Art de la guerre monétaire et économique

Sadiq Khan en tête de gondole, les anti-Brexit dans la rue

« Une gigantesque marée humaine, cinq mois avant la date officielle du Brexit, 570.000 Britanniques sont venus de tout le pays pour réclamer un nouveau vote. » C’est ainsi que la journaliste du Soir 3 commente la manifestation de samedi, à Londres. Et des jeunes en tête du cortège. L’un d’eux explique que le Brexit renverra la Grande-Bretagne aux années 30 : moins de prospérité, plus de racisme… Rien que ça. Et le maire de Londres, Sadiq Khan, en tête de gondole, d’expliquer que le patinage des négociations au sujet de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, les incertitudes, notamment sur la question de la frontière avec l’Irlande, justifient un nouveau référendum.

Les manifestants ? Le Monde en a interviewé certains. En première approche, les éternels gagnants de la mondialisation : communicants, profs, etc. Cela dit, nous dit le journal vespéral, « la foule était aussi plus diverse en âges et en origines sociales que les précédentes manifestations, même si les non-Blancs et le petit peuple britannique brillaient par leur absence »« Le petit peuple britannique… » C’est-à-dire ? Le peuple ? On s’en fout pas un peu, du peuple, non ?

En tout cas, si cette manifestation ne réussit pas à faire changer la décision du Premier ministre britannique, à neuf mois des élections européennes, elle s’apparente tout bonnement à une propagande à bon compte du camp des « progressistes », puisque c’est ainsi que se qualifient les Macron, Merkel, Juncker und so weiterand so on… À bon compte qui n’entrera pas dans ceux de la campagne des tenants du « progrès ». Car nous sommes d’ores et déjà entrés en campagne. Le levier ? Évidemment, la peur.

Une manifestation qui relève de l’énergie du désespoir, en quelque sorte. Le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande risque de retomber aux pires heures de Dickens. À n’en pas douter. Et, au fond, ce sera bien fait pour eux. C’est un peu l’idée à faire passer par chez nous. Alors, côté positif de l’affaire, avec une telle propagande, si on n’arrive pas à fiche la frousse aux bons peuples de ce côté-ci du Channel, ce sera à désespérer.

À désespérer de quoi, d’ailleurs? De la démocratie ? Elle a pourtant parlé, nous semble-t-il, au royaume de Sa Gracieuse Majesté, le 23 juin 2016, lorsque près de 52 % des Britanniques qui se donnèrent la peine de se déplacer aux urnes votèrent la sortie de l’Union européenne. Un référendum qui ne sortait pas d’une pochette-surprise, on l’a déjà oublié. Cela partait de plus loin et pas d’un coup de tête. Rappelons qu’en 2015, à l’occasion des élections générales, le Premier ministre David Cameron s’était engagé, s’il emportait le scrutin, à organiser un référendum sur la question du maintien ou pas du royaume dans l’Union européenne. Les conservateurs gagnèrent les élections le 7 mai 2015. Chose inouïe pour nous Français, les chefs des partis vaincus lors de ces élections générales, Ed Miliband pour les travaillistes, Nick Clegg pour le Parti libéral-démocrate, démissionnèrent ipso facto de la direction de leur parti. Rappelons qu’ils avaient fait campagne sur le maintien dans l’Union… Et, encore plus inouï, toujours pour nous Français, David Cameron tint parole puisqu’il organisa ce référendum un an plus tard, le 23 juin 2016. La question fut claire, sans ambiguïté : « Le Royaume-Uni doit-il rester membre de l’Union européenne ou quitter l’Union européenne ? » David Cameron fit campagne pour le maintien du royaume dans l’Union européenne. On connaît la réponse des Britanniques… Et David Cameron, le 13 juillet 2016, présenta sa démission à la reine et, deux mois plus tard, il quittait la Chambre des communes. On a vu moins splendide par chez nous, où l’on se targue de donner des leçons de démocratie à la Terre entière…

Mercredi dernier, Theresa May déclarait qu’« il n’y aura[it] pas de second référendum. Les gens ont voté. » Vraiment une originale, cette Theresa May. Une Anglaise, au fond…

http://www.bvoltaire.fr/sadiq-khan-en-tete-de-gondole-les-anti-brexit-dans-la-rue/?mc_cid=bfd9e19b9c&mc_eid=b338f8bb5e

Le gouvernement de Theresa May sous la menace des pro-Brexit et des unionistes irlandais

La proposition du Premier ministre formulée au sommet du 17 octobre et consistant à prolonger la période de transition post-Brexit afin de se donner plus de temps pour négocier n’est pas non plus appréciée dans le camp des partisans du Brexit, où l’on ne voit pas pourquoi les négociations pourraient avancer après le Brexit dans la mesure où elles piétinent déjà depuis deux ans. Boris Johnson et David Davis, les deux ministres démissionnaires de juillet – après l’annonce du « plan de Chequers » – ont publié dans le Telegraph une nouvelle lettre ouverte à Theresa May pour critiquer sa méthode de négociation et exiger un vrai Brexit débouchant sur un Royaume-Uni pleinement souverain. Chacun des deux hommes est perçu comme pouvant potentiellement prendre la place de Mme May si son gouvernement devait tomber. Ils auront toutefois du mal à réunir une majorité pro-Brexit au Parlement de Westminster, et c’est sans doute ce qui permet à Theresa May de continuer de gouverner sous le feu des critiques. Dans ces conditions, les dirigeants européens ont beau jeu d’expliquer qu’il est difficile de négocier avec un Premier ministre britannique sans mandat fort et incapable de préciser ce que le Royaume-Uni veut exactement. Mais en réalité, ce qui a poussé le Royaume-Uni et l’UE dans l’impasse, c’est l’inflexibilité du « négociateur » européen Michel Barnier, qui ne fait que réitérer inlassablement les mêmes positions de l’UE, et les trahisons successives de Theresa May par rapport aux promesses de son discours de Lancaster de janvier 2017. Une impasse où il devient de plus en plus facile aux partisans du maintien du Royaume-Uni dans l’UE de demander un deuxième référendum

Depuis le début des « négociations », tout se passe comme si Theresa May et Michel Barnier essayaient ensemble d’imposer un deuxième référendum

Comme si Theresa May (qui avait milité contre le Brexit lors de la campagne référendaire de 2016) et Michel Barnier avaient agi depuis le début avec un même but : empêcher le Brexit. « On s’en fout de la semaine verte en Grande-Bretagne », s’exclame Delingpole cette semainesur le site Breitbart London, « où est notre Brexit ? ». Quant à Boris Johnson et David Davis, ils préviennent Theresa May et les « élites » politiques, en cas de sabotage du Brexit : « Le peuple britannique ne le [leur] pardonnera pas ».

https://reinformation.tv/brexit-sommet-europeen-deuxieme-referendum-bault-89282-2/

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