Art de la guerre monétaire et économique

Avant, Pendant et Après : L’or était la valeur de l’ancien Monde, le Dollar celui du Nouveau, Bitcoin sera celui de l’Après…(Avec Note du Lupus)

Avant, Pendant et Après : L’or était la valeur de l’ancien Monde, le Dollar celui du Nouveau, Bitcoin sera celui de l’Après…

Note du Lupus

Si l’or fut historiquement associé aux Sociétés dites rurales, le Dollar fut l’éclatant symbole  de la réussite de la Société dite industrielle Bitcoin et les Cryptomonnaies témoignent de la nouvelle ferveur populaire pour les Entreprises du secteur technologique et d’une Société que d’aucun qualifieront de Post-Industrielle

Bitcoin à la fois valeur travail et valeur désir

Pour une fois Libertariens et Marxistes sont réunis dans la même quête…Les uns voient dans les cryptomonnaies un moyen d’échapper à la main mise de l’Etat et à ses taxes outrageusement élevées au regard des services rendues, les autres tiennent avec les mineurs de fond du bitcoin un nouveau prolétariat et un moyen de lutte contre l’impérialisme yankee….Mafias et terroristes mettent tout le monde d’accord puisqu’elles ont trouvé dans les cryptomonnaies un moyen rêvé de blanchiment de leurs activités frauduleuses…

Alors Bitcoin piège à cons ?

L’Avenir nous le dira mais d’or et déjà l’on peut prévoir que la cryptomonnaie ouvre la voie à une « digitmonnaie » référente composée d’un mix survitaminé d’or, de dollar-yuan et de cryptomonnaie…C’est dire qu’une fois que tout le monde s’y sera mis y compris les contempteurs des Banques centrales l’idée d’une bulle ou d’une pseudo valeur des cryptomonnaies paraitra aussi saugrenue que de croire que le plomb peut se transformer en or…

LE LUPUS

Nicolas Maduro a détruit le bolivar ? Il lance une cryptomonnaie pour assurer ses arrières

Dans un discours télévisé, le despote jacobin vénézuélien Nicolas Maduro a annoncé la création d’une cryptomonnaie – le « petro » – assise sur les réserves nationales de pétrole, de gaz, d’or et de diamant. De quoi, selon lui, permettre au pays « de résoudre les problèmes de souveraineté monétaire, de réaliser des transactions et de briser le blocus financier ». Caramba, que n’y avait-il pensé avant pour défendre la valeur du bolivar, monnaie d’un pays assis sur les premières réserves pétrolières mondiales, dont le taux d’inflation pour 2017 sera de 1.133 % sur fond de réduction d’un tiers du PIB en trois ans et de défaut partiel de plus de 120 millions de dollars ? Sentant le sol se dérober sous ses pieds, Maduro et les siens pourraient aussi tenter par le moyen de cette monnaie numérique de contourner le gel, par les Etats-Unis, des comptes de nombreux pontes du régime socialiste.

Un analyste de JP Morgan veut faire du Bitcoin un « actif émergent »

Le Bitcoin et ses semblables qui poussent comme champignons sous la pluie (Ether, Ripple, Litecoin, Dash, Monero, Solarcoin…) semblent malgré l’enflure de leur valeur (exprimée curieusement en monnaies d’Etat tel le dollar ou l’euro) faire saliver certains caciques de la finance. Pour l’analyste de JP Morgan Nikolaos Panigirtzoglou, l’intégration de ces cryptomonnaies dans les marchés offrirait la possibilité « de les élever au rang d’une classe d’actifs émergente ». Bien que la valeur du Bitcoin ait explosé à 11.000 dollars, Cboe Global Markets et CME Group projettent de lancer des contrats à terme sur la cryptomonnaie. De la spéculation au carré. La sortie de M. Panigirtzoglou est d’autant plus surprenante que le PDG de JP Morgan Jamie Dimon a toujours suivi une ligne critique sur le Bitcoin, qualifiant la cryptomonnaie de « stupidité », de « fraude », qui « éclaterait » un jour. M. Dimon semble pourtant avoir laissé parler son analyste quand ce dernier assène que « La perspective du lancement de contrats à terme sur le Bitcoin dans un cadre normal pourrait légitimer et accroître l’attractivité des cryptomonnaies ».

Pour le macro-économiste Felix Martin, le Bitcoin est l’enfant « des libertariens comme des marxistes »

Et pourtant… Si l’or, que le Bitcoin prétend égaler en sécurité, fut taxé de « relique barbare » en 1923 par Keynes, qu’aurait dit ce dernier du Bitcoin ? L’or, nonobstant son statut de valeur refuge à volume quasi-stable, n’en revêt pas moins une valeur d’usage par son utilité industrielle ou médicale. Le macro-économiste Felix Martin estime, dans le Daily Telegraph, que « le Bitcoin est le lieu de convergence de trois des forces les plus importantes du monde actuel ». La première est la technologie de l’information, qui a bouleversé le commerce de détail (Amazon), décimé le prix du transport (Uber) et réduit à rien celui des communications à longue distance (Skype). Le Bitcoin renverrait au rang de reliques le système monétaire classique. Par ailleurs, le Bitcoin incarnerait la défiance vis-à-vis du système financier après le krach de 2008. Enfin, selon Felix Martin, il illustrerait la fronde contre les dirigeants politiques. Et de poser cette analyse qui illustre la convergence entre l’analyste de JP Morgan et Maduro : « Les libertariens comme les marxistes sont d’accord sur le fait que l’establishment et ses élites se sont accaparé le meilleur et que les gens en ont assez ».

Les cryptomonnaies ont permis un enrichissement déconnecté du travail

Les cryptomonnaies relaieraient ces aspirations… tout en permettant un enrichissement totalement déconnecté du travail et la valeur. Un comble pour une époque « branchée » qui passe son temps à donner des leçons de moraline. Au demeurant, rien de très original dans cette monnaie « contestataire » échappant aux Etats. Le Moyen-Age vit « l’écu de marc », monnaie internationale des commerçants européens, l’Argentine connut des monnaies locales face au contrôle des capitaux voici 16 ans. Mais jamais elles ne réussirent à détrôner les devises des Etats. 

Réguler le Bitcoin contre l’évasion fiscale, le blanchiment, le financement du terrorisme. Et la bulle ?

Les gouvernements s’inquiètent bien sûr des possibilités d’évasion fiscale, de blanchiment, de financement du terrorisme ou de couverture de faillites d’Etat (cf. le Venezuela) qu’offrent ces cryptomonnaies. Le Trésor britannique et l’UE veulent encadrer les plateformes de négociation pour qu’elles rapportent les transactions suspectes.

Matthieu Lenoir

http://reinformation.tv/bitcoin-cryptomonnaie-nicolas-maduro-jp-morgan-lenoir-77920-2/

Dimanche, le président vénézuélien Nicolas Maduro a annoncé la création d’une cryptomonnaie pour lutter contre le blocus américain. La monnaie en question, appelé « Petro », en clin d’œil au pétrole, sera basée sur les immenses réserves d’or noir du Venezuela, mais aussi sur ses détentions en or et en diamants.

« Cela nous permettra d’avancer vers de nouvelles formes de financement international pour le développement économique et social du pays», a dit Maduro. Le président vénézuélien a également annoncé la création d’un « observatoire de blockchain », une plate-forme qui permettrait les achats et les ventes de cryptomonnaie.

Mais beaucoup d’observateurs doutent que le succès sera au rendez-vous pour la nouvelle monnaie virtuelle vénézuélienne. « Vous pouvez la construire, mais la confiance, l’acceptation et son utilisation sont ceux qui déterminent le succès d’une cryptomonnaie. En ce qui me concerne, ce sera assez limité. Le bolivar aussi se base sur les réserves [de pétrole du pays] et n’a aucune force. La confiance dans un pays dépend des niveaux de production et de la richesse qu’il génère », a indiqué Henkel Garcia, qui dirige Econometrica, un bureau de consultants.

Le Venezuela en quasi-défaut de paiement

Plusieurs agences de notation considèrent que le Venezuela, et la compagnie pétrolière publique du pays PDVSA sont en défaut partiel de paiement. En août, les États-Unis ont imposé des sanctions au pays, qui interdisent à toute institution  financière américaine de lui accorder de nouveaux financements.

Selon Maduro, ces sanctions ont empêché les citoyens et les entreprises américains d’acheter des obligations souveraines du Venezuela, ou émises par PDVSA, ce qui explique cette situation.

Un pays qui connait bien les cryptomonnaies

Le Venezuela n’est pas novice en matière de cryptomonnaie. Dans ce pays, « miner » des bitcoins est devenu un moyen de survie. On estime que des dizaines de milliers de Vénézuéliens minent des bitcoins pour tenter de se protéger contre l’inflation du pays, qui devrait atteindre 2300 % en 2018.

En effet, il semble ainsi possible de tirer un revenu de 500 $ par mois. Pour le Venezuela d’aujourd’hui, c’est une véritable petite fortune, qui peut permettre de soutenir une famille de 4 personnes et d’acheter un certain nombre de produits essentiels.

Car le gouvernement socialiste du président vénézuélien Nicolas Maduro subventionne largement le secteur de l’énergie. Au Venezuela, l’électricité est donc quasiment gratuite…Une mine pour les mineurs de bitcoins.

Cependant, le gouvernement n’a pas manqué de remarquer la progression de cette activité. Il estime que l’exploitation de la monnaie virtuelle est une activité capitaliste nuisible, et a décidé de la réprimer. Ceux qui se livrent à cette activité peuvent être arrêtés pour vol d’électricité, et risquent la confiscation de leur ordinateur.

EVOLUTION COMPARÉE DE LA COMPLEXITÉ À PRODUIRE DU BITCOIN AVEC SON PRIX

Bitcoin:  Ces graphiques comparent la complexité à produire du Bitcoin, (capacité d’ordinateur plus énergie nécessaire,) avec le prix du Bitcoin.

Ce matin le Bitcoin est autour des 12 500 en dollars.

Evolution comparée de la complexité à produire du Bitcoin avec son prix

A la base de l’extraction du bitcoin, deux principes, posés par ses mystérieux créateurs. Premier principe: le bitcoin ne dépend d’aucune autorité centrale. Fruit de l’idéologie du partage propre au Web, il est sécurisé en réseau, par tous et pour tous. Une base de données de toutes les transactions est constamment mise à jour et recopiée par toutes les machines. Difficile de tricher ou de contourner les lois du marché quand la vérification s’opère sur un tel parc. Cette vérification nécessite de la puissance; en mettant celle de leurs systèmes à disposition, les mineurs sont rétribués en bitcoin.

 Deuxième principe: la production de bitcoin ne peut pas dépasser une certaine vitesse, et le nombre total d’unités est limité à 21 millions – il y en a actuellement 12 en circulation. En prémunissant la monnaie contre une explosion des liquidités, l’inflation est corsetée. Comment mettre en œuvre cette régulation? En implémentant dans l’algorithme un concours de vitesse. Un puzzle, qu’il s’agit pour les mineurs de résoudre le plus vite possible. Toutes les 10 minutes, le plus rapide empoche les 25 bitcoins en jeu. De plus, à mesure, les puzzles deviennent de plus en plus difficiles, et la puissance requise accroît. Un laptop ne suffit plus; il faut des stations plus imposantes, ce qui permet au réseau de se développer à mesure que les transactions se multiplient.

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