du grand bloc sunnite d’Istanbul à Ryad pour circonvenir les appétits iraniens dans la région, soutenus par Poutine.

Au final, les Occidentaux comptent donc sur un affrontement direct entre les sunnites et les chiites pour tirer leurs marrons du feu dans la zone.

Les risques d’une guerre de religion au Moyen-Orient

Cette stratégie repose toutefois sur un certain nombre de paris qui ne manquent pas d’inquiéter.

Premier pari: une victoire sunnite se traduirait automatiquement par une subordination accrue de l’Occident aux pays du Golfe. La question salafiste, dont l’origine est saoudienne, constitue pourtant un sujet majeur dans la maîtrise du risque terroriste en Europe notamment. La réalité montre que les sunnites peinent à exister militairement: il faudra donc les soutenir et nourrir le serpent qui un jour nous mordra.

Deuxième pari: rien n’exclut une dangereuse escalade régionale au Moyen-Orient, qui amènerait tôt ou tard un affrontement plus ou moins direct entre la Russie et les Etats-Unis. La tension entre l’Arabie Saoudite et l’Iran peut donc rapidement se révéler extrêmement périlleuse pour les équilibres mondiaux. Elle intervient dans un contexte de réarmement russe massif, où il ne se passe pas un jour sans que Poutine roule des mécaniques et sans que l’armée russe n’étale la modernisation de son matériel.

Quelle stratégie pour l’Europe?

L’Europe n’a probablement pas grand chose à gagner dans cette affaire. Affronter l’Iran, la Syrie, la Russie, ne s’impose pas comme la démonstration immédiate d’une mise en exergue de ses intérêts vitaux. Pire: le choix d’une alliance avec l’Arabie Saoudite se révèle pour l’instant un choix perdant, puisque les Saoudiens sont incapables d’aligner des forces correctes sur le terrain et que, de toutes parts, leur paquebot prend l’eau.

Rappelons au passage que la France a entamé des pourparlers militaires avec les Russes pour coordonner ses opérations contre l’Etat Islamique.

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http://www.eric-verhaeghe.fr/vers-une-guerre-de-religion-infra-islamique/

EN BANDE SON : 

8 réponses »

  1. Les risques d’une guerre de religion ?
    Mais il y a guerre de religion depuis longtemps… sauf que les médias n’en parlent pas sur ordre des politiques qui sont aux ordres de la franc-maçonnerie.

    L’Islam est un danger terrible mais l’Islam n’est qu’un des instruments utilisés pour déstabiliser le monde libre et ensuite l’anéantir.
    Depuis la révolution, la franc-maçonnerie est une religion d’état et elle a fait des ravages pour faire avancer son projet de monde totalitaire, déchristianisé et sous son unique emprise.

    Le peuple de France doit se débarrasser de la franc-maçonnerie religion d’état qui a le vrai pouvoir sur la politique de notre pays.

    Le peuple de France doit interdire la franc-maçonnerie et l’Islam.
    https://unmondesansislam.wordpress.com/interdire-le-coran-et-lislam-en-europe/

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    • Il reste pourtant une chance a l’humanité. Se serait de s’occuper un peut plus de la spiritualité plutôt que des sciences et des religions. Mais pour cela il faudrait faire une campagne de pub mondiale 🙂 🙂 :).

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  2. Pourquoi une guerre de religions entre les sunnites et les chiite ? Et pourquoi l’occident y prends partie pour les sunnites. A mon avis tout cela est bien joué d’un point de vue stratégique. Créer un conflit religieux dans l’islam reste a mon avis l’unique moyen pour éviter que l’islam soit unis et qu’il puissent se retourner contre l’occident. De plus ils se battent les uns contre les autres avec de l’armement occidental, se qui fait tourner les affaires des marchands d’armes. Il me semble normal dans se cas que les occidentaux fassent tout se qu’il leur est possible pour être du coté des va en guerre plutôt que du coté de ceux qui aimerait bien vivre en paix.
    La division d’un adversaire et la création d’une image négative de l’islam semble être l’enjeu principale du bordel au moyen orient. Je ne dis pas que je soutient se genre de manoeuvre mais au moins cela a un sens pour une société occidentale qui a renier la religion. Elle ne voudrait pas qu’une autre puisse grandir en puissance. Le but sous jacent me semble bien celui de montrer au monde que les religions sont le problème majeur des sociétés moderne.
    Mais il y a tout de même une nouvelle carte religieuse a prendre en compte. On peut remarquer que les sunnites, les protestant et les catholique semble être ensemble tandis que les orthodoxes, les chiites et les chinois semble être dans un autre ensemble. La chrétienté divisé ne supporterait pas que l’islam soit unis. C’est l’unité de l’islam qui au centre de toute ces guerres même si derrière il y a aussi peut être la destruction du Catholicisme européen.
    Du coté économique pur, voire l’iran et l’arabie se déchirer ne serait pas pour déplaire aux occidentaux qui verront là l’occasion d’acheter du pétrole non pas avec de l’argent mais en échange d’armement, belle plus valu.
    L’occident ne peut tolérer un islam unifié. Et Israèl non plus. Je pense que c’est cela la réalité politique de l’occident. Pour allé plus lion c’est la destruction du pouvoirs des religions qui est poursuivi. Sauf dans certain cas très particuliers et minoritaires qui eux font tout pour tenter de créer une république religieuse.

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  3. M’enfin concernant la religion musulman, il faut savoir qu’ils subissent les mêmes lois que les autres religions a savoir qu’a l’intérieur il y a toujours des différences et donc des conflits. Par contre ces différences sont toujours d’accord entre elles lorsqu’il s’agit d’une autre religion. Chacune des religions pensant détenir la vérité. Il ne faut donc pas s’étonner que taux ou tard elles aient envie de s’affirmer sur les autres. La stratégie religieuse c’est de diviser l’autre religion, surtout si la sienne l’ait déjà. Seul les religions avec un tout petit nombres de personnes a des chances de ne pas se diviser, puisqu’elle est très minoritaire. Sinon concernant l’islam cela fait longtemps qu’elle est divisé, je dirais même qu’elle c’est divisé dés sont origine. C’est a dire la mort de Mahomet. Seul la spiritualité pourrait améliorer les choses, mais c’est anti capitaliste 🙂 🙂

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  4. Etat d’urgence à cause du terrorisme.

    Etat d’urgence dans les Bourses du monde entier.

    Et aussi état d’urgence dans l’environnement.

    L’expression de l’année 2016 : état d’urgence.

    Jeudi 7 janvier 2016 :

    Cette nuit en Asie : 29 minutes pour un krach boursier en Chine.

    De plus en plus rapide ! Il n’a fallu que 29 minutes ce matin pour que les bourses de Shanghai et de Shenzhen ferment leurs portes, contre quatre heures lundi , dans ce qui s’apparente à un nouveau krach boursier, le deuxième en quatre séances depuis le début d’année !

    Le CSI Index 300, qui regroupe les principales valeurs des deux places ayant perdu plus de 5% à 9h42, les échanges ont été interrompus 15 minutes, en application d’un nouveau règlement coupe-circuit destiné à éviter tout mouvement de panique. Raté car 2 minutes plus tard – contre 7 minutes lundi – ce même index (et d’autres) ont franchi le seuil de 7% de baisse fatidique amenant à une suspension pour le reste de la journée.

    http://www.lesechos.fr/monde/asie-pacifique/021602331445-cette-nuit-en-asie-29-minutes-pour-un-krach-boursier-en-chine-1190323.php

    Etat d’urgence en Californie à cause de la fuite de méthane massive.

    Le gouverneur de Californie a déclaré l’Etat d’urgence mercredi autour de Los Angeles à cause d’une fuite de méthane massive qui a forcé des milliers de résidents à évacuer et que les experts qualifient de catastrophe écologique majeure.

    « Cette fuite est incomparable, catastrophique car c’est du méthane, un gaz à effet de serre 80 fois plus puissant que le Co2 à l’échelle de 20 ans, et qui agit beaucoup plus rapidement », dénonce Stephanie Pincetl, professeure de sciences environnementales, interrogée par l’AFP.

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  5. A mon avis , cette complaisance de nos autorités et corrélativement , l’arrogance des agresseurs , tient à un fait trés simple notre systéme politique est corrompu par les commanditaires de cet islamo-faschisme . Le pire c’est que le sbire de base le sait , et le citoyen de base aussi et par là ne se respecte méme plus lui méme .

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