Aristote contre Platon

Trump un personnage « nietzschéen », se renforçant inlassablement de l’énergie de ses attaquants…

Donc, Trump a eu une semaine phénoménale.

La croissance, depuis deux trimestres consécutifs, maintient le cap sur un taux de 3 %, la Bourse a dégagé plus de cinq mille milliards de capitalisation supplémentaire depuis son élection (bon pour les retraités), connaissant sa meilleure semaine depuis des lustres, le Wall Street Journaldemande publiquement au procureur spécial Mueller de se récuser dans son enquête sur Trump, le taux de chômage continue de baisser, deux commissions d’enquête s’ouvrent sur Hillary Clinton (corruption alléguée dans l’affaire d’Uranium One et affaire des courriels), le patron du « Judiciary Committee » du Sénat réclame la nomination d’un autre procureur spécial (visant Clinton mais aussi Comey, Mueller et Rosenstein, le vrai patron du ministère de la Justice de Trump) dans l’affaire Uranium One (où l’on cède une partie de l’uranium américain à Poutine en échange, présumé, de grosses faveurs), le budget passe au Sénat et à la Chambre, ce qui ouvre la voie à une réforme fiscale majeure destinée à déclencher le turbo économique puis, comble de l’ironie, on découvre d’abord que le directeur de campagne de Hillary et son frère ont fait du lobbying grassement payé par les Russes sans le déclarer au ministère de la Justice et que, ensuite, ladite campagne de Hillary ne se souvient pas que, via des intermédiaires, elle a payé un espion du MI6 britannique qui aurait lui-même obtenu de certains de ses homologues russes (proches de Poutine, évidemment) un « dossier-étron » sur Trump, repris et probablement aussi payé par le FBI, lequel a probablement laissé passer les fuites dans la presse, lançant ainsi, avec un faux, un processus inquisitoire et judiciaire contre Trump, sachant par ailleurs que ledit FBI n’avait jamais examiné le serveur du parti démocrate, prétendument piraté par les Russes et WikiLeaks alors qu’ils s’agissait de simples fuites internes, et pris pour argent comptant les conclusions du consultant informatique du parti quant à la signature russe, ce qui mène à la conclusion que le FBI est devenu filiale du parti démocrate et que tous les éléments d’un coup d’État semi-légal sont réunis, inséminés à l’origine par les #Nevertrump du Washington Free Beacon, site de bellicistes fondé par le milliardaire Paul Singer et l’activiste russophobe du Weekly Standard Bill Kristol…

Voici, d’une phrase, le bilan de la semaine du 23 octobre 2017.

Pas si vite !

Les Justes organisent la contre-attaque, dès l’orée du week-end du 28, menée par CNN, qui annonce massivement que Mueller va procéder à des arrestations dès le lundi 30, tandis que le leader républicain du Sénat, terrorisé par Steve Bannon, lequel veut organiser un grand remplacement des élus républicains lors des primaires législatives prochaines, monte à gros sous une campagne contre ledit Bannon, le présentant comme antisémite, ce qui fait hurler la ZOA (Zionist Organization of America) comme la RJC (Republican Jewish Coalition) qui se portent illico au secours de Bannon, cependant que les #NeverTrump attendent que Mitt Romney se présente au Sénat l’an prochain, ce qu’il déclare vouloir faire, d’autant que son coreligionnaire de l’Utah (qui a récemment démoli Trump dans les grands médias) lui laisse la place, ce qui laisse à penser que le complot n’est pas mort et que le système politique américain flirte avec l’implosion – une implosion téléguidée par Poutine autant que par Xi Jinping, ça va de soi.

Et si c’était vrai ?

http://www.bvoltaire.com/presidence-trump-version-proustienne/?_cid=99f437fa4e&mc_eid=b338f8bb5e

Le 8 novembre marquera le premier anniversaire de l’élection de Donald Trump. Avant lui, les choses étaient simples : la caste des donateurs lançait la classe politique à la conquête des intouchables (les masses populaires). Avec un plan simple : de la main droite, transformer monde en un marché unique et, de la main gauche, transformer les nations en une masse indifférenciée d’esclaves consentants.

Arrivée surprise, en 2016, du champion de la télé-réalité, fort de ses six millions de fanatiques (« The Apprentice ») qui lui permirent d’organiser un blitz sur le parti républicain lors des primaires. Un Trump qui, une fois élu, comptait bien capitaliser sur ses soixante-deux millions de voix, tout aussi motivées, pour lancer un groupe médiatique (télévision) localement enraciné, capable de détrôner l’establishment médiatique actuel (source OJIM : Observatoire du journalisme). Pas étonnant, donc, que les médias veuillent sa mort, politique et judiciaire. Question de business, enrobée de tartufferie moraliste…

C’est là tout le secret de Trump. Pendant que les imbéciles cherchent à prouver qu’il est un nazi du Ku Klux Klan ou qu’il émarge chez Poutine, Trump ne pense qu’à son projet : réaliser un maximum de choses (croissance économique sur fond nationaliste) en un seul mandat de quatre ans, choisir son successeur à la présidentielle de 2020 et faire exploser un parti républicain en divorce avec ses électeurs, avant de se reconvertir au business des médias, version XXIe siècle. Le vrai pouvoir…

Un pouvoir qu’il exerce déjà partiellement. Menotté, empêché, bloqué, saboté par les caciques républicains, il a prouvé que vouloir, c’est exister, qu’exister, c’est devenir ce que l’on est, par-delà ce bien et ce mal définis par ses adversaires, décryptant la généalogie du politiquement correct, pour enfin renverser les idoles. Il y a quelques mois, le Pr Bruce Hansen (université du Wisconsin) avait ainsi relevé que Trump était un personnage « nietzschéen », se renforçant inlassablement de l’énergie de ses attaquants…

Car Trump, grâce à Breitbart News, ainsi qu’aux réseaux sociaux, a jusqu’ici survécu à toutes les fatwas lancées sur lui par Soros, McCain et Kristol, menant toutes à une conjuration relayée par le gouvernement sortant et un « État profond » (qui contrôle et les espions et le ministère de la Justice), pour lancer, à partir d’un faux, une cascade d’écoutes et d’enquêtes parlementaires, menant au bouquet final : la nomination d’un procureur spécial pur establishment. Lequel a détourné l’enquête sur les affaires financières du groupe Trump, faute de grive…

Quant à la presse, elle gobe les mouches et se délecte des attaques de « tonneaux vides » républicains (les sénateurs McCain, Flake, Corker) comme démocrates (les députés Schiff, Watters, et Wilson), tous regrettant un monde qui n’existe plus. Car les États-Unis ont changé, et le paysage politique aussi. Il y a, aujourd’hui, trois « partis » en lice : le parti de Trump, celui de Bernie Sanders et le parti-unique-du-marécage, ce dernier contrôlé par les donateurs et les lobbyistes.

Comble du comble : le commentateur Mark Steyn relevait, le 25 octobre (sur Fox News), le chapelet de récentes révélations sur les relations de Clinton avec les Russes, et concluait : « Tout le monde était de connivence avec Poutine… sauf Trump ! » Nous y reviendrons bientôt…

http://www.bvoltaire.com/trump-an-apres-train-de-gagner/?mc_cid=a69b1c0eb9&mc_eid=b338f8bb5e

Après la précédente divulgation, par les Archives nationales, d’environ cinq millions de pages sur l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy, il resterait maintenant (avant le délai légal du 26 octobre 2017) quelques dizaines de milliers de pages à présenter au public. Donald Trump a donc signalé, sous réserve des avis concernés (services secrets), qu’il libérerait la sortie desdites informations.

Il a fort à parier que celles-ci ne révéleront rien de révolutionnaire, hormis sans doute quelques errements administratifs. Et elles confirmeront probablement la thèse de la balle magique qui est capable de zigzaguer et de faire machine arrière. Car on imagine mal que le FBI, la CIA et toutes les agences de renseignement ou de mystification impliquées puissent reconnaître d’éventuelles impréparations, et surtout ce cafouillage de l’enquête qui a provoqué les délires les plus pathologiques, en complicité avec des médias en mal de taux d’écoute.

Tout dépendra de la capacité de Trump à lever l’embargo sur certains documents que, nul doute, les agences vont tenter d’imposer, ne voulant apparaître incompétentes ou de mauvaise foi, au moment même où elles sont censées prouver que la Russie a « attaqué la démocratie américaine », tandis que les préparatifs d’opérations militaires en Europe centrale et baltique se cachent derrière le tohu-bohu coréen.

La remontée du sujet « JFK » est toutefois intéressante, ressemblant à un acte manqué de l’assurance-baraka trumpienne. Après tout, une élue du peuple – la flamboyante californienne Maxine Waters – vient de monter d’un cran dans ses appels à la violence verbale, usant ce week-end du jargon des snipers ou des gangsters (« Take him out »), confirmant son engagement à « éliminer » Trump… devant une foule enthousiaste.

Peut-être donc qu’une invocation des mânes de « JFK » calmerait les ardeurs des djihadistes du bien-pensé ? Y compris celles du Texan George W. Bush qui – excellent timing – a tout récemment éreinté Trump, publiquement, tandis qu’Obama faisait de même au même moment.

Trump lance-t-il un hameçon ? Les médias rappellent déjà que des proches de Trump, dont Roger Stone (rien à voir avec le cinéaste), abondaient dans l’idée selon laquelle un autre Texan (Lyndon Johnson, le vice-président de Kennedy) faisait partie de la conjuration.

Bref, quelle que soit l’information révélée sur l’assassinat de Kennedy, l’effet sera simple : chez les « gens raisonnables », l’on retiendra l’incurie de l’establishment de l’époque, et, chez les conspirationnistes-populistes-révolutionnaires, le fait que ses héritiers d’aujourd’hui seraient parfaitement capables « d’éliminer » un autre trublion : Trump.

Malgré (ou grâce à) ce climat de violence, Trump vient cependant de recevoir le soutien inattendu d’un électeur de Bernie Sanders : l’ancien président Jimmy Carter. Et sur plusieurs thèmes : « Les [très injustes] médias se sentent libres de proclamer que Trump est mentalement déséquilibré, et tout le reste, et sans hésitation ! Au centre Carter, nous avons affaire régulièrement avec Poutine sur la Syrie… il n’y a aucune preuve que les Russes aient fait basculer suffisamment de votes, si tant est qu’ils l’aient jamais fait… »Avant de conclure que Trump a hérité des crises internationales amplifiées par Obama, et que lui, Carter, sera toujours disponible pour lui servir de médiateur, en particulier sur la Corée du Nord…

Dont acte.

http://www.bvoltaire.fr/divulgation-dossier-jfk-rappel-utile-climat-de-haine/

EN BANDE SON : 

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