Aristote contre Platon

Fin de clap : Jean Eustache une sale histoire – « Si je ne réponds pas c’est que je suis mort »

Fin de clap : Jean Eustache une sale histoire – « Si je ne réponds pas c’est que je suis mort »

 

Jean Eustache , jean Pierre Leaud  et l’avènement du numérique

« J’ai toujours était contre les nouvelles techniques. Je suis peut–être réactionnaire mais je crois en cela être révolutionnaire. Je suis dans la nuit,je suis un citoyen occupé par des forces étrangères. Cette occupation m’empêche d’être vraiment libre et je ne sais pas combien de temps elle va durer. Je sais qu’on est dans un tunnel.     Je le sens physiquement. Je le vois aussi dans les chiffres. Ce qui marche c’est n’importe quoi. Il n’y a pas d’issue à cette situation. Je ne vois pas non plus les moyens de réactions ».  JEAN EUSTACHE  ,Janvier 1978.

Définition : L’analogique et le numérique sont deux procédés pour transporter et stocker des données. (de type audio , photo , vidéo…) . L’analogique est né avec le début de l’électricité tandis que le numérique est apparu plus récemment avec l’ère de l’informatique .

Un des grands personnages du cinéma français reste l’acteur  Jean Pierre Leaud qui a suscité a lui tout seul j’en suis certain l’envie chez Jean Eustache, grand réalisateur de l’analogique ou cinéma dit d’auteur , l’envie de faire des  films, et au moins un , son plus grand succès : La Maman  et  la Putain.

« J’ai écrit ce scénario car j’aimais une femme qui m’avait quitté. Je voulais qu’elle joue dans un film que j’avais écrit… J’ai écrit ce film pour elle et pour Jean-Pierre Léaud; s’ils avaient refusé de le jouer, je ne l’aurais pas écrit. Je pensais écrire le film en huit jours, je n’avais écrit que la première séquence, je ne connaissais pas encore la seconde. »

La Maman et la putain  film analogique  par excellence,puisque sous la camera de Jean Eustache la maman devient la putain et vice versa, le vice rejoignant  pour une fois  dans une danse endiablée  la vertu.

La Maman et la Putain ou le OU exclusif s’est malicieusement transformé avant l’heure, c’est à dire avant la gauche putassière,  en ET inclusif. C’est-à-dire que la Maman OU la Putain version italienne s’est brutalement recomposée avec les bons offices du french lover Eustache en la Maman ET la Putain version française. Marie Madeleine enfin  réconciliée avec le Christ  cela valait bien une palme d’or au festival du Golgotha cinématographique.

Mais bon tout cela c’était  avant comme dirait la Pub, avant 1986  et son  37.2 le matin, et un peu moins le soir, avant la naissance du futur  cinéma numérique et de son esthétique publicitaire façon « plastic Grand Bleu ». Mais cela ne sera  jamais plus  après, après la mort de Jean Eustache en 1981 par suicide non assisté pour cause justement  de non assistance à cinéaste en danger.

Faut il y voir plus qu’une analogie, plus qu’un rapport de cause à effet avec conséquences,  je soutiens que oui car qui dit numérique dit aussi  raisonnement BINAIRE  par induction où du particulier l’on passe allègrement à l’universel  sans se soucier le moins du monde  de l’opposant et de la diversité d’opinion, où le OU devient dans ce cas totalement exclusif ! Dixit la déclaration universelle des droits de l’Homme occidental et libéral… Tant pis pour les autres et tous ceux qui ne sont ni occidental, ni libéral !

Le raisonnement analogique constitue un troisième type de raisonnement qu’on doit distinguer de la déduction et de l’induction. Le principe du raisonnement analogique est le semblable qu’on remarque entre deux choses qui apparemment n’ont rien à voir ensemble.  Le point de départ du raisonnement analogique peut être singulier (Socrate), particulier (certains hommes) ou universel (tous les hommes). Cela importe peu, à condition toutefois qu’on ait au terme du raisonnement le même degré d’universalité qu’au début. Il y a raisonnement analogique lorsqu’on s’appuie sur le fait que deux choses se ressemblent sur un point pour montrer qu’elles doivent se ressembler sur un autre.

Bref c’est Eustache le visionnaire qui nous annonce par analogie la mort prématuré  du cinéma européen programmé sous forme d’eugénisme culturel  made in Hollywood, les Ailes du désir se transformant peu à peu au fil du temps en « brèles » du plaisir. Par analogie et en prémices c’est le dernier Tango à Paris de 1972 qui mute progressivement en Valseuses de 1974 pour finir dans la Nuit de la pleine lune de 1984, chacun cherchant trop à y faire son beurre au travers de ses Liaisons dangereuses avec le grand capital. Ainsi le cinéma français à défaut d’être créatif et contestataire devient progressivement subventionné et délétère-libertaire : il s’embourgeoise.  Sachant que 1981, encore une analogie,  c’est aussi l’entrée en scène de la « Mitteranderie » faisandée  façon pétainisme modernisé,et ceci bien sur dans le cadre d’une 3eme voie fasciste mais décalé façon Canal Plus, où tout devient  standardisé et moche, même les actrices,  sous la houlette des marchés, cinéma compris. Par ici l’addition !

Un peu trop lourde  sans doute  pour un Eustache monarchiste mais fils de prolo, qui faisait « tache » chez les bourgeois des cahiers du Cinéma, mais qui donna pourtant  ses plus belles lettres  de noblesse à un certain cinéma français. Et n’y voyez  là de ma part point de nostalgie, juste un constat sous forme d’avis de décès : Avec Eustache  le cinéma est mort alors  vive le cinéma ! Désormais la vie est ailleurs ! Pour les Nostalgiques Il leur restera toujours Jean Pierre Léaud et ses boursoufflures…

 

« J’ai souvent souhaité un nouveau réveil, pour renaître, tout ressentir à nouveau, les joies, les peines et tout et tout. Je crois aujourd’hui ce réveil trop grand ou trop dangereux pour l’homme que je suis. Cette porte vers la félicité qui me visite dans mes rêves peut je crois n’être que celle de la mort. JEAN EUSTACHE Peine perdue (fragments d’un scénario abandonné) ».

LE LUPUS

 « Si je ne réponds pas c’est que je suis mort »

Je rencontre Jean Eustache à une fête de fin de film. Il ne participe pas à la fête, il est seul dans un coin et regarde la télévision…je vais vers lui, je me présente et lui demande son nom, il est surpris que je le reconnaisse pas, le lendemain je le retrouve à la closerie des lilas, l’endroit où à  l’époque se croisait les monde de la psychanalyse, de la littérature et du cinéma. 

A ce moment, il restait encore à Montparnasse l’esprit des années qui firent sa gloire et sa renommée…

j’ai eu donc la grâce de le rencontrer vers la fin de sa vie,au moment ou abandonné de tous,il n’arrivait plus à trouver de l’argent pour tourner ses films.

Il vivait reclus dans l’appartement de sa grand -mère.

Aprés la gloire,la solitude.

Seuls quelques amis l’aidaient financièrement.

Nous allions a La closerie des Lilas lorsqu’il avait quelque argent.

Pour boire jusque tard dans la nuit et je l’écoutais monologuer sur le cinéma le vrai …

J’ai appris,grâce à Jean Eustache,à regarder un film, à déceler l’œuvre de l’imposture. Il restait couché la journée et visionnait en boucle, plan par plan, les films de ceux qu’il considérait comme ses maîtres : Renoir,Sacha Guitry,et John Ford ….il me commentait les plans et m’expliquait la façon dont ces grands maîtres travaillaient.

Un jour, il m’a demandé pourquoi je passais mon temps avec lui,  je lui ai répondu : pour apprendre…

Je l’écoutais monologuer sur le cinéma, le monde et j’apprenais.

Jean Eustache vivait à travers lui le début de la mise à mort du cinéma.

Les cinéastes : c’est-à-dire les auteurs comme lui, Pialat et d’autres, avaient de plus en plus de mal à se faire produire.

« J’ai toujours était contre les nouvelles techniques. Je suis peut–être réactionnaire mais je crois en cela être révolutionnaire. Je suis dans la nuit,je suis un citoyen occupé par des forces étrangères. Cette occupation m’empêche d’être vraiment libre et je ne sais pas combien de temps elle va durer. Je sais qu’on est dans un tunnel.     Je le sens physiquement. Je le vois aussi dans les chiffres. Ce qui marche c’est n’importe quoi. Il n’y a pas d’issue à cette situation. Je ne vois pas non plus les moyens de réactions ». Jean Eustache,Janvier 1978.

Pour lui,le cinéma français était divisé en deux clans: les héritiers de Renoir qu’il admirait et les héritiers de Marcel Carné qu’il détestait.

Filiation Renoir : Maurice Pialat

Filiation Carné : Truffaut, Louis Malle, Claude Sautet

« Quand je me suis surpris, dans cette chronique [celle pour Libération, NDLR], à dire encore du bien de Fritz Lang et toujours du mal de René Clair, j’ai moins été étonné de ma fidélité aux goûts traditionnels des Cahiers qu’à la véhémence avec laquelle je refusais toute « réconciliation ». Cette véhémence est peut-être devenue mon problème dans une opinion très pacifiée. Au moment où, au cours d’une fête du cinéma télévisée [La plus belle nuit du cinéma, diffusé sur Canal + en novembre 1990], on a élu Les Enfants du paradis plus beau film français depuis le parlant, j’ai eu le sentiment que « nous » n’avions pas gagné. Qui est ce « nous » ? Ceux pour qui le cinéma français, c’est plutôt La Règle du jeuPickpocketPlaytimeL’Enfance nue ou La Maman et la Putain. Et puis, je me raisonne et je me dis que si nous avions aimé ces films pour leur violence minoritaire, il est normal que dans cette période de retour d’hypocrisie bourgeoise (je préfère ça au « consensus mou » qui est lui-même un cliché mou), la violence soit mal vue, le sens critique dévalorisé et le minoritaire vite mis dans son tort.

Cela dit, tout me dit qu’il y a là comme une « guerre civile » franco-française, qui tient à ce pays et à son histoire, qui excède le cinéma et qui ne sera jamais finie. Quelqu’un m’avait écrit, à Libération, pour me reprocher de faire du Truffaut trente ans après. Il avait raison. Nous sommes « trente ans avant ». Devant la recrudescence des vols de sacs à main, Serge Daney, éd. Aléas, 1991, chap. Entretien avec Philippe Roger, p. 113

Jean fut le seul fils d’ouvrier de « la bande des cahiers des cinéma « 

Il était royaliste ou monarchiste (je ne me souviens plus)

Il n était pas dans la norme.

Il a payé cash.

Son autodestruction eu pour origine son histoire personnelle mais le milieu ne lui a pas fait de cadeau.

« La Règle du Jeu  » de ce monde la est impitoyable si l’on ne s’y plie pas.

« J’allai voir Jean Eustache qui habitait chez sa grand-mère, […]. Je me souviens que dans l’annuaire téléphonique, il figurait comme « assistant metteur en scène ». Quand je le rencontrai, il me fit l’effet d’être très timide et très vrai. Un jour, je le revis dans le bus 63 en revenant du Palais de Chaillot, avec ses longs cheveux raides tombant sur ses épaules et ses fines lunettes à monture dorée, l’air ailleurs. Je lui dis que j’avais le sentiment que la préoccupation de l’argent — du manque d’argent — était au cœur de ses films […] Son visage, en entendant mes paroles, montra de l’effroi. J’en fus peiné mais je n’eus pas le temps de préciser ma pensée et nous descendîmes tous les deux à Maubert, où je le vis s’engouffrer dans le café Le Ronsard […] Jean Eustache était un grand solitaire dont le malheur fut de n’avoir pas su s’accommoder du crétinisme ambiant de son époque (critiques, producteurs, etc.). Plus d’une fois, dans ces béates années 1970, j’entendis cet anathème qui le désignait « de droite . Godard, Socialisme et vuvuzela blues , Samuel Brussell, Le blog littéraire de Samuel Brussell, 30 juin 2010″ 

 

Le soir de son suicide je relisais ses interviews

Un ami m’a appelé pour me dire…

Une balle dans la tête avec un mot sur la porte:

« Si je ne réponds pas c’est que je suis mort »

Je pense souvent a vous Jean vos références me guident mais je ne vais plus au cinéma.

Les faussaires tiennent la place

Le septième art est mort sans doute avec Stanley Kubrick comme l’avait si bien écrit le critique Serge Daney

 «Les films, disait-il à Philippe Roger, je les vois parfois comme de pauvres filles qui font le trottoir à la télévision. Elles sont nées dans un monde où il fallait séduire (la salle) et voilà qu’elles continuent dans un monde où elles aident à « boucher des trous » (de la télé). Les décideurs de télé sont un peu comme des maquereaux, mais eux-même dépendent de la vraie maffia : la publicité. »  

« La fille est frivole et la vie est dure et le film est au-dessous du SMIC esthétique. Il est, ce qui n’arrange rien, entièrement parlé, vécu, senti en américain, et traduit l’inexpiable amour des producteurs pour ce qu’il y a de plus bas aux USA. À l’avenir, il faudra se méfier des productions GolanGlobus. Serge Daney Critique de Juke-box de Boaz Davidson dans Cahiers du Cinéma n°296, janvier 1976 »

Reste l’imposture le divertissement.

Un signe: les cinéastes sont désormais nommés les « réals »

Normal c’est le TV qui produit.

Federico Fellini décrivait lui aussi  ce qu’allait devenir le « cinéma » produit par la télévision :

« Si je ne réponds pas c’est que je suis mort »

Une sale histoire :Jean Eustache a fait un court métrage sur l’histoire d ‘un voyeur qui regardait le sexe des femmes au travers d’un trou fait dans la porte des toilettes d’un café ..regard en direct sur le sexe des femmes …il avait remarqué que les femmes avaient des sexes différends et qu’ils ne correspondaient pas forcément a la beauté ou laideur  extérieure des femmes.Descriptif a l’appui ..tailles des lèvres proportions etc..de belles femmes pouvaient avoir des sexes laids et vice -versa.Ce court métrage fit scandale a l’époque Les féministes l’avaient violemment attaqué ..Jean Eustache détestait le féminisme. 

ANDERS

Source : https://www.facebook.com/Christine.Datnowsky/

Réservé aux Insensés

  • « Elle était belle comme le jour, mais moi j’aimais les femmes belles comme la nuit » 
  • Quel plus grand hommage peut-on rendre à un homme qu’on admire que de lui prendre sa femme.
  • « Je n’ai jamais compris les gens qui, sans se connaître, trouvent des sujets de conversation. Je crois qu’il faut se taire, se regarder en silence. Ou bien parler beaucoup parce que cela revient au même. »
  • “Vous savez comme les gens sont beaux la nuit, c’est comme Paris, Paris est très beau la nuit, débarrassé de sa graisse que sont les voitures.”
  • « C’est curieux. Je n’ai pas cessé de souffrir. Je ne me suis pas accroché à toi mais à ma souffrance. J’ai essayé de la retenir pour te garder près de moi. Pour nous garder. Le jour où je m’en sortirai, comme tu dis, où je ne souffrirai plus, c’est que je serai un autre. Et je n’ai pas envie de devenir un autre parce que ce jour-là nous ne pourrons pas nous retrouver. Tu sais, je ne suis pas dupe. Il y a le temps qui passe… Je ne pourrai pas lutter très longtemps contre lui. Aujourd’hui, je suis venu te chercher. Si tu ne sais pas ce que tu veux il sera peut-être trop tard quand tu le sauras… » JEAN EUSTACHE

EN BANDE SON :

jean Eustache m’a fait découvrir les chansons de Fréhel et plus particulièrement celle ci !

8 réponses »

  1. … Merci, pour ces nombreux souvenirs.

    « Les Hommes n’étant pas dotés des mêmes capacités, s’ils sont libres ils ne seront pas égaux, et s’ils sont égaux c’est qu’ils ne sont pas libres » Alexandre Soljenitsyne

    « J’aimais Jean pour son esprit, et Pierre pour le sexe. Je pris l’un pour mari et l’autre pour amant. Tout le monde y trouva son compte. » Émilie Goossens (Le carillon de Louvins)

    « Les remords sont les hémorroïdes de la conscience. ». Augustin Capestan (L’éloge du Moi)

    « Les idées sont les éjaculations de l’esprit. Il arrive qu’elles engendrent de bons projets. » Martial Chardon (La vie duraille)

    « La mort n’est qu’un long sommeil d’où le rêve est absent. » Hermann Holliger (Le forgeron de Günzburg)

    « Le meilleur moment de l’amour, c’est quand on monte l’escalier, a dit un humoriste. C’est vrai. Sauf pour les aveugles. » Ludovic Gratteplanche (La petite hulotte)

    « La plupart des femmes sont paradoxales : elles protestent lorsqu’on les regarde et sont déçues lorsqu’on les ignore. » Domenico Cavallieri (Le carillon de San Geminiano)

    « Quand on dit d’une fille qu’elle n’a pas froid aux yeux, ce n’est pas sur son visage qu’il faut chercher la source de chaleur. » Jean-Paul Tissandier (Isabelle, Marie et quelques autres)

    « La mini-jupe a une double fonction thermique : elle rafraîchit les filles et échauffe les garçons. » André-Paul Roussilhe (À l’ombre des platanes)

    « Il est plus facile de caresser un lion… qu’une puce » Boubacar Coulibaly (Contes du pays Mandingue)

    « Il est plus facile d’observer la lune sur une plage de Pampelonne que l’œil rivé à un téléscope. » Évariste Gaulois (Les senteurs de la garrigue)

    « S’il veut rester dans le coup, Dieu doit se connecter sur Internet. » Giuseppe Mantovani (Forza Italia)

    « Il est aisé de croire en Dieu, son existence est invérifiable. Croire en l’homme est autrement plus méritoire. » Stavros Kazolias (Des seringats au pays d’Épicure)

    « Croire en l’homme est le comble de la naïveté. Ou le sommet de la foi. » Istvan Farkas (Le clerc obscur)

    « Les mystères de la vie prennent du relief à la lueur des réverbères. » Bedrich Kozeluh (Le bossu de Mala Strana)

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    • Souvenirs ? Eustache est plus actuel que la plupart des décérébrés cathodiques qui peuplent les mornes plaines hollywoodiennes du cinéma français.Mort aux vaches !
      Merci à vous en tous les cas pour ces quelques aphorismes dont je ne me lasse pas et qui tournent en boucle dans ma cervelle décapée à l’huile de coude !

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  2. « des décérébrés cathodiques qui peuplent les mornes plaines hollywoodiennes du cinéma français »

    Ceux la,aveugles et sourds se contentent de toucher leurs chèques …le regard des sourds en quelques sortes!

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  3. « Souvenirs ? Eustache est plus actuel… »
    Oui, souvenirs, j’insiste, c’est notre époque numérisée à la nano seconde, transformant les heures, minutes, secondes, en une éternité qui donne cet effet de temps de plus en plus long dans un instant de plus en plus court.
    Bon, oui, il y a des artistes, des auteurs, des penseurs, des poètes qui défient le temps par leurs œuvres toujours d’actualités et qui reviennent hanter nos mémoires quand l’histoire s’y prête, mais nous parlons toujours d’eux au passé d’un présent déjà révolu et d’un no futur à écrire.
    Et puis, il y a ce titre…ces articles… vos illustrations… vos interventions qui n’ont plus les mêmes couleurs et font craindre le pire dans cette époque si tourmentée…Glaçant … ce qui demande à poser le mot juste, enfin… le moins déplacé.
    Quant à l’art et l’argent, ils sont liés depuis la nuit des temps comme la vie avec la mort…L’un et l’une ne va pas sans l’autre, mais ce n’est pas réciproque…une vielle histoire d’amour en somme.
    Et ce n’est pas l’huile de coude qui va alléger ce fardeau ou notre cervelle…Bien au contraire… Mais ça, vous le savez déjà !

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      • C’est moi qui vous remercie, pour votre regard hagard de notre folie collective.

        L’Arrache-cœur d’un Boris, les chansons d’un Brel et la sauce ACDC d’un Red Hot Chili Pepper bien PunkyFunky… Sous un clair de pleine lune, pour prévenir la meute des lourdes conséquences de nos travers irréfléchis, maintes fois décriées par nos pères…Merci encore, à vous tous, Wolf-Lupus.

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